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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 15:48
Bénévole à l’université d’été d’Attac 2015

Bénévole à l’université d’été d’Attac 2015

Quand Hervé m’a demandé : « Tu veux être bénévole à l’université cette année ? »

J’ai répondu : « Bien sur »

« Et quand ? »

« Quand tu veux, tu peux disposer de moi »

« Super ! »

Et voila comment je me suis retrouvé dès le lundi sur le site de la fac de Marseille St Charles avec Antoine pour le groupe ‘pose des affiches et des banderoles’. Faut en mettre un peu partout, sur le chemin entre la gare et la Fac, (ça peut aider..hein Francis ???) à l’entrée, dans les lieux de conférences et d’ateliers. Les gars de la fac nous aident bien. On entoure les colonnes gréco-assyro-néo-quasi des temples de la connaissance d’affiches mais quand je veux recouvrir la liste de morts pour la patrie, des grimaces apparaissent sur les visages des copains pourtant, je suis sur que ces mecs trouvent ça bien et après un petit débat, Je m’incline …comme quoi je suis souple…

Fléchage des amphis et des salles, décoration du grand amphi, revenir sur les lieux après annonces de chutes prématurées des affiches…Ça la fout mal surtout que c’est pas encore commencé. Le double face n’est pas très efficace sur le granité des murs, des punaises éradiquent le problème. Ouf !!!! Par contre, on verra qu’il l’est diablement sur le bois de la table des conférenciers car quand on retirera le bandeau, il emportera avec lui des morceaux de bois. Aie, aie, aie….

Le vent aussi tente d’avoir raison de quelques affiches extérieures mais des grands renforts d’adhésif stoppent les hémorragies…Non mais !!!

Tout le monde s’affaire tout le monde sait faire…..les uns à la buvette (endroit toujours aussi éminemment stratégique évidemment) les tables des associations, des libraires…

Lundi soir, tout est presque prêt ; il nous reste à peaufiner quelques détails pour demain et l’ouverture officielle à 14h00. Ça va le faire à l’aise.

Petit diner sympa entre nous pour fêter les retrouvailles. A demain !

Mardi matin, tout le monde se retrouve vers 8h30. Accueillir nos amis des assoc’, installer les livres, préparer la table d’accueil (qui se révélera un peu exigüe), le café, le bar … Les participants arrivent très vite, ils confirment leurs préinscriptions ou s’inscrivent sur place. Tout ça prend du temps et la file s’allonge. L’équipe d’accueil prend ses marques. Plus de 600 personnes sont inscrites et cela promet une belle affluence et qui sait, un record de participation pour cette université Marseillaise. Wait and see.

14h00..La plénière d’ouverture est officiellement ouverte. Nous continuons d’accueillir des gens tout l’après midi.

Mardi soir…..un peu épuisés, nous quittons la fac pour un diner bien mérité avec le Team Uzès et que du top : Anne Marie, Mireille, Hélène, Colette, Noufissa et Sophie. Je suis extrêmement bien entouré et à voir la tête d’un groupe de mecs de l’assoc’, bien envié aussi même si on me fait croire que pas du tout….Ouais..Mon œil…..Le resto est moyen mais l’atmosphère est géniale et nous ferons le tour du monde des conflits pendant le repas. Ça fuse …..

A demain mesdames…………..

Mercredi. Ce matin, Hervé m’a concédé une matinée libre que je consacre à la formation « Faucheurs de chaises ». C’est une action que nous envisageons de faire chez nous et il est important de savoir comment procéder. Nous nous retrouvons au siège d’Attac et de Solidaires à 9h30. Plus de 20 personnes présentes. John et Bart de BICI et Wilfried de notre assoc’. Trois heures pour assimiler les détails et les risques d’une telle action. Indispensable !

Après midi consacré à l’accueil des nouveaux arrivants et il en arrive toujours.

Soirée en compagnie de Mireille, Anne Marie et Hélène (oui je sais j’en ai perdu trois mais j’ai des escuzzes) dans un restaurant libanais du ‘Cours Ju’ où nous faisons la connaissance de Mademoiselle Feyrouz, l’absolument charmante hôtesse et serveuse de ce restaurant. Elle voit tout de suite que nous sommes morts de faim et quand nous demandons le mezzé, elle nous répond : « C’est ce que j’allais vous proposer comme ça vous passez devant la table de 20…. » « Impec !» nous répondons. Ça c’est du service et en plus tout est délicieux.

On se quitte à Noailles. A demain.

Jeudi. Temps libre le matin et après midi à l’accueil et à la buvette. Les inscriptions se font plus rares mais encore des personnes qui arrivent. On vient quand on peut et quand on veut aussi. Les scores sont officiellement annoncés : plus de 850 personnes. Si l’on rajoute les intervenants et ceux qui sont présents sans vraiment être inscrits, nous avons dépassé les 1000 participants ! C’est un record. Bravo Marseille !!!!!!

Le soir, tout ceux qui veulent se retrouvent au "Point Bascule" rue de Breteuil pour une soirée théâtre et bière qui coule à flot et comme c'est de la Grihette c'est encore plus mieux (bière bio de la Drôme). Je vous le dis.... y'a un max de monde.....on y va après avoir mangé un super couscous au Planète ( 5€ le végé...dingue ce truc!).

Vendredi, le jour des ertétéistes et ça arrive encore bien que ce soit la dernière journée. Cette université devient un haut lieu de rendez vous. Nous attendons la plénière de clôture pour commencer doucement à tout démonter. Tout faire à l’envers, comme un film qui repasse dans l‘autre sens mais ça va plus vite. Comme d’habitude grosse déception des gens quand on leur annonce que le bar est fermé. Ils s’en seraient bien jeté une dernière avant de partir mais on sait aussi que cela ne finit jamais. Il faut savoir dire stop et puis l’université n’est pas un lieu de pochetronade même si lieu festif bien sur !!!! A 18 heures tout est bouclé à la grande surprise et au grand plaisir d’Hervé qui n’y croyait pas beaucoup mais les bénévoles ont travaillé comme des pros pour faire en sorte de ne pas avoir à revenir samedi matin. Génial !!!!!

Le soir, nous fêtons ça dans un restaurant de l’Estaque non sans voir auparavant gouté à l’apéro local composé de panisse (la douzaine servie dans un cornet en papier), de pastis, de bière ou de vin blanc bien frais selon les gouts.

C’est fini et on est bien ici……………….

On se retrouve en 2016 mais on sait pas encore où…………….

Merci à Lina, Quelou, Antoine, Françoise, Christine, Alain, Jérôme, Sylvie, Eric, Francis, Olivier et Jean passe c'est certain mais qui ont formé cette équipe formidable.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 12:42
Queyras en intime

Revenir sur ces moments exceptionnels

Ces journées merveilleuses

Où, seuls au monde

Le monde s’offre à nous

Les yeux grands ouverts

Les sens aiguisés

Oubliées les perturbations en tout genre

Les occupations ineptes et dévorantes

Non !

La seule chose qui compte alors

Est de marcher

S’extasier, s’ébahir, s’enivrer

Des couleurs des pierres

Des cieux bleus joyeux

Des gris menaçants

Des animaux facétieux

Les jours s’enchainent qui offrent tout à tour

Comme s’ils avaient décidé

De se faire concurrence

Les plus beaux paysages de montagne

Mais pas de classement

Pour nous ce n’est que de la chance

Caramantran, Chamoussière, Nolbert

Thures, Rasis, Malrif

Souliers, Péas, Fromage

Viso, Ecrins, Mt Blanc

Les panoramas immenses nous éblouissent

Et sans nous lasser

Nous gravissons les sommets à leurs retrouvailles

Les étapes sont lieux de rencontres

Modestes ou grand marcheurs

Le bonheur de vivre est communicatif

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 17:32
   Le Trek du Grand Tour du Queyras Intégral Total et avec des trucs en plus encore
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Soit 200km, 12500m de dénivelée positive et 17 cols….c’est tout…………

J-1 :

Rendez vous avec Florence à la gare St Charles pour faire le dernier tronçon jusqu’à Mt Dauphin ensemble. 4h30 de train c’est mieux de le faire à deux. Cette fois ci la navette est bien là et nous dépose à notre hôtel à Ceillac. Chic et sympa.

Jour 1 : Ceillac – St Véran par le col des Estronques et la Tête de Jacquette

Pour la troisième année, je retrouve le beau village de Ceillac mais cette fois avec Florence. Nous avons décidé de faire ce grand tour ensemble. La première année, j’avais fait la connaissance de cette région avec Brigitte pour des randos en circulaire depuis notre camp de base (le camping). Puis l’année dernière, avec Richard, nous avions fait le tour de la vallée mais sans en parcourir tous les recoins alors pour cette nouvelle approche c’est l’intégral ou rien.

J’ai fait appel à La Vie Sauvage pour réserver les hébergements et pour le portage du gros des bagages pour alléger le poids du sac sur cette longue distance. Super bonne idée………Pour la première nuit, nous sommes logés à l’hôtel La Cascade, à deux km au fond de la vallée. Le confort s’améliore chaque année. On va pas se plaindre.

Alors c’est parti. Je connais le parcours par cœur et c’est tout en légèreté que nous passons le col des Estronques, la petite grimpe à la Tête de Jacquette cool pour voir le Viso pour la première fois et la descente tranquille sur St Véran. Le village est vraiment magnifique avec ses vieilles maisons en bois et le gite des Gabelous, installé dans l’ancienne douane, est pittoresque (accueil toujours un peu froid mais nourriture bonne tant le soir qu’au PDJ. Ca compte. On verra près pour le classement). Premier contact avec la nouvelle bière locale, du Queyras bien entendu : pas mal du tout. Un bus théâtre s’est installé sur la place. Bonne nuit.

16.5km et 1305m déniv+

Jour 2 : St Véran – Refuge Agnel par le refuge de La Blanche, le col St Véran, le Caramantran et le col Chamoussière

L’année dernière, le super mauvais temps nous avait empêchés de faire cette belle rando vers le col de Chamoussière. Cette année, tout baigne et le grand beau temps nous accompagne alors direction le refuge de la Blanche (2499m) pour commencer (arrêt fromage blanc et myrtilles…ça calle sérieux ce truc, genre 250gr chacun dans un grand bol) avec une vue magnifique sur la Tête de Toillies et ses 3175m dont on peut faire un beau tour en passant par les cols de la Noire, le col Longuet et enfin le col Blanchet. Il faut compter 4 heures pour cette variante. Puis viennent le Col St Véran (2844m), le Pic de Caramantran (3025m) la première vue du Viso en majesté et la première vraie foule de randonneurs. Nous restons un peu à l’écart. Le col de Chamoussière (2884m) et enfin le refuge Agnel (2580m). C’est toujours aussi bondé ce machin il est vrai que la route qui passe à côté aide au remplissage. Ça ressemble un peu à une colonie de vacances avec tous ces enfants comme pour la nourriture chiche surtout pour le végé que je suis (4 malheureuses tranches de cake salé….minable, comme l’année dernière. Il ne doit connaitre qu’une recette ce cuistot). Nous partageons le dortoir avec une famille du nord qui ne peut cacher sa provenance quand le père me sort :

« Faut ouvrir la fenêtre pour la nuit sinon on va crever eudcho ». Ben oui, c’est sur, on fait comme ça………

PDJ minable aussi où il faut réclamer serviettes et lait pour ceux qui le désirent. Ni yaourt ni fromage blanc. Top !!!!

J’ai bien fait de boycotter sa canette de 1664 à 4.50€. Pas prêt de revenir ici de toute façon.

17km et 1060m+ (33.5 – 2365)

Jour 3 : Refuge Agnel – Refuge du Viso par le col Agnel, le col de la Losetta et le col Valante

Les choses sérieuses commencent. Grosse journée d’après le topo. Montée au col Agnel (2744m) descente ver le village italien de Chianale sans y aller toutefois (2000m), remontée dans la vallée de Soustra vers le col de la Losetta (2872m), petite descente et remontée vers le col Valante (2815m) pour rejoindre enfin le refuge du Viso à 2460m. A fur et à mesure que nous nous élevons dans la vallée, le vent froid se fait sentir et le ciel se couvre et c’est pourquoi nous ne faisons pas la Pointe Joanne (3052m facile) qui nous tend pourtant les bras pour filer. Entre le col de la Losetta et le col Valante, après avoir renseigné un couple d’anglais qui se dirige aussi vers le refuge du Viso, un groupe de bouquetins fait la fête. Combats de jeunes pour rire avec grands chocs de cornes et surtout rencontre avec Roberto, le fameux Roberto, le genre bouquetin pas très aimable quand vous voulez passer alors qu’il se trouve lui aussi sur le sentier. Sifflement et attitude plutôt agressive nous obligent à le contourner mais d’un mètre, ça suffit. Mossieu Roberto fait le fier !!!!!

Au col Valante, petit névé et descente par un grand éboulis jusqu’au refuge. Manque un peu de marques mais on file comme on veut avec le refuge en vue. Bon, faut que je dise quelque chose en plus ; près du Col de la Losetta, alors que j’attends Flo avec une petite ration de pate d’amandes pour l’aider à grimper, j’aperçois un animal à quatre pattes de couleur plutôt grise. Vision fugitive qui ne me permet pas de donner certitude à ce que je vois mais quand plus tard dans la soirée, on me dira au gîte qu’un loup se promène dans le coin jusqu’à atteindre les villages alentour et je me dis que peut-être alors c’est un loup que j’ai vu et alors ça change tout. Mais bon……il y a encore un doute mais un chien gris à 3000m c’est rare, non ????

Accueil chaleureux par la gérante. C’est l’heure de la Queyras après cette rude bambée. Repas chiadé pour tous : soupe, salade, copieux plat et pour les végés (nous sommes deux) une grande poêlée de légumes accompagnés de haricots rouges avec le boulgour ; voila bien la parfaite combinaison et à presque 2500m d’altitude, certains de la vallée pourraient en prendre graine (de courges !!!!!!!!!!!!!!). Fromage et dessert. Yes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Repas pris en compagnie d’un couple d’italiens et d’un autre de Miramas qui se demandent encore où sont les zanimos. Je leur ai promis la photo de Roberto. La nuit tombe et elle nous offre un spectacle fantastique avec lever de lune pleine au dessus du Viso. Tout le monde sort prendre LA PHOTO. Moi aussi.

Surprise de la soirée, la gérante sort sa flute traversière et un des garçons se met au piano pour un concert de Gymnopédies et de Purcell. Génial !!!! Du coup on se couche à 22h30. C’est dingue !!!!

A part l’italien qui ronfle grave une bonne partie de la nuit (même avec les boules dans les zoreilles…je lui aurais bien envoyé mon oreiller dans la tronche mais ça se fait pas…), on se repose bien tout de même. Il avait pourtant l’air aimable durant le repas. Se méfier des italiens.

20km – 1150m+ (53.50 – 3515)

Jour 4 : Refuge du Viso – L’Echalp par le Col Sellières, le Refuge Granero et le Col Nolbert

Super petit déjà avec gâteau de semoule. Parfait pour affronter une belle journée. Nous avons deux options pour rejoindre l’Echalp : soit par la vallée du Guil et sa route qui rejoint le belvédère du Viso construite dans les années 30, soit par un col appelé Col Nalbert, un col un peu oublié mais que tous les topos disent magnifique. Devinez ce qu’on choisit ???

Alors on décide de passer par le Col Sellière (2834m), le refuge Granero (Italie, magnifique) puis de tenter ce col Nalbert (Vittona en Italien, 2576m). C’est parti. On commence à avoir la pêche, les 400m sont avalés en une heure et en plus nous avons des sacs un peu plus chargés car Marc (Vie Sauvage) n’a pas pu rallier le refuge. Une grande partie des gens du refuge passent par là mais se dirigent ensuite vers le refuge Jervis. Nous serons les seuls à tenter Nalbert. Tant mieux ! Pause tarte aux poires au refuge Granero où je me fais bien expliquer le passage mais ça a l’air évident. Redescente à 2000m, on passe près d’un chorten dressé en hommage aux quatre alpinistes italiens morts dans l’avalanche de 2008. Ancienne route militaire italienne pour surveiller la frontière, les lacets sont bien dessinés et aident à la progression. C’est parfois bien raide mais magnifique dans les alpages et les herbes hautes. Nous croisons un marcheur chargé comme un âne « et encore j’en ai viré 5 kg » mais avec encore 15 sur le dos (autonomie), ça fait un beau paquet à transporter. Petite discussion. On sent qu’il vaut causer.

Au col, la vue est magnifique et le vent froid venant de la vallée empêche la Nebbia (brume venant de l’Italie appelée aussi Polente quand on veut faire dédaigneux) de passer ce qui donne lieu à un beau spectacle de nuages virevoltant sur la crête. Longue pause déjeuner et sieste. Il ne reste pas grand-chose à faire aujourd’hui. Cool !!!

Descente à travers le mélézin (on monte, on descend, faut vous y faire et c’est pas fini…). En arrivant à l’Echalp, on croise un type en casquette qui a l’air de monter…rien sur lui.

7 degré Est, je connais de l’année dernière avec Cap. Crotte, plus d’Orval. Je me rabats sur une autre bière belge mais qui reste quelconque. Le type à la casquette réapparait après être monté à Nalbert ? Pas mal surtout en 2 heures 30 AR. Ca cavale dans le magasin. Nous retrouvons aussi les 2 angliches du Viso. Ils ont l’air un peu barrés tous les deux ; départ le plus tôt possible et on fonce. Mais vous avez vu quoi ???? Notre chambre est chouette avec sdb privée. Confort.

Repas trop léger encore une fois, l’ado qui fait partie du groupe de la Casquette racle le plat de semoule. Les cuisses de poulet étaient rikiki. Quant à mon plat de courgettes au curry, j’en aurais bien repris aussi. Je ne parle même pas du dessert de morceaux de pastèque, je crois que ça doit faire 0 calorie. On fait pas de régime non de dla…..On fait de la rando et ça demande de l’énergie…..Les gens sont pingres. A l’autre table, un mec raconte ses exploits : « et j’ai fait ci et j’ai fait ça et tralali et tralala » gavant…... Soirée paisible autour du feu de cheminée et FIP en fond sonore. J’entame « Manière de Voir sur le thème : Qu’est-ce que manger veut dire ? » Ça donne le bourdon même si je sais déjà beaucoup de choses mais les détails sont hallucinants. Bonne nuit quand même.

Petit dj encore sans yaourt et fromage blanc. Je ne demande rien. Le classement se fait peu à peu. Ils seront pas en tête.

15km – 980m+ (68.50 – 4495)

Jour 5 : L’Echalp – Abriès par les Crêtes de Gilly

Le temps se gâte un peu mais pas question de se plaindre car 5 jours de beau déjà mais je décide de changer l’itinéraire. Toute la partie italienne et dans le schwarz ce qui veut dire d’on va voir que dalle et demain c‘est pire avec pluie toute la journée et puis j’ai déjà fait ce tronçon avec Cap l’année dernière alors pas grave. J’appelle Marc pour le prévenir et aussi le gite « L’ancolie bleue » à Abries pour voir s’il reste de la place. C’est bon. De plus et pas des moindres, l’arrière grand père et le grand père de Flo ont séjourné à Abries au début du siècle dernier. Le premier était gendarme et son fils y a fait une partie de ses études. Un petit pèlerinage s’impose donc surtout qu’elle n’est pas venue dans le coin depuis un bail. On prend le chemin de La Monta puis ça monte (hé, hé) vers les crêtes de Gilly. Le groupe de La Casquette (des pyrénéens en fait) vont vers le Pelvas. Rando cool pour aujourd’hui. Petite discussion avec un couple de Limoux en haut : politique et blabla sympas. Pas mal de monde car ballade facile depuis Abriès en plus y’a un télésiège qui aide. No comment. Grande boucle par une splendide forêt de mélèzes puis arrivée à Abriès tôt dans l’a.m., comme ça on a le temps de flâner. A peine arrivés, nous croisons Philippe et sa femme, ceux de Miramas. Ils repartent demain. Visite du petit musée des pompes à incendie, de la petite église et du bourg vraiment pas grand, c’est vite fait. Le temps de la bière rituelle et c’est l’heure de diner. Nous retrouvons notre équipe pyrénéenne dans le dortoir et les angliches bien sur, dans leur coin. C’est complet.

Chouette diner à l’Ancolie comme prévu : petit apéritif, soupe, pour les viandards, paupiette de dinde et pour moi, feuilleté d’épinard et gratin de légumes. Tout baigne. Fromages et dessert raffiné : far breton mais sans pruneau. Tisane maison (fleur de mélèze, sauge et serpolet). On fait mieux connaissance avec les gens des Pyrénées qui ne ratent pas l’occasion de dire ce qu’ils pensent de la bouffe de l’Echalp et d’Agnel tant qu’à faire. Même ressenti, ca rassure.

Gros dodo. Demain ça drache grave.

18km – 960m+ (86.50 – 5455)

Jour 6 : Abriès – Le Roux par Valpréveyre

Comme prévu, l’orage a éclaté vers 22h00 (rien entendu) et au matin la pluie tombe encore. On a bien fait d’annuler l’étape Jervis sinon on aurait marché plus de 8 heures sous la flotte. Heureusement, Le Roux, le village où nous nous rendons n’est qu’à 4 heures et encore c’est parce que on va rallonger un peu. On peut le faire plus court en 1h30. C’est pas si grave que ça et ça change du soleil. Retraversée du mélézin, passage par le hameau de Valpréveyre où des trouducs ne nous laissent pas nous abriter sous leur auvent : »Ah non, c’est privé ». Nous trouvons un abri dans une cabane non terminée et c’est bien car la pluie redouble mais je rate l’occasion de leur dire ce que je pense de leur sens de l’hospitalité à ces nazes. Qu’ils crèvent !!!

Un nouveau sentier permet de rejoindre Le Roux par les prés ; bien mieux que la route. Arrivée très tôt au refuge du Cassu qui nous réserve de bien belles surprises. Chambre. Pas d’angliches, ils sont partis direct vers le col de Malrif…sous la pluie. hé hé hé….personne de connu.

Ce n’est pas pour rien que nous élisons le gite du Cassu top n°1 de cette rando ; accueil chaleureux, ambiance décontractée, petit salon de lecture, déco féminine douce. Le cadre aussi joue car petit hameau perdu dans une vallée et cul de sac. On a l’impression d’être très loin de tout. Le choix de vins bio est super : Gourgonnier, Tornac, Cévennes. Que du bonheur et pour moi la dégustation d’une Carolus Triple à l’heure bénite va m’emporter dans des contres lointaines. Oufti !!!!!!!!!!!! Le hollandais d’à coté en prendra même 2. Allez dis !!

Repas admirable : énorme portion de jarret de porc pour les ceusses qui n’en veulent, pour moi cassolette de champignons, légumes. Génial. Soupe, salade, fromage et dessert bien sur.

Pour la petite histoire, un gamin d’une famille de passage a demandé d’aider à faire le service et il a fait ça très professionnellement, demandant sans cesse si nous avion besoin de quelque chose, pain ou eau, débarrassant et ne manquant pas de faire remarquer à celui qui voulait encore du vin qu’il était un peu alcoolique. Je vous dis pas la gêne des parents mais tout le monde a bien rigolé. Il n’a pas manqué non plus de diner avec les gérantes (que des femmes ici, ceci explique peut-être cela). On l’a retrouvé au pdj. Toujours aussi pro.

Le petit déj sera à la hauteur également avec un gros saladier de fromage frais du Champsaur. Délice !!! Ça change du pain point barre, barrez vous. Avant de partir je demande à Dominique (la proprio) si elle connait Christelle, la bergère de St Quentin la Poterie qui restait en estive dans le coin. « Bien sur, me répond-elle. Elle venait même ici toutes les semaines passer une nuit. Vous lui ferez la bize pour moi ». Dominique a aussi été bergère avant de se reconvertir dans l’accueil. Fatigue me dit-elle.

11km – 550+ (97.50 – 6005)

Jour 7 : Le Roux – Fonds de Cervières par le Col de Thures, le Col du Rasis, le col du Malrif

Yes !!!!!! Comme prévu, grand beau pour une autre grande virée : 3 cols à plus de 2800 pour rejoindre les Fonds de Cervières. Génial encore une fois de savoir qu’on va se régaler surtout que le topo nous informe du caractère un peu plus haute montagne et sauvage de ce tronçon. On y go !!!! Col de Thures (2797), puis col du Rasis (2921) avec quelques nouveaux pas en Italie. C’est plus minéral que d’habitude. Beau lac d’altitude, grande traversée désertique, remontée sur les crêtes du Malrif (2954) col du même nom (2866) et sommet pareil (2906). C’est un peu raide au pied du Grand Glaiza (3293, encore raté cette année) mais nous avons une pêche d’enfer. Nous voilà arrivés en haut de la belle vallée des Fonds de Cervières qu’il va falloir descendre (t’en as pas marre dis ???). Sur le chemin, j’interpelle une famille qui laisse ses enfants crier, je les entends depuis le sommet et je tente de leur faire comprendre que la montagne est un lieu de calme et que ce n’est pas bon de réveiller une vieille dame qui dort. J’ai pas fait 50 mètres que j’entends la mère dire : »Si on peut pas s’exprimer alors…. ». Elle a rien compris cette là. Elle confond cour de récré et vallée paisible.

Arrivée vers 17h00 au gite soit plus de 8 heures de marche pour aujourd’hui. Je fais tomber mon appareil photo sur un gros caillou ? Dead !!! Tant pis c’est comme ça. Pas de bonne bière pour réconforter, la Tourmente n’a vraiment rien dans le sac. Je m’abstiens. Dortoir partagé avec un couple de vététistes à la limite autistes. Il faut leur tirer les vers du nez pour avoir la moindre conversation. Ils ne poseront aucune question sur notre parcours. Flo me dit qu’ils doivent être chercheurs en mathématiques. Ouais, ça doit être dans le genre….

Le gite des Fonds est tenu par un local qui fait tout ce qui peut pour sourire, on voit que c’est pas dans la mentalité mais il fait des efforts. Aimable et serviable. Repas très bon et copieux, délicieux gratin dauphinois que nous ne laisserons pas survivre après cette belle journée. Comme d’hab, soupe, salade, fromage et dessert je me souviens plus. Au pdj, on demandera des yaourts que nous obtiendrons sans grimaces. Le gite est spartiate sans véritablement d’endroit où se poser, ni salle de lecture ni salon. C’est vraiment fait pour manger et dormir. On s’y fait mais heureusement qu’il ne pleut pas sinon……discussion avec un entomologiste qui fait des recherches sur les papillons du coin. Il est avec un autre expert venu de Tchécoslovaquie. Il nous raconte un peu ses aventures dans le monde : Irak, Syrie, Bosnie. Passionnant mais je ne sais pas s’il pourra y revenir de si tôt dans ces pays.

18km – 1440+ - (115.50 – 7445)

Jour 8 : Fonds de Cervières – Souliers par le Lac des Cordes, le Col des Marsailles et le col Péas

Départ 8h30, grand beau pour pas changer. Marc a eu la mauvaise idée de nous indiquer toutes les variantes possibles sur ce tour alors on va pas se gêner. Plutôt que de monter direct au col de Péas nous commençons par descendre dans la vallée pour remonter ensuite par le chemin qui mène au lac des Cordes. Petit passage de câbles, j’en profite pour tester l’adhérence, ca va bien. Lac des Cordes, merveilleux endroit sous la barre du Rochebrune qui domine tout le Queyras de ses 3325m. Photo idéale de montagne qui se reflète dans le lac. Calendrier des postes pour sur. Passage du col des Marsailles (2601) puis descente. En vue d’une bergerie, nous coupons pour nous éviter 200m de descente en plus. Toujours ça de gagné. Montée au col de Péas par des lacets faciles (2629). Repas et sieste pour Flo. J’en profite pour pousser un peu plus haut pour m’assoir sur un rocher en forme de tour que j’avais repéré en bas. Cool ! Mais je ne vais pas plus loin car le sommet (Grand Vallon 2887) demande un plus gros parcours que prévu. Mt Blanc en vue…Magnifique !!!

La longue descente vers Souliers se fait dans un paysage grandiose, bordé à droite par la barre rocheuse des crêtes de Rasis et de Clot Chamaurie à presque 3000m. A gauche se sont les crêtes de Croix de la Crèche qui nous bercent de leurs pierres et prairies. C’est magique d’être là. Nous profitons de chaque pas pour admirer le panorama de ce que nous avons déjà parcouru depuis ces 8 jours. Nous voyons toute la bordure sud du Queyras, Estronques, Caramantran. Bonheur mais grosse chaleur aussi. On descend doucement dans le vallon pour plonger vers Souliers. Vache…quelle journée topissime !!!!! Et c’est pas fini….

Souliers, un autre gite tenu par des femmes. Bâtiment plus vieux tout en bois avec dortoir sous le toit. 18h00 c’est l’heure de la bière et on me propose une Wandelinus, bière d’abbaye alsacienne totalement inventée et brassée par Méteor. Les moines doivent se retourner dans leurs alambics. Ca passe bien quand même surtout après 8 heures de marche. Santeye !!!!!!!!!!!! On mange bien sauf que la patronne oublie mon plat dans le four. Faut que je réclame….Belle bibliothèque avec un ouvrage de Jean Tivollier : Monographie du Queyras. Faut que je fasse des recherches.

19km – 1100m+ - (134.50 – 8545)

Jour 9 : Souliers – Arvieux par le Lac de Souliers, la crête de Costebelle et la Pointe Est

Bon petit déj avec fromage blanc à gogo. Ca va. Ca compte. Petite journée aujourd’hui, j’aide à débarrasser les tables laissées en bordel par les groupes. Ca le fait. Y’en a un d’ailleurs, plutôt des vieux avec un guide balourd. « La météo, je sais pas ce que c’est alors ne me posez pas de questions….. ». « J’en ai perdu un alors ça fera 10+1…d’accord. ». Ils sont tous quelque chose qui cloche, qui des chaussures foutues (après un jour de rando c’est ballot), qui mal par là……pas en forme ces gus. Mais pour nous tout baigne alors bien sur on se fait la variante du jour : Lac de Souliers et Pointe Est (2854). Montée solitaire dans le vallon et premier Chamois repéré au bruit des pierres. Super !!! Un peu de monde autour du lac, un pécheur à la mouche qui remet ses prises à l’eau, un groupe bruyant comme il se faut et des pinpins avec un roquet qui aboie sur tout le monde. On voudrait que le très gros chien blanc en fasse une bouchée mais il est cool. Je me souviens de la chanson de Seu Jorge : » Pikinese quer brincar com Pitbull, vira piquinique de urubu ». Trop drôle. Crêtes de Costebelle, le temps fermé ne nous permet pas d’admirer les écrins mais on voit bien qu’il pleut là-bas. On est bien ici.. En bas, le col d’Izoard et son trafic de bagnoles et de motos pétaradantes.

Redescente dans le mélézin (zinzin) pour atteindre La Chalp d’Arvieux. Gite Le Teppio. Chambre qui aurait bien fait l’affaire d’un autre couple. Pas de bière, y’a que de la Tourmente.

Bouffe pas terrible (spag bolo) et quand je réclame une deuxième assiette de pâtes à rien (pour moi, les autres en ont bien deux) le type me dit qu’il n’y en a plus. Je fais les yeux tordus alors il me fait un plat de patates et brocolis. Non mais…faut insister dans ce pays pour bouffer correk ! Surprenant dessert : ile flottante au caramel. Mais pas de salade. On aime bien la verdure. La maison est ancienne même si restaurée sans gout mais les meubles sont magnifiques tels ce vaisselier de quatre mètres et sa belle collection de plats vernissés et se beau petit meuble aux inscriptions de 1793. Mais ce soir nous dinons en compagnie de Mark et de deux hollandais sur le GR5. Mark est parti d’Angleterre et compte le finir dans 12 jours. Navigateur sur un bateau poseur de câbles dans les mers froides du nord et même de la Sibérie, il s’offre10 semaines de break pour ce long périple et nous raconte plein d’histoires rocambolesques et drôles d’ampoules, de marche forcée sur le goudron hollandais, de rencontre avec un blaireau, de bleds perdus dans les Vosges sans compter son passage halluciné au Vieux Campeur de Thonon les Bains et ses centaines de chaussures alignées sur les étagères. Il n’en revenait pas. Les hollandais font le même parcours mais en plusieurs étapes. Ils sont sur la fin aussi. Super soirée mais pas grâce à la bouffe.

15km – 1025m+ - (149.50 – 9570)

Jour 10 : Arvieux – Refuge de Furfande par le col de Furfande et le Pic du Gazon

Après un petit déj encore moyen, ni jus de fruit, ni fromage blanc, ni yaourt mais pain blanc de base et confiture industrielle, nous trainons un peu à discuter avec Marc qui se prépare ; massage soigneux des pieds. Petite journée pour lui aussi car tout le monde lui a déconseillé de faire le tronçon qu’il prévoyait. Alors il va s’arrêter à Ceillac (tout de même 7 heures de rando). C’est que dalle pour lui qui fait plutôt des étapes de 9/10 heures d’habitude.

Tchao tout le monde. Grand beau pour changer. Hier je suis descendu à Arvieux faire des compléments de courses et pas de transfert de sac ce soir, Furfande est inaccessible aux véhicules. Tant mieux.

Je me dis en moi-même dans mon for intérieur tout en pensant et observant ce qui m’entoure que ces journées ont tendance à se faire concurrence entre elles tellement les paysages sont magnifiques, changeant, époustouflant, la nature resplendissante de ses forêts, de ses fleurs, de ses ruisseaux, de ses pierres aux couleurs si différentes, de ses sentiers merveilleux qui passent par des décors inimaginables pour ceux qui ne sont pas venus. Ben c’est un peu pour ça qu’on est ici d’ailleurs. C’est vrai. Mais il est bon de la rappeler.

On se fait doubler par un jeune au pas rapide. Col de Furfande (2500), nous enchainons direct sur le pic du Gazon (2744) mais les mouches sont agaçantes ; difficile de trouver un endroit où se détendre. Pas de sieste aujourd’hui. Le refuge est juste en dessus du col, on y arrive vite.

Comme d’hab à notre arrivée dans un gite ou un refuge, je me présente et rappelle la commande du repas végétarien car parfois, c’est un peu oublié mais là c’est pas que oublié car la fille de l’accueil me sort : « y’aura pas de repas végétarien ce soir car le chef fait un plat unique, faudra vous adapter » il faudra vous démerder en sorte. Ca a le don de me mettre un peu de mauvaise humeur car ce même chef fait de la pub partout pour ses fameuses omelettes aux trois œufs bio ? « C’est pas possible de faire une petite omelette ce soir ? ». « Nein ! » me fait la kapo de service.

Il fait encore très chaud et on cherche un peu d’ombre. Discussion avec des belges en attendant le repas. Ça arrive de partout il parait que nous sommes 50 ce soir. Repas médiocre comme il fallait s’y attendre : soupe (ça va) puis pour les autres sauté de porc au curry et riz complet (riz complet pour moi et encore pas beaucoup). La viande est partit-il dure comme tout et la sauce pas bonne. Fromage (ça va aussi) et dessert mais il n’y en a pas pour tout le monde alors on aura droit à des poires au sirop et faux nappage de chocolat. Tu parles ……

Nous dormons sous la tente faute de place dans le refuge. Un des dortoirs est squatté par des évangélistes qui lèvent tous le doigt quand la patronne demande si c’était bon. Ils sont gentils ces gens, toujours prêts à dire oui à tout. A notre table, ça fait plutôt la grimace. Le matin nous les entendrons chanter les louanges des dieux de la montagne….Vu le paquet, c’est pas un mec seul qui peut faire le job. Sont forcément plusieurs.

Dans la nuit, je me lève et je peux admirer le ciel rempli d’étoiles. Cela faisait longtemps que je n’avais pas contemplé un tel spectacle. Grandiose avec la voie lactée et son Y juste sous mes yeux. Le voisin de l’autre tente fait une rencontre avec des renards en allant pisser et il poussera un cri à la vue de ces yeux le fixant dans la nuit. Flip !!!

Allez, on se casse.

13.5km – 1215m+ - (163 – 10785)

Jour 11 : Furfande – Chalets et granges de Furf ande - Bramousse par le Col de la Lauze et Villargaudin

Devinez, il fait super beau. C’est même pas lassant mais il fait vraiment chaud aussi et comme nous commençons à perdre de l’altitude ça se ressent bien, alors grosse réserve d’eau. Tour des chalets et des granges de cet alpage magnifique. Col de la Lauze et comme nous avons le temps nous poussons jusqu’à Villargaudin par un splendide sentier en traversée à travers foret, alpage et sous quelques belles parois. Nous retrouvons nos évangélistes un peu plus loin ; on leur a dressé une grande table de piquenique là où les voitures peuvent accéder. Nous continuons et nous sommes seuls sur cette partie de sentier. C’est pas au programme officiel. Arrivée vers 13h00 : 31° à l’ombre. Nous profitons de la terrasse ombragée du gite de « La Fruitière » pour nous restaurer. Il y a une maison en construction et quand les deux ouvriers arrivent, je remarque tout de suite la tenue de l’un d’eux : short en grosse toile noire et ceinturon arborant les insignes de Compagnon. Quand il viendra se ravitailler à la source, nous échangerons un petit moment sur ses méthodes de travail. Super intéressant encore une fois.

Nous refaisons le trajet en sens inverse mais par un sentier plus bas de 400m. Seuls encore une fois. C’est bien plus accidenté et avec plus de passages en rocher. Très beau. Nous croisons deux filles qui nous demandent si la route est encore loin. La route ??? Quelle route ??? Elles nous montrent la pauvre carte au 50.000 fournie par Visages qui ne leur a pas permis de trouver le sentier direct qui mène au pont de Bramousse depuis Les Escoyères. Elles font demi-tour et nous emboitent le pas. Elles ne se doutent pas qu’elles marchent avec le meilleur top guide de sa catégorie. Restons discret. Descente très raide vers le pont et il ne nous reste plus qu’à tout remonter pour atteindre notre gite de ce soir : Le Riou Vert. Mais ça vaut le coup car on va bien se marrer ici. Marc pensait d’ailleurs que nous arriverions vers 15h00 mais il est plutôt 17H. Il est reparti. Chambre. Nous retrouvons les vététistes de Furfande, des hollandais et le couple âgé de Grenoble et leur petit fils handicapé par une méchante tendinite avec qui nous avons diné hier soir et un autre dont Denis, un haut savoyard. Ils font tous les deux tous les 3000 du Queyras depuis des années. Je les envie un peu à entendre l’énumération des sommets, rien de trop difficile même si parfois un peu de matériel s’impose. Comme la blanche du Queyras bienvenue après ces 24km d’aujourd’hui.

Repas très animé avec Denis qui est un peu chez lui depuis qu’il vient ici. Il dicte un peu ses gouts mais nous nous régalons avec la salade tout juste cueillie du jardin attenant, soupe verte et pour moi gratin de cotes de blettes et de feuilles de blettes aussi. Délicieuse mousse au chocolat (vraie) en dessert et le petit digestif offert à la vulnéraire pour terminer, un vrai bonheur !!! Le gite du Riou Vert est une petite enclave de verdure très agréable et ses hôtes ne le sont pas moins, super accueillants, blaguant sans cesse et se démenant pour faire de cette étape un moment bien particulier. Merci à eux.

24km – 830m+ - (187 – 11613)

Jour 12 : Bramousse – Ceillac par le Col Fromage et la variante du Riou Vert

Dernier jour. Marc vient enfin nous voir après tous ces rdv manqués. Grand gaillard plutôt bien portant que le sportif qui courre dans les massifs. Super contact. Nous lui donnons nos impressions quelles soient très bonnes ou moins. Du coup on traine et nous partons vers 10h30. Nous biaisons le tracé normal du GR58 pour une variante plus sauvage et qui passe justement par le Riou Vert. Arrivés au Col Fromage, beaucoup de monde car c’est une balade facile depuis Ceillac. Dernière descente sur le village et voilà, la boucle est faite.

15km – 950m+ - (202 – 12517)

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Merci tout d’abord à Florence qui m’a merveilleusement accompagné durant ce long périple. Comme beaucoup de personnes qui randonnent, il n’est pas évident de trouver quelqu’un pour le faire avec vous. Attentive, elle a su déjouer quelques pièges de direction. Et à deux on voit plus de choses et différemment.

Merci au Queyras pour tous ces instants.

Merci à La Vie Sauvage pour l’attention portée au programme, aux propositions de variantes toutes bienvenues et toutes faites évidemment.

Et merci aussi pour le geste hautement commercial de nous avoir remboursé une partie de la nuit à Jervis alors que nous avons modifié le parcours au dernier moment. C’était notre choix et rien de tel n’était exigé.

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Cartes IGN – 3537ET et 3637OT – Topo guide : Tour du Queyras

Les coordonnées de « La Vie Sauvage »

http://www.queyras-rando-nature.com/actualites/11-queyras-le-tour-2015-vient-de-parraitre

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 11:35
La FNSEA où le cul de sac inévitable

La FNSEA où le cul de sac inévitable

Les agriculteurs affiliés à la FNSEA en sont réduits à bloquer les routes pour se faire entendre mais surtout pour réclamer au gouvernement ‘ des mesures’ pour les sauver. Mais pour les sauver de quoi en fait ?

Car s’ils en sont réduits à faire la manche auprès de nos dirigeants, c'est-à-dire auprès des français car c’est bien eux au bout du compte qui vont financer cette aide grâce aux impôts collectés et c’est toujours la même histoire à la fin, ce sont les contribuables qui payent.

Or donc s’ils n’arrivent pas à vivre de leur travail c’est visiblement que leur travail n’est soit pas adapté à la société dans laquelle ils vivent soit que les gens auxquels ils vendent leurs produits ne leur payent pas le prix convenable. Mais qu’avons-nous à voir avec ça ? Personne n’a jamais obligé les agriculteurs à faire cette agriculture, je veux dire cette agriculture intensive et totalement subventionnée que la FNSEA elle-même promeut et défend bec et ongle. Or on sait que cette agriculture est vouée à l’échec car grande consommatrice de produits importés, grande consommatrice d’énergie et grande pollueuse.

Les bonnets rouges bretons ont mis à sac des portiques sensés taxer les flux de camions entre cette région et l’Europe (pour des porcs élevés sur place puis transportés en Allemagne pour être tués et découpés en rondelle et être de nouveau acheminés en Bretagne pour être mis en boite). Elevage poussé par le gouvernement lui-même et cette même FNSEA qui a totalement oublié de dire à ses éleveurs que cette industrie allait dans le mur. Alors on casse, on demande des aides et personne ne dit rien….Comme d’hab.

Je crois savoir aussi que des personnes haut placées à cette même FNSEA auraient des choses à voir avec les entreprises de construction et une certaine affaire Sivens. Mais je dois délirer.

Maintenant, quand des agriculteurs affiliés à une autre organisation appelée Confédération paysanne se mettent à manifester, dénoncer et parfois même casser quelques ordinateurs ou des entreprises ne respectant pas les cahiers des charges ou les règles qu’elles ont pourtant signées, ces même agriculteurs se retrouvent souvent en prison, condamnés bien que la justice se montrent parfois compréhensive mais que l’état se dépêche de contredire car quand même il faut bien faire respecter l’ordre. Sans blague !!!!!!!!!!!!!!

Alors je voudrais bien savoir aussi ce que ferait l’état si mes petits agriculteurs bio se mettaient à faire de même si par hasard ils n’arrivaient plus à vivre de leur métier. Je voudrais bien savoir ce qu’on leur dirait. Non, ces agriculteurs qui ont choisi un mode de culture respectueux de la nature, qui se fédèrent pour créer des AMAP, qui trouvent des gens sensibles à cette démarche et qui adhèrent à leurs principes, et bien ces agriculteurs, ils se démerdent, ils ne cassent pas de portiques, ils ne bloquent pas les routes quand les grandes surfaces ne veulent plus de leurs produits pas bien calibrés car ils ne vendent pas auprès des grandes surfaces mais auprès de personnes qui adorent leurs tomates bizarres et pleines de gout et en plus la PAC (50 milliards d’euros pour la France) ne les concerne pas et ce sont les clients qui leur payent « d’avance » leurs récoltes. On croit rêver !! (160 millions d’euros pas an pour l’agriculture bio- surtout élevage - contre les 600 millions qui viennent d’être octroyés à la FNSEA).

C’est comme l’argent distribué à l’industrie nucléaire, si on donnait la même somme au renouvelable je crois que les ingénieurs feraient des avancées fulgurantes dans ce domaine.

Xavier Beulin, président de la FNSEA est aussi à la tête de Avril-Sofiprotéol, puissante société impliquée dans la génétique animale, les oléagineux et les fermes usines. Tout un programme.

ATTAC a nommé Avril-Sofiprotéol, requin de l'année 2015 avec des actions visant à dénoncer et au boycott de produits issus de cette société : Lessieur, Matines et Puget. Mais qui achète encore ces merdes ????

https://www.lesrequins.org/2015/les-requins-2015/article/sofiproteol-avril

Bien à vous

didier

(Une dernière preuve ? Il suffit que les producteurs de viande et de lait bloquent la ville de Caen, si chère au Président de la République, pour qu’il annonce un « plan d’urgence ». Comment va-t-il s’y prendre entre le lobby de la grande distribution, qui étrangle ce secteur agricole, et celui des amis de M. Beulin, le patron de la FNSEA, auxquels il faudrait expliquer que nous consommerons de moins en moins de viande et qu’il serait nécessaire de favoriser dès maintenant leur reconversion… Mais tout cela n’était qu’un rêve de campagne qui a vite tourné au cauchemar – Noel Mamère dans un article de Reporterre)

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:13
Fuck America - Edgar Hilsenrath - Points

Lire "Fuck America" d'Edgar Hilsrenrath, c'est retrouver l'univers de Fante associé à l’écriture de Charles Bukowski. C'est dire si la lecture de ce livre va vous secouer et vous piquer la moelle.

Jacob Bronsky débarque à NY en1953 et sa vie ne va pas du tout ressembler au rêve américain décrit par les magazines. Certainement pas !!

De combines en magouilles, de jobs pourris à d'autres plus cool mais rares, de chambres quittées en douce la nuit pour cause de loyers impayés depuis trop longtemps pour se retrouver dans des bouges encore plus infâmes, la vie de Bronsky ne vaut pas un pet de lapin. Mais son temps libre est consacré à l'écriture de son roman "Le Branleur" et avec un titre comme ça il va certainement faire un tabac et nous suivons sa progression au rythme des salaires qui tombent à force de tanner le minable bureau de recrutement où un juif l'aide parfois, des baises au coins des rues quand sa bite le démange vraiment trop et des rencontres rares.

Jacob Bronsky est un rescapé et l'on comprend aisément qu'il doive témoigner de ce qu'il a enduré pour faire table rase de ce passé qui l'encombre. Ghettos, fuite, misère, son moi est séparé en deux, celui qui est mort avec les six millions et celui qui a survécu.

Edgar Hilsenrath est né en 1926. Il a aussi écrit "Le nazi et le barbier" et son dernier livre "Le Conte de la dernière pensée" parle du massacre des arméniens. Un écrivain majeur.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 21:12

Deuxième incursion dans le monde théâtral.

Pour cela je choisis 'La Tigresse' à l’Entrepôt pour commencer la journée.

Sur un fait divers (une tigresse qui s'échappe d'un zoo durant plusieurs heures et se balade dans la nature) l'auteur a voulu faire un rapprochement entre l'apparition de l'étranger dans la ville et de son rapport avec la population et la société. Mais j'aurais du me méfier du traitement d'un fait divers et malgré quelques critiques élogieuses, je suis ressorti plutôt insatisfait de cette prestation aussi bien du fait de la faiblesse de l'argumentation que de celle des actrices. Mis à part deux ou trois sketches qui décollent et apportent un peu de vigueur, l'ensemble n'a pas vraiment de cohérence et l'ennui se fait vite sentir.

Puis je me rends à 'Présence Pasteur' pour deux représentations. Tout d'abord, "Les pieds Tanqués"

Une partie de boules où les protagonistes provenant de divers milieux et origines vont en venir à parler de la guerre d’Algérie et bien sur, les points de vue vont radicalement s'opposer suivant les expériences de chacun.

L'un pied noir, l'autre français né de parents algériens, l'autre encore vrai provençal et le dernier de la capitale mais qui a aussi son mot à dire. La partir de boules va être souvent interrompue pas les sorties de chacun, sorties qui vont être plus ou moins bien interprétées et donner lieu à des échanges parfois très musclés. Mais ces parole qui vont se libérer ne vont jamais provoquer de haine mais plutôt permettre à chacun de mieux connaitre l'autre et son histoire. C'est un grand moment de grâce que nous offrent ces quatre acteurs magnifiques qui, accompagnés par un accordéoniste aux paroles choisies, vont faire défiler l'histoire de cette guerre, des rancœurs et des malheurs qu'elle a engendrée et qui continuent à faire couler tant d'encre. Une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Pendant la représentation, je me suis senti projeté dans l’espace crée par les comédiens et loin d'Avignon de son agitation, j'étais avec eux sur cette petite place ou se trouvait le centre du monde. Bravo !!!!!!!!!!!!!

Une heure de pause et j'enchaine sur "La maladie de Sachs" hautement recommandée par mon ami Damien. Marion Coutarel et Nicolas Heredia

25 personnes pas plus admises dans cette salle d'attente où l'actrice est déjà assise. Le médecin arrive et tout de suite les échanges se font naturels entre ces deux personnages qui vont endosser tour à tour les rôles du médecin et des patients qui défilent dans le cabinet. Tout cela se fait dans un fluidité totale, une simplicité de mots déconcertante de la part de ces deux admirables comédiens. Les différentes pathologies, les petits bobos, les tentatives d'arrangements avec la vie, les choses plus graves, tout cela est décrit de façon simple mais magnifique. Superbe ................

la bize

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 11:56

Un petit Zigzag (Luna) pour commencer la journée et un formidable moment de théâtre. Ces trois versions de ce texte, classique, symboliste puis réaliste de Molière, admirablement jouées par ces comédiens hors norme nous transportent à l’aide des explications de Xavier Lemaire dans l’histoire de cette expression. Si on note aussi les petites pointes d'ironie de ce metteur en scène ou la façon un peu détournée de nous restituer ces ambiances, (dans le contemporain il faut un caddie renversé) et les auditions qui envoient des messages clairs sur le travail du comédien (184 heures de stage pour savoir ouvrir un porte : trop drôle) c'est toute ou grande partie de la palette de ce métier qui nous est proposée. Vraiment excellent. On y va sans hésiter.

Puis, juste à coté se joue le texte d'Edgar Hilsenrath : "Fuck America" (Manufacture). J'étais justement en train de lire son livre quand j'ai vu que la pièce était jouée cette année. Je ne pouvais donc pas rater cet événement. Bien m'en a pris. L'acteur totalement investi dans la vie de Bronsky, nous en restitue de manière extraordinairement vivante ses moments les plus forts. Accompagné par un saxophoniste très bien inspiré, nous allons partager les heurts et les fracas de la vie de cette homme. On pense à Fante et Bukoswki bien sur. Ne pas rater ça ....

Nous avions prévu autre chose vers 16h15 mais il nous fallait un peu de respiration et nous décidons avec Sophie de flâner dans la ville de déguster une glace (non mais c'est dingue ce truc : glace à la bergamote, citron vert, pamplemousse rose ou caramel beurre salé de chez Terre Adélice. A se damner !!!!!!!!!!!!!!!!!)

Le texte d'Hilsenrath continue de gambader dans ma tête, c'est magique.

18h45, c'est l'heure de 'Motobécane" (Roi René) que je veux voir depuis plusieurs années mais ça n'avait pas collé. Cette fois ci c'est la bonne. Dans la queue j'engage la parole avec une jeune femme que je devine russe à son accent. Bingo ! On devrait se retrouver à la sortie car nous avons tous réservé 'Au chapeau rouge' la meilleure cantine d'Avignon.

Motobécane-Victor est un homme solitaire qui vit de récupération de bouteilles vides et qui les revend non sans avoir omis d'en garder les étiquettes pour sa "collec". Son chemin va croiser Amandine une petite fille qui fuit une mère violente et une école non adaptée. Entre eux va naitre une relation de tendresse qui a fait tant défaut dans leurs vies respectives. Mais cacher chez soi une petite fille va à l'encontre des lois. Et c'est depuis sa chambre à barreaux et tout en nous relatant les minutes de son procès que Motobécane, dans une langue picarde pleine de poésie et de d'images, va nous raconter sa vie et ces moments de bonheur partagés avec Amandine. C'est admirable.

Délicieux dîner au Chapeau Rouge comme prévu où nous retrouvons notre couple franco-russe. Elle est Kazakh et vit en France depuis 12 ans. Nous échangerons aussi avec un autre couple en fin de festival qui nous parle de leurs choix. C'est à le festival d'Avignon, des gens passionnés qui ne se connaissent pas mais qui parlent et transmettent leurs expériences théâtrales. Unique !!!!!

22h00, c'est l'heure de la dernière séance. Le réserviste (Doms). Un texte sur la relation au travail. L'attente est agréable accompagnée de musique (Trust, Dom A entre autres) mais ça se gâte quand les comédiens nous demandent de choisir notre mode d’installation (chaises, coussins ou poires) et nous indiquent aussi l'endroit : la scène. C'est un peu la pagaille.

En fait c'est un peu raté, les comédiens gesticulent et nous proposent un texte mal abouti et sans grand intérêt. Le pompon arrive quand le metteur en scène nous demande de regagner les gradins car " Ça ne va pas, c'est pas ce qui je voulais..." je n'y crois pas un instant. Heureusement, un femme vient vers la fin nous proposer une réflexion sur le monde du travail ( elle a passé 14 ans dans cet univers à Bruxelles) et quant j'apprends qu'elle est numéro 2 d'Attac Belgique, je me dis chic !!! Mais je grince des dents quand elle emploie les mots "charges sociales" et nomme Attac comme une organisation d’extrême gauche. Ça craint. Heureusement aussi on nous propose un débat à la fin qui sera propice à remettre les termes à l'endroit. Courageux de la part de la troupe qui peut s'attendre à des critiques, ce que je ne m'empêche pas de faire évidemment comme de dire que l'intervention de cette femme était plus intéressante que la pièce elle même. J'aimerais bien réagir aussi quand un spectateur compare le texte à un mixte Bukowski/Lenine. Bukoswski doit se retourner dans sa tombe à le comparer à ce texte un peu vulgaire soit mais n'exprimant d'aucune manière les troubles de ce grand écrivain (voir Fuck America) N'importe quoi.

Minuit, l'heure de partir car Sophie travaille demain et le débat s'enferme dans des détails de mise en scène et de ressentis de comédiens un peu ennuyant.

Dommage qu’un sujet aussi important ait été traité de façon aussi légère et pas assez documenté.

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 05:58
Grand courage de Sébastien Amiel et ‘Casa grande’  de Fellipe Barbosa
Grand courage de Sébastien Amiel et ‘Casa grande’  de Fellipe Barbosa

Deux choses moyennes :

Grand courage de Sébastien Amiel et ‘Casa grande’ de Fellipe Barbosa

J’ai aimé prendre le livre dans la main car sa couverture est magnifique, cette moto solitaire sur l’anneau de Montlhéry, pas mal et puis ça commence bien. Ce type un peu à part qui se mesure aux autres avec sa moto, il est malade des poumons mais il résiste. Ensuite on le suit dans sa quête de retrouver son frère dans sa ville natale, l’arrivée dans une maison qu’il ne reconnait pas et les retrouvailles avec les anciennes connaissances.

Fait d’allers et retours dans la vie d’Abel, le livre se perd un peu dans une confusion de sentiments et de situations plus ou moins maitrisés. Dommage.

Quant au film dommage aussi que le réalisateur n’ait pas osé aller au-delà de la première couche. Les acteurs sont un peu mous voire caricaturaux. Il est vrai qu’il vient de la série télé et peut-être qu’il en est resté à cette approche superficielle demandée parfois par ce support. Si l’on compare au merveilleux ‘Une seconde mère’ de Anna Muylaert on se dit qu’il est possible de traiter un sujet comparable de bien plus belle manière.

Tout de même quelques fulgurances mais qui s’apaisent tout de suite de peur de rentrer dans le vif d’un sujet social que Barbosa ne maitrise peut-être pas encore assez. Vous savez quel film aller voir donc.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 21:07

Un anniversaire pas pour de rire

je suis passé par Paris pour fêter les 50 ans de Florence

Et elle m’avait bien dit : » Tu n’as pas le choix, tu viens….. »

« Bon alors, je viens… »

Le vendredi soir nous allons diner au restaurant et entre restaurants et pâtisseries haut de gamme

C’est un peu tout ce que nous allons fréquenter ces quelques jours mais on n’a pas toujours 50 ans.

Le ‘Lanna’ c’est pas mal ; des tartares de poissons et autres choses fraiches

Mais je dois insister pour ne pas avoir de quinoa. Quelle mode stupide !!!!!!!!!!!!!!!!

Franz, le frère de Flo arrive de Munich vers 22h30. On est tous biens nazes et on va se coucher tôt

La journée de demain s’annonce particulièrement chargée.

Samedi, Franz et moi allons au marché bio des Batignolles

Pour faire le plein de fruits de fromages et de verdures pour la salade

J’en profite pour acquérir auprès d’un étudiant tunisien une planche à découper en olivier

qui ressemble de très près à celles vues à Sidi Bou Saïd. Faut aider la Tunisie.

Pendant ce temps, Flo a été commander des choses chez un traiteur libanais…

On va se régaler.

On continue avec les boissons : champagnes, vins et jus de fruits.

On va picoler aussi.

Pour le déjeuner de midi on va dans une brasserie dans les Batignolles.

Je ne sais pas où est la crise en tout cas pas dans ce quartier, toutes les terrasses sont bondées

Et ça bouffe et ça bouffe……Nous aussi

Retour à la maison pour finir les préparatifs et acheter les derniers trucs

Vers 19h00 Flo et Franz vont chez Le Nôtre chercher le fraisier qu’elle a commandé

On n’a pas toujours 50 ans

J’vais chercher les choses commandées chez le Libanais.

On va pas mourir de faim mais c’est pas le but non plus

Puis les gens arrivent et c’est la fête et tout le monde est content d’être là

Dimanche, jardins de la Villette, on mate le Phila qui fait penser à un étron écraser pour Flo

Et puis les travaux ne sont pas terminés et l’amour propre de Nouvel a vraiment du en prendre un coup

On retrouve Annick et Christophe et nous nous dirigeons vers le parc des Buttes Chaumont

Dans l’espoir d’y déguster un Spritz ou un truc dans le genre mais c’est pas possible

Trop de monde dans l’enclos (où sont les femmes ???) ou ça ferme mais le parc est chouette avec ses petites cotes à 15%

Nous terminons la soirée dans un café au milieu de la circulation mais peu à peu ça se calme et ça fait du bien.

Lundi Flo va travailler, fini la fiesta….

Franz et moi on va se promener vers la Bibliothèque et le quartier du quai de la gare en perpétuelle mutation

Maintenant c’est la voie de chemin de fer de la gare d’Austerlitz qui se couvre

Et qui va donner naissance à un nouveau quartier

Et la possibilité aux architectes de faire des prouesses.

On verra bien mais sur les plans ça a l’air pas trop mal.

Les halles Freynet sont aussi restaurées.

Nous marchons jusqu’aux jardins du Luxembourg en longeant la seine

Et si le spectacle proposé par la capitale est toujours aussi étonnant

Il l’est également par les migrants qui ont investi tous les recoins des berges

Ponts et espaces verts sont littéralement occupés par des centaines de tentes où des hommes

A majorité noire s’entassent sous le soleil cuisant de l’été

Et il faut être chanceux ou bien attendre qu’une place se libère

Pour profiter d’une petite parcelle d’ombre

Mais les autorités, de peur que cette vie devienne trop confortable

Ont bien sur oublié de proposer les services de toilettes ou de douche

Que toute personne humaine serait en droit de réclamer

Je n’avais jamais vu quelque chose de la sorte durant toutes les années

Que j’ai passé dans la capitale

L’actualité est mordante

Et nous, nous continuons comme si de rien n’était et si vite oublié

Halte casse croute chez Mulot

C’est juste trop cher pour une boulangerie mais bon….faut bien gouter à tout…..

Etape fraicheur au cinéma Lucernaire pour une pause brésilienne

Mais ce ‘Casa Grande’ est bien faible et n’arrive pas à concurrencer le splendide ‘Une seconde mère’

Qui traite peu ou prou du même sujet. Le réalisateur vient de la série télévisée et cela se ressent tout le temps

Comme s’il n’osait pas traiter son sujet à fond. Dommage…

Cath nous rejoint à la sortie et nous passons deux heures à parler dans un café

Elle repart et nous retrouvons Flo qui a fini de travailler. Et alors, ou on va ???

Chez Dalloyau pour un petit gouter bien sur. Ca tombe bien c’est juste à coté des jardins

Ce sera notre dernière folie pâtissière du weekend.

Pour terminer la soirée un petit repas à la cantine du cinéma des Cinéastes…

Je vous l’avais bien dit…..

Mardi, je reste tranquille en attendant mon train pour la Charité.

Franz va passer la matinée au Musée Branly

J’ai trop la flemme de courir.

Au revoir Paris. A la prochaine.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 20:32
le pont canal du Guétin - le Bec d'Allier - le KM zéro de la voie verte vers Nantes....- l'écluse des Lorrains - les vitraux du prieuré de l'eglise de la Charité - le fauteuil - le Gallé et le Daum - La Charité vue de l'île du Faubourg - 18h00 ça va être l'heure de la Sancerroise - la vallée des Merveilles - Autour de Chasnay - le chateau de Passy les Tours - la danse du Loup et de la brebis à Nannay - le musée des forges à Guérigny - les vitraux de la cathédrale de Nevers
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C’est pour ça que je m’y rends

Pour retrouver un frère disparu depuis bientôt deux ans

Et qui est passé par des périodes pas tranquilles

Alors je me dis avant qu’il ne soit trop tard et que les regrets

Remplissent les moments de larmes amères

Il est temps de lui faire cette visite

Train qui se veut d’intercités

Mais qui ressemble tout au plus à un régional qui a mal vieillit

La Sncf se fout de ses clients comme de son matériel

Mais deux heures c’est pas trop long

Lio est là sur le quai où les silos annoncent la couleur

A l’aide de mots peints

Petite marche pour rejoindre sa maison de poupée comme il a souvent eu

Des étages et des petites pièces encombrées

Il a l’air d’aimer ça…………….

Comme il n’est pas trop tard nous avons le temps de faire un petit tour en ville

L’église, le prieuré et ses vitraux contemporains

Une bande son dans la cour du cloitre

Des phrases accrochées aux murs en idéogrammes chinois et français

Des rues en pentes qui mènent au fleuve

Qui coule paisiblement en cette saison

Des canoës qui l’empruntent

Des gens qui s’y baignent

Un beau pont de pierres

Tout cela me parait très élégant

Un bar accueillant où l’on peut déguster des bières sancerroises

Tout cela me parait très sympathique

Le lendemain nous commençons la visite des environs

Le Bec d’Allier confluence de la rivière du même nom et de la Loire

Vue d’en haut où l’on ne voit rien à cause des arbres trop haut

Et vue d’en bas ou c’est un peu plus causant

Le pont canal du Guétin, l’écluse des Lorrains et le beau village d’Apremont

Tel un décor de théâtre avec sa barque à fond plat

Digne d’un tableau d’époque flamande

Les cyclistes nombreux qui empruntent la piste qui longe le canal latéral à la Loire

Donnent envie de les accompagner

Ce n’est que partie remise

Le jour suivant j’entraine mon frère dans une petite marche de 10km

Au départ du village de Chasnay, des collines boisées, des champs de blé, des

Le tout dans un décor champêtre bosselé très agréable

Des ‘merveilles’ perdues dans les taillis mais elles ne risquent pas de s’échapper de si tôt

Comme ce Renault aux couleurs des Economiques Troyens qui s’arrêtait certainement

Dans le village ou nous passions nos vacances d’été

Au retour, nous n’oublierons pas d’acquérir un petit pinot noir de la propriété

Cela mérite bien une nouvelle Sancerroise

Dernier jour pour découvrir les environs

Le petit village de Nannay et son festival de cinéma ancré sur le rural

Ses sculptures en plein air

(On n’en a trouvé qu’une représentant une danse entre un loup et une brebis très expressive)

Le château de Passy les Tours où la Jeanne s’est cassé les dents durant le siège de la Charité

Et pour finir Guérigny et son musée des Forges

Où sont exposés moultes marteaux pilons et autres grues anciennes

Le dernier jour avant de reprendre le train nous passons la matinée à Nevers

Visite de la cathédrale admirablement décorée de vitraux contemporains dessinés par des artistes de renoms

Tels Claude Viallat, François Rouan, Jean-Michel Alberola, Gottfried Honegger où Raoul Ubac et réalisés par des grands maitres verriers.

La ville est belle agrémentée des petites places occupées en ce moment par des circassiens du festival « les Zaccros d’ma rue ».

Voila, c’est l’heure du départ et je vais traverser la France en train

Je m’attends à tout

Merci mon frère pour ces moments et à bientôt

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Published by zedid - dans correspondance
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