Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:33

Montmarin se réveille le matin

encore engourdie par le froid

nous aussi

la neige vite apparaît

qui ralentit notre marche

au sommet du Duffre

les congères font des méandres de glace

crête effilée

descente dans la forêt moussue et glaciale

des gens vivent ici

vie austère où le soleil est rare

Valdrome est un village souriant

 

Le lendemain

nous grimpons les pentes raides du Banne

la neige encore plus abondante

nous fait perdre pied

mais la vue des sommets sagement alignés

nous redonne du courage

l'enthousiasme nous égare

et nous force à des extravagances

 

A La Piarre, le gîte est rustique

comme la ferme auberge

mais le cochon vient d'être tué

et offre son cou après l'avoir offert

au couteau du boucher

les gens ne demandent qu'à parler

et nous racontent la vie du pays

"Cela commence en 1849.......".

 

C'est le dernier jour

le froid qui pique un peu

les milliers de traces dans la neige

chevreuils, biches, sangliers, renards

loup y-es-tu aussi ???

sauront nous les décoder?

Le pied du Duffre

drapé dans la blancheur

le sentier en balcon

qui donne lieu

à quelques paroles

jusque là refoulées

le retour à Montmorin sous la chaleur

 

 

 

 

Le Duffre et son panorama (1757m)

 

Buëch 01-01-2012 005  Buëch 01-01-2012 008

 

 

 

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Vue sur le Vercors.A droite, le Grand Veymont et la table du Mont Aiguille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le Banne (1643). Vue sur las Hautes Alpes.

 

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La Piarre, ferme auberge, les panneaux, la vieille Estafette toute neuve, le Pied du Duffre.

 

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Par zedid - Publié dans : poésie en marche
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 20:29

Le jardin de la paix

les rayons du soleil illuminent la sculpture

la crête sous le vent

le petit pas de quatre

la vallon des amants

le chemin qui s'élargit sous l'effet de l'érosion

deux promeneurs avec un chien

un troupeau de randonneurs bruyant

la combe secrète qui se cache de plus en plus

la montée épuisante

la sieste au soleil sur la plateau de la Caume

le vent qui bouscule

la rocher au deux trous

le Mont Gaussier et ses passages aériens

le lama qui mord la chaussure

la discussion avec l'homme un peu fatigué

le retour tranquille par le mas de la Dame

je retrouve la moto

Par didifricotin - Publié dans : poésie en marche
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 20:26

Malgré d'âpres hostilités

le corps a su sortir vainqueur

et les sourires renaîtront

sur les visages délivrés

des affres internes

 

Il ne nous reste plus

qu'à réinventer notre avenir

le délester des mauvais souvenirs

l'imaginer radieux et chargé des promesses

des chemins que nous allons parcourir

 

 

 

Par didifricotin - Publié dans : poésie à la maison
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 20:21

Les images du passé

et les visages radieux de l'innocence

nous transportent vers le futur

sur les chevaux indomptés de notre enfance

 

Il nous est toujours possible

de changer le cours de l'histoire

le chemin que nous choisissons

reste notre ultime liberté

 

 

Par didifricotin - Publié dans : poésie à moto
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 10:48

Impression de me trouver sur une île

qui dérive lentement

s'éloigne du continent

où des personnages s'agitent en silence

les voix connues s'éteignent

les fibres se tendent

combien de temps résisteront-elles

avant de se rompre

telles les amarres d'un bateau

malmené par la tempête

Est-elle en moi ?

Par didifricotin - Publié dans : poésie à la maison
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 18:31

Je te quitte

elle me dit

et dès lors, nos chemins amoureux se sont séparés non sans provoquer

la grande tristesse de l'oubli de ses moments intimes.

Après une période de répulsion

mais tout de même modérée, le choix n'étant pas le mien

j'admettais sans objection profonde ma part de responsabilité dans ce nouvel état de fait,

des contacts furtifs furent renoués.

Des tentatives de reconstructions couplémentaires échafaudées

avec des personnes rencontrées ça et là lors de surprises ou des parties de jambes en l'air sans lendemain.

Mais pour moi, cela sentait le réchauffé ou le brusquement refroidit si bien que je revenais à la case départ

c'est à dire : seul.

 

De son côté, trimballée dans un amour impossible avec un flamand trop attaché à son patrimoine,

elle finit par renoncer à la possibilité d'une île outre quievraine et rapatrie ses billes dans la capitale parisienne.

Notre relation prend alors un nouveau départ; une amitié fraternelle, mélange de soutient, de dialogues,

de point de vue échangés et magnifiés par les voyages et les randonnées si nombreuses

que les kilomètres parcourus ensemble semblent plus forts que leurs absences.

Et je me sens bien dans ces moments distanciés mais jamais vraiment car il me suffisait d'appeler ou de recevoir

un appel pour me retrouver auprès de cette amie de si longtemps et il n'était déjà plus question de corps enlacés

mais bien d'esprit ou de pensées communes.

Le dernier voyage en Roumanie nous a enchanté : si loin de tout, de nos références, de nos rythmes et pourtant à un vol d'oiseau de l'Europe opulente. Nous avions déjà projeté sa suite vers l'Ukraine après une timide approche de sa frontière insolite.

Et voilà que paf ! dans la gueule ! Octobre 2011, la phrase qui tue : "Nous devons mettre une distance dans notre relation".

Une distance ? Mais quelle distance ? Nous habitons déjà à 700km l'un de l'autre, nous nous voyons à peine plus de 3 ou 4 fois par an et il faudrait mettre encore plus de distance ?.

Je te quitte une deuxième fois mais la punition est sévère. Autant notre relation de couple ne se justifiait plus autant notre relation amicale ne semblait pas présenter de drame.

Mis devant le fait accompli, la décision unilatérale de rompre le dialogue, je me sens de nouveau puni injustement.

C'est comme si on m'empêchait de parler avec mon meilleur ami. Déjà que je n'en avais pas des tonnes et cela me manque à tel point que j'ai l'impression de me refermer encore plus. Le pire c'est que je suis assez discipliné pour respecter sa décision : je n'appelle plus, ne prends plus de nouvelles.

Comment peut on accepter la disparition de quelqu'un qu'on aime alors que l'on sait qu'elle n'a pas disparu ????

 

 

 

 

 

 

Par didifricotin - Publié dans : correspondance
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 17:13
Le Pas de Gardy
se singularise sur la carte
par l'oubli systématique 
des itinéraires populaires
alors, pour sortir des balisages
restrictifs et canalisant
nous décidons de le franchir pour savoir
si c'est beau ou pas là-bas
si c'est dur ou pas
si de l'autre coté
nous attendent les dix sept chamois
La montée est douce et régulière
un large chemin
le col dominé par un promontoire rocheux
nous laisse découvrir une vallée encaissée
et envahie par la végétation
une source toujours active
descend au fond de la combe
mais elle n'alimente plus
la bergerie en ruine
ni ne vient nourrir les arbres
aux fruits redevenus sauvages
même si quelques pommes
se laissent encore croquer

 
Est-ce le sort que l'on réserve à ces vallées d'autrefois
où délaissées par l'homme
elles ne pourront retrouver de vie
que si les sentiers reviennent
à les parcourir ?

 
Jusqu'au dernier moment j'ai cru que je serai puni de ne pouvoir la visiter
mais nous y sommes allés et un étrange mélange de joie et de tristesse
m'a soudain envahi.
Tel le paysan qui reviendrait sur ses terres après une longue absence.
Tout le travail accompli qui disparaît peu à peu, recouvert par la végétation qui elle ne s'arrête jamais sauf si on la détruit.
Par didifricotin - Publié dans : poésie en marche
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 17:12
La feuille de hêtre
épouse la pierre
dans l'espoir infini
de devenir fossile
le temps se contracte
le temps se dilate
dans le désir insolent
de se contredire
Par didifricotin - Publié dans : poésie en marche
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 08:59

Un long séjour à Paris pour retrouver des amis car ceux qui y vivent, emportés par le tourbillon incessant de la ville, ont beaucoup de mal à s'en échapper.

La foule compacte et noire qui se rue dans les couloirs du métro, pas uniquement aux heures de pointe mais autant qu'il fonctionne. Les gens que l'on pousse pour les y faire rentrer; ceux qui vous bousculent pour s'accaparer les dernières places assises et que j'aimai traiter de "Parisiens"; ceux qui s'obstinent à rester assis sur les strapontins alors que la place manque et que je n'hésitai pas à interpeller. Parfois, il se rendaient compte de leur arrogance.

Mais aussi le jeunesse décomplexée qui l'utilise aux heures tardives et qui se l'approprie tel un espace ludique : on pose, on fait des photos, on rigole et il prend des airs de liberté, de déplacement heureux. Les filles y sont toujours aussi belles et coquettes, les touristes aussi nombreux et soucieux de ne pas s'y perdre.

Il y a celui qui continue de hurler entre St Lazare et Miromesnil, la fameuse ligne 13 qui ne désemplit pas et d'autres où la modernité a effacer les bruits souterrains.

 

Longue déambulation dans le ville immobile

qui se laisse parcourir par la frénésie

elle offre au regard de celui que rien ne presse

la délicate dentelle de ses fresques

 

Lewis Hine en témoin de la détresse

Georg Baselitz sculpte le bois comme une prière

José Medeiros calme les tribus hostiles du Xingu

photographie Rio au temps de Gétulio

Rome illuminée par Klein

Les Albanais sont bien des brigands

Munch apaisé se regarde dans l'objectif

Zaha Hadid dresse aussi des phallus

L'Art Brut creuse son inconscience

L'homme inutile fait de la résistance

Réné est bien trop énervé pour séduire

et Berlin se produit sur la scène... ou ailleurs en même temps.

 

Déjeuners, dîners s'enchaînent avec les amis

ceux que l'on retrouve après des années

les sourires, les souvenirs, les éclats de rire

parfois des nouvelles un peu moins drôles

est-ce que c'est ça la vie ????

Merci Paris, ses paysages urbanisés

ses parcs civilisés mais élégamment restitués

aux gens, aux enfants, au soleil qui réchauffe

aux fanfares qui ébauchent

des airs qui entraînent

c'est la valse qui bat le pavé

 

 

paris octobre 2010 052

 

paris octobre 2010 053

 

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paris octobre 2010 056

 

paris octobre 2010 071

 

 

Par didifricotin - Publié dans : poésie en ville
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 10:50


 

Le monde motard est un lieu hermétique rendu d'autant plus invisible aux yeux des autres par la carapace sous laquelle il se protège.
Il faut rendre hommage à Sylvain Coher d'aborder dans son dernier livre ( Carénage - Actes Sud) un thème aussi marginal que celui-ci.
Loin des vroums et des franges flottant dans le vent, il pénètre la vie intime d'un trio infernal : Anton, sa moto (Triumph) et sa passagère. Nous suivons ces deux personnages, l'un faisant corps avec sa machine, l'autre essayant de se faire adopter puis abandonnant le combat contre cette "pute mécanique".
La société est telle qu'elle tolère difficilement les hors-la-loi, même ceux qui ne tuent personne. Ils sont simplement ceux qui n'acceptent pas de se plier sous les fourches caudines et qu'il faut absolument finir pas mater.
Dans ce roman nerveux et qui ne laisse pas beaucoup de temps pour respirer (l'air est rare à 200 km/h), Sylvain Coher nous entraîne dans une aventure forcément malheureuse mais il le fait d'une
façon neuve pour traiter d'un sujet trop souvent négligé.
 
 
Par didifricotin - Publié dans : poésie à moto
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