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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:59

 

Bientôt décembre, en fait c'est demain. Les prix littéraires ont été attribués enfin les plus importants aux yeux des professionnels de la profession. Je n'en dirai pas grand chose. Le Goncourt, à un livre facile à lire et c'est déjà ça; il devrait plaire à un grand nombre donc succès assuré. C'est encore la guerre. Après Alexandre Jenni, ça continue dans le carnage mais celui ci est plus distancié car après la guerre. Heureusement, la parenthèse Jérome Ferrari de l'année dernière avait permis une pause.


Sorj Chalandon se voit récompensé pour la deuxième fois après son très beau "Retour à Killybegs" (Prix de l'Académie Française 2011) avec " Le quatrième mur" : Goncourt des lycéens. Un texte bien plus exigeant que celui de Lemaitre.


Après ? Moix et Naissance, on oublie; et les autres je ne sais pas quoi en dire car je ne les ai pas lus.


En revanche, quelle déception d'avoir vu mes préférés et ceux de bien d'autres passés à la trappe. Je veux bien sur parler du sensationnel "Confiteor" de Jaume Cabré, du non moins magnifique "Une enfance de Jésus"  de Coetzee sans parler du merveilleux "Nue" de  JP Toussaint ou encore de cette étonnante "Conjuration" de Ph. Vasset. Non, tous ces romans ont été lâchement oubliés ou ignominieusement ignorés. Mais qu'importe car pour Jaume Cabré, le succès en librairie ne se dément pas et il caracole en tête des ventes sans aucune publicité si ce n'est celle des libraires qui le portent aux nues.


Après les fêtes, nous aurons droit à toutes les nouveautés de la deuxième rentrée littéraire ou de la première cela dépend à quelle date elles commencent mais le flot des livres neufs va recouvrir ceux qui n’auront pas eu la chance d’être lus et la ritournelle va recommencer de plus belle. Mais qui sait, peut être qu’une perle rare viendra s’immiscer dans cet océan ???

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:57

« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que
suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation
qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde (...) La
malédiction la plus commune en cette matière est d'être la dupe de bonne foi
d'une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux
légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte ».

 

Aimé Césaire.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:39

Je dors je me réveille
une sauterelle boit l'eau de mes lèvres
elle s'envole

déploie ses ailes

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:34

 

Mon esprit virevolte entre la Belgique et ici
parfois je me promène dans les rues de Bruxelles
Sablons, Bailly, Grand'place, rue du Midi
ici coteaux, gorges, routes sinueuses
ici des gens
et toi là-bas
attendre pour te retrouver

parler continuer d'échanger
hier soir un film Islandais
un peintre suit des cours dans un atelier
un modèle nu
j'ai pensé à toi dans ton académie

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:16

 

Jeannette Winterson : Powerbook - traduction Suzanne V. Mayoux – L’Olivier 2002

 


Après avoir découvert cette auteure avec son merveilleux livre « Comment être normal quand…. », je continue sa lecture avec le non moins étonnant « Powerbook » écrit en 2000.

Elle y raconte sous forme de contes et de voyages imaginaires la rencontre et l’amour de deux femmes. Paris puis Capri et Londres sont ces lieux elles se retrouvent, se séparent ou se recherchent passionnément. Mais sommes-nous dans la réalité ou l’imagination débordante de la narratrice qui nous livre ce récit sous forme d’écriture automatique et de rapport avec son écran qui devient vivant et l’interface entre elle et son amour ? Qu’importe, Jeannette Winterson invente à mes yeux un nouveau style d’écriture qui emporte le lecteur dans un tourbillon de sentiments et de visions parallèles. Nouveau document, rechercher, vider la corbeille, quitter, réellement quitter ?, sont les titres des chapitres de cette vie. Tout un programme……à suivre évidemment.

Brillant.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 07:40

"J'ai écrit une lettre à JLG pour lui dire que j'avais aimé son film mais aussi que je l'aimais, lui". La phrase si simple d'Anne Wiazemsky pourrait résumer son livre : simplicité, émotion, sentiments vrais car tout au long du récit, nous sommes touchés par la pertinence, l'appétit de vivre, la tendresse en même temps que les moments de révolte face à une famille qui n'accepte guère ses incartades. Bresson, Rivette, Vilar, les compagnons de voyages sont grands et nous ressortons joyeux de cette lecture vivifiante.

 

Une année studieuse

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 13:00

Hier je suis passé leur rendre visite

ils étaient silenceux et tranquilles

sous leur drap de granit

la plante envahit tout doucement le coeur

à l'ouvrage

je n'ai pas su leur dire grand chose

sinon comment ils allaient

que cela faisait déja 13 années pour Gé

et bientôt deux pour maman

dans quels états doivent-ils se trouver maintenant ???

je leur ai dit au revoir et des bizous

 

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:04

 

Edward Abbey – Le feu sur la montagne – Gallmeister – traduit de l’américain par Jacques Mailhos

 

Cher Edward, cela faisait un moment déjà que je n’étais pas revenu vers toi et ne pouvant attendre le rituel de la nouvelle année, je me suis plongé avec passion dans ton roman. Texas, un rancher déjà vieux voit sa vie bouleversée par la décision de l’état américain de faire de son territoire une base d’essai de missiles. On abat un des ses chevaux, on démolit ses barrières, on vient lui intimider l’ordre de déguerpir. Mais cet homme ne l’entend pas de la même oreille. Il est né ici et il mourra ici quitte à tuer tous ceux qui voudraient l’en déloger.

C’est par la voix de son petit fils que nous suivons ce drame, un garçon tout attaché à ce grand père rude mais généreux qui lui offre des vacances merveilleuses où la nature pourtant si âpre donne sans compter (le désert toujours). Les descriptions de la flore et de la faune sont toujours aussi détaillées. Les longs moments de chevauchées nous donne aussi mal aux fesses qu’à ce jeune cavalier qui vient de la ville mais qui ne raterait pour rien au monde ces moments exaltants.

 L’état américain se montre pourtant généreux avec le vieil homme, lui offrant des dédommagements pour la perte de son bétail, de ses terres et de sa maison mais rien n’y fait, il ne voit pas pourquoi il devrait partir de chez lui.

Edward Abbey défend avec rage cette nature qu’il vénère et nous propose un western moderne ou les bandits ne se promènent plus à cheval mais en jeep et ne respectent plus les lois naturelles.

 

abbey

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:55

Jeanette Winterson – Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? Traduit de l'anglais par Céline Leroy

 

 

La découverte d’une écrivaine est toujours un grand événement dans la vie et Jeanette Winterson nous offre ce moment précieux.  C’est son histoire qu’elle raconte et si beaucoup d’entre nous n’auraient pas supporté ce qu’elle a enduré, elle, au contraire a su résister et se forger une identité propre et forte. Dans une maison où seule la bible avait le droit de séjourner, elle devait se cacher pour lire ses livres et ne pouvant même plus le faire chez elle, elle se refugiait de longues heures à la bibliothèque municipale avec le désir de lire tous les auteurs anglais de A à Z. Heureusement, elle a commencé par une certaine Austen…. Portraits de cette mère aimante certainement mais ne sachant pas comment l’exprimer, d’un père trop discret, d’une ville austère comme la vie en Angleterre à cette époque, découverte de sa sexualité qui bien sur abat tous les principes de la foi omniprésente.  C’est un livre admirable de sensibilité et de cris. Mais Jeanette Winterson nous offre la grâce et la douceur là ou il ne pourrait y avoir que chaos et rancœur. Un très grand moment de lecture.

 

 

  jeanette

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 21:29

L’image des artistes dans les rues

prend toutes les formes

celle de peintures collées sur des palissades

de photos floues sur les barricades

de graffitis dénonçant les brimades

ou encore la rageur des tags

 

l’image des artistes dans les rues

peut surprendre paraitre incongrue

mais elle n’exprime que le désir

de dire la beauté ou la souffrance

car elle ne peut s’exposer dans les salons

réservés aux artistes reconnus

ceux qui connaissent ceux qu’il faut connaitre pour être connu

 

alors l’image des artistes dans les rues

nous enseigne, nous informe, nous emmène

là ou l’art formaté ne sait plus aller

n’ose plus s’aventurer de peur de perdre sa notoriété

 

(Hommage à Lou Reed - The image of the poet in the breeze - My House in The blue Mask)

 

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