Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:16

On connaissait Gérard Filoche. Grace au film de Jean-Pierre Bloc, nous pouvons maintenant mettre dix nouveaux visages sur celles et ceux qui exercent ce métier.

Depuis la loi El-Khomri, les gouvernements tentent de mettre à bas définitivement des acquis sociaux durement gagnés par les luttes et le Code du travail subit des assauts encore jamais vu. Ces inspecteurs vont donc refaire son histoire et nous parler de leur métier, de leurs difficultés à faire respecter la loi, quelle soit au niveau des conditions de travail des ouvriers ou de leurs droits.

De nombreux thèmes sont abordés comme leurs rôles social dans une société en délitement,  son détricotage et son épaisseur en constante augmentation sous prétexte de simplification (du en fait à des dérogations multiples), l’égalité Femmes/Hommes, les accidents du travail, le travail au noir ou illégal, la justice et d’autres encore.

Chaque personne témoigne de son expérience personnelle, de son sentiment d’impuissance ou d’injustice vécu, des pressions subies par la hiérarchie à la recherche de chiffres.

Film passionnant, clair et hautement instructif, il détaille bien les divers secteurs où s'applique ce fameux code tant décrié, les conflits d’intérêt, les contradictions..... Tout cela en fait un film admirable et à diffuser sans modération.

Jean-Pierre Bloc – Photographe de presse. Monteur (plus de cent films et documentaires). A travaillé pour de multiples réalisateurs de télévision.

lien pour les programmations en cours : https://www.sahirafilms.fr/actualit%C3%A9s/

contact : hague.philippe@gmail.com

 

Inspecteurs du travail. Une encontre - Un film écrit et réalisé par Jean-Pierre Bloc – 87mn
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:12

Zé reçoit dans la nuit un coup de fil lui annonçant que des ‘transporteurs’ sont en train d’embarquer des machines outil de l’entreprise où il travaille. Il quitte sa compagne et s’en va rejoindre ses camarades. Nous sommes plongés directement dans ce que peuvent vivre en direct des ouvriers du monde entier.

Le film de Pedro Pinho (qui représente un collectif) ne ressemble à aucun film sur les luttes ouvrières et les délocalisations que ceux ci peuvent subir. À la fois chronique de la vie intime de l’un d’eux, Zé, confrontations avec les personnes qui viennent les convaincre d’accepter un dédommagement, décisions collectives à prendre quant à l’avenir de leur travail, réflexions sur le travail comme outil ou non d’émancipation (lors d’un entretien avec des syndicalistes et des penseurs marxistes assez percutant) jusqu’à la responsabilité à prendre de faire tourner la boite sans encadrement et leur questionnement sur leur capacité ou non à assumer cette tâche, le film nous entraine dans une succession de séquences aussi haletantes qu’un thriller.

L’actualité des ‘Paradises Paper’ vient à point rappeler que nous sommes bien face à la réalité d’un monde qui se fiche de ceux qui produisent tant que cela rapporte le plus d’argent aux actionnaires. Les ouvriers ne sont qu’un facteur d’ajustement dans un monde où la voracité ne se soucie plus de l’humain.

Les trois heures du film nous font passer par des moments et des sentiments si étonnants que nous sommes totalement fascinés par l’histoire qui se déroule devant nous car Pedro Pinho a su magnifiquement transformer son film dans un mélange de fable, de comédie musicale sans omettre la réalité frontale des enjeux vitaux de certains.

L'usine de rien / Usina de nada – film de Pedro Pinho – Portugal  177mn
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:12

Zé reçoit dans la nuit un coup de fil lui annonçant que des ‘transporteurs’ sont en train d’embarquer des machines outil de l’entreprise où il travaille. Il quitte sa compagne et s’en va rejoindre ses camarades. Nous sommes plongés directement dans ce que peuvent vivre en direct des ouvriers du monde entier.

Le film de Pedro Pinho (qui représente un collectif) ne ressemble à aucun film sur les luttes ouvrières et les délocalisations que ceux ci peuvent subir. À la fois chronique de la vie intime de l’un d’eux, Zé, confrontations avec les personnes qui viennent les convaincre d’accepter un dédommagement, décisions collectives à prendre quant à l’avenir de leur travail, réflexions sur le travail comme outil ou non d’émancipation (lors d’un entretien avec des syndicalistes et des penseurs marxistes assez percutant) jusqu’à la responsabilité à prendre de faire tourner la boite sans encadrement et leur questionnement sur leur capacité ou non à assumer cette tâche, le film nous entraine dans une succession de séquences aussi haletantes qu’un thriller.

L’actualité des ‘Paradises Paper’ vient à point rappeler que nous sommes bien face à la réalité d’un monde qui se fiche de ceux qui produisent tant que cela rapporte le plus d’argent aux actionnaires. Les ouvriers ne sont qu’un facteur d’ajustement dans un monde où la voracité ne se soucie plus de l’humain.

Les trois heures du film nous font passer par des moments et des sentiments si étonnants que nous sommes totalement fascinés par l’histoire qui se déroule devant nous car Pedro Pinho a su magnifiquement transformer son film dans un mélange de fable, de comédie musicale sans omettre la réalité frontale des enjeux vitaux de certains.

L'usine de rien / Usina de nada – film de Pedro Pinho – Portugal  177mn
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 16:58

Tiré du roman éponyme de Patrick Manchette, le film d’Hélène Cattet et Bruno Forzani ne ressemble à rien qui puisse s’apparenter à la production cinématographie actuelle à part celle de Quentin Tarantino et c’est bien pourquoi il en est aussi fan.

Après un braquage sanglant mais parfaitement minuté, une bande de truands se réfugie dans un village isolé, hébergés par un ami. Sur la route, ils croisent une femme noire accompagnée d’une jeune fille et d’un enfant et comme ils se dirigent aussi vers ce même village ils décident de ne pas les flinguer sur place.

A partir de là, nous ne savons plus si nous participons à une séance vaudou ou une danse macabre mais les choses vont tourner vinaigre pour un peu tout le monde, c’est sur, 250kg d’or ça attise la gourmandise.

Plans hallucinés, cadrages improbables, montage virtuose, les hommages au cinéma des années 70 et 80 vont bon train. Sergio Leone doit en rire dans sa tombe et Manchette féliciter les réalisateurs pour avoir transposé si fidèlement son récit et c’était pas gagné.

Esthétiquement magnifique, le film nous embarque dans une aventure visuelle unique et envoutante où les coups de feu deviennent des coups de fouets à notre imaginaire et laisse se libérer les fantasmes les plus fous. Le film fait la révérence au cinéma total.

Laissez bronzer les cadavres – Ecrit et réalisé par Hélène CATTET et Bruno FORZANI– France-Belgique 1h32 – 2017
Laissez bronzer les cadavres – Ecrit et réalisé par Hélène CATTET et Bruno FORZANI– France-Belgique 1h32 – 2017
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:21

Un nouveau livre de Mordillat c’est toujours un beau moment à venir, à lire même. L’accroche de la quatrième de couverture nous promet un beau moment de bravoure : »Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. »

La tour Magister, 38 étages d’acier et de verre dans le quartier de La Défense, une compagnie d’assurances transnationale menée par ceux la même qui ignorent tout de la vie des autres et surtout de ceux qui vivent dans les sous sols car il y a de la place pour y vivre quand on n’a rien d’autre.

Une cinquantaine de personnages vont se croiser dans ce roman foisonnant, toute la hiérarchie de la société, depuis les cadres sup-sup, ceux qui décident et qui gèrent les profits, jusqu’aux employés de la cafét dont on voudrait bien aussi se séparer pour la transformer en salle de gym et puis les squatteurs des bas fonds même si certains travaillent plus haut mais ont du mal à joindre les deux bouts.

Ca commence bien…….et puis ça mollit assez vite…..chapitres courts ou ultra courts qui nous font passer sans cesse d’un personnage à l’autre sans vraiment donner de corps ni de matière à l‘histoire. Nous sommes un peu baladés par les pensées et les vies des uns et des autres sans vraiment s’y intéresser surtout avec les paumés des sous sols qui emploient un langage trash caricatural et pénible. Alors on se lasse et on se prend à tourner les pages sans vraiment les lire, en tentant vainement de connaitre la fin qui va décevoir aussi.

Le livre de Mordillat se veut contemporain mais ne fait qu’esquisser un monde en guerre sans vraiment prendre le soin de peaufiner à la fois un style et un vrai récit. C’est dommage mais on pardonne.

La tour abolie – Gérard Mordillat – Albin Michel 2017 –  505 pages
Repost 0
Published by didier falleur - dans lectures
commenter cet article
20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 20:18

Christian, conservateur du musée contemporain de Stockholm, vit dans un monde idéal. Brillant, belle gueule, belle situation, travail enrichissant, valeurs humaines (sauf parfois avec ses filles mais bon, on n’est pas parfait) tout semble parfait dans sa vie au volant de sa Tesla.

Il prépare une nouvelle exposition intitulée ‘The Square’, sensée représenter un espace où les gens seraient pris de compassion pour autrui. Mais tout bascule le jour où il se fait voler son portefeuille et son téléphone portable dans des conditions rocambolesques.

Abandonnant peu à peu son rôle de conservateur à une agence de com et des jeunes qui se la pètent grave, Christian va se concentrer sur les moyens de récupérer ses bien dans une vengeance totalement incontrôlée et nous allons assister médusés à une cascade d’évènements totalement in croyables où tout semble se dérégler devant nos yeux.

Brillamment filmé, acteurs exceptionnels, moments de bravoure, scène hallucinantes, Ruben Ostlund nous fait passer par toutes les phases émotionnelles possibles et comme dans son précèdent film : Snow Therapy (à voir si vous l’avez raté), il nous offre toute la palette du comportement humain. Génial !!!!

The Square – film suédo-danois de Ruben Ostlund – 2017 – Palme d’Or Cannes 2017
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:17

Raoul Peck nous a habitué à porter un regard différent sur l’histoire de notre société avec le remarquable documentaire sur James Baldwin ; « I am not your negro » (à voir et revoir). Auparavant il réalisa, entre autres un film intitulé : » Lumumba».

Cette fois ci, c’est de la jeunesse de Karl Marx dont il s’agit et les années comprises entre 1843 et 1848, soit de sa première arrestation à la parution du Manifeste du Parti Communiste et de la rencontre avec un autre jeune homme de son âge, aussi brillant que lui : Friedrich Engels.

Nous assistons à l’élaboration d’une pensée, la création d’une œuvre qui va bouleverser le monde et nous partageons l’enthousiasme de ces deux hommes, sans oublier la part importante tenue pas la femme de Marx qui a laissé sa vie de grande bourgeoise pour suivre cet homme et qui participe elle aussi à cette histoire. Nous suivons leurs débats, leur confrontation au monde ouvrier encore sous le joug des propriétaires, leur insolence parfois qui peut paraitre à certains comme de l’arrogance mais à ce niveau de conscience, on peut pardonner ces excès de jeunesse. La reconstitution historique est magnifique parfois un peu trop léchée mais goutons notre plaisir et laissons nous emporter par l’histoire et son basculement.

Le jeune Karl Marx – film de Raoul Peck – 2017 – 1h58
Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 07:13

Le 27 décembre 1974, 42 mineurs disparaissent à la fosse de St Amé de Liévin-Lens dont Jojo, le frère de Michel le narrateur. Jojo était plus qu’un frère pour Michel, un modèle et sa disparition va créer un vide immense.  Puis peu après, son père paysans se suicide en laissant un mot dans sa poche : »Venge nous de la mine ».

La vie de Michel va se dérouler avec une obsession, tuer le responsable de ce désastre, le porion comme on dit, le maitre mineur celui qui donne les ordres et regarde les autres travailler et il reste Lucien Dravelle celui là justement, celui qui reste et c’est lui qui va payer pour les morts.

40 ans plus tard, à l’occasion des commémorations de la catastrophe, c’est la date choisie par Michel.

Sorj Chalandon nous offre un livre poignant, admirablement écrit et qui nous plonge dans l’intimité des veines noires des mines, de la vie des ses personnages et de tous ceux qui sont descendus en bas. Il nous offre des surprises aussi, un procès, celui d’un homme et d’une industrie qui tuait ses ouvriers. C’est magnifique et ça se lit d’un trait car nous sommes emportés par la force des propos et la vision permanente de ce monde oublié.

Avant, c’était les corons ………………..

Le jour d’avant – Sorj Chalandon – Grasset 2017 – 332 pages
Repost 0
Published by didier falleur - dans lectures
commenter cet article
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 15:27
Monter une yourte
Monter une yourte
Monter une yourte
Monter une yourte
Monter une yourte
Monter une yourte

à partir du moment où le plancher est prêt, il nous a fallu quatre heures à 5 pour terminer le travail.

la structure en bois, le plus facile presque c'est du meccano

la première isolation, un simple tissu en coton

avec l'isolation en feutre ça se complique un peu car c'est lourd à bouger surtout sur le toit..bien tendre le bazar

et puis on recouvre le tout avec de la grosse toile étanche

on sert bien avec les cordes et voila le travail

merci Total pour l'aide, les bidons ça roule facile tout autour

ce soir on dort à l'abri

sans béton ni parpaing ni colle ...magnifique !!!!!!

y'a encore des vélos qu trainent dans le coin......

 

 

 

Repost 0
Published by didier falleur - dans ecologie
commenter cet article
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:53

Warmshowers....c'est le monde entier qui vient vous visiter. L’autre jour, c’est Hollie et Peter (de Manchester) qui partent pour Milan pour participer le 14 octobre à une course fixie de 45mn. C'est elle qui fait la course, lui c'est l'entraineur et ils arrivent de Barcelone. Donc on y va à vélo non ????? Matez les cuisses de Peter ..ça rigole pas...ancien pro en Kairin et course poursuite. Hollie est australienne et à sa première course (vers 10 ans) elle est arrivée dernière et à gagné une règle. Son frère est arrivé premier.....

Pour l’histoire, Peter a juste roulé entre Chicago et Rio de Janeiro oui mais en passant par la Patagonie, traversé la Cordillère des Andes,  passé par la Bolivie (le fameux Solar de Uyuni) et enfin Rio…..Il m’a raconté l’anecdote suivante : au Panama, il s’enfonce dans la forêt vierge pour rejoindre la Colombie sauf que cette piste ne  mène nul part sauf vers un fleuve qu’il faut traverser à la nage. La police locale lui dit gentiment de faire demi-tour. Il obéit. Une autre fois, il débarque dans un village à plus de 4000m de haut et s’arrête un peu pour se reposer.0 quand les gens apprennent qu’il est de Manchester, il doit se mettre à jouer au foot avec les gamins. Il va y rester quatre jours hébergé par les habitants.

Bonne route à eux et que Hollie gagne !!!!!!!

 

Ce matin, j’ai accompagné Luis, sa compagne Yessica et leur fils de 6 ans Bautista (Mowgli) sur un bout de chemin. Je les emmène jusqu’à la route de Maussane pour qu’ils ne se trompent pas trop. Nomades à vélo depuis 1an et demi, ils ont parcouru toute l’Europe. Ils viennent d’Argentine et ils ne connaissaient rien au vélo avant de se décider à faire ce voyage. Et où vont-ils acheter leurs premiers vélos ???? Chez Décathlon bien sur. Et alors ???? Et bien au bout d’un mois et 1000km tout est cassé alors ils retournent chez Décat pour montrer les dégâts et les vendeurs n’en croient pas leurs yeux……et ils se font rembourser les vélos. Pas chiens chez Décat.

Maintenant elle roule sur un BH et lui sur un tandem allemand. Plus sérieux tout ça. Ils vivent de la vente de leurs petits objets en bois qu’ils proposent à divers magasins (maison pour les oiseaux…boites…..animaux) et on leur donne aussi beaucoup de choses (pièces de vélo par ex). Elle fait des Attrapes-Rêves…..Voila, ils partent pour le sud de l’Italie où Luis a des racines et aussi pour passer l’hiver. Bon voyage la famille

Warmshowers, des gens qui passent par la maison
Warmshowers, des gens qui passent par la maison
Warmshowers, des gens qui passent par la maison
Repost 0
Published by didier falleur - dans velo
commenter cet article