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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:50

ce pays des grands fleuves
ce pays des forêts infinies
ce pays des lacs tels des mers
qui se laissent boire
ce pays aux villes immenses
que je n'aurais pas assez de vies
pour les connaître toutes
ce pays qui a survécu
à la tyrannie des tsars
et à celle des bolcheviks
et qui continue de croire en ceux qui les gouvernent
ce peuple qui vit
avec les souvenirs intenses
de ses hommes illustres
ils sont trop nombreux
il me faudrait un livre pour les citer tous






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Published by didifricotin - dans poésie en marche
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 14:31

     


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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 10:18

Ce ne sont pas 250.000 yeux hagards
mais bientôt 250 millions de visages inconnus
qui vont déferler sur les côtes préservées
encore de la catastrophe imminente.
Alors que nous ne savions déjà que faire                   
de ces fuyards de la misère
sinon les renvoyer à renforts de charters
notre intendance matérialiste ne saura pas
gérer ce flot de désespérés.
Ils viendront chez nous car il n'a aura plus
d'autres lieux possibles
comme nous avons fui l'europe exsangue
il y a quelques siècles
pas si longtemps encore.
Allons nous les exécuter
comme des envahisseurs
tels des crabes, criquets ravageurs
ou autres animaux dévastateurs ?
Allons nous les noyer dans leurs barques de fortune ?
Les détruire tels des indésirables ?
Toutes ces questions qui se posent
avant l'inévitable conflit
de ceux qui meurent et qui veulent encore vivre
à coté de ceux qui ont
et ceux qui n'ont plus rien
























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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:20

ArlesArnac'

la lutte de classe passera par la réduction drastique du prix d'entrée des expos photos. La culture doit être accessible à tous et non pas seulement à une élite intellectuelle française et étrangère qui continue de la sorte à faire pression sur le reste de la société.
Sinon quand même, merci à Nan Goldin pour son témoignage courageux et à celui de ses amis qui sillonnent la planète pour dénoncer les injustices et les malaises.
Merci à Caroline Cartier d'avoir mis ses paroles sur les photos de Martin Parr. On se demande, à la vision et à l'écoute de ce montage, comment l'un et l'autre ont pu se passer de l'un et de l'autre pendant si longtemps.
Merci à Brian Griffin pour ces beaux portraits d'hommes et de femmes du Tunnel et sa vision fantastique de la géothermie islandaise.
Merci à Duane Michals de nous avoir fait sourire et rire à la vision de ses séquences. Comme une respiration dans ce flot de douleurs.
Car pas très loin de lui, "Without sanctuary" expose la plus insoutenable barbarie à visage humain de blancs s'ennorgueillant de "cramer du noir" à travers des cartes postales circulant dans tout le pays. Nous sommes entre 1905 et 1920.
Alors même si je crie contre l'abus, les photos exposées réconcilient grâce à leur force et leur indispensable existence.


















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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:03
le train tous les matins
m'emmène
le long tunnel d'acier en mouvement
traverse le temps saccadé
du soleil
comme des successions de flashes
et de trous noirs
je remonte le temps
je modifie mon espace environnement
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:28

Beaucaire 40 degrès
languedoc tropicalizé
les corps transpirent
les vielles pierres en pire
mais le son de la bossa nova
ne résonne pas au fond du bar
le forro n'entraine pas la foule dans la danse
le baile funk ne secoue pas le quartier endormi
que dois-je aller si loin
pour réveiller la passion oubliée ???

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Published by didifricotin - dans poésie à la maison
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:03
j'aime l'été
cette sensation de chaleur qui m'enveloppe
et me rapelle la moiteur tropicale
des temps brésiliens
où les corps presque nus
énivrés par l'odeur du désir
réclamaient sans pudeur
le pure volupté des caresses

on se frôle pour se sentir
on se touche pour s'humer
pour accentuer la passion
pour déclencher la danse
où les corps s'emmèlent
s'enlacent dans un mouvement
dont seul l'épuisement vient à bout

dans le bus qui nous emmène à la plage
hommes et femmes
maillots minuscules
qui cachent la dernière intimité
lèvres et yeux fardés
les regards se croisent
se cherchent déjà
la plage
l'espace incontournable de la vie brésilienne
et comme forcément
le bus fait la course
les coprs se touchent
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 15:01

je ne sais plus quoi faire
de ce sexe sans partenaire
de ce corps qui rêve de caresses
de ces yeux qui scrutent un horizon
sans une ombre de présence
la bouche sèche
de ne plus embrasser
de ne plus s'abreuver de baisers
les oreilles sourdes du silence des mots sussurés
le nez fermé aux odeurs les plus intimes de ce corps
depuis longtemps oublié
les mains figées dans l'immobilité de la solitude
les bras inertes
qui ne se souviennent plus de leur dernière étreinte

Combien de temps encore
ce purgatoire de l'amour
ce labyrinthe des sentiments enfouis
avant la rencontre nouvelle
celle qui va tout réveiller
et faire renaitre de nouveau
car j'ai déjà vécu mais je veux vivre encore

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 09:20
la piscine au liner noir
me rappelle le bleu intense
du milieu de la mer
les lacs aux sombres destins
les douves funestes des château forts
mais c'est aussi le mystère
de mes pensées profondes
et quand je m'y plonge
le fond tout à coup
devient plus clair
les reflets sont comme des éclairs d'évidence
et le blancheur de mon corps
se réveille suspendue dans l'inconnu
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:21
Du Vercors cela me fait penser à deux choses : la résistance et l'homme qui sautait à l'élastique. La résistance y a semé ses stèles aux combattants exténués., l'ombre de M. Baschung plane au dessus de l'immmense plateau parcouru durant ces quatre jours.
Départ de St Aignan qui se prépare pour sa fête annuelle., samedi matin tout est encore calme.

Première montée raide pour accéder au plateau. Pause au Jas de Play et passage du Pas de Bessièves (1950m) : vue absolument magnifique sur la barrière du Vercors et le massif de l'Oisans ; on repère la Meije, la Barrière des Ecrins, peut-être le Pelvoux et Aile Froide mais une carte nous permettrait plus surement de mettre les vrais noms sur tous ces sommets. Descente raide dans le goulet et on prend le Balcon Est vers la gauche qui demande parfois un peu de prudence mais les hirondelles des roches sont curieuses et nous frôlent en poussant leurs petits cris. Au croisement avec le GTV nous descendons vers Gresse, l'étape de ce soir. Gîte à moitié à l'abandon mais pour 4.5 euros que demander ? Diner extravagant au Sun Valley; les patrons  sont charmants et gavent les randonneurs

1er jour :
Départ de St Agnan en Vercors (784m)
Jas de Play >> Pas de Berrièves(1950m) >> Balcon Est >> Sentier central>> Gresse en Vercors (1240m)
20km - 1200m déniv  - 7.00 heures



Pas de Bessièves



Vue sur l'Oisans                                                                        Le Balcon Est. Au fond, le Mont Aiguille


2° jour :
Gresse en Vercors - Pas de la Ville (1925m) >> Grand Veymont (2341m) >> Cabane de l'Aiguilette >> Carrières Romaines >> Cabane Pré Peyret >>  GR93 >> Pas des Econdus >> Pas de l'Echelette >> But Sapiau >> Col Rousset
25km - 1200m déniv - 8.00 heures

Petit déj au Sun. La masse imposante du Grand Veymont nous guette, déjà du monde sur le sentier. Rdv des Grenoblois et des gens du pays, c'est le sommet incontournable du Vercors. On double, on se fait doubler.











Pas de La ville(1950m), cièl dégagé , Mt Blanc immense au loin, troupeau de bouquetins aux petits bouclés comme des astrakhans.
Trois heures pour le sommet; c'est la foule. Nous nous écartons pour profiter en silence du Mt Aiguille à notre droite. Il nous propose un prochain rendez vous. C'est noté.




Descente raide vers la cabane des Aiguilletes, grande traversée des "prairies" où l'on y croise un arbre taillé qui offre sa petite ombre, une ancienne carrière romaine aux colonnes abandonnées et un espace merveilleux d'herbes grasses. C'est la plus grosse journée, il fait chaud et l'ombre se fait rare.


A la cabane du Pré Peyret, la source est presque tarie et n'aurait pu nous ravitailler. Pas des Econdus, Pas des l'Echelette, énorme rocher en forme de donjon de chateau fort.


Dans l'herbage, le berger est allongé et surveille ses vaches. But Sapiau et c'est l'arrivé au Col de Rousset mini station en forme de cercle. Ce soir nous sommes encore seuls dans le gîte tenu pas des gens peu aimables.....






















3° jour :


Col de Rousset >> But de l'Aiglette >> Col de Vassieux >> Pas Bouillanain >> Col de Font << Pas de la Gagère (1625m) >> Porte d'Urle >> Font d'Urle
20km - 600m déniv -

Toujours du beau temps et comme d'hab', ça grimpe tout de suite pour passer le premier col ; vue splendide sur une dalle incurvée traversée par une via Ferrata, nous suivons le vieux chemin empierré creusé dans la roche. Plongée dans la passé du Vercors. Une belle forêt nous emmène au bord de la falaise sud; c'est abrupt et découpé, des prairies qui dansent sous un vent Mallickien.

La montée au St Genix se fait sous une chaleur écrasante et toujours pas d'ombre pour se proteger.  Enfin, une petite forêt rafraîchissante pour gravir le dernier col du jour : Pas de la Gagère.









Des caravanes d'ânes chargés de bagages et parfois d'enfants partent à l'aventure dans cet espace qui fait parfois penser aux steppes mongoliennes, une immense prairie ou paissent des chevaux nous mème jusqu'à Fond d'Urle l'étape de ce soir.
Le gîte ressemble à une maison de poupée dans un station de poupées; quelques chalets disposés autour d'un manège et d'un grande écurie, une piste qui pourrait faire penser à un anneau de vitesse de 800m, un unique hotel restaurant et voilà la station de Fond d'Urle. La nature et l'humain font ici bon ménage. La gérante nous acceuille avec un grand sourire, des chambres individuelles, c'est le luxe......
4° jour :

Font d'Urle >> Chaud Clapier >> Pelouse des Serpents >> prlouse de Derbounousse >> Refuge Crobache >> L'Estouble >> Les Reveilles >> Fouletier >> St Agnan

Pas de dénivele ni de grande distance aujourd'hui. Le chemin de départ emprunte mes pistes de ski de fond de la station. Elles sont tondues comme dans un immense parcours de golf ; pelouse des Serpents, pelouse de Derbounousse, Refuge de Crobache, Pré de l'Estouble


Retour à St Aignan.
"Vocé peque o trem azul o sol na cabeça.
O sol peque o trem azul vocé na cabeça....". Oui,c'est bien ça, nous avons pris le train du Vercors le soleil sur la tête, la tête dans les nuages et les nuages au dessus des cimes.
La fin du voyage
est arrivée tout à coup
sans moyen de faire demi-tour
tout ce qui s'est passé s'est inscrit dans notre mémoire
le temps écoulé ne reviendra jamais
à nous de l'avoir bien occupé.


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