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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 07:09
La Sociale - documentaire de Gilles Perret – 2016 – 1h44
La Sociale - documentaire de Gilles Perret – 2016 – 1h44
La Sociale - documentaire de Gilles Perret – 2016 – 1h44

Juste après la guerre, alors que la France peine à retrouver un  rythme de vie plus serein, quelques homme font l’amère constat qu’une grande partie de sa population n’est pas protégée des risques que la vie impose sans que l’on en soit tout à fait conscient. La maladie, les accidents de travail, la vieillesse entre autre. Alors, un homme, Ambroise Croizat, aidé par la force du parti communiste et de la CGT se met au travail car comme il le dit si bien : » Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain. »   C’est un message clair.

Dans ce nouveau documentaire, Gilles Perret (Ma Mondialisation », « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers » ou dernièrement en 2014, « Les jours Heureux ») nous raconte l’histoire de ce système qui a permis à tout de monde ‘ selon ses moyens et suivant ses besoins’ de sortir d’une société inégalitaire.

Grâce aux témoignages de Jolfred Fregonara qui a mis en place le première caisse de Sécurité Sociale en Haute Savoie en 1946 (96 ans lors du tournage et qui vient de décéder), Colette Bec et Frédéric Pierru, sociologues, Michel Etievent, historien, Bernard Friot économiste et enfin Anne Gervais, médecin hépatologue épatante, toutes et tous aussi magnifiques dans leurs discours et leurs analyses sur la nécessité d’un tel système et les dérives auxquelles on assiste aujourd’hui avec la mainmise du marché sur un pactole ou un ‘gâteau’ de centaines de milliards d’euros et on comprend que cela en fait rêver certains.

C’est un film de combat et c’est un système qui est né grâce à l’union d’hommes de toutes obédiences politiques dans une France encore humaniste mais très vite le capitalisme a voulu y mettre de l’ordre en tentant et réussissant parfois à rogner sur ses prérogatives et c’est pourquoi il est indispensable qu’un maximum de personnes assistent à sa projection et prennent à bras le corps sa défense sinon se seront nos enfants qui perdront un outil égalitaire de protection fondamental. Bravissimo !!!!!

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:40
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1
Journal en soie (un peu râpeuse) - Saison 3 – épisode 1

Saison 3 – épisode 1

Je reprends peu à peu des habitudes de salarié. Le dimanche on fait de la rando ya pas mieux pour faire la rupture. Ça me rappelle vraiment l’époque où je travaillais et où le dimanche était consacré à la marche. Ne changeons pas les bonnes habitudes. Aujourd’hui un peu au dessus St Saturnin lès Apt et on aurait presque pu la faire en short. Passage par la très belle borie de Cachabaou. La combe de retour est une pure merveille (Babaladiers) avec une succession de baumes comme celle de Roustan. D’ici la vue est imprenable et on imagine facilement qu’elle a pu devenir un havre de repos pour les anciens. Suite de défilés (ravins de Gréou et du Grand Marignon). On voit l’eau creuser ses sillons sous nos yeux. Seul moment de tristesse, le ravin a longtemps servi de décharge et y trainent encore moult  vestiges du peu de considération que nos ainés tenaient de la nature. La mairie de St Saturnin pourrait faire l’effort d’un grand nettoyage. Mais quelques détails suggèrent que certains continuent de le faire comme ce clavier d’ordinateur et cette carcasse de sanglier jetée depuis le pont qui enjambe la combe.

Encore une belle journée qui vient à point recharger les batteries pour la semaine qui se pointe.

Lundi, petit aller à Arles pour voir Mademoiselle, c’est pas un chef d’œuvre mais les délicieux corps dénudés des actrices se donnant à fond dans de belles scènes d’amour lesbien rendent le spectacle bien agréable. Une histoire d’arnaque pas mal ficelée par-dessus et le tout est joué. Je retrouve P à la sortie pour une livraison de miels. Retour en train, pas question de se taper 45km/h de mistral dans le pif. Petit passage par ma boulac préférée pour parler un peu avec W et N, on se voit plus dans la semaine. Ils sont l’air en forme. J’ne profite pour faire le plein de Gibassiers et une petite tranche d’Antigel.

Episode 2

Beau et presque doux ce matin pour partir à 50tin. Les potos sont au caf mais sagement calfeutrés à l’intérieur. Je les salue par un fort : « Salut les filles ! »

Journée tranquille,  à peine 11 cartons à déballer. A 16h30 j’ai fini tout ce qu’il y a à faire et je me plonge dans la lecture de XXI. Toc, toc, toc, on frappe à la fenêtre ; G et Y vont au yoga. Namaste les gars.

Le soir je regarde un doc sur la préparation du français à son séjour dans la Station Spatiale Internationale (ISS). Ce mec est un robot-cobaye-humain, on lui pique même des bouts de muscles du mollet pour voir comment ça va évoluer après son passage là-haut. Plus ou moins 200 protocoles à savoir par cœur, passage par une centrifugeuse à 8G…au secours !!!!! Une semaine dans une grotte de Sardaigne sans voir le jour, à se faufiler dans des boyaux que ça passe à peine, gestion du stress et esprit d’équipe, il parait. Ça fait 7 ans qu’il se prépare et 2 ans et demi qu’il est à fond. Je sais pas si j’aimerais mais de toute façon je serais jamais pris. Départ dans 3 mois à peine. Moi je me plonge dans la lecture d’un nouveau roman : Bonneville de Laurent Saulnier. Je vous en dis un mot plus tard.

Episode 3

Ce matin quasi personne au café, enfin à moto à part JP et son 450 Ducati Desmo pailleté gris…puis soudain poum, poum, poum, et devinez quoi qui  arrive…. Hein ??? Eh ben simplement une Vincent-Egli…que dalle quoi….non mais je me demande, d’où ils les sortent leurs brelles ces mecs ??? Le mec a aussi une R100R…..j’suis ravi mais moi je n’ai qu’une R100R…..et puis je pensais être peinard et Boss est passée en coup de vent vers 13h00. Pas encore accouché ??? Bien sur il y avait encore des livres pas assez bien rangés à son gout.

« Je mets les prix ensemble »

« Et moi je les range par ordre alphabétique »

« Oh c’est pas très grave non ? »

« Peut-être mais c’est ma librairie je ne te l’ai pas laissée en gérance »

De toute façon j’en voudrais pas… pense-je….vivement qu’elle me foute la paix celle la…

Tiens, une petite Triple Karmeliet pour fêter ça ce soir…..il mérite le type (ele merece….ele merece….)

Episode 4

Jeudi tranquillou. C’est partout pareil dans le commerce, la journée la plus molle de la semaine. Des colis à traiter et puis Boss qui apparait vers 12h30 ; c’est pas possible, il veut pas venir son bébé ou quoi ? Faut dire, s’il est au courant de ce qui se passe dehors je comprends et puis rien qu’à l’idée de plus avoir ses petites clopes à fumer en sortant, il se prend son temps le gamin. Ça va lui faire bizarre. Mais ça part en vrille rapidement après une autre des ses réflexions sur encore un truc qui va pas. Je lui dit carrément qu’elle me prend la tête…..

« Oui mais c’est ma librairie »

« Je sais, je vais pas te la voler ta librairie »

« Oui mais c’est mon bébé, c’est ma librairie »

Guy me fera remarquer qu’elle devrait plutôt considérer ce qu’elle a dans le ventre comme son vrai bébé. Au bout d’un moment on se calme.

« On va y arriver, nous avons tous les deux des caractères plutôt marqués mais on va y arriver. »

Un peu de flat pour me détendre et rentrer ; il fait un temps merveilleux. Je mange dehors dans le jardin mais le petit chat noir ne vient pas aujourd’hui. Aprèm vraiment pénard, dans un carton je sors un livre de Jack London :

Le Talon de fer, réédité par Libertalia. Récit d’une révolte ouvrière qui se fera durement réprimée et qui donnera trois siècles de régime fasciste. Ecrit en 1908, ce roman visionnaire est un des plus grands romans d’anticipation politique. Ces moments de découverte en ouvrant les cartons sont les instants privilégies du libraire et ils sont rares. Ce soir réunion avec les copains d’Attac. Nous parlons, entre autre, de notre envie de proposer à ceux qui le désirent de venir voter pour les prochaines élections et quand nous aurons le nom de tous les candidat-e-s, sous toutes les formes possibles de vote et de voir ainsi quels en seraient les résultats. Intéressant non ?

Episode 5

Pluie, pluie, pluie. Ça fait pas sortir les gens de chez eux alors journée paisible mais magnifiquement conclue avec le dernier documentaire de Gilles Perret : « La sociale » où l’histoire de la sécurité sociale et un des ses piliers fondateurs : Ambroise Croizat. Magnifique …..http://didier-falleur.over-blog.fr/2016/11/la-sociale-documentaire-de-gilles-perret-2016-1h44.html. Un seul conseil, courrez le voir. Ça donne sens au combat.

Episode 6

Samedi se réveille sous un beau ciel bleu. Il parait que ça va pas durer. Profitons un max !!!! Ouais mais quand tu bosses, à part regarder de temps en temps le beau temps par la fenêtre tu profites pas trop. Un peu de monde mais pas trop non plus alors du temps pour un petit poème.

La masse imposante de l’église

Aux murs tarabiscotés

Bloc immense posé

Dans ce bout de terre

Tente d’impressionner

Ceux qui vivent en dessous

Peine perdue

Nous résistons sans peine

A ses messages inaudibles

Mais la pierre s’illumine

Resplendissante au soleil de la journée

Et prend des teintes rosées

Quand il vient se coucher

Le spectacle est en lui même assez gracieux

J’ai reçu le dernier Craig Johnson de la part de Gallmeister (A vol d’oiseau), je vais m’empresser de le lire.

Fin de saison 3 - à la semaine prochaine.....

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:46
Le Vieux Saltimbanque – Jim Harrison - Traduit par Brice Matthieussent – 144 pages – 2016

Quand ses filles ont appris que leur père allait écrire ses mémoires elles l’ont supplié : « Ne nous mets pas la dedans ! » Alors c’est d’accord, il ne parlera que de lui mais aussi de ses amours pour la vie, la nature et aussi de ses défauts car Jim Harrison nous parle franchement de ses erreurs, son addiction à la picole, ses écarts avec les femmes, ses doutes et aussi de son écriture car décider à 7 ans de devenir poète, c‘est pas banal, surtout dans le Montana. Alors que le doute s’installe, il quitte la fac pour devenir ouvrier mais va vite se rendre compte que soulever des parpaings toute la journée et risquer un accident c’est un peu con et c’est peut-être mieux de retourner à la fac surtout si on possède un QI de 173……

Dalva, De Marquette à Veracruz, Retour en Terre, la sortie d’un nouveau livre de ce Monsieur était attendue avec fébrilité et il avoue que c’est un peu les lecteurs français qui le faisaient vivre. C’est nous qui vous remercions cher Jim pour nous avoir offerts tant de merveilles.

C’est touchant et toujours aussi bien écrit car il ne se contente pas de citer des faits mais c’est enrichi de pensées et de réflexions fortes. Beau livre d’adieu.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 17:53
Mademoiselle – film coréen de Park Chan-wook – 2h25 – 2016

Corée 1930, pendant la colonisation japonaise, Sooke, une jeune femme est engagée comme servante auprès d’une riche héritière japonaise qui vit recluse dans un manoir sous la tutelle d’un oncle légèrement barré. Collectionneur de livres rares, il organise des lectures érotiques dites par cette même Hidéko qu’il a formé. Mais Sooke n’est pas seulement là pour servir la jeune femme mais bien pour l’extraire de ce despote et lui soutirer sa fortune.

Il faut bien 2h24 à Park Chan pour élaborer son scénario et nous faire vivre en trois chapitres les différentes phases de cette arnaque et leurs visions où nous sommes trimballés tels des enfants à qui on raconte de bonnes histoires. Mais celles ci ne sont pas à mettre entre toutes les mains et je dirais même les yeux car entremêlées à de belles et fortes scènes érotiques et même bien sadiques et nous allons passer de bons moments avec ses protagonistes dans une restitution flamboyante de l'univers asiatique de ces années folles. Trois chapitres comme trois étages de lecture ou trois parties de ce château où le raffiné côtoie la folie.

Images somptueuses, rebondissements haletants et actrices magnifiques nous offrent un grand moment de cinéma même si le réalisateur en fait parfois un peu trop dans les scènes d’amour lesbien quand bien même ses actrices sont à croquer et que le spectacle qu’elles nous offrent est un pur ravissement, la dernière scène par exemple est en trop à mon avis et il aurait pu s’arrêter au plan d’avant. Mais ne boudons pas notre plaisir (intense) devant ce cinéma si personnel et raffiné.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:28
H2 - Le Mans III  furieusement tapée - Craquotte
H2 - Le Mans III  furieusement tapée - Craquotte
H2 - Le Mans III  furieusement tapée - Craquotte
H2 - Le Mans III  furieusement tapée - Craquotte

H2 - Le Mans III furieusement tapée - Craquotte

Saison -2 / episode 1

Wouahou……super mega week end. Ressourçage complet…dimanche marche avec mon pote Richard, alias Cap (on s’appelle tous les deux Cap, grade que nous nous sommes donnés d’un commun accord tacite entre nous au vu des innombrables randos menées bon train). Montagnes du Vaucluse autour du beau village de Murs, de belles vues sur tout ce qui nous entourait : Ventoux à droite, Luberon à gauche et Ste Victoire au fond…..y’a plus moche comme paysage….Lundi cinoche à l’Utop : Dogs, un premier film très réussi d’un réalisateur roumain. Ce matin ça caille un peu, un petit 3° pour rallier Uzès. Ça va me rappeler le bon temps où je faisais de la moto. Je crains dégun.

Sur la route je rattrape Lise qui part dans le nord pour une expo……elle ne sait pas que je suis derrière mais moi je sais que c’est elle car un Vito qui vient d’Aix ça courre pas les rues et quand je la double elle est surprise et me fait un grand sourire.

Ça pique de plus en plus…..après la bosse du Pont du Gard, je rentre dans le pays d’Uzès et ça caille toujours plus à partir de ce moment. Des potes sont au café, le 750H2 de Jean Pierre est garé devant. Les autres sont à pied visiblement. Du monde en pagaille ceux qui clopent dehors et les autres dedans. C’est le rdv journalier des vieux motards du coin puis vient nous rejoindre Marc avec un Guzz affuté : 1260cc et plus de 150 bourrins sur une base Le Mans 3…..10h00 je vais au taf.

11 cartons pour commencer la journée, une rigolade, à midi tout est fini……je rentre chez moi ??? Qu’est-ce que je vais démolir ctaprèm ???

Des clientes surtout. Pour le plaisir, Dalva et Confiteor et toujours un peu de Tesson. Pas mal de livres jeunesse aussi. Ça va….je peux rentrer. Ça caille vraiment. Pas le moment de partir en balade, même en H2. Sagement à la maison. À demain.

Episode 2

La grande différence entre quelqu’un qui travaille et un autre qui ne travaille pas (choisi ou non) est, je ne dirais pas l’exploitation de son temps de repos car ce terme a une connotation trop mercantile, mais bien le sentiment que cette pause dans la semaine a été une source de bien être et de récupération. Avoir pris le temps pour faire des choses ou des actes qui donnent de la valeur à la vie. Il est bien entendu que j’exclus totalement le temps passé dans des zones commerciales ou autres lieux de putréfaction identiques mais bien des sorties en nature ou des rencontres avec d’autres êtres vivants qu’ils soient humains ou simplement végétaux. La rencontre avec  la culture est aussi un moyen fort d’enrichissement.

Quand vous ne travaillez pas il est évident que tout le temps vous appartient et qu’il est donc moins impérieux de rendre ce temps de liberté offert (avec mépris il va sans dire. Macron : » Quand vous être jeune, travailler 35 heures c’est une prison ») par la société en fin de semaine totalement exploité car vous pouvez faire ce que vous voulez durant toute la semaine. Et c’est pourquoi il m’a été si important de remplir ce weekend car je savais que je n’aurais pas le loisir de le faire les autres jours et ça a été une réussite.

Bon ce matin temps pourritte….drache…..Je sais pas si les potes vont sortit leurs bécanes pour aller au café en tout cas pas les belles qui brillent. Moi, J’ai pas le choix….

A 8h15..Trump président…une bonne raison de ne pas foutre les pieds dans ce pays. Tout cela ne va pas apaiser un monde déjà en ébullition. Je me souviens, en 2008, j’étais à Lukkla au Népal en attente de mon zinc empêché de voler à cause du mauvais temps ; c’était le 8 novembre et j’assistai en direct à l’élection de Barak Obama et même si le mec n’a pas tenu toutes ses promesses, ce fut un grand moment de joie à travers le monde. Je ne pense pas que l’élection du Trump donnera lieu à la même liesse. Espérons qu’il saura revêtir l’habit qu’il va devoir porter. Il parait que les américains étaient fatigués d’un président qui parlait trop bien. Ils vont être servis. Voila un président plouc pour un monde de ploucs. Sinon journée tranquille seul presque toute la journée. Comme prévu personne ou presque au café à part JP qui est venu en bagnole à cause de la pluie glaciale. Tous des lopettes !!! Dans l’aprèm, le soleil est revenu mais pas encore la chaleur. A demain.

Episode 3

Soleil. Mais pas non plus le super jour. Rdv à 9h00 pour me faire arracher (en douceur quand même) une dent. Ça fera deux. Du coup je vais être dans le coltard toute la matinée. Heureusement c’est jeudi et c’est un jour calme. Plus de monde au café mais un seul en bécane. JP est venu avec un pote en 203 cabrio. Classe. Il connait vraiment un tas de gars qui ont des belles caisses. La dernière fois, excusez du peu, mais c’était une AC Cobra Shelby. Une vraie…..pas vu grand monde à la lib comme je m’y attendais. Tesson encore, un Goncourt, des clients qui sont venus récupérer leur commande et des jeunes qui doivent lire. On voit bien ceux que ça intéresse et ceux que ça barbe plutôt. J’essaye de leur faire perdre l’habitude de commencer leur phrase par : » ça serait pour ». C’est d’un laid….Demain c’est vendredi et j’aimerais bien qu’on m’aime. Je vais juste rentrer chez moi chercher un pull en laine.

Episode 4

Vendredi, gris et pluie mais sur l’horizon, le ciel est coupé en deux et c’est la lumière qui domine. Ça va vers où ? Hier soir, parlé longuement avec mes amis de Valencia ; ils m’invitent à venir avec eux en Argentine cet hiver. Ah mais chpeu pas je travaille. Pour l’année prochaine pourquoi pas. J’ai vu ma nièce en train de manger sa soupe. Trop mignonne celle petite fille avec ses grands yeux marrons. Gonzalo m’a bien fait rire en m’affirmant qu’elle recevait déjà des courriers de Greenpeace et il parait qu’elle leur demande de faire des dons pour Attac. Ahahahaah….pas ma nièce par hasard. J’irai leur rendre visite en mars comme prévu.

Il fait presque trop chaud d’un coup mais tant mieux pour rouler. Beaucaire, ville morte, tout est fermé alors que ce matin à Uzès ça grouillait de monde. Pas la même planète.

L’après midi, réunion de pilotage de notre Amap sur l’exploitation d’Anne et Olivier. Presque 24 personnes, pas mal….on y a causé de l’avenir de notre asso, et de la difficulté pour nos producteurs de fruits d’assurer la livraison de leurs paniers et même s’ils privilégient cette forme de commerce (local, circuit court) qui est pour eux la seule façon viable d’assurer la pérennité de leur exploitation, un nombre trop petit de paniers les perturbe dans leur organisation. On a aussi évoqué le manque d’implication de certains adhérents qui sont encore dans une approche consumériste alors que nous tentons de devenir des consom’acteurs. Mais c’est un problème récurent dans les assos, ce sont toujours les mêmes qui s’impliquent le plus. Nous allons essayer de mettre en place un agenda de volontariat.

Soirée tranquille chez moi. Echange de quelques textos rigolos avec ma kokoteuse de panier et lecture du livre posthume de Jim Harrison : Le vieux saltimbanque. Mémoires d’un écrivain majeur qui dévoile les facettes cachées de sa vie et même de son intimité profonde. C’est touchant et toujours aussi bien écrit car il ne se contente pas de citer des faits mais c’est toujours enrichi de pensées et de réflexions fortes. Beau livre d’adieu.

Episode 5

Samedi, dernier jour de la semaine pour le boulot. Je vais repartir ce matin pour retrouver Uzès et son grand marché. Toujours ce mouvement permanent entre deux mondes parallèles qui s’ignorent : Beaucaire et Uzès. Sur le chemin, Craquotte fête dignement ses 158000 km, elle en ronronne de plaisir (elle marche mieux depuis que j'ai vidé ses cuves de carbus des toiles d'araignées et de l'eau qui y stagnaient). C'est la première fois que j'atteins ce kilométrage avec une moto, alors c'est ma tournée au café. JP et sa femme Claudine nous rejoignent avec leur beau sidecar Royal Enfield Précision.

Il y a un an jour pour jour je me trouvais à Paris et à St Denis même pour un concert à la Bibliothèque Nationale. Quand nous en sommes sortis, nous avons bien entendu des bruits de sirènes dans la rue mais rien de plus spécial pour cette grande ville. C’est le lendemain que nous apprendrons ce qui c’était passé au Bataclan et dans le quartier. Moi qui ne vient que deux ou trois fois par an dans la ville, je dois dire que cette fois ci, j’ai été servi. C’est difficile d’imaginer une ville comme Paris totalement arrêtée mais c’est bien ce qui s’est passé ces jours là. La place de Clichy sans circulation un samedi soir ?????? Impossible et pourtant si.

Samedi ça bouge quand même plus, le marché attire du monde. J’achète mes pélardons chez le barbu et du pain chez Doz. J’essaierai de trouver mieux la prochaine fois pour le pain, pas encore tous mes repères. Du coup, du monde aussi à la librairie comme un samedi ; Shibumi, Tesson, Vann. Bien tenté le Bouvier mais ce n’était peut-être pas le moment. J’en ai tout de même profité pour glisser un mot sur le très bon roman d‘aventure de Hopkins : ‘Carnets du Nil blanc’.

Un type entre aussitôt suivi pas sa femme qui lui lance :" Mais qu'est-ce que tu fais ? en entrebâillant la porte - "Ben j'achète du pain normal dans une librairie" - "Heureusement je n'en ai qu'une " m'envoie-t-il en douce. Du coup, elle rentre aussi et commence à me demander si j'ai tout lu et ci et ça. Je lui réponds que non, que je lis que ce qui m'intéresse. Au bout de cinq minutes, elle fait bien comprendre à son mec qu'elle a pas que ça à faire. Ils partent et il m'envoie une mimique complice.

Boss passe en fin de journée et ne peut s’empêcher de faire une petite réflexion sur le fait que j’ai commandé un livre en stock. Je lui réponds que personne n’est parfait. Retour agréable, ça pique à peine. Demain rando avec Cap. C’est le weekend. Yes !!!! Déjà deux semaines.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 20:06
Journal en Soie (encore douce) - Saison 1
Journal en Soie (encore douce) - Saison 1

Je n’habite plus chez moi. Je vis dans une grande maison vide. Il y a des pièces partout, des pièces avec des livres, des pièces avec des lits, des pièces pour se laver, des pièces pour travailler, des couloirs immenses eux aussi remplis de livres. Il y a aussi un grand jardin et une piscine où plus personne ne se baigne.

C’est la campagne tout autour et de ma chambre je vois une église et des arbres. C’est très calme. Il n’y a pas de voitures qui passent à fond la caisse dans la nuit. Jamais d’ailleurs, ce n’est pas possible ici.

C’est une dame qui m’accueille parce que je reprends le boulot. Je ne sais pas si c’est une bonne idée mais j’ai promis à Boss de la remplacer durant sa maternité et voila c’est pourquoi je suis là. Une petite librairie à Uzès. Cela me replonge huit années en arrière quand je vivais encore ici.

Hier ce fut la première journée. Retrouver les automatismes avec un système informatique toujours aussi abscons. Ce n’est pas la partie que je préfère dans ce travail. Je suis parti de chez moi tôt le matin avec tout le barda pour m’installer. Enfin, de quoi commencer. Direct au boulot et comme je suis un peu en avance j’en profite pour faire un tour sur le marché et saluer Jean Michel le Berger, Henri le Boulanger et Emmanuelle qui vend du vin. Ça fait déjà des contacts sympas dès l’arrivée.

Le soir je décide d’aller voir le dernier Ken Loach et je traine en ville pour crouter. A la terrasse de « Ma Cantine » je vois le facteur viticulteur de 50tin qui m’invite à sa table. Nous échangeons autour d’un rouge du coin. Encore trop jeune le gars ……repas et cinoche (j’en parlerai plus tard : http://didier-falleur.over-blog.fr/2016/11/moi-daniel-blake-film-de-ken-loach-gb-2016.html). Je rentre vers 23h00. Fin de la première journée

Jour 2

Toujours pas de vélo pour aller au boulot. Encore la moto, je passe à Green Market, un nouveau magasin bio à Uzès. Légumes et graines abondantes……c’est un concept. J’y retrouve De Rouville entrain de siroter un jus de légumes. Décidément, je connais du monde dans le bled. J’ouvre la librairie, je reprends peu à peu mes habitudes. C’est plus calme quand Boss n’est pas là. Elle est plutôt speed et c’est pas facile pour moi de me retrouver. Seul, j’ai plus de temps pour réfléchir. La journée se passe plutôt bien.

Jour 3

J’ai déjà les boules. Je me demande ce que je fous là, je ne peux pas prendre beaucoup d’initiatives car cela ne plait pas, alors j’attends que l’on me dise ce que je dois faire. Putain…..je  serais mieux chez moi tranquille…..je laisserai bien tout en plan mais je crois bien que Boss ferait une attaque. Merde, elle devrait me baiser les pieds cette fille, je lui sauve sa saison et je me fais presque traiter comme un apprenti…..ce qui est sur c’est que c’est la dernière expérience de la sorte, on ne m’y reprendra plus…..

La fin d’aprèm est tranquille, je suis seul…enfin..Pluie en sortant, je sors le matos. Ça me rappelle le temps où je faisais de la moto. La dame qui m’accueille est rentrée de Tunisie. Nous bavardons un peu pendant que ma soupe cuit. J’ai Lionel au téléf qui m’apprend que Richard est dans une mauvais passe. J’avais bien senti que quelque chose clochait quand je le lui ai parlé plus tôt. Plus tard,  Flo aussi mais au portable on ne s’attarde pas. Je monte dans ma chambre. J’appellerai Ric demain.

Jour 4

Réveillé par un moustik ce matin, un 5 Novembre c’est vraiment n’importe quoi. Dernier jour de la semaine, ciel gris et bouché. Il a plu une grande partie de la nuit. C’est encore toute mouillé….Je lis le dernier livre de Sylvain Tesson (de bouteille on pourrait dire). Sur les chemins noirs. Récit d’une marche à travers la France entre Menton et la Manche.

Je me plais à le suivre sur des sentiers que je connais bien. Malgré un style parfois un peu trop ampoulé, il remarque, dénonce, et parle de sujets qui me tiennent à cœur (on en reparle aussi : http://didier-falleur.over-blog.fr/2016/11/sur-les-chemins-noirs-sylvain-tesson-gallimard-oct-2016.html). Ce soir je rentre chez moi et j’ai hâte. Ce n’est pas que je ne sois pas bien ici, des migrants s’en accommoderaient merveilleusement mais j’ai un lieu où je suis bien, nonobstant un voisinage perfectible, et qui me ressemble mieux. Bonne journée, Kazantzaki, Fante, Almada,

Tesson justement et d’autres aussi. Des moments qui réjouissent le libraire intermittent que je suis. 19h00 « On ferme ….!!!!! » je rentre. Il flotte mais c’est génial aussi, je connais, ça fait pas plus de 48 piges que je fais de la moto.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 17:09
Dogs – film roumain de Bogdan Miriça – 2016 – Prix FIPRESCI Cannes 2016

Loin de sa ville habituelle, Bucarest, Roman se rend dans la plaine du delta du Danube dans le but de vendre la propriété héritée de feu son père. 550 hectares de vide absolu qui n’ont même pas pu être réquisitionnés durant l’époque communiste pour en faire une ferme d’état.  Très vite il se rend compte qu’il n’est pas du tout le bienvenu et que ses projets ne plaisent pas aux hommes qui y travaillent encore (de quoi ?). Un policier en voie d’extinction (comme la société ?) va s’approprier les faits comme un dernier travail.

C’est âpre comme les paysages arides filmés tel un western, violent comme ces hommes (en sont-ils vraiment) qui ressemblent plus à des brutes sauvages qu’à des êtres civilisés. Disparitions, aboiements, mouvements nocturnes étranges, Bodgan Mirica distille une atmosphère angoissante avec des moyens plus que réduits, juste une ambiance lourde de sens de silences et de cris. Maitrise du cadrage, plans allongés et lumière magnifique, ce delta devient un lieu de grande violence pour qui tente de changer les choses.  Ça rigole pas …………..du tout et on en prend plein la tronche. Pour un premier film Bogdan Mirica nous offre le meilleur.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:50
Sur les chemins noirs – Sylvain Tesson – Gallimard – Oct 2016

Quand on a parcouru le monde dans tous les sens, cavalé sur les crêtes de l’Himalaya, traversé les déserts et séjourné six mois dans une cabane au bord du lac Baïkal, on peut se dire vernis par la vie.  Sauf que parfois, à trop vouloir l’affronter on peut aussi se prendre un beau gadin. Et c’est ce qui arrive à Tesson (de bouteille oserais-je dire) qui dégringole du toit d’un ami après une soirée bien arrosée. Patatras, voila le seigneur de l’aventure cloué sur un lit d’hôpital, des tuyaux plein le corps et des médecins et infirmières tout à ses soins pour tenter de le faire revivre. Mais le gars est costaud. N’empêche, il en ressort au bout de six mois avec une paralysie faciale qui lui a fait perdre sa superbe et des clous partout.

Finies les beuveries, les randos extrêmes, il va falloir se contenter de choses plus humbles. Et c’est ainsi que notre homme va découvrir (il n’est jamais trop tard pour s’en apercevoir) qu’il habite un pays magnifique et qu’il serait dommage de ne pas le parcourir…à pied cela va de soi.

Et c’est pourquoi cette traversée de la France de Menton au Cap de la Hague mais pour corser un peu les choses, il choisit les chemins noirs ou traces noires que l’on peut voir sur les cartes IGN au 25000°. Pas de sentier balisé, pas de chemin trop facile mais bien ceux qu’il faut chercher quitte à se perdre ou se frotter aux ronces et autres culs de sac. Mais le mec en a vu d’autres et ce n’est pas ça qui le rebute. Pour nous un voyage insolite à travers ce pays, des rencontres rares, des dialogues avec l’histoire et la société et même si Sylvain Tesson en rajoute un peu dans son style ampoulé, il nous régale aussi de ses critiques sur un monde et une société parfois en perdition. Bien vu !!!

interview de Sylvain Tesson à la grande Librairie

https://www.youtube.com/watch?v=oJ-SJ2JUx6Q

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:18
Moi, Daniel Blake – Film de Ken Loach – GB 2016

Au début, on se dit que Ken Loach va de nouveau nous assommer avec ses personnages perdus et en proie à la férocité d’un monde libéral maintes fois dénoncé. Daniel Blake est un charpentier et à la suite d’un accident cardio- vasculaire, il se voit interdire de reprendre le travail par son médecin mais pour toucher des indemnités d’invalidité, il doit répondre à un questionnaire sur sa santé. Pas de pot, les services pour l'emploi ont été privatisés et la personne qui l’interroge est juste là pour faire son boulot et le résultat tombe ; 12 points et il en fallait 15 pour être admis. Il se voit donc dans l’obligation de chercher un travail pour toucher le chômage. Il est très vite confronté à la complexité d’un système informatique donc il ignore tout et la brutalité des services de l’emploi.

La rencontre avec Katie,  mère de deux enfants aussi perdue que lui dans une ville inconnue va lui donner la chance de servir à quelque chose. A partir de ce moment, tout l’humanisme dont Ken Loach nous a habitués va ressurgir et transformer le film en un plaidoyer fort sur la vie de ceux que le système tente de rejeter et d’oublier complètement.

Allers et venues entre le petit appartement et le Job Center, l’appartement minable donnée à cette femme, son soutien pour l’aider à aller à la banque (j’adore le terme) alimentaire, ses recherches d’emploi vaines (il n’a de toute façon PAS LE DROIT DE TRAVAILLER) nous décrivent un homme qui perd toute son amour propres et l’estime qu’il avait en lui et malgré quelques moments de révolte, sa situation va peu à peu se dégrader.

Il va s’en dire que la suite du film ne va pas être drôle, loin s’en faut que ce soit pour Daniel ou pour Katie et qu’il nous faudra passer comme eux par des étapes de souffrance.

Encore une fois, Ken Loach tape là où ça fait mal et le fait d’une façon magistrale. On en ressort bouleversé et avec une envie de révolte justifiée par tant d’infamies. Palme d’Or méritée.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 08:04
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

C’était prévu comme ça, je devais venir aider les NicoGom pour creuser la tranchée du futur mur nord. On avait pris rendez vous depuis un bon moment mais voila, ça ne se passe pas toujours comme prévu. Jeudi, D m’annonce que la maman de G vient de mourir. Je la connaissais bien cette dame pour l’avoir vue souvent chez elle ou lors de fêtes de famille. Elle avait un âge qui permet de se quitter sans trop de chagrin même si la perte de sa maman est toujours un moment terriblement difficile.

Je pars jeudi à vélo pour Arles, toujours aussi peu de train pour relier Marseille mais il fait un temps magnifique et ce petit parcours est toujours aussi sympathique. Dans la gare, j’aide une fille à vélo et remorque à monter dans le train ; c’est un de ceux où il faut grimper par une porte étroite et démonter tout le barda ; de plus, la porte est condamnée  et il faut traverser tout un wagon pour accédée au local vélo. A part une nana qui a passé son temps à crier sur son fils qui visiblement ne lui obéit jamais mais je ne m’en suis pas mêlé même si l’envie était grande de lui dire qu’elle nous faisait chier grave et qu’elle pouvait revoir sa façon de l’éduquer car visiblement ça ne marchait pas du tout, le voyage s’est bien passé. Train donc jusqu’à la capitale Phocéenne.  J’aide encore la fille à vélo pour descendre et on engage la conversation jusqu’au quai de départ. Elle vient de Grenoble par les Alpes et se dirige doucement vers l’Espagne. Pour l’instant, repos à Hyères pour elle et Aubagne pour moi où le vélo reprend ses droits jusqu’à Auriol.

Le trajet se fait sans peine et je le connais par cœur, Napollon, Pont de l’étoile, Roquevaire, Pont de Joux, Auriol et enfin Moulin de Redon par la belle petite route parallèle à la nationale. Il faut une chaleur de ouf et c‘est t-shirt et short de rigueur. C’est la fin octobre, faut préciser.

Le lendemain on arrive à travailler un peu sur la tranchée mais il faut ranger un peu la maison pour recevoir les invités demain. On fait quand même deux mètres et on prépare le bornage pour la suite. Dans l’après midi, coup de fil et on apprend que leur fils L va pouvoir se joindre à nous demain. Grande émotion. Cela fait 6 ans qu’il est parti en voyage et qu’il n’est pas revenu.

Debout très tôt pour une partie de la famille pour aller le chercher à l’aéroport le matin. Nous nous retrouvons au crématorium pour la petite cérémonie avec tous les amis. Beaucoup de monde. C’est bien. Puis à la maison pour un petit repas partagé. Du coup tous les potes de L viendront le voir et ce sera un beau défilé de jeunesse éclatante et rieuse. Mais il doit repartir le soir même et nous l’accompagnons. Vision éclair magnifique au sourire gracieux, son passage parmi nous a été un grand moment de bonheur.

La soirée se termine avec les amis qui sont restés, une des ces familles extravagantes qu’on peut rencontrer ici.

Dimanche, c’est le jour idéal pour creuser (Dans la vie, il a ceux qui ont le flingue et ceux qui creusent. Toi tu creuses !!!!!!).

Alors creusons mais au bout d’une heure trente les ouvriers sont nazes et on arrête. On aura fait tout de même trois mètres oui mais  60x40, c’est pas que dalle !!! J’ai du me taper une dizaine de brouettes.

Soirée calme et le lendemain je décanille à 9h00 pour prendre mon train à 10h à Aubagne. On se fait la bise et on se dit à bientôt mais pas avant l’année prochaine. Il fait frais mais ça roule pénard ce lundi de pont. Pas de train pour Nîmes alors Avignon avec 30mn de retard.. Je vais rater ma corres mais la contrôleuse sympa me dit que le conducteur va rattraper. Tarascon, on passe devant chez moi mais on ne s’arrête pas. On fonce et la porte du poste de pilotage ouverte me laisse profiter du voyage et c'est bon, Avignon à l'heure. "Vous avez vu ?" me dit la contrôleuse, "je ne lui ai même pas parlé pour ne pas le déconcentrer". Hop, je saute dans celui qui repart illico et je reviens sur mes pas. Maison.

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