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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 11:31

Jour 5 : Le Bleymard – Pt de Monvert - 35km/720m+

Super petit dèj à volonté même si on prévient les gens que ce n’est pas possible d’en faire des picnics…. Héhéhé… Je prends juste un œuf dur et hop en avant vers le Lozère. J’y suis venu souvent à pied lors de belles randos mais jamais avec vélo. Une première donc. Le panneau affiche 10,950 km de montée, une pente moyenne de 4,36 % avec un passage à 7,9 % et un dénivelé total de 466m . Une rigolage mais faut quand même le faire.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Pause à la station de ski du Bleymard (pour combien de temps encore) où les Stevensoniens débarquent en masse. Dernier passage jusqu’au col. Sur la route un oiseau vient de se faire taper par une caisse assassine. Je le ramasse et le pose délicatement dans des fougères. Je saurai par la suite que c’est un Bruant Jaune.. trop triste. Arrivé au col sans heurt et je regarde un long moment le paysage immense......

À perte de vue
l'immensité
des Causses à traverser

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Pas un banc pour se poser, je descends jusqu’à Finiels et j’en trouve un squatté par des poules de toutes les couleurs qui me font une petite place en rouspétant un peu. A peine arrivé, elles se remettent à dormir accablées comme moi par la chaleur. Je me demande comment les randonneurs la supportent de leur coté avec tout le barda qu’ils ont sur le dos et leurs grosses tatanes aux pieds. Au moins moi je ne porte rien.

Un peu plus bas, je trouve la route que je cherchais et qui va me permettre de sillonner les flancs du Lozère. C’est un paysage qui me transporte par ces roches granitiques posées parfois en équilibre, ses forêts de feuillus ou de pins, ses petits ruisseaux qui serpentent lentement dans la pente, ses villages de pierres et de lauzes abandonnés ou restaurés avec goût. Très vite la route se transforme en piste mais tout à fait possible avec vélo bien qu’il n’ait pas l’appellation ‘Gravel’ très à la mode maintenant. Ça roule bien. Je me mets à l’abri du soleil et de la chaleur dans un petit bosquet et sa petite rivière. Je me suis fait littéralement jeté du hameau précédent quand j’ai voulu m’y arrêter pour la pause de midi et que l’on m’a gentiment répondu :

« Oui, à condition de ne pas laisser de saloperies ! » Saloperie toi même que j’ai failli répondre à cette pouffiasse de première. Mais je sais me tenir et je suis parti en la remerciant pour l’accueil. Et du coup je trouve ce petit coin de paradis loin de ces énergumènes mal élevés. S’ils savaient combien de fois je suis passé à pied ici sans rencontrer personne et sans demander la permission de m’y arrêter.

Des randonneurs passent sans me voir, certains nu-têtes, ce qui n’est pas raisonnable par ce cagnard et d’autres bien à l’abri sous casquettes et chapeaux. Je continue la balade jusqu’à l’Hôpital qui fut une commanderie de Templiers il y a un certain temps et puis c’est le long du Tarn bondissant que je rejoins Pont de Montvert, une de mes étapes favorites dans ce coin génial de Lozère.

 

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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Pont de Montvert. J’ai réservé à l’Auberge des Cévennes où un certain Stevenson y a fait étape. Moi aussi avec mes amies Flo et Jeanne il y a une dizaine d’années ou plus. Mais quels changements : finie la petite auberge rustique avec ses tables recouvertes de nappes vichy, ses chambres séparées par des minces planches de bois et de leurs lits ressemblant plus à ceux d’une rivière. WC sur le palier et confort simplissime. Non, maintenant c’est une belle auberge classée 2** toute refaite et peinte Farrow and Ball if you please. Déco choisie avec phrases d’écrivains écrites sur les murs. Heureusement, un certain Sylvain Tesson n’a pas le droit à la parole mais plutôt Stevenson, Loïc Perron et bien sur Nicolas Bouvier. Que du beau monde. J’ai l’honneur d’occuper la chambre de Stevenson himself avec son lit à une place (enfin, pas la paillasse de l’époque je pense) mais où Modestine ne tiendrait pas. Élégamment décorée, elle me replonge dans le passé de cet étrange voyageur. L’accueil est très sympa et l’on se sent tout de suite bien dans cette auberge du bout du monde où je déguste enfin cette merveilleuse bière des fameux brasseurs de la Jonte (on y reviendra). Je retrouve Anne, une amie de mon asso préférée accompagnée d’un homme charmant pour un excellent dîner en terrasse. C’est la méga belle vie !!!!

Ils m’invitent à une fête de village à Vialas à 20km et 350 virages qu’elle connaît par cœur le tout en 40mn. C’est la nouvelle Michèle Mouton et heureusement que je suis à l’avant car j’aurais dégueulé ce très bon repas ce qui aurait été dommage. Je sais pourquoi je n’habite pas dans le coin. Croisé trois adorables marcassins et un très jeune faon qui semblait bien loin de sa mère. Tout le monde indemne. La fête bat son plein et la Kro coule à flots. Le groupe, un guitariste, un batteur, une bassiste vraiment bien et une chanteuse enchaînent les classiques de Prince, Police, Steve Wonder, Bowie et consorts… pas mal même si la chanteuse trouve vite ses limites dans certains registres hauts. On repart dans l’autre sens mais sans animaux qui traversent dans la nuit. Dodo.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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LA CHAMBRE DE M. STEVENSON EN 2022 ET LA DECO DE L'HOTEL

 

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Jour 6 : Pont de Monvert – Florac par les Bondons – 35km/600m+

Petite journée pour retrouver un autre ami de mon asso préférée, François également boulanger. Alors je fais un beau détour par ce bout du Mt Lozère qui offre encore des paysages époustouflants comme ces fameux Bondons venus de nulle part. C’est aussi le deuxième site mégalithique de France après Carnac. Et bien c’est dans ce « petit détour » que je vais me farcir les plus durs dénivelés du voyage avec des pentes à 11 % non indiquées sur la carte. La vache !!!! Heureusement, cela ne dure pas trop longtemps et comme le spectacle vaut cet effort, il est vite oublié. Ces deux bosse presque parfaites peuvent faire croire à une création artistique mais c’est bien la nature dans sa toute beauté qui les a posées là et on admire….

Descente et grosse cagne, je perds 700m en arrivant à Florac…. François m’attend pour le déjeuner….repos et on s’écroule tous les deux durant deux heures . Il fallait bien ça pour se remettre d’aplomb.

Je rends aussi visite à des amis de longue date car Marc vivait à Racoules quand j’y séjournais c’est à dire avant 1980. J’avais été à leur mariage à pied depuis Alès. Ils ont toujours une petite boutique où il expose ses bijoux et elle ses créations aussi diverses que son imagination. C’est Mylène Micoton et Paintout...et autres folies. Ils ont toujours le sourire et c’est génial de les voir comme ça.

Le soir, anniversaire de ses amis et partie de pétanque. Mais j’ai affaire à des pros dont une fille qui pointe exactement où elle décide et à chaque fois. C’est pas du bol et je me prends un beau râteau. Retour vers 22h00 et dodo !!!!!!!!!!!!

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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Il a un peu plu dans la nuit et c’est une belle fraîcheur qui m’accueille au matin. Tant mieux. Hier en faisant quelques courses au magasin bio local, j’ai vu des lampes de chevet fabriquées sur la base de vieux téléphones à touches et François m’a dit que l’artiste les exposent à Ispagnac sur mon chemin et je ne manque pas de m’y arrêter pour voir le travail de cette Bricologue de génie. J’en choisis une qui sera très bien près de mon lit. Reste plus qu’à régler le transport car impossible de l’emporter à vélo… on s’arrange. Merci Madame.

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Pas trop de monde ce dimanche gris et c’est tant mieux pour rouler et se régaler dans les gorges. Des petits hameaux de pierres nichés dans les falaises, Castelbouc. Petit village accessible par un élégant pont enjambant la rivière, St Chély du Tarn. Ste Enimie n’est qu’une rue à souvenirs. Arrêt à La Malène pour un picnic au bord du Tarn presque sec. Et dire qu’on y pratique le canoë en temps normal. Mais qu’est qu’un temps normal aujourd’hui ?

Au moment de partir, j’enfile la veste de pluie pour les quelques gouttes qui se mettent à tomber mais à peine quelques mètres faits c’est une véritable tornade qui s’abat sur moi et me stoppe sur place. Je fais demi tour fissa pour me mettre à l’abri sous un barnum du village où je retrouve des motards en attente d’une accalmie. Ça dégringole sévère, les rues se transforment en rivières mais il en faudra certainement plus pour assouvir la terre.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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Puis la pluie se calme et je peux repartir. La route est jonchée de branches plus ou moins grandes arrachées par le vent. Quand elles ne sont pas trop lourdes, je les mets sur le coté. La gendarmerie est déjà là pour constater. Des cailloux sont tombés des parois. Ah mais quels dégâts !!! Ce n’est pas fini dans la rubrique « calamité ». Petite incursion en Aveyron avant d'arriver au Rozier où une noria de camions de pompiers stationnent au bord de la route. J’apprends qu’ils viennent de fixer un grand feu dans le village voisin de Mostuéjouls. La route était fermée et les gens viennent juste de recevoir la permission de rentrer chez eux. Tout le village en parle et il suffit de grimper au pied de la tour qui le domine pour s’apercevoir de l’étendue de l’incendie. Ça sent le cramé. Mais c’est en même temps un point de vue magnifique sur les trois causses qui se rejoignent ici : Méjean, Sauveterre et Noir.

J’ai une chambre dans l’annexe de l’hôtel et après une bière des Brasseurs je me régale d’une excellente pizza. Repos avant la longue journée de demain. Bonuit

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Jour 8 : Le Rozier – Meyrueis – Mt Aigoual – 44km / 1360m+

En quittant Le Rozier, on suit les gorges de la Jonte jusqu’à Meyrueis et si celles ci sont moins connues que celles du Tarn, c’est certainement parce qu’on n’ y pratique pas le canoë mais elles sont aussi spectaculaires. Les falaises qui la bordent sont les nichoirs des emblématiques Vautours et accueillent des rochers aux noms prestigieux tels les Vases de Sèvres ou de Chine, gros blocs posés dans le vide. Le Roc de Bordeaux domine la vallée de toute sa masse. Sans parler des innombrables grottes comme celle de Dargilan sur le Causse Noir ou l’Aven Armand sur le Causse Méjean. Y’a de quoi s’occuper. Un paysage unique que les yeux ne finissent pas d’observer pendant le voyage tranquille avec vélo.

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Meyrueis m’accueille sur des airs de Johnny et autres chanteurs populaires. C’est jour de brocante et une autre de mes étapes préférée. Je picnic au bord du Béthuzon qui fait à peine glouglou. Je me suis offert un Far Cévenol à base de châtaignes (forcément) qui va me régaler les papilles au dessert. Maintenant c’est le plat de résistance dans la montée jusqu’à l’Aigoual.

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Il me reste 25km et 850m de dénivelé. Ça va le faire ! Je m’arrête à Gatuzières chez les Brasseurs de la Jonte pour demander s’ils n’auraient pas quelconque boisson sans houblon, genre de l’eau… Ah ben bien sur !! Et ça va bien m’aider pour terminer la grimpette. Trois heures pour atteindre le sommet de cette montagne bien connue comme limite de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Il fait grand beau et malgré la brume de chaleur, je peux contempler le panorama incroyable qui m’est offert !!!!

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De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Je ne me lasserai jamais de voir ces paysages sublimes des Causses. J’y suis venu une fois en hiver et j’ai pu admirer un panorama qui allait du Mt Blanc à la chaîne des Pyrénées sans oublier toute celle des Puys. Tout ceux qui avaient fait l’effort de venir ce jour ont été bien récompensés. Des Oh !!! et des Ah !!! en pagaille. Après une douche revigorante et une bonne sieste, c’est l’heure de la gorgée de houblon et la bière Black Star du Vigan fait le job parfaitement. La terrasse est bondée mais elle va se vider peu à peu avec l’heure qui avance. La table d’orientation écrit Sète de la vieille manière, preuve qu’elle ne date pas d’hier : CETTE.

Pendant le repas (je dors au gîte au sommet) tout le monde se rue dehors pour voir le splendide coucher de soleil. Ooooooh !

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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Au petit dèj, le serveur du matin m’assomme avec une musique vraiment insupportable. Difficile de lui dire de la fermer et je me réfugie en terrasse où le spectacle est encore sensationnel. Les Causses se réveillent sous la chaleur du soleil naissant. Je vais avoir du mal à quitter ce lieu et pourtant je le quitte. Descente douce jusqu’à L’Esperou où je fais quelques courses pour mes hôtes de ce soir : Pélardons et Bière de la Jonte, y’a pas mieux dans le coin.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Une boutiques de ‘Producteurs’ propose des produits hors de prix et je me contente seulement d’un autocollant du Parc des Cévennes que ces radins vendent 1,50€. Ya pas de petit profit !

Pause à Dourbies où je suis aussi venu en rando ou même à moto mais la boutiques des ‘Producteurs’ propose des produits hors de pris et je me content Rien n’a changé et surtout pas la cathédrale prétentieuse pour une village 100 habitants, juste là pour faire la nique aux protestants locaux. Le catholicisme s’affiche lourdement. Les poubelles débordent mais n’intéressent visiblement pas les agents communaux occupés à ranger tables et bancs des agapes passées. La descente continue dans un paysage aride

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Série de petits cols pour atteindre St Jean de « Patrick » Bruel et son beau pont du 13° qui enjambe la Dourbie. Picnic et petite sieste dans un parc à l’ombre. Je suis descendu de 1000m et la chaleur est déjà écrasante. Deux messieurs sur un banc et leurs boules de pétanque à la main attendent des copains pour commencer la partie. Comme l’un deux a un vélo elec Gas-Gas, je lui demande s’il sait qu’ils font aussi des motos. La papy est tout à fait au courant et me parle illico des courses de MotoGP où la marque est engagée et de son passé de pilote de course. Il me dit avoir piloté une MV500 et participé à une épreuve où M. Agostini était présent. Pas mal comme CV et chapeau bas !

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250m à gravir sous la cagne pour arriver à Sauclières où des gens m’attendent. Belle étape chez cet ancien agent territorial de Beaucaire qui a démissionné comme beaucoup d’autres quand le FN a pris possession de la ville. On se rencontrait souvent dans le train entre Avignon et Beaucaire avec nos vélos suspendus. Nous avons sympathisé et il m’a dit que je serais le bienvenu si je passais dans le village où il a acheté cette vielle maison, ancien hôtel qui a gardé un charme avec son escalier en planches mal équarries et ses chambres peintes à la chaux en couleur pastel. Le village se prépare à la fête et comme leur maison donne directement sur la place, ils vont partir pour éviter la folie locale comme le dit si bien le maire : » Des gens si respectables toute l’année qui s’enivrent au pastis durant tout un week-end, c’est un peu incompréhensible ». Mais c’est cà les fêtes vo(mi)tives.

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Jour 10 : Sauclières – Le Caylar – 25km / 300m+

Une étape de rien mais je veux m’arrêter une nouvelle fois dans ce beau village du Larzac où une cycliste m’accueille pour la nuit et puis le trajet est superbe dans cette traversée de ce plateau semi désertique que j’affectionne aussi. Après un bon petit dèj je pars dans la fraîcheur car il a plu cette nuit. Une petite grimpette et au col de la Barrière, je repasse dans le Gard. Après Homs, un panneau m’informe d’une galerie de Verre au Mas Gauzin. Petit détour qui en vaut la peine car perdu dans ce minuscule hameau, je peux admirer le travail d’un grand verrier qui s’appelle Xavier Carrère, le dompteur de verre comme on le nomme. Tout un programme ! Heureusement que je suis à vélo car j’aurais pu partir avec une de ses pièces exposées mais il aurait tout de même fallu que je casse ma tirelire. Long moment à discuter avec la dame de la galerie… et des gens du village.

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A peine reparti, c’est maintenant l’Hérault qui m’accueille au bout de quelques kilomètres. Quel voyage !

Au Cros, on se croirait revenu cinquante ans en arrière avec cette belle R8 Major stationnée au milieu du village.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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Brigitte est une cycliste hors norme qui a fait du vélo une philosophie de vie comme voyager à travers le pays avec le vieux vélo de sa mère, visiter la Birmanie ou le Chili (avec l’avion tout de même) ou l’Écosse sous la pluie. Elle avoue même en faire trop. Je ne savais pas que ce concept pouvait exister dans la pratique du vélo. Elle m’accueille dans sa belle et grande maison où plein de détails rappellent ses voyages et ses chinages. On est tout de suite bien. Elle invite les Martins pour le repas du soir et nous voilà tous réunis autour d’un beau repas partagé . Quand il y en pour deux il y en a pour six. Pour preuve.

Ciel gris et belle fraîcheur le matin et après un somptueux petit déj je peux filer pour la presque dernière journée et rallier Lodève où d’autres amis m’attendent. Il faut passer par Les Rives et puis, par une merveilleuse route qui sillonne ce Causse descendre juste après un temple Bouddhiste où les gens se pressent pour trouver une sérénité disparue ou en sommeil (le parking est bondé) par une autre belle route avec le lac de Salagou en fond d’écran. Lodève et repos pour trois jours. Une belle et grande caravane m'attend pour ce moment de détente avec une petite piscine pour se rafraichir...Ouahouuuuu !!!!! C’est le bonheur.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier
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De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Saluer ses amis après quelques travaux en commun, des bons repas et des belles parties de Tarot et partir. Dernier jour du voyage et c’est le retour. Je choisis de passer par le lac du Salagou et par une piste que je n’avais pas osé encore emprunter mais après les options du Mt Lozère, je sais que je peux passer par là et puis ça évite presque tout le temps les routes trop fréquentées et en plus il y a une vue imprenable sur le lac et ses collines. On n’hésite pas.

Avant le lac, deux cyclistes me confirment que la piste est bien roulante même avec mes pneus fins. Eux sont à VTT. Parfait. Tout se passe à merveille quand une pédale casse dans une belle montée . Chiotte de crotte ! J’arrive à atteindre l’Intersport de Clermont-l’Hérault où le gars en charge du rayon vélo me change la pédale de suite (sans compter de main d’œuvre). Cela fait deux fois que ces types me sortent de la mouise. Le dernière fois, c’était à Coutances pour un boîtier de pédalier à changer. Merci les gars !!!! Reste plus qu’à rallier Agde par une vraiment grosse chaleur mais le plus dur est fait.

Je longe un peu l’Hérault quand c’est possible et dommage qu’il n’existe pas de voie verte le long de ce fleuve car cela pourrait être une option magnifique, la campagne environnante ne présentant pas vraiment d’intérêt particulier. Il existe d’ailleurs une ancienne voie de chemin de fer inutilisée qui pourrait vraiment faire l’affaire, la voie de chemin de faire. J’ai quand même pris le temps de visiter Pézenas, la ville de Bobby Lapointe (très belle) mais j’ai raté le pont Romain près de St Thibéry. Il m’aurait fallu une carte plus détaillée pour me faufiler dans ce dédale de petites routes où il y a peu d’indications. Mais j’arrive à bon port et je commande derechef une grande bouteille d’eau fraîche au café de la gare « et avec des glaçons ? » me demande le serveur ? Que oui !!!!

 

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont-l'Hérault (et un peu plus) en passant par la Lodève avec mon vélo - 2ème partie : en suivant le Tarn jusqu'au Rozier

Deux hommes assis à la table d’à coté me posent très vite des questions et nous voilà à échanger sur nos parcours de vies. Eux marins dont un heureux qui vient de vendre son voilier, l’autre de passage car le sien est amarré en Guadeloupe ; un 12m acier à bouchains qu’il a construit et sur lequel il vit depuis 40 ans. Alors on discute un peu voile et voyages. J’ai toujours dans un tiroir la croisière entre La Rochelle et Les Baléares faite en 1977 ou 78 je ne sais plus vraiment. Lui est parti d’Agde vers les Baléares, Gibraltar, Tanger, Canaries, Cap Vert, Brésil (et Fernando de Noronha bien sur) et enfin les Caraïbes. Un classique !

Le train entre en gare et je me barre...au revoir Messieurs ! Et bonjour la maison !!!

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 05:53

Si on vous propose de vous rendre à St Germain l’Herm dans le Puy de Dôme pour retrouver des amis qui font une petite fête, vous avez le choix de prendre une voiture (ben j’en ai pas), une moto (ben j’en ai une) ou bien le train. Bien sur, j’ai choisi ce mode de transport parce que pour se rendre à St Germain l’Herm, on peut emprunter (à condition de le rendre) un train fabuleux appelé « Le Cévenol ». Construite entre 1840 et 1870, la voie permettait de rallier Paris à Marseille mais aujourd’hui, c’est le seul tronçon Clermont-Ferrand Nîmes qui subsiste mais c’est de la chance car c’est justement le tronçon qui m’intéresse. Plus de 170 ouvrages d’art ponctuent ce voyage fabuleux qui grimpe à plus de 1000m à La Bastide-Puylaurent (Lozère) et traverse les gorges de l’Allier où seul le train y fait son chemin. Ni route ni sentier dans ce paysage de granit et de basalte où plus de 6000 ouvriers ont tracé un parcours unique en France. On peut bien sur y mettre son vélo et c’est parfait car j’ai l’intention de revenir chez moi avec lui. Vélo est toujours de la partie.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier
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Les différents trains qui ont circulé sur le tracé. Remarquez le bel autorail 'Panoramique" et le fameux viaduc de Chamborigaud que voilà. Admirez la classe !!!! pas possible de faire cette photo depuis le train

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier

Un premier bus vers 7h00, le Cévenol qui attend à Nîmes. Collé à la fenêtre pendant tout le voyage, je ne perds rien du fabuleux paysage qui m’est offert. Viaducs en courbe, tunnels, vues plongeantes qui s’enchaînent, petites gares perdues, tout est magnifique. A partir de La Bastide, on suit l’Allier qui va se jeter dans la Loire bien plus loin. C’est encore une toute petite rivière. Mais c’est entre Langogne et Langeac que le spectacle est le plus saisissant quand le train rentre dans les gorges et qu’il n’y a que lui qui peut vous y emmener et à vitesse très réduite ce qui permet de profiter encore plus du paysage. Une jolie femme est assise à coté de moi et nous échangeons longuement durant le voyage.

4h30 de trajet et voilà à Issoire où je descends. Un parc pour le picnic un peu à l’ombre mais je dois y aller même si ce n’est pas la meilleure heure car ça commence à cogner. Il ne me reste plus que 35 km pour rejoindre St Germain mais ça grimpe tout de même jusqu’au col de la Dételée à 1076m. Arrivé à bon port après cette première journée de mise en jambes et repos pour le week-end.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier
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1er jour : St Germain l’Herm – Lavoute Chilhac- 70km / 600+

Départ pour le vrai voyage. Petite route géniale pour rejoindre Auzon avec un panorama grandiose sur toute la chaîne des Puys.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier
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A Auzon, je quitte le Puy de Dôme pour rentrer en Haute Loire. Le village est situé sur un promontoire rocheux et comme j’ai le courage de le gravir je peux admirer la splendide collégiale romane St Laurent du 12° et sa ganivelle typique. Plein de détails admirables.

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Une portion de route large mais tranquille qui me fait déjà longer l’Allier en passant par Lamothe perchée et son château jusqu’à Brioude où un autre choc esthétique m’attend avec la Basilique St Julien, la plus grande église romane d’Auvergne avec son assemblage de pierres polychromes, son pavage en galets de l’Allier et ses fresques (le cavalier désarçonné) sans compter tous les chapiteaux plus beaux les uns que les autres, les vitraux anciens et les contemporains ( Kim En Joong, corée du sud). Je m’y attarde un bon moment et en plus il fait frais….cool.....je vous ai mis le lien pour une visite complète et détaillée.

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier
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Je retrouve mes amis du week-end qui picniquent au bord de la rivière et je continue vers Lavoûte-Chilhac mon étape de ce soir. A partir de Vieille-Brioude, la route se rétrécit et l’Allier toujours à coté. La chaleur est vraiment là et les cyclos croisés doivent suer autant que moi. Arrêt sur le pont qui mène à St Ilpize mais je n’y vais pas, ça grimpe vraiment trop mais ça vaut une belle photo. J’arrive à Lavoûte vers 16h00 et c’est parfait car je n’en peux plus. Repos dans un hôtel et sa petite chambre qui donne sur la rivière. Son clapotis est parfait pour une petite sieste bien méritée. Hasta pronto !

Vue sur St Ilpize et l'Allier à Lavoûte
Vue sur St Ilpize et l'Allier à Lavoûte
Vue sur St Ilpize et l'Allier à Lavoûte
Vue sur St Ilpize et l'Allier à Lavoûte

Vue sur St Ilpize et l'Allier à Lavoûte

Jour 2 : Lavoûte - St Privat d’Allier – 42km / 830m+

Départ pas trop tôt, je n’ai pas une grosse journée (que je croyais). Tout de suite en quittant Lavoûte, le petit village suivant offre un très belle petite église avec un clocher tout en pierres et de très belles fresques du 15°, alors je visite.

L'église de Saint Cirgues

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A Langeac, c’est jour de marché et la ville est bien animée. Je refais des provisions avec tomates et fruits et me pause sur une petite place et j’entame la conversation avec des cyclos de passage dont une famille en vélo rallongé et remorque (elec). Le petit Pablo de 2 ans et demi est très curieux et veut tout savoir. Et quel âge j’ai, et d’où je viens et comment je m’appelle ? Très bon moment. Son père me demande où je vais et me dit qu’à Prades, un peu plus loin, il y a une belle plage. Vamos !!!

St Arcons, ça va commencer à monter et à descendre et c’est déjà la cagne. Heureusement, Prades arrive vite et je peux me rafraîchir dans l’Allier. Le site est magnifique avec ce rocher basaltique et ses orgues qui surplombe la rivière. Pause sur une table que je partage avec un couple très sympa qui a même mis une nappe. Style !!!

De Clermont-Ferrand (presque) à Clermont l'Herault en passant par la Lodève avec mon vélo - première partie en remontant l'Allier
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L’après midi va être difficile avec une chaleur accablante et des pentes à plus de 7 % où le TDF a du passer il n'y a pas longtemps car il reste des noms écrits sur a route et les pentes affichées au bord. Heureusement, je trouve une fontaine sur le chemin où je plonge la tête avec le casque. Ça garde la fraîcheur plus longtemps. Je fais des pauses à l’ombre des arbres. J’arrive bien naze à St Privat dans un gîte Compostellien. Le dortoir m’accueille pour une bonne sieste et se remplit peu à peu de marcheurs dont c‘est la première étape depuis Le Puy. Repas partagé avec des femmes en terrasse. Belle soirée d’échanges et dodo.

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Jour 3 : St Privat - Langogne - 65km /1300m+

Ça va être une grosse journée alors départ tôt en même temps que les marcheurs qui se disent "Bon chemin". Je chemine, tu chemines, nous cheminons ensemble vers le salut de nos âmes..................une étape de 10 bornes pour eux....pas mal plus pour moi. Il fait frais et c’est très agréable de rouler même si c’est tout de suite accidenté. Un homme dort dans son sac de couchage dans un près au bord de la route. St Didier d’Allier montre son beau château sur son promontoire rocheux. Pas facile de l’atteindre. Après ça grimpe sévère à deux chevron pour arriver à un petit col où la D40 offre un panorama magnifique sur la rivière qui coule en contrebas. Je me souviens bien de ce passage en train et je fonds de bonheur de me retrouver ici.

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Première pause au Pont d’Alleyras (650m) où je retrouve le train. Je le laisse passer au passage à niveau et l’occasion de parler avec un couple qui revient dans leur village. Dès la sortie, on remonte jusqu’à 1000m. Il ne fait pas encore trop chaud. A St Haon, nonobstant la petite église au beau clocher à peigne, il y a un beau four à pain et les habitant.e.s ont placé des marionnettes aux fenêtres des maisons vides et devant des enclos avec des histoires. Très sympa comme ambiance avec la voiture du boulanger/épicier qui klaxonne pour annoncer son passage. Retour dans mon enfance avec les Économiques Troyens.

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Aux Souils (1080m), je retrouve le parcours du TDF 2022 que j’avais vu en direct. Ça descend vers Chapeauroux….génialement beau avec cette incroyable vue sur le viaduc et la ligne de chemin de fer qui semble s’engouffrer dans un trou de montagne. Dingue !!!! Mais la chaleur est accablante et je vais changer mon parcours pour ne pas me retrouver en plein cagnard sur le plateau à plus de1000m. Je choisis la route qui longe le Chapeauroux et qui permet de rester un peu à l’ombre. C’est aussi le parcours du TDF. A l’abord d’une maison des gens sont à table et m’applaudissent dans l’effort. Je m’arrête et ils me proposent tout de suite de l’eau. Je vide une gourde et ils la remplissent de nouveau.

"Eh bien, on dirait que vous aviez soif !"

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Je continue ma montée. Auroux (1000m) est un village sans eau depuis plus d’un mois et on le ravitaille par citerne toutes les semaines avec plus de 4000 litres. Chastanier, immense vue sur la lac de Naussac qui se vide peu à peu (15m/cube seconde. Le lac et passé de 160 millions de M/C à moins de 100) pour alimenter l’Allier qui va nourrir la Loire et tenter (en vain) de refroidir les centrales nucléaires qui s’arrêtent l’une après l’autre faute de liquide de refroidissement. Et certains pensent que c’est l’avenir !!!! Des bandes de sable apparaissent et peut-être le vieux village englouti et ses vieux oubliés ????

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Langogne me déçoit fortement. Sur le passage de la nationale 88 entre Le Puy et Mende, c’est un trafic incessant de camions énormes, de camping-car, de voitures et de motos bruyantes. Horreur absolue après ces jours de tranquillité. Heureusement, pour me réconforter, le pâtissier local fait un délicieux flan. Pas une boutique bio pour faire des courses. Faut aller au Puy qu’on me dit. Ben voyons ! Un pain qu’à pas l’air trop mal et je fuis la ville pour aller me réfugier au gîte de ce soir perdu sur le causse de la Margeride à 5km. Pas de pot, personne avant 17h00. Un heure à attendre. Petite lessive dans le coin prévu et sieste dans une chaise pas du tout assez longue mais je m’écroule quand même. Enfin on m’ouvre et je peux prendre une super douche et me reposer dans un lit bien douillet. Aaaaaaahhhh !

Cette fois ci je me retrouve sur la chemin de Stevenson et un couple partage le repas avec moi (bien trop léger pour les calories dépensées) mais la bière ambrée Modestine est dlicieuse. L’homme parle de son passé de chauffeur routier en convoi exceptionnel comme ces pales d’éoliennes qu’il a fallu monter en haut d’une vallée à l’aide de tracteurs automoteurs guidés par boîtier… genre ce truc j’imagine. Quel travail !!!

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Jour4 : Langogne – Le Bleymard – 46km / 800m+

Belle nuit au calme et un après un petit dèj encore bien léger, je pars à travers ce causse pour rejoindre Luc un peu plus loin. Ça m’évite de repasser par Langogne et le trafic. Une dernière vue sur le lac et passage par un ancien orphelinat en restauration à Les Choisinets. Y’a du taf on dirait mais une association s’en charge.

Belle descente à Luc ou je retrouve l’Allier qui est devenue une toute petite rivière. Un petit pont trop mignon pour passer subrepticement en Ardèche et e voilà hors de la route et des bagnoles. Pas mal ! Dans une montée je me fais rattraper par un cycliste en éléc. Quand je lui dis qu’il « triche un peu », il me répond qu’à 86 an il a bien le droit et que quand j’aurais gravi autant de cols que lui je pourrais aussi me reposer un peu. Bravo Monsieur !!!!

 

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Belle descente à Luc ou je retrouve l’Allier qui est devenue une toute petite rivière. Un petit pont trop mignon pour passer subrepticement en Ardèche et e voilà hors de la route et des bagnoles. Pas mal ! Dans une montée je me fais rattraper par un cycliste en éléc. Quand je lui dis qu’il « triche un peu », il me répond qu’à 86 ans il a bien le droit et que quand j’aurais gravi autant de cols que lui je pourrais aussi me reposer un peu. Bravo Monsieur !!!!

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La Bastide-Puylaurent, l’Allier fait une grande courbe pour retrouver sa source sur la Margeride. Pause avec pélardons. Enfin du sérieux ! C’est aussi à cette gare que la ligne qui vient de Mende se termine . Alors je vous dis encore que c’est un voyage à ne pas manquer sur ce causse magnifique. Le SNCF avait totalement abandonné cette ligne et c’est la région qui l’a remise en état pour désenclaver un territoire totalement ignoré du monde politique. Le train est le seul moyen de circuler dans ce paysage quand l’hiver le recouvre de neige et que le froid atteint des températures sibériennes (-30° enregistré). Une motrice est alors équipée d’un chasse neige pour ouvrir la voie. C’est vous dire dans quel pays vous vous trouvez . Ça ne rigole pas en Margeride !!!!

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le très très beau viaduc de Mirandol (1076m)

J’ai rendez vous chez un couple rencontré chez mes amis de St Germain lors de la fête. Ils ont une petite maison de famille au village de Belvezet et ils m’attendent pour le déjeuner alors pause. Les sources de l’Allier sont juste au dessus au Mourre de la Gardille (1503m) mais ce n’est pas possible d’y aller à vélo mais à pied par le GR70 alors vous avez droit à une petite photo. Mais je ne triche pas car j’y suis allé un jour en vrai.

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Après ce bon repas partagé, il me reste le plat de résistance dans l’ascension du Mont Goulet à 1472m. Mais putaingue qu’il fait chaud  mais faut bien passer par là car je dors ce soir au Bleymard de l’autre coté de la montagne… Courage...pédalons !!! 8km dont 4 à 9%.....ouf ouf ouf !!!!!!!

Maintenant il ne me reste qu’à descendre les mains sur les freins qui couinent de souffrance...

Petite chambre d’hôtel sous les combles et le type devait savoir que je faisais 1,67m car un centimètre de plus et je ne rentrais pas sous la douche et je dois même me contorsionner. Bon mais je suis tranquille et je peux faire ma petite sieste préférée après ces efforts. Je fais quelques courses au Carrouf city local et son rayon de fromages extraordinaire….je le connais depuis belle Lurette. Confitures, miels, gâteaux et fondant à la châtaigne, bières locales, ce petit magasin a tout pour plaire et les filles qui s’en occupent sont vraiment très sympas et me font goûter les fromages. J’opte pour deux brebis qui devraient supporter le voyage et la chaleur dans les sacoches. Faut être prévoyant. Je prends aussi une carte postale d’antan pour envoyer à Flo.

Repas très quelconque…bière La 48 sans rien dans le sac….mais nuit reposante pour affronter le col de Finiels sous le Mt Lozère demain …..des bises

 

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 07:27

Libé m’annonce le passage d’un groupe de musique

au Palais de Chaillot

non, pardon de Tokyo

et ça tombe bien j’y suis justement le soir même

un nom un peu imprononçable genre ARLT

essayez donc pour voir

un mec à la guitare Sing Sing

il écrit les paroles aussi Sing

elle, c’est Eloïse Decazes

elle chante, fait des trucs bizarre avec des magnétos

mais des magnétos du genre des minicassettes des années septante

elle a un machin dans la main

et les bandes accélèrent et ralentissent à son gré

ça fait des zboommm et des szuiiit

elle joue aussi sur un petit piano électrique

faux

elle chante dans un mégaphone de manif

mais elle chante juste et bien

Des événements qui n’arrivent pas deux fois

on était max cinquante dans la petite salle du palais

des fans évidemment et des potes en pagaille

les textes sont des poésies dites

bien décalées et à l’emporte pièce

parfois ça veut rien dire et parfois si

ou en répétition infinie pareille toujours

elle me rappelle les premiers disques de Brigitte Fontaine

genre « Lettre au chef de gare de la tour de Carol »

A la médiadarles, Helène me sort deux albums de ce duo

du coup j’en ai trois car j’ai atché le dernier au concert

c’est top je vais me régaler à les écouter……………………….

« Oh bagnole » commence un peu comme Général Alcazar

Des événements qui n’arrivent pas deux fois
Des événements qui n’arrivent pas deux fois
Des événements qui n’arrivent pas deux fois

Dans la série continuons la musique, je (re)découvre un album de Milton Nascimento en collaboration avec

Stéphane Belmondo (2008). Reprises des chansons les plus emblématiques de ce chanteur géant du Mimas Gerais

que j’ai eu la chance de voir lors d’un concert à Belo Horizonte (capitale de cet état et titre d’un album de John Mc Laughling…. c’est dire l’influence).

Alors le voyage se recompose doucement….je n’ai pas de cachaça mais le rhum martiniquais à 50° aide bien et il faut

bien trois rivières pour passer ce rio.

Comme le dirait Jean Yves Loude : une petite brésilienne.

Des événements qui n’arrivent pas deux fois

Quand je vais à la médiadarles, Helène m’ouvre le placard et je n’ai plus qu’à me servir….

Des musiques même pas encore répertoriées que je peux écouter avant tout le monde.

Faut dire que j’arrive avec un stock de Rock Critic et ça fait plaisir à une responsable de la musique d’une médiathèque….et pas que.......................…

Tout le monde est content.........................…

Des événements qui n’arrivent pas deux fois

C’est un weekend à Paris

et si j’y vais pour travailler (un peu)

j’ai quand même le temps de m’amuser

le Jeu de Paume propose une expo Painlevé

rien à voir avec de la brioche mais bien d’un cinéaste

qui s’est intéressé très tôt à ce qui ce passait sous l’eau

mai pas à la manière d’un Cousteau

mais dans l’observation minutieuse du comportement des Hippocampes, araignées de mer

et autre bestioles étonnantes.

Super petit film sur le Bernard l’Hermite et ses facéties pour virer un comparse de la meilleure planque ou d’hésiter

entre celle là, trop petite ou celle là trop lourde. Tordant !

 

Des événements qui n’arrivent pas deux fois

Le parc des Tuileries est une grande fête foraine où l’on s’amuse en famille après deux années de rien du tout. Ça fait un bien fou. Manèges de ouf à 65 mètres en l’air, toboggan et barba-papa…

y’a une super ambiance et les enfants crient de joie et font semblant d’avoir peur. Longue promenade dans la ville et retour par la 14.

Demain est une autre journée qui commencera Gare de Lyon.

La Gare de Lyon

Imaginez la gare de Lyon un jour de départ en vacances. Une trentaine de trains à quais, déversant ou embarquant leurs passagers, ça représente à peu près 30.000 personnes dans une gare à raison de 1000 passagers par train. Un contrôleur un peu débordé m’avoue :

« 1074 !!!! c’est plein, il y en a partout ! »

la vieille gare n’est absolument pas prévue pour accueilli un tel nombre de personnes et même sans cactus, il est impossible de s’asseoir ; impossible de circuler, de bouger, de se faufiler au milieu des milliers de ces putaing de valises à roulettes qui prennent elles aussi la place d’un personne ou plus. C’est le chaos. 15 mn avant le départ de mon train, bing, 1 heure de retard. Oh !!! font les gens le regard braqué sur le tableau d’affichage. Puis ça sera 1h50…. OOOOOOOHHHH !

Je cherche une solution alternative. Le train pour Marseille va partir mais on me refoule au contrôle,,, c’est plein, archi plein...Un autre pour Miramas par Avignon centre, je tente ma chance. C’est bon…. Au moins je vais partir…...en retard mais je pars, assis dans un confortable siège de première en attendant de me faire virer par le proprio. Jusqu’à Lyon St Ex je suis pénard. Tout est calme et je peux me délecter du paysage.

A St Ex je suis viré mais pas pour longtemps. A Valence tout le monde descend…et j’arrive chez moi avec trois heures de retard mais bien content d’être arrivé tout de même……………...

La SNCF se targue d’avoir mis en circulation 500.000 billets en plus, à des prix pas toujours démocratique mais faut bien se rattraper du covid...bizness, bizness. Mais le personnel pour mettre ces trains en route, pour les conduire, les entretenir ne sont pas là et en période de forte affluence le résultat se voit : c’est la panique, les retards et tout le bazar. Mais elle peur compter sur la patience de ses clients.

Pour la gare de Lyon, je suggère que l’on recule les voies de 50m pour agrandir le hall d’accueil et tant pis si c’est vide quand il n’y a personne mais quand c’est plein y’a de la place pour tout le monde.

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 12:54

La veille de mon départ pour l’Espagne, j’ai reçu un jeune couple à vélo. Anglais de Plymouth en voyage de noces, six mois depuis la Grèce et en remontant jusqu’à leur pays. Ellie et Max sont en France depuis peu et trouvent le pays enchanteur même si l’Italie les a ravi pour la nourriture mais pas du tout pour les conditions de voyage à vélo. Les automobilistes ne respectent pas les cyclistes et il y a très peu d’infrastructures dédiées. Alors, les entendre parler de notre pays avec de tels compliments m’oblige forcément à revoir mes propres impressions. Ils étaient ravis de dormir sur un vrai matelas après trois semaines de bivouac dans des conditions par toujours évidentes comme une rizière le long du Po en Italie ou d’autres endroits tout aussi incongrus pour planter sa tente. Pas compliqué de faire des heureux !

Un bon repas partagé, une bonne bouteille et des échanges toujours aussi passionnants sur nos vies et nos expériences personnelles font de ces soirées warmshoweuses des moments privilégiés.

Le matin je les accompagne jusqu’à LA boulangerie d’abord, la seule et unique qui mérite vraiment ce nom les autres n’étant que des lieux où on ne vend que de la farine et encore pas toujours sur de ce qu’elle contient puis leurs sacoches lestées de pain et de brioche, je les guide jusqu’à la nouvelle voie verte qui part de Beaucaire vers Bellegarde…. Y’a pas plus neuf…. Hier, nous avions pris le temps de regarder les cartes et je leur avais indiqué quelques routes secrètes connues seulement par moi et moi seul évidemment…

Casinos, Lliria et alentours

Maintenant, c’est mon tour de partir, vers l’Espagne mais pas à vélo, en train. Direction Valencia !!! Trois phases, un TER jusqu’à Nîmes puis un Tégèv, pas Tégèv tout le temps jusqu’à Barcelone et un dernier Media Distancia jusqu’à Valencia. Il faut compter huit heures de trajet et une belle attente à Sants. Mais j’ai le temps.

La gare de Bca Sants est bondée comme j’ai jamais vu. On me dit que c’est les vacances qui commencent, l’école est finie. Ah, je comprends mieux. J’essaye de voir si je peux prendre un train plus tôt mai tout est complet. Patience ! Un petit sandouiche à la tortilla de batatas et une bonne San Miguel aident à attendre. Je me connecte au ouifi gratos du McDo local, ça sert au moins à ça ce bazar et me voilà peinard pour un moment. J’aime bien observer cette foule bigarrée qui circule dans cette grande gare, les jolies filles, les mecs barbus et tatoués jusqu’aux couilles certainement, les surcharges pondérales assez fréquentes, et cette panoplie de visages et de looks aussi variés que le genre humain peut proposer. Un spectacle qui occupe un long moment à moins d’avoir les yeux rivés sur un écran comme la plupart des gens que je vois autour de moi. Chacun son truc. Je préfère regarder les jolies filles et leurs belles jambes qui se balancent librement.

Le Talgo pour Valencia n’est pas très confortable, bruyant et les sièges sont durs à crever. Il fonce à 250 jusqu’à Camp de Tarragona avant de passer par une boite temporelle au ralenti où il change d’écartement de voies et de courant (de 25.000V à 3000V, c’est marqué sur un grand panneau) pour emprunter les voies normales jusqu’à Valencia à 200km/h tout de même. Ça permet d’avancer et d’atteindre la ville en 2h40. Pas mal. Choisissez le « Coche Silencio » qui permet d’être tranquille sans les conversations bruyantes au téléphone que les espagnol.e.s affectionnent tant. C’est toujours ça de gagné. Il y a même un petit film à l’écran (ah oui, comme dans un avion, il y a un film qui passe sur un écran dans la voiture) qui sensibilise les gens sur ces manières indélicates de se comporter…. Ouahou...l’Espagne change vraiment mais doucement quand même. On ne va pas changer des décennies de comportement et d’usage quotidien de pétards de toute sorte en un seul voyage en train. Faut pas rêver.

Casinos, Lliria et alentours
Casinos, Lliria et alentours

Soudain, les rayons d’un vaisseau spatial viennent balayer la zone industrielle de Tarragona qui semble s’enflammer instantanément sous le ciel soudain obscurci. La lumière incandescente de la grande étoile du soleil couchant transforme la paysage en fin du monde. Le blindage du train nous protège heureusement des radiations mortelles et nous atteignons Valencia sans encombre. Je n’en dirai pas autant des habitants de cette zone.

Arrivée comme prévu à 22h50 à Joaquin Sorolla, la gare qui porte le nom du peintre célèbre de la ville. 40 km pour rallier Casinos où il n’y en a pas mais des fabriques de Turron, la spécialité du petit bourg et qui a bien enrichi ses propriétaires, le Turron, même si une autoroute dévie le trafic mais de trafic il n’y en a pas beaucoup non plus sur cette autoroute presque entièrement vide de voitures toute la journée. Mais pourquoi la construire alors ? Largesses de l’Europe ?

Casinos, Lliria et alentours
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La Red, 1899 de Joaquin Sorolla Y Bastida
Trois Sails, 1903 de Joaquin Sorolla Y Bastida

 

Vous remarquerez que Trois est écrit en valencien...pas en français............

 

Maintenant, se mettre à l’heure espagnole. Petit dèj à base de tomate fraîche râpée sur lit d’huile d’olive et pain grillé. Profiter de la matinée pour sortir, faire des courses au village et plonger dans la piscine municipale qui vient d’ouvrir et offre l’entrée . El Alcade se promène parmi ses sujets. Il n’habite même pas dans le village me dit-on. Ah bon ?

Après le déjeuner, ne pensez pas plonger dans votre sieste tout de suite car le bourg a ses habitudes. À deux heures, la musique des hauts parleurs placés en haut du clocher vous annonce les nouvelles. Si elle est triste c’est la mort de quelqu’un. Si elle est enjouée, c’est une fanfare qui va défiler plus tard, ou une animation dans le village.

« Atençion, atençion ». ça commence toujours comme ça alors votre sieste est naze. Mais on me dit :

« La sieste c’est de trois à cinq, les gens rentrent du travail vers deux heures. Tu es en avance ». Oalala, pas facile cette vie d’émigré.

Après on attend 19h00 ou 19h30 pour remettre un pied dehors. Un peu de vélo avec Olivia qui, après de longs mois d’hésitation, le vélo lui a été offert à son anniversaire en octobre de l’année passée, commence à apprécier ce moyen d’évasion, alors on part pour un grand tour de 45mn. Tenue bien étudiée, tout en rose comme les filles aiment..

Casinos, Lliria et alentours
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Les après midi, bien à l’abri de la chaleur dans la maison aux volets fermés, Olivia me demande de jouer avec elle. Elle a un faible pour les origamis qu’elle ne peut pas encore construire elle même alors elle me demande de le faire. Les zorigamis, c’est pas mon fort non plus alors je choisis le plus facile : El Zorro ! Celui qui surgit lors de la nuit. Pas plus de trois ou quatre pliages, c’est dans mes cordes. Le premier s’appelle Rosa et comme Rosa veut un ami , j’en fais un deuxième : Teo !!!! La veille, Brigi, la maman avait crée una coneja : Carla… beaucoup plus compliqué car demandant au moins 30 pliages. Je sais pas faire. Les voila trois pour jouer. Avec une boite de smartphone et quatre brochettes en bois, je fabrique une maison à deux étages sur pilotis. Classe ! Le deuxième étage, c’est la chambre où les trois lits sont alignés. Pour accéder au premier, un escalier en carton, une table et des réserves de nourriture : pizza, refrescante, saucisses, chocolat et carotte. Donc on joue et Olivia invente une histoire sans fin. Magnifique imagination. Cela me rappelle quand je fabriquais des maisons de poupées en carton pour ma sœur, ça remonte à 1965.

Casinos, Lliria et alentours
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Je suis venu pour l’anniversaire de Gon (50 ans) et la grosse surprise viendra de l’arrivée de son frère qui passait par là (en fait à Cannes pour un festival du film publicitaire avant de repartir pour l’Argentine). Je ne vous dis pas la tête de Gon quand il l’a vu débarquer dans le patio. Il a mis au moins 5 secondes à réaliser ! Le plus beau cadeau sans hésitation !

Évidement, en présence de deux frères argentins, la soirée est forcément consacrée à préparer una churrascaria ou un assado  si vous préférez, de la viande à gogo…. J’ai réussi à insérer une incongruité dans la photo. Trouvez laquelle …...Super soirée à voir ces deux frangins se retrouver avec autant de plaisir. Ils n’habitent pas vraiment à coté l’un de l’autre. Juste un océan à traverser.

 

Casinos, Lliria et alentours
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Didier devant le barbecue dessiné par Olivia.....toute ressemblance avec un personnage réel serait pure coincidence

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Je déménage. Joseph, Silvia et leur petite fille Iara, un autre couple de cyclistes rencontré lors de mon premier voyage à vélo en Espagne ont décidé de se rapprocher de Lliria et comme ils sont devenus amis avec Bri, Gon et Olivia (les filles jouent bien ensemble), ce n’est pas difficile de se voir. 10Km entre les deux villes. Mais ils ont choisi une maison isolée dans les cultures, sans connexion à l’électricité mais Joseph s’y connaît assez pour créer une installation photovoltaïque.

Pas d’eau courante non plus, on remplit des Dame-Jeanne à la fontaine publique. De l’eau stockée pour vaisselle, douche et le reste. Toilettes sèches évidement. Des poules, un immense jardin qui donne du vert, des fleurs et des fruits….hum, ses bananes !!!!! et des arbres plantés partout. Je voudrais bien voir ce que ça va donner dans vingt ans !

Petit à petit, la maison de modernise. Ils ont un frigo neuf !!!!!! un petit Liebherr à basse conso, obligé pour ne pas saturer le courant. Impeccable pour garder la bière au frais (Jo est belge), le beurre, le fromage et les glaçons !!!

Le matin, Silvia part à vélo rejoindre le service social de la ville où elle travaille et nous, nous accompagnons Iara qui rejoint d’autres enfants pour des activités sportives et ludiques jusqu’à 14h00. Tous à vélo !!! Nous en profitons pour aller nous baigner dans le Rio Turia à 10km de Benaguassil par une belle voie verte qui passe au dessus et le long du fleuve. Une petite plage bien cachée et une eau délicieusement fraîche !!!!

Casinos, Lliria et alentours
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A la nuit, on a pu observer une belle Courtilière (ou grillon-taupe) à la lumière des frontales… incroyable insecte qui peut effrayer s’il vous surprend….

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C’est la fin des vacances…nouveau trajet de train matinal dans l’autre sens. Arrêt à Sants et pause dans le jardin qui la longe (la gare), dernier sandouiche à la tortilla de batatas con San Miguel et Tégèv pour Nîmes….en retard bien sur mais ça va être la norme durant un bon moment sur les rails … les français découvrent le train...

 

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 13:11

 

D’abord parler de la monture, un TREK 7.4 acheté via le Bon Coin pour 450€ soit un prix très raisonnable et pas trop lourd grâce à la fourche carbone. Y’en a qui dépensent plus mais à part acheter un VAE, de toute façon il faut pédaler. Les bagages se nomment Ortlieb et sont au nombre de 3, deux sacoches latérales de 35L et une autre type boudin de 31L (pour le matériel de camping) qui vient s’accrocher aux autres, c’est prévu par le fabricant. C’est la majorité du matériel que vous voyez accroché aux vélos avec une autre marque VAUDE mais c’est kif-kif. Tout est étanche et ne craint pas les intempéries. Vaut mieux. Y’a aussi une sacoche de guidon ABUS qui n’existe plus sur le marché. La mienne a 20 ans et se porte à merveille . C’est peut-être pourquoi ils ont arrêté de la vendre : trop solide !!! J’ai juste remplacé le porte carte totalement bouffé par le soleil et les années par un nouveau (Ortlieb).

Les pneus sont des anti-crevaison Continental à l’AV et Schwalbe à l’AR. Lui, il faudra le changer bientôt. Phare AV B&W allemand comme la lumière AR avec piles rechargeables. Pas encore de dynamo incorporée peut-être plus tard mais faut changer la roue AV et installer des fils électriques partout. Pas fan !

Groupe Shimano 3X9 et roues de 28 pour un meilleur rendement et pneus VTC en section 28 à l’avant et 35 à l’AR pour le poids mais je pourrais passer en 32… on verra.

Voila la bête et on peut y aller………….

 

Quelques réflexions sur le voyage à vélo

La chose qui m’a le plus étonné quand je suis rentré après ce mois de voyage, c’est justement d’en avoir transporté si peu, des choses : 2t-shirt, 2 zlips, 2 paires de chaussettes, un pantalon léger, un short et une paire de cuissards avec des t-shirts techniques très légers et très voyants. Sécurité !

Polaire légère plus une plus chaude au cas où, une veste de pluie, sandales et chaussures. Le tout tient dans une sacoche. Et quand vous rentrez chez vous et que vous voyez tout ce qu’il y a dans vos tiroirs, vous vous demandez bien à quoi ça sert d’avoir tout ça qui dort la plupart du temps toute l’année. Je vais faire du tri. Le problème c‘est que je n’use pas mes affaires… elles durent...elles durent….je ne vais plus rien acheter.

Cela me rappelle les trois années passées en Amérique du sud avec un sac à dos comme toute richesse et à part un hiver à São Paulo je n'avais pas besoin de grand chose pour me vêtir.                                     

Le matériel de camping est constitué d’une tente MSR Hubba/Hubba NX acquise d’occaz quasi neuve chez le BC. 2 places, grande et 1,53kg (250€ au lieu de 450€ neuve...j’ai sauté dedans dès que je l’ai vue). Un matelas Expé gonflable mais trop encombrant…duvet chaud, drap et petit oreiller. Tabouret pliant vintage extra même si un peu lourd (980gr). Pas de popote. Une trousse de secours.

Des outils, câbles, démonte pneus, ch. à air de rechange, pièces diverses comme le Leatherman Juice avec tire-bouchon !! et des rilsans……indispensables pour tout réparer au milieu de nulle part, j’en ai fait l’expérience. Ça pèse un peu tout ça mais faut bien l’avoir.

 

Quelques réflexions sur le voyage à vélo
Quelques réflexions sur le voyage à vélo
Quelques réflexions sur le voyage à vélo

Parfois, en arrivant à l’étape, je me dis que j’ai été trop vite, que j’ai loupé des choses à voir en chemin comme des petites places de village, des chapelles, des bâtiments anciens mais les Voies Vertes passent souvent à coté des villages, le long des canaux ou des anciennes voies de chemin de fer et pas au milieu des villages. Il faut sortir de la voie. Je le fais de temps en temps. Même s’il y a déjà beaucoup de choses à voir en chemin, on en rate forcément.

Découvrir une ville à vélo et un vrai bonheur. On va assez vite pour tout voir mais on s’arrête quand on veut à condition d’avoir un bon antivol pour l’attacher et ses affaires bien gardées quelque part (camping, hôtel ou hôte). Les centres villes sont généralement bien interdits à la circulation et c’est un grand pas en avant. Évitez tout de même les grands week-ends car il y a beaucoup de piétons.

Un livre à lire : Pourquoi pas le vélo de Stein van Oosteren. "Il explique pourquoi le vélo est un moyen de déplacement incomparable : efficace, bon pour la santé, le moral, la vie et l’organisation sociale, et la planète. Il ne s’agit pas ici d’un exposé d’idées utopiques, mais de conclusions étayées par les résultats concrets qui ont été obtenus par les politiques pro-vélo menées dans les pays et villes les plus avancés. Ce livre explique aussi pourquoi, en France, le vélo est encore considéré comme du folklore par une grande partie des élus et de la population. Mais les choses évoluent très rapidement, et la prochaine épidémie sera peut-être celle du vélo, mais cette fois-ci pour notre plus grand bien. Le vélo vous veut du bien, et ce livre réjouissant vous aidera peut-être à faire la transition vers votre propre avenir." C'est pas de moi.

Quelques réflexions sur le voyage à vélo

Une autre chose m’a perturbé durant ce voyage, ce sont les arrêts prolongés, comme si le fait de ne plus être en mouvement provoquait une perte de sens dans le voyage et même si j’ai apprécié et savouré ces arrêts riches en rencontres et en échanges, ils demandent toujours un nouveau départ pour que le voyage reprenne ses droits et le départ se fait sans tristesse et regret. Le bitume qui défile lentement sous l’ombre que font le vélo et mon corps dans une symbiose parfaite. Les jambes tournent, le bruit feutré des pneus, l’air que je respire, les animaux rencontrés aux bords des rivières, le vent parfois qui freine l’élan mais pas trop violent tout de même. Tous ces éléments qui créent le bonheur permanent de rouler à vélo, d’aller toujours de l’avant. Les cotes sont franchies lentement, le souffle s’installe doucement et quand il n’y en a pas, c’est la compagnie des rivières et leur paysage toujours différent qui m’accueille et l’eau est toujours douce à regarder.

Les vélos croisés, très peu dans la première partie, énormément sur l'EV6 donnent l'espoir que la bicyclette sortira bientôt de l'idée unique d'un sport comme le pensent certains professionnels vers un vrai moyen de transport qui permettra de se libérer du monde abrutissant du tout automobile.....

TOUS A VELO !!!!!!!!!!!!!!!

Pendant un mois, je me suis déconnecté de tout, pas de radio, pas d’ordi, pas de journaux, pas de bonnes et mauvaises nouvelles. J’échange avec le gens rencontrés et c’est toujours très intéressant. De toute façon, quand je suis rentré, j’ai vu que rien n’avait changé, que les Ukrainiens se font encore massacrer par les Russes et le reste alors un mois de plus ou de moins sans nouvelles ça change que dalle mais au moins, on respire. J’ai tout de même pris des nouvelles des deux courses de MotoGP, y’a des évènements qu’il ne faut pas négliger….

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 09:02

avec les 67, 68, 90, 25, 39 et 71...je n’oublie personne ?

- 24 – Le lendemain, je quitte Strasbourg pour un petit déplacement jusqu’à Inneheim où réside mon ami Yvan. Pas plus de 20 bornes par des Voies Vertes. Un Décat pour acheter un kit crevaison en espérant qu’il ne servira pas avant longtemps mais on sait jamais. J’arrive après 2 heures. On se retrouve après cette pause.

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour

La maison de la Fée d'Innenheim

- 26 – Je ne vais pas refaire le trajet de l’aller alors je choisis le train pour rallier Obernai (jolie) et sur la route je croise un monsieur sur un joli tracteur et je m'arrête et il est vraiment ravi d'engager la conversation et de me présenter son bijou : un Eicher magnifique et dans son ‘jus’ de 1964 de 37cv, 3 cylindres refroidis par air. Il l’a acheté en Allemagne pour 6000€ et compte le léguer à son fils car il est à la retraite et fait ça pour s’amuser. Au revoir Monsieur et bonne retraite. Je vous dis pas l’accent extra !

 

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour

A la gare, telle n’est pas ma surprise de voir qu’en Alsace, les trains roulent dans l’autre sens. C’est une blague ? On n’est vraiment pas en France.

« Oui, c’est encore une des particularités de cette région » me dit l’employée de la gare. « Il y a un tourniquet à Mutzig qui les remet dans le bon sens, c’est à cause des relations avec l’Allemagne » Ah ben oui, des relations étroites visiblement. C’est comme ça….lalalala………

1h15 de train et me revoilà dans la grande ville où je me perds un peu, la voie verte est en travaux mais bon je trouve Dannemarie et c’est parti. Je suis presque sur que c’est là que je vais retrouver la famille à vélo et ça ne rate pas. Point médian entre Montbéliard d‘où ils sont partis et Mulhouse, nous nous retrouvons et c’est une belle joie. Nous décidons de faire notre halte du soir ici et au bord du canal avec l’accord de la SNR et d’y planter nos tentes pour un beau bivouac. Y’a un chouette troquet impek pour une bonne bière et des jus de fruits pour les enfants.

Je vais acheter des trucs pour l’apéro et une bonne boutanche, les amis ne refusant jamais de partager des bonnes choses. Tapenade, gros plat de pâtes, munster local qui renifle grave et compote de pommes en dessert. Tout bio svp ! Voila tout le monde au dodo. Des bises.

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour

- 27 – le matin, petit dèj où le munster prend une bonne claque. Étonnant pour moi, premier bivouac et munster au ptidèj ? Serais-je en train de muter ? Il y a aussi le miel Suisse pour les enfants. Le petit bar le long de la VV sert de classe pour les filles qui font leurs leçons, des tables, une pour chacune. Trop chouette ambiance. Le patron est vraiment sympa et ça faire rire les cyclos qui passent. Et il y en a sur cette EV6 Nantes>Budapest, plus de 30.000 par an. Ça décoiffe et quand même à signaler qu’il n’y a aucun camping entre Montbél et Mulhouse. Un peu bizarre et c’est pourquoi aussi ce bar est si emprunté car il est un peu le seul sur ce trajet. Donc tous ces vélos qui s’arrêtent..Nous nous embrassons longuement avant de nous quitter chacun partant de son coté de cette route….bye bye les amis et bon voyage à vous jusqu’à la Mer Noire. On se retrouve chez vous en novembre. Il faut dire aussi que l'EV6 est radine en installations de repos le long de son parcours à tel point que lorsqu'on en trouve une, elle est souvent encombrée (une table, un banc....rarement de point d'eau et même souvent aucune ombre) peut-être aussi parce que c'est une des plus ancienne et que depuis on a un peu repensé les aménagements.

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour

Pour moi, Montbéliard et Montbéliard c’est aussi Sochaux et Sochaux c’est bien sur la Peug’. Je vais voir jusqu’au Musée de cette fameuse marque dans l’espoir d’y voir les motos qui ont gagné des courses dans les années 1910 comme la 500M mais que dalle que des caisses et des moulins à poivre. Oh pôvre !!!! J’y vais pas…

Encore quelques km pour rejoindre mes hôtes WS de ce soir et ce sera bon pour la journée….une dernière cote (je vous dis, c’est une manie chez cette communauté de cyclistes) et me voila rendu. C’est une famille qui a une grande maison où les enfants grandis n’habitent plus, alors, comme on aime recevoir et partager ici, on accueille des cyclistes même si on ne fait pas plus de vélo que ça. Belle mentalité en plus il va pleuvoir une bonne partie de la nuit et c’est tant mieux d’être à l’abri. Dégustation de quelques bières familiales et un bon repas avec délicieux clafoutis aux cerises du jardin et biscuits maison...un régal... ododo

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour

la première concession Peugeot de Montbéliard - 1909 -

- 28 – J’ai retrouvé mon DoubsDoubs à Montbéliard et je vais le suivre le long de cette VV jusqu’à sa confluence avec La Saône...mais avant il y a Besançon (on dit Bezac ici) et tous les méandres de cette rivière magnifique. Ça tourne, ça contourne, ça se cache dans des vallées, ça ressort, ça surprend à chaque détour, pont canal et canal tunnel après chute d'eau pour l’élégance et pour varier les plaisirs, ancienne papeterie, tout un décor pour agrémenter le voyage… . On se régale. Pause à Baume les Dames ou celle de l’Office du Tourisme remplit ma gourde avec l’eau locale cuvée 2022. Ça cogne, fait soif ! Une famille allemande fait le même trajet et nous allons nous doubler et nous redoubler toute la journée. Bonne ambiance à vélo comme ce groupe d’amis écroulés sous des arbres et faisant une bonne sieste et tous et toutes celles et ceux rencontrés sur cette Voie Verte. Y’a vraiment du monde qui pédale !

Bezac...très belle ville et étape chez une amie. Cool, il va de nouveau pleuvoir une bonne partie de la nuit.

 

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
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- 29 – Encore une belle journée pour rejoindre Dole le long de la rivière. Pas de surprise à part un gros orage un peu avant la ville. Je me réfugie dans un garage plein de grosses bagnoles. Y’a pas beaucoup de place, elles la prennent toute. Ça se calme vite et je repars. A un lavoir, un type attend comme moi mais sa monture est bizarre, un Btwin de ville à petites roues et rien d’autre comme bagage à part un petit sac à dos. Je tente d’engager la conversation mais il me dit tout de suite : » Moldavia ». Moldavie ? Et aucune autre langue à part le télef et le Gougueule translaite… Mon gars, je ne connais pas ton histoire mais bienvenu tout de même.

Dole est une très belle ville et elle fait la fête : Cirques et Fanfares. Y’a de l’ambiance. Je me tape un bonne glace de chez Terradélice (marrons avec morceaux) et j’achète un paquet de scones pour mes hôtes de ce soir. Une dernière cote (je vous assure, je ne mens pas) et me voila arrivé chez Alejandro et Vicky. Habitat partagé, maison en bois, jardin mandala, me voilà dans un petit paradis. Leur histoire est incroyable et un peu liée à la guerre d’Espagne…passionnante à écouter. Nous passerons une très agréable soirée à évoquer cette histoire et Alejandro possède un bibliothèque bien fournie sur le sujet – (60km)

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Quitter des Warmshowers et leur petit paradis. Merci à Vicky et Alejandro et leur lieu Solenvie

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- 30 - Je rejoins la Saône à St Seine en Bâche. La VV passe par là mais c’est vraiment dommage car le paysage n’a pas de charme. C’est presque même un peu moche mais pas de VV non plus le long du Doubs...ce sera une longue journée sous la chaleur avec deux moments sympas, le petit port fluvial de Seurre où la dame de l’Office du Tourisme (je les serre dans mon cœur toutes ces personnes généreuses) m’imprime une carte de Chalon pour ne pas me perdre et la confluence des deux rivières à Verdun sur le Doubs. Vraiment charmant comme décor. A Chalon, je me balade un peu dans la ville mais c’est dimanche et tout ou presque est fermé. Je rejoins ma WS vers 18h00. (90km)

Judith Un est une femme entièrement dévouée à la bicyclette et son usage en ville. Elle met au point une méthode qui permet à celles et ceux qui ont toujours eu peur d’utiliser ce moyen de locomotion de retrouver l’assurance nécessaire à son usage. Par une série de cours, elle leur apprend à considérer le vélo comme un moyen de se libérer des contraintes du manque de transport collectif quand par exemple, leur quartier en est privé et de ne plus considérer la voiture comme unique moyen de se déplacer en ville. Équilibre, freinage, évaluation des dangers, tout un processus patiemment mis au point pour devenir un manuel à mettre dans les mains des élus chargés des déplacement doux. Elle peut se déplacer dans les villes qui souhaitent participer à ce travail. Pour la contacter : PAMA (Partages et Mobilités Actives) espacepama@gmailcom

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du vert et l'ancienne gare de St Gengoux

- 31 – En route pour la fameuse Route 71 qui se prend dès que je quitte la maison de Judith. Pas plus facile. Cette voie verte passe par une région que vous connaissez bien et que vous avez certainement déjà vue. En effet, elle longe le TGV entre Mâcon et Le Creusot pour frôler Cluny à un moment. La VV passe exactement là et je m’étais toujours dit que je voulais passer par là et voila, j’y suis. C’est une voie verte absolument magnifique, qui traverse un paysage de vignes (de le Côte Chalonnaise à la Mâconnaise), de villages tous aussi jolis les uns que les autres, avec ses tunnels de verdure, ses anciennes gares transformées en haltes pour vélo, prises de courant pour recharger, préaux pour se protéger, petits murs d’escalade pour se dérouiller les bras si on a envie, rivières qui serpentent mollement, petits ponts qui les enjambent, vaches dans les près avec en apothéose, la fameuse Abbaye de Cluny (que je ne visiterai pas faute de vestiaires pour garder mes affaires. Ici on préfère les touristes en Jag et Lexus). Sur la fin quelques passages courts à 15 % vous font souffler mais le tunnel de Bois Clair et ses 1,5km vous redonnent le moral par sa fraîcheur. Berzé le Châtel et la Chapelle des Moines sont sur le passage mais nous y reviendrons demain. Mâcon n’est plus très loin et je suis accueilli chez mon amie Laurence pour la troisième fois. Mâcon devient une étape indispensable. Belle soirée au resto...et dodo (80km/280+)

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St Gengoux et la rivière Grosne

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Petite pause dans l'idée de voir cette expo mais fermée.....dans le jardin, une table et des chaises pour le voyageur de passage. Le boulanger fait du pain là aussi mais j'en ai

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le fameux tunnel de Bois Clair

Le lendemain Laurence m’emmène (en voiture, c’est dingue comme truc) pour visiter la Chapelle des Moines de Berzé-la-Ville et voir le fameux château de Brezé le Châtel.

La chapelle est un prieuré clunisien découvert en 1887 par le curé de la paroisse. C’est un décor peint au XII° siècle et comme je ne vais pas tout vous raconter, voici le lien wiki qui dit tout. J’ai trouvé ça assez exceptionnel. Vaut le détour comme dirait Michelin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_des_moines_de_Berz%C3%A9-la-Ville

le paysage alentour est pas dégueu comme quoi les moines ne s’installaient pas n’importe où (le pinard). Le château du village d’à coté est assez top aussi. Il montre bien la richesse des Bourguignons qui étaient, on le sait bien, plus riches que The King of France Himself d’où certaines alliances futures. Qui se ressemble s’assemble.

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là, le mec on le met sur des braises pour qu'il dise où il a planqué le pognon

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là il y a huit types dont on connait les noms : Abdon, Sennen, Dorotheus, Gorgon, Sebastien, Sergius, Bacchus, Dionysus et Quintius. On ne sait pas pourquoi ils sont là mais y'a des noms qui tranchent....moi je dis ça mais....

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là c'est Saint Blaise qui se fait décapiter avec un genre de gros burin... de la douceur m'enfin..............

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Là c'est le grand Manitou qui transmet ses ordres....

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C'est assez bluffant de savoir que ça a été peint il y a presque 1000 ans et qu'on peut le voir aujourd'hui. La fille de l’accueil qui a l’air de bien savoir de quoi elle parle me dit que jusqu’à la révolution, on n’avait pas de notion de patrimoine et ce jusqu’au début du 19°. On rasait sec et c’est pourquoi les peintures ont été recouvertes, par qui c’est un grand mystère mais certainement pas longtemps après leur création. Puis la chapelle a servi de grange comme souvent.

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
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Le château a aussi une longue histoire, c’est normal il date du X° siècle.. enfin sa première construction….

 De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..Troisième partie……….sur le chemin du retour
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encore une petite photo pour le plaisir des yeux

- 32 – J’avais prévu de continuer le voyage vers le Bugey, pas pour sa centrale nucléaire réputée mais plutôt vers le lac de Paladru. Je ne sais pas mais ce nom me parle comme un nom qui sortirait d’une BD de Tardi avec Adèle Blanc-Sec...et puis, au dernier moment je prends le train pour rentrer. Il pleut un peu à Mâcon ce matin, le temps est frais mais surtout le trajet ne présente pas d’intérêt particulier, aucune route bordée de vert sur la carte Michelin et aucun WS n’a répondu à mes messages. Je me retrouve donc seul pour les prochains jours et cela ne me dit rien. Rester avec le souvenir de cette dernière Voie Verte est plus important que de continuer.

Retour. La gare de Mâcon est toujours aussi mal équipée pour les PMR ou les vélos, pas d’escalators ni d’ascenseurs pour accéder aux voies. Ça craint. Un premier train pour Lyon Part-Diou où la gare est comme d’habitude totalement envahie de gens et de vélos. On dirait le japon. Un autre pour Avignon et les espaces vélos complètement occupés. Mais qu’est ce qui se passe ? Tout le monde rentre ? Je saurai plus tard qu’il pleut depuis quatre jours et plus dans le nord et que les gens en ont un peu ras la casquette. Je comprends. J’échange longuement avec un couple bien chargé qui a bien l’air d’avoir sillonné la France de long en large et d’est en ouest. Ils connaissent tout. Ils me parlent de la petite VV qui part de Tournon vers le Mt Gerbier des Joncs. Une petite merveille à ce qu’il paraît. Je prends des notes. Je fais le dernier tronçon avec un belge et son Colnago de toute beauté qui rejoint le sud pour le beau temps, quatre jours de flotte en le Belgique et Dijon. Écœuré! il va être servi il est prévu 35°.

Maison, un mois et trois jours plus tard, 1400km et 13000m de dénivelé positif. On va dire que ça le fera pour cette fois. Nous sommes d’accord ? Nous sommes d'accord..............

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 11:44

De Chambéry à Strasbourg soit les 73, 74, 01, 39, 25, CH, 68 et 67...rien que ça…

Le lundi c’est le redépart et pas raviolis comme certains pourraient le penser. Ciel gris et quelques gouttes qui disparaissent rapidement. Direction le lac du Bourget. Il faudra vraiment obliger les élu.e.s de la commission ’Mobilités’ d’enfourcher des vélos pour tenter de sortir de leur ville sans se perdre. C’est la totale confusion...mais on s’en dépêtre...Le lac….splendide...je le longe avec les Alpes en décor. Le col du Chat se présente sur la carte avec 2 chevrons...fô pas mollir. Heureusement il n’est pas très long et une heure suffit pour le franchir. Dans la descente, vue sur tout le lac magnifiée par le soleil qui l’illumine. En contrebas, l’abbaye Royale de Hautecombe sert de lieu de repos aux divers Rois et Reines de Savoie, Ducs, Comtes et autres SeigneursCar on sait bien que c’est la France qui a été rattachée à la Savoie et pas le contraire. Sans blague….

Je me laisse tenter mais ces salauds n’autorisent que la visite de la chapelle dont les plus beaux tombeaux ne sont pas accessibles de près...ARNAQUE...et rien des abords du lac et de ses jardins. Moues de déception sur les visages des visiteurs comme moi mais qui a échappé à la taxe grâce à la Carte Tintin Reporter que ne me quitte pas…

On m’a assure que Chanaz est une très belle halte avec son ambiance de canaux et son petit camping alors c’est là que je m’arrête. Comme j’ai du temps, j’en profite pour repérer la sortie vers la Via Rhôna que je retrouve ici même mais après avoir fait trois fois le tour du village en suivant les flèches indicatrices je dois bien admettre qu’il y a un problème : je tourne en rond. Heureusement, des cyclistes qui arrivent depuis une petite route me disent que c’est bien par là qu’il faut aller. Impek ! Dîner dans un burger local avec choix de tacovégé. Une bonne bière locale pour le rafraîchissement et le tour est joué. Lecture et dodo. (50km/650+).

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie

- 11 – En camping je ne dors pas bien et le matin tout est trempé comdab’. En fait je ne suis pas fan mais il est tout de même indispensable d’avoir sa tente dans avec soi au cas où aucun WS ne réponde à votre demande et au cas où, aussi, il n’y a aucun hôtel dans le bourg (ça va arriver). Pendant que ça sèche je déjeune sur le petit tabouret pliant vintage acquis sur le BC pour 8 balles. Bien pratique ce petit truc malgré ses 980gr en plus dans les sacoches.

On peut y aller…..direction Vouvray près de Bellegarde et ça va cogner qu’ils ont dit. Ça va cogner !!!!! Un peu de Viarhôna qui serpente dans la campagne jusqu’à Seyssel et son beau pont haubané. Là, la voie se perd et j’ose demander à un secrétaire de la mairie et il a l’air d’ignorer totalement que sa ville est sur cette voie verte. Vrai qu’il roule en Audi le mec. Pas très concerné en effet par le vélo. On passe...je la retrouve un peu plus loin comme quoi elle existe belle et bien mais le long d’une grosse route. Vite, fuyons par la campagne. A Challonges, je trouve un banc à l’ombre et un robinet d’eau. Faut pas plus...longue pause. Malgré la cagne, il faut bien repartir. Passage par le barrage de Génissiat (1948 mais commencé en 1938) une merveille technologique pour l’époque et certains imaginent vendre ces trésors au privé. Mais c’est DINGUE !!! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_G%C3%A9nissiat). Maintenant, il faut tout remonter.A Vouvray je craque et j’appelle le WS de ce soir et coup de pot il est déjà chez lui. Il vient me chercher et me voila arrivé. Au frais dans la maison au grand confort moderne. Douche et Tongerlo à l’apéro… on sait recevoir dans cette maison. Je suis leur premier cycliste. Ça se fête !!!! (50km/650+).

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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Belle rencontre vers Billiat

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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- 12 – Chacun sa gymnastique pour commencer la journée et F. Se propose de m’accompagner sur les premiers kilomètres. Presque 20 au bout du compte par une route qu’il choisit pour bien connaître la coin. Lui et son épouse sont des adeptes des vélos de course mais ils espèrent en nous recevant chez eux que nous leur donneront l’envie de voyager par les belles histoires que nous leur raconteront . J‘ai fait de mon mieux. Il me laisse à Chèzery et je n’ai plus qu’à continuer jusqu’à Lajoux où des amis m’attendent…. Pour une nouvelle pause de 4 jours…. COOL !!!!! (50km/1030m+).

Interlude : 4 jours dans le Ht Jura. On peut pas faire moins quand les amis vous demandent de rester. Personnes magnifiques de générosité, d’accueil et de partage alors on fait des choses ensemble. Dévoiler la roue AR du vélo de L., aider à la fabrication d’un boîtier électrique en triphasé, trouver le bon câble pour écouter la musique du téléphone sur la chaîne parmi tout un tas de trucs, regarder L. fabriquer ses lampes en papier… quel boulot et quelle patience, passer la journée avec Scott, le chien sympa des voisins qui a fait quelques kilomètres pour la compagnie des gens qu’il apprécie. Faut juste le raccompagner en voiture le soir. Assister à la sortie des génisses dans le pré après des mois d’étable. Elles ressemblent à des cabris en liberté, folles de toute cette herbe grasse et toutes ces fleurs à déguster. Se baigner dans un lac, chercher du pain dans une ferme à vélo, assister à un concert de musique réunionnaise et une pièce de théâtre sur la vie de Molière. Manger des poêlées de morilles à la crème, du bon fromage et des vins ‘nature’, danser le soir sur des super musiques et après il faut quitter ces amis et repartir à vélo. Mais on y arrive après de belles étreintes !!!

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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- 17 -

- 17 – Le lundi matin je repars donc sous un ciel encore bleu par le lac des Rousses, Bois d’amont et la forêt du Risoux et sa petite route intime. Après Chapelle des bois, le gris l’emporte sur le bleu et l’orage finit par éclater. Heureusement, je ne suis pas loin de mon étape du soir et je me retrouve bien à l’abri chez des WS et tant mieux car il ne va pas arrêter de pleuvoir de toute la nuit….encore un couple étonnant, sportifs à plus de 70 ans qui se sont rencontrés sur internet. Lui ancien chef étoilé à la retraite mais plutôt viande et poisson alors je n’aurai pas droit à sa cuisine… tantpitte. En face, c’est Mouthe et la naissance du Doubs qui sera un peu le fil conducteur de cette partie de voyage enfin dans la mesure du possible car il n’est pas toujours possible de la suivre par la route. Le GR5 le suit en partie mais c’est à pied.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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quand vélo dort sur un tapis persan...et sortie de l'école des vaches

- 18 - Pluie, pluie, pluie et je dois attendre jusqu’à 10h00 pour qu’elle cesse. Ça descend jusqu’au lac de St point et son petit village de pécheurs à Port Titi… trop mignon avec ses petites maisons peintes. Non ce n’est pas une blague et pas non plus dans les caraïbes mais bien dans le Ht Doubs. Oui on a quitté le Jura. Pontarlier, fait pas chaud mais le Doubs passe par là. Picnic près de la place de la mairie. Une jeune asiat se promène avec une canette de bière à la main. Elle a l’air totalement à la dérive. Courses à la Ruche locale et on y va. Très belle vallée qui monte doucement, Les Etraches, Les Alliés, Les Gras. . Des vaches, des vaches. Morteau les saucisses c’est pas mon dada mais le Doubs est là. L’office du tourisme est là pour recharger mon téléf en rade. Je remercie ces dames qui ont toujours été d'une grande gentillesse et toujours prêtes à rendre service en proposant jusqu'à des impressions si besoin. Vraiment top !!!

En attendant je me laisse tenter par un mille-feuilles de la pâtisserie locale. Pas frais que je leur dis. On ne me l’a fait pas coté pâte feuilletée. On nie en bloc ! Foutaises ! Ce soir je dors en Suisse aux Brenets. Y’a plus qu’une belle cote à gravir et je suis arrivé chez une WS. - K. est pasteure et vient de terminer un office. Le vélo dort cette fois dans une espèce de salle où il se peut qu’il y ait des offices. Le repas sera extra avec une belle raclette revigorante. Hier c’était plutôt léger et K. m’offre une bonne bière locale. Super soirée avec cette femme à la vie tellement différente. Elle me signale aussi que sa sœur C. est à l’accueil d’un des musées de La Chaux de Fonds et que je pourrais la saluer de sa part. Ça tombe bien, j’ai bien l’intention d’aller visiter cette ville. Allez, au dodo.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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Port TITI

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- 19 – Beau temps pour rejoindre LCDF….petites routes bien pentues à travers la campagne. Un beau renard sur la route surpris. Le vélo ne fait pas de bruit. A mon arrivée au musée, je nomme C. par son nom et imaginez sa surprise. Je lui conte tout de suite l’ histoire. Du coup, elle m’offre un passe gratuit pour les trois musées de la ville. « J’ai le droit » me dit-elle. Les affaires du vélo rangées au vestiaire, je suis libre de me promener dans ce parc aux 3 musées. Musée de l’histoire de la ville avec des personnages aussi célèbres que Le Corbu, Blaise Cendrars ou un certain M. Chevrolet, le père de l’Impala….des photos, des maquettes, des objets en tout genre. Le musée de l’horlogerie donne le tournis avec toutes ces pendules qui donnent l’heure depuis la nuit des temps, du clepsydre à l’horloge atomique où on ne comprend que dalle, y’a pas d’aiguilles. Le musée des Bx Arts propose une très belle collection (donation) des peintres impressionnistes les plus remarquables. Un tableau de chaque, ça suffit. Au sous sol un peintre inconnu (collectif) Lamarche/Ovize qui donne dans les légumes et autres incongruités. Et puis des œuvres autour de le Style Sapin ou une variante suisse de l’art déco, architecture, meubles, céramiques, vitraux et d’autres (https://www.mbac.ch/expositions/). Quatre heures dans cette ville et encore je n’ai pas fait le parcours des villas…. Y’a de quoi faire encore plus. Je vous conseille ce détour un jour que vous passerez par là.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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Musée des Beaux Arts de La Chaux de Fonds

Bon, c’est pas le tout mais j’ai de la route à faire, je n’ai pas d’argent suisse avec moi alors retour en France. Mais il est 16h00 et c’est l’heure des fadas de la route, je veux dire des frontaliers qui rentrent chez eux et c’est tous des barjots qui foncent en bagnoles et bien sur tout seul dans leur bagnole. Le covoiturage n’a pas encore été compris ici et pourtant, ils prennent tous la même route (y’en a qu’une) et à la même heure. On croit rêver. On m’avait bien prévenu. Ça cartonne même un peu… sans mal visiblement. Looooongue descente jusqu’au Doubs où je peux rivaliser avec certains prudents mais dans la montée, y’a pas photos, ils vont plus vite…………..et ça pue …………….. Maîche enfin pour l’étape du soir et heureusement un camping…..paske y’a rien d’autre, pas d’hôtel donc pas le choix d’où la nécessité de la tente comme je vous causais auparavant (chinois). Y’a déjà un cyclo qui a planté la sienne mais du genre tunnel sarcophage...bonjour la claustro… quand j’ai planté la mienne il vient me voit et me dit : »Mais c’est un palace !!! » En effet à coté de la sienne, ma Hubba Hubba fait grand style mais j’aime bien un minimum de confort vu que y’en a pas en camping. C’’est Fabien et il fait un voyage mémoriel autour des massacres et des camps durant la guerre et ses étapes se nomment Oradour, Tulle, Plateau des Glières, et ce jusqu’à Auschwitz où il remettra un manuscrit au directeur du lieu. Il vient de Pau et voyage léger avec un gravel Fuji. Jeune, il a la pêche. Il popote sur place et moi je vais au resto à coté. Salade, fondue et tiramisu rhubarbe...faut bien ça pour ravitailler. Bonne nuit.

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- 20 – Pendant que ça sèche, je partage le ptidèj avec Fabien. J’apporte le pain et la confiture et lui l’eau chaude pour le thé et on peut y aller. Nous nous séparons au village et promettons de nous retrouver à Strasbourg où il fait étape comme moi. Je retourne en Suisse pour l’étape la plus drôle de ce voyage : « De Maîche à Courtemaiche », ça ne peut pas s’inventer ce truc ! Tchao mec !

Je vais retrouver le Doubs qui est encore une belle rivière et qui fait un grand virage au fond de la vallée comme s’il disait : »Ah non, la Suisse je ne reste pas, je me contente de la visiter». Voyez la grande boucle qu’il fait à St Ursanne avant de revenir en France.

Trévilliers : arrêt Comté dans la laiterie locale puis longue descente jusqu’à Vaufrey (-350) où le Doubs coule des beaux jours. Encore une très belle vallée. C’est le week de l’ascension et les motards font du pétard. Je la quitte à Glère pour plus de calme et une belle montée (+440) jusqu’en Suisse par le col de Montvoie (858m) et Porrentruy. C’est la Suisse et la ville est calme. Plus que quelques km pour atteindre Courtemaiche mais je me retape une cote dont je me serai bien passé. Je suis un peu naze. Mes hôtes m’attendent dans leur ferme après une dernière montée. Mais pourquoi faut-il qu’ils soient si souvent planqués dans les hauteurs ? Je me demande bien !!! Ouf, pause !!!!!!!

Ce sera un très belle soirée avec ce couple super sympa, elle véto et enceinte pour presque bientôt et lui agriculteur. Un pote aussi véto et apiculteur vit avec eux et des amis sont là avec leur 4 enfants et camping car pour le week-end. Belle ambiance autour du repas avec plein de bonnes choses à manger du jardin. Bière locale mais vin des Côtes du Rhône...quand même …je m’écroule en m’excusant vers 21h00. La chambre donne sur un paysage apaisant et totalement calme ……des vaches et le train suisse qui passe dans la vallée……...super nuit ……………...

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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- 21 – Les gens partent au boulot et Tanguy m’offre un pot de miel tout juste extrait...le frontière française n’est pas loin, je ne vais pas dire que j’ai du miel de contrebande dans la sacoche. Personne au poste,,,y’a pas de poste. Par une petite route et une vallée de toute beauté et des villages aux noms aussi bizarres que Chavanatte et Chavannes le Grand ( pas si grand en fait, encore des menteries), j’atteins l’Euro Vélo 6 à Dannemarie, premier village avec boulangerie et café. C’est le désert cette région. Il ne me reste plus qu’à suivre la voie verte jusqu’à Mulhouse le long du canal Rhin/Rhône. Des écluses, des ragondins et des hérons en pagaille..même pas peur ces animaux et une heure pour atteindre la ville avec un bon petit vent dans le dos. Grande ville, week-end, plein de monde et rien pour pieuter, même le 4* est complet. Y’a bien une chambre d’hôte à 90 balles. Je demande à la dame si le jacuzzi et le massage sont compris dans le prix. Non, mais y’a le petit déjeuner. Ben heureusement. N’importe nawak ! Les filles de l’Office du Tourisme m’indiquent un camping à 10 bornes à Heimsbrunn. Pas vraiment de voie verte pour y aller, faut que je me tape la route mais j’ai de quoi pieuter ce soir, c’est le principal. Camping très familial et un bon petit resto italien dans le village avec bière pression bio. J’en demande pas plus. Je dis tout de go au patron que j’ai une faim d’enfer et il me fera un méga plat de fetuccinis aux légumes, crème et fromage. Un régal et comme y’a une bonne tarte à la rhubarbe en dessert, je suis comblé.

Un animateur ma propose de pousser la chansonnette mais je passe mon tour. Je ne sais pas si la soirée aura été un succès mais quand je pars ils ne sont que trois au bar. Au dodo.

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-22 – C’est comme ça tous les matins, faut qu’ça sèche...tagada tsoin tsoin...et après on peut partir. 9H30. Voie verte tout le long ou presque, solo ou partagée. Wittelsheim et des derricks où je rate un musée de la mine. Rouffach, assez jolie, puis Eguishem, drès choli bedi villach alsacien comme un décor de cinéma et pas trop de monde. A Colmar je retrouve la foule et comme il est impossible de mettre les bagages en sécurité au musée (pas de vestiaires, bande de cons), je continue vers Sélestat. La voie verte devient VV11 ou Euro Vélo 5 et elle serpente à travers les vignes et c’est vraiment chouette. Beaucoup de vélos dans tous les sens, des courses, des randos et des zélecs.

Ribeauvillé vue de loin et voila Sélestat et comme partout, TOUT EST COMPLET. Reste une place au camping que je m’attribue derechef mais bof la place à coté d’un camping car de 8 mètres de long. Ça ressemble à un mur infranchissable et d’une laideur inimaginable...des gardois…..avec moto sur le rack derrière….même pas de vélo….des gardois quoi ! (80km/220+)….. dîner dans un restobiovégé bon dans la ville mais à peine rentré au campim, vla la techno qui se réveille. Y’a une teuf dans le stade à coté….fuck !!!! Putaingue, malgré les boulkiès rien n’y fait, c’est comme si j’y étais. Solution, mettre les écouteurs et ma propre musique mais les infrabasses remuent les organes quand même….heureusement cela cessera vers 1h00 du mat’. Les campeurs se souviendront de cette nuit à Sélestat, pas si céleste que ça Sélestat et de la visite de la cigogne, jeune beauté locale. (80km)

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- 23 – Ça sèche vite pas de rosée et chaleur. Tout le monde remballe, c’est la fin du week-end.

Dernier tronçon vers Strasbourg, 50km de vent dans le pif et après quelques déambulations dans la campagne, je trouve la voie verte qui suit le canal pour la grande ville. Ca va pas être folichon car la carte montre une ligne droite de 35km à part une petite courbe au milieu. Bon ben faut y aller. Zone industrielle, faubourgs et enfin la ville. Le schéma habituel des arrivées en ville. Office du tourisme pour trouver un hôtel, mon pote Yvan m’a dit que la maison est covidée et qu’il vaut mieux attendre un peu pour venir alors je vais attendre. Hôtel moyen mais à 65 balles y’a pas mieux en ville. Bière avec Fabien, repas pas compliqué et dodo...(60km...tout plat)

- 24 – La foule est partie et la ville est plus calme. Fabien me propose la visite du quartier européen , pourquoi pas, je n’y aurais pas pensé directement. Putain, putain, on est quand même tous des européens !!!! Photo de groupe avec une délégation norvégienne, Cour de Justice et Parlement. Devant Arte, Fabien fait un arrêt dans l’espoir de parler avec un journaliste car il leur a annoncé son projet de voyage… que dalle !!! Chaîne élitiste !!! Antje, une allemande vient nous accoster alors que nous sommes assis sur les marches. Elle est de Rostock et est venue avec le train et son vélo. Ça fait une trotte genre 15 heures de train. Quand on aime on ne compte pas. Puis nous partons pour un picnic au jardin botanik.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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Je consacre l’après midi à la visite de la ville. Plus de queue pour la cathédrale et son horloge astronomik monumentale de 1574…quel délire !!!!

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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La ville se découvre peu à peu dans une ambiance cycliste des plus confortables. Très peu de voitures dans le centre ancien et c’est très bien. Place aux vélos !!!! Et il y en a des tas et cela me rappelle la Belgique mais aussi des pauvres carcasses abandonnées à des plots, pneus crevés, selles disparues, roues tordues et tout cela à jamais oubliées par des propriétaires peu amènes de penser aux véhicules qui les ont transportés durant leur passage en université ou ailleurs. Quel dommage !

Quartier de la Petite France, ponts couverts, quais, canaux, cette ville est un véritable musée à ciel ouvert et en plus sous un ciel bleu c’est encore mieux. Je sillonne la ville en me perdant. Tiens, un Vieux !!! Impossible de résister je ne le connais ce Vieux là. Hop, allons voir son rayon Vélo et c’est une bonne idée car il y a des trucs qu’on ne trouve pas ailleurs et c’est jours de promo alors j’en profite. Je reçois en même temps un appel de David de la famille à vélo et quand il sait que je suis dans le temple de la rando et autres zactivités il me demande de lui trouver un bouchon de gourde espécial. Pof, juste devant moi ! Comme nous avons l’intention de nous revoir sur l’EV6 je me charge de leur apporter. Courrier spécial et pas vraiment express. Du coup, j’abandonne l’idée de retour par les Vosges, ça me fait trop plaisir de les retrouver sur leur parcours vers Budapest.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
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Quartier de la Petite France, ponts couverts, quais, canaux, cette ville est un véritable musée à ciel ouvert et en plus sous un ciel bleu c’est encore mieux. Je sillonne la ville en me perdant. Tiens, un Vieux !!! Impossible de résister je ne le connais ce Vieux là. Hop allons voir son rayon Vélo et c’est une bonne idée car il y a des trucs qu’on ne trouve pas ailleurs et c’est jours de promo alors j’en profite. Je reçois en même temps un appel de David de la famille à vélo et quand il sait que je suis dans le temple de la rando il me demande de lui trouver un bouchon de gourde espécial. Pof, juste devant moi ! Comme nous avons l’intention de nous revoir sur l’EV6 je me charge de leur apporter. Courrier spécial et pas vraiment express. Du coup, j’abandonne l’idée de retour par les Vosges, ça me fait trop plaisir de les retrouver sur leur parcours vers Budapest.

Cette famille, Papa, Maman et leurs trois filles, 4, 7 et 9 sont partis à vélo depuis leur petit village de l’Aude jusqu’à Budapest au moins et peut-être la Roumanie si les six mois qu’ils se donnent pour faire se voyage le leur permet. Papa et la moyenne sur un Pino Has plus remorque, le tout pesant près de 200kg, personnel compris. Maman avec porte-fille et remorque Bob et la grande sur son propre vélo… Chapeau bas les amis ! Des distances moyennes de 35 à 40km par jour, parfois plus quand il le faut. Des pauses hedbromadaires dans des campings avec petit bungalow et des pauses mensuelles plus longues pour se reposer vraiment. Ilelles sont passé.e.s chez moi juste avant que je parte et nous nous donnons souvent des nouvelles. Ils doivent être en Allemagne maintenant. Voyage fait uniquement sur des voies vertes qui longent fleuves et rivières pour éviter toute cote fatale. On le comprend très très bien.

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie
De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie

Je cherche une bonne bière à boire car la Météor locale c’est vraiment pas mon truc, trop sucrée et puis c’est l’heure. Tout en continuant à ma perdre dans le dédale des rues, je tombe ur un bar qui affiche une carte alléchante… Vamos. Bon, il s’appelle Canapé Queer. Et pourquoi pas, il y une terrasse où je m’installe. À la table d’à coté, un garçon très efféminé lit une roman graphique. Je bois ma bière, excellente nonobstant et peu à peu nos regards se croisent et quand nous décidons de rester là pour dîner c’est naturellement qu’il me demande si nous pouvons partager une table. Mais bien sur ! Sacha, c’est son nom me raconte sa vie et son envie de créer un tel lieu à Lons-le Saunier d’où il vient. Ingénieur au CNRS il pense nécessaire de créer ailleurs un lieu où des gens qui lui ressemblent peuvent se retrouver. Ses relations avec sa famille sont très bonnes et il se sent l’envie de retourner chez lui. La terrasse se remplit de gens de toutes tendances et l’ambiance est vraiment extra. Super d’être tombé sur un endroit aussi cool ! Le plat végé est excellent et la bière de même...quoi de plus ? Nous nous saluons quand nous partons, bien contents d’avoir parlé durant ce long moment. Salut Sacha et bonne suite.

En face il y a une école et c’est une ballet de parents à vélos, vélo-cargo quand y’a du monde à transporter qui passe devant moi. Le monde de demain est là mais en partant je m’aperçois que mon pneu ar est à plat . Quoi, un Schwalbe crevé mais appelez moi le patron illico !!!! Retour hôtel pour réparer, le matos est là-bas. C’est pratique, lavabo et douche… on dira rien à la réception. Le trou est tellement petit que les bulles sortent toutes les secondes… un micro fil d’acier dans le flanc du pneu, justement là ou il n’est pas protégé. Un attentant ??? c’est sur ! Je répare et j’arrive à la fin du concert ? Fabien et Antje m’assurent que je n’ai rien raté… c’était pas terrib’. Allons boire une bière pour se remettre de ces émotions. Misère, y’a que de la Météor !!!!

Adieu les ami.e.s et bonne continuation. C’est l’heure du dodo.

 

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..2éme partie

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 06:55

Part ouane : d’Avignon à Chambéry soit les 84, 26, 38 et 73...

Le voyage peut se faire diverses formes. On peut prendre l’avion, en général une compagnie Abakou, pas forcément pour y aller mais ça permet de passer un week-end ou plus dans une ville ou une région pas trop éloignée mais c’est pas grave, on peut dire en revenant qu’on a « adoré Lisbonne ou Bratislava » . Ça fait chic, on n’a rien vu du paysage mais les restos et parfois les musées étaient bien.

Y’a aussi ceux qui prennent leur voiture pour traverser fissa un pays et se rendre sur une plage bondée mais c’est pas grave là au moins il fait beau.

Et puis, entre autre, il a la solution de prendre un vélo et de partir. A vélo, mais tu déconnes ? Ben non, justement je ne déconne pas et c’est le moyen de transport que je choisis. Ça ne va pas très vite, mais dans les descentes si, les cols se franchissent un peu plus vite qu’à pied mais pas tellement plus mais c’est pas grave, j’ai le temps.

Cette année, j’ai choisis Strasbourg comme destination pour revoir un vieux pote du collège pas vu depuis plus de 20 ans et peut-être même plus. On a rendez vous fin mai.

On est le 7 et je pars…...pas de bol, y’a un mistral du tonnerre et c’est pas du tout sympa de pédaler contre lui, on perd toujours !

-1- Train jusqu’à Bédarrides après une petite révision chez les amis de Roulons à Vélo : chaîne neuve et réglages divers. Une jolie fille à vélo m’indique le chemin pour sortir de la ville, c’est plat au départ le long de l’Ouvèze puis des petites bosses pour avaler Vacqueyras, Gigondas, Seguret mais le tout avec modération, le tout en 4 heures et en pédalant dans les descentes… ouf, ouf, ouf !!! pour atteindre Nyons ou plutôt Vinsobres où je peux planter ma tente. Ça suffit pour aujourd’hui. Un dame du camping car vient m’aider car le vent rend la manœuvre impossible. Merci M’dame, bien aimable. Petit resto et dodo. A demain. (49 bornes).

-2- Le lendemain, c’est dimanche et à Nyons c’est le jour du marché et y’a du Gibassier, du pain pour mes hôtes de ce soir et plein de bonnes choses à manger pour la suite. Je ne vais pas loin, Bouvières pour préciser car ça ferait trop long d’aller jusqu’à Die. Faut profiter du paysage et justement il est beau  comme les Gorges de Trente-Pas. En fait, y’en a plus, j’ai compté.

Arrivée à Bouvières en début d’aprèm mais les WS sont là et m’accueillent. Couple de Hollandais qui retapent une maison au bout d’un chemin qui grimpe sec….maison écolo, paille de lavande et terre pour isolation et Rocket Stove pour le chauffage (pour ceux qui n’en veulent savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%Aale_de_masse_rocket). En deux mots, supers moments partagés à parler de Jeriquaquara au Brésil et de tempête aux Açores, entre autre. (35 bornes et +800)

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..
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Le Gibassier et le Rocket Stove

-3- Le lendemain matin petit arrêt café à l’échoppe du village. La dame fait des calissons extra à la lavande et des biscuits itou. Faut pas rater.

Premiers petits cols en pente douce vers St Nazaire-le-Désert : col Lescou (830) et col de Muse (933). Le paysage de la Drôme provençale est d’un calme extraordinaire et je suis quasiment seul sur cette route.

Pause à St Nazaire. D’autres cyclistes font de même. Faut avouer que le village est très beau. De là longue descente jusqu’à Die où j’arrive juste avant la pluie. Et ce soir accueilli chez une santonnière. Je peux écrire son nom, elle est connue : Mireille Jean Dit Gautier (https://www.santonsjeanditgautier.com/). C’est comme ça les rencontres avec WS et encore une belle soirée à l’abri. (60 bornes 600+).

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- 4 – Départ pas trop tôt pour éviter le froid. Le col du Rousset me regarde de ses 1254m à gravir et ses 20km. Je vais prendre mon temps en profitant de chaque virage et de la vue qui s’offre à mes yeux. Pas trop de monde, des motos qui me doublent et que je retrouve à des panoramas. Les discussions naturellement. Puis c’est le col et le tunnel qui débouche sur la plateau du Vercors… pause picnic et gourde remplie par l’employée de l ‘office du tourisme. Looooongue descente jusqu’à La Chapelle (Mur des Fusillés) mais j’arrive trop tôt et le camping est moche. Je dis bonjour au vélociste à qui j’avais demandé un hébergement mais qui m’avait dit non car sa femme est sur le point d’accoucher. Je continue jusqu’à St Martin par une très belle route en forêt. Y’a pas vraiment de routes moches dans le Vercors. Petit camping dans les bois mais tout de même 12 balles pour planter la tente….je pensais me régaler dans le resto du village mais c’est complet il paraît...même pour une personne… je les maudis….heureusement il y a une petite épicerie et une boulac tenues par des mecs sympas...petites courses et me voila sauvé...la bière locale pour la soif….Bonne nuit. (45km/1120+)

De Beaucaire à Strasbourg par les montagnes du Diois, du Vercors, du Haut Jura et au delà…..
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-5 - Petit dèj sur une table en attendant que tout sèche au soleil. La nuit a été fraîche. Tiens, y’a un petit col juste au dessus et ça évite la route. Vamos… bon, ça grimpe raidos dans du 8 % tout de suite et tout le temps mais ça vaut la peine et no caisse et no bike sur cette route. Le col de Herboulilly (1370m) offre un panorama incroyable sur le GR de la traversée du Vercors et je me souviens bien être passé par cette magnifique vallée. Une famille à vélo, maman avec carriole et petit garçon qui viennent de l’autre coté. Cote à 13 % !!!! dans la descente, une immense croix rend hommage aux résistants morts au village de Valchevrière en contrebas. Il a été laissé dans l’état, c’est à dire entièrement brûlé par les nazis. Seule la petite chapelle a été épargnée. C’est ma pause du jour.

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Villard, ça cogne un peu. On me conseille une petite route parallèle à la grande où les bagnoles sont légions. Calme mais défoncée...ça secoue.. A St Nizier du Moucherotte, je m’arrête un moment au mémorial des résistants tués dans la ville. Du monde. Puis c’est la graaaande descente jusqu’à Gren après un long arrêt devant le panorama grandiose qui se présente : Chartreuse, Belledonne, Oisans...La grosse claque, on peut rester des heures devant le spectacle...Ce soir je suis hébergé chez des amis de mon asso préférée...Un couple à l'histoire de profs en Algérie avec R75/6 achetée en 1973 et toujours dans le garage…. La classe totale . Nous allons longuement échanger sur les évènements politiques actuels. Faut dire qu'il y a de quoi. (57km - 1020+).

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- 6 – Départ tranquille vers Chambé. Pas dur de traverser une ville dédiée au vélo comme Gren. Plus loin, ça se compliquera et il me faudra jongler entre des pistes cyclables, traverser un chemin enneigé et des portion de route. Le travail est un peu à revoir sur cette Voie Verte. Heureusement, avant Chamb, tout est clair et elle me mène jusqu’aux portes de la ville où je retrouve B, une autre copine de l’asso. Je vais rester trois jours ici justement pour une réunion. On se retrouve après cet épisode. (66km – 410 + - total de la première partie : 309km et 4090+)

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Neige et Lutte

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 08:06

1er jour : Portbou

Trouvé un tarif défiant toute concurrence pour aller à Portbou et devinez quoi, le train s’arrête à Beaucaire et c’est direct. Il me faut 5mn à vélo pour aller à la gare. Si ça c’est pas du bonheur.

Comptez tout de même presque 4 heures pour rallier la première ville espagnole. On s’en fout, on a le temps.

J’arrive vers 16h00 et il reste encore plus d’une heure et demie de jour. Autant en profiter et rouler un peu. Faut juste se taper deux belles cotes, une vers la France (165m) une autre vers la Catalogne (200m) mais je la réserve pour demain, c’est justement par là que je vais.

Direction le coll del Belitres. Ce col est bien connu pour avoir vu passer les centaines de milliers de réfugiés républicains lors de la Retirada. La France, terre d’accueil, comme tout le monde le sait bien, les a tout de même fait patienter quelques jours avant d’ouvrir sa frontière. Un mémorial retrace cette histoire et les photos attestent de ces moments douloureux.

En bas de la cote, Cerbère, mais c’est pour plus tard. Un militaire noir vient me demander si j’ai vu quelqu’un à pied. Il m’a suivi aux jumelles et me détaille mon parcours et mes arrêts. Je dis non.

« Il a du se cacher alors » me répond-il.

En même temps, il n’est pas obligé de passer par le col pour passer la frontière. Il y a de la montagne partout et c’est impossible de tout surveiller. Bonne chance à lui. En revanche par la mer, ce n’est vraiment pas le bon jour. Un vent incroyable (35 nœuds) la transforme en écume blanche. Pas bon pour les migrants.

Je redescends vers Portbou où un petit hôtel modeste m’attend (Hostal Juventud, 30€ la nuit avec petit dèj). En revanche, tous les restos sont fermés, c’est mardi et jour de fermeture en Espagne. Je savais pas. Je me démerde avec des courses dans un supermercado et une petite cuisine à l’hôtel. Ça ira pour ce soir. Bona nit.

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Je redescends vers Portbou où un petit hôtel modeste m’attend (Hostal Juventud, 30€ la nuit avec petit dèj). En revanche, tous les restos sont fermés, c’est mardi et jour de fermeture en Espagne. Je savais pas. Je me démerde avec des courses dans un supermercado et une petite cuisine à l’hôtel. Ça ira pour ce soir. Bona nit.

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2ème jour : Portbou > Roses par Cadaquès (55km - +950m)

Les affaires sérieuses commencent et le proprio de l’hôtel ne manque pas de me saluer en lançant :

« Buena subida !!! ». Merci mon ami !!!!!

200m à gravir pour ce premier col : (Coll del Frare - 206m). L’ancienne route évite les tunnels mais le vent est vraiment violent. Gaffe !!!!

Redescente vers Colera, re-col (coll de Sant Antoni, petit 100m). Redescente vers la plage de Garvet et arrivée à Llança, un grand port de pêche. La chaleur arrive. Jolie petite route qui monte et qui descend jusqu’à El Port de la Selva. Pause au soleil et à l’abri du vent surtout avant d’entamer la longue montée jusqu'au col qui mène à Cadaquès. Magnifique route dans La Reserva Natural de Cap de Creus. Au col (Coll de la Perafita- 245m), descente qu’il va falloir se taper dans la montée au retour mais c’est prévu au programme. Vamos !!!!

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Cadaquès, choc d’élégance. Maisons blanches, eaux turquoises, à l’abri du vent. On comprend sa renommée. Je reste un long moment à la parcourir à vélo dans tous les sens.  Arrêt picnic devant la plage et petite gâterie dans la pâtisserie locale. Cabelo de Angel, pour pas changer.

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Encore un peu de route pour rejoindre Roses, l’étape de ce soir. Le col donc puis une très looooongue descente pour rejoindre la mer. Ça c’est cool. Sans le faire exprès, la route m’emmène à l’hôtel de ce soir : Montmar. Je monte en confort, chambre avec salle de bain. 44 balles avec le petit dèj, ça reste raisonaibeul comme on dit. Presque du luxe avec une salle de bain qu’on dirait qu’elle a été conçue exprès pour moi. Mais visez moi cette merveille !!!!

De toute façon, tous les campings sont fermés et il n’y a pas de Warmshower disponibles dans le coin ou alors ils se cachent bien. L’hôtel reste la seule solution.

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie

Balade à pied dans la ville. Deux merveilles, tour des remparts, vue sur les Pyrénées, bord de mer et terrasse pour une bonne petite bière bien méritée….deux même. La nuit tombe et deux conn….. demandent d’allumer le chauffage. Chte jure, on est vraiment mal barrés !

Trouver un endroit pour manger et dodo...

 

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Jour 3 : Roses > Palamos - 82km et un peu de cotes

Petit dèj sérieux avec grand buffet. Je me sers à gogo en vue de la longue journée qui m’attend. . Une voie cyclable partagée tranquille (il est bon de partir tôt) pour commencer dès la sortie de la ville qui fait traverser las Salinas (y'en a plus, le changement climatique , c'est marqué sur le panneau) puis une Marina de dingue. A Castello d’Empuries, on signale un parcours recommandé pour les vélos : je fonce. Ça va m’éviter une route blindée de bagnoles et en plus elle serpente, mi piste mi goudron, dans le Parc Natural dels Aiguamolls de l’Emporda ce qui ne gâche rien.

Sant Pere Pescador. Sur la route, les ruines romaines d’Empuries, je passe. L’Escala, station balnéaire vraiment pas moche. Surprise sur la route de passer par une ville cousine : Bellcaire d’Emporda.

J’ai du temps alors, un détour par Begur juste pour voir. Et paf, un petit col (180m) mais ça vaut le détour comme dirait Michelin. Vue immense depuis le haut de la ville (214m) sur la chaîne des Pyrénées… Ouahou !!!!

 

Les Salines

L'Escala

Bellcaire

Begur

 

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Et allez, grande descente pour rallier Palafrugell. On se régale. De là, une piste cyclable (carril bici) mi goudron, mi terre, impek, rejoint La Fosca et Palamos, l’étape de ce soir.

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Palamos, mais pourquoi donc cette ville balnéaire et le but de ce voyage ? Et bien parce que je la connais depuis 1958, année où mes parents décidèrent de venir passer leurs vacances dans ce pays. Ma mère me racontait qu’à cette époque, il n’y avait que DEUX familles françaises sur la plage dont nous. C’est sur, ça a bien changé mais à la vue des photos de l’époque, ce devait être un petit paradis pour nous mais certainement pas pour ceux qui subissaient la dictature franquiste mais je n’en savais rien. Je sais aussi que mon père disait qu’il fallait pas déconner avec la Guardia Civil et qu’il faisait gaffe sur les routes avec les motards et leur Sanglas 500 (quand même des veaux) . Je me souviendrai toujours de ces types avec leur drôle de chapeau brillant sur la tête.

Alors pour fêter l'événement, car ça doit bien faire 53 ans que je ne suis pas revenu dans cette ville, je me paye un hôtel de luxe 4**** (affaire du siècle 55€ la piaule avec petit dèj…profitons de la basse saison). Les parents se payaient des apéros là mais n’y sont jamais descendus. Alors là c’est le panard surtout qu’à la réception on me dit que je peux monter mon vélo dans la chambre. Sans blague ! Pour un 4 étoiles, c’est plutôt cool. Option que je valide derechef.

Quant à la piaule, ambiance bateau sans le roulis. Les serviettes sont de plus en plus grandes et ne rentreraient pas dans une sacoche de mon vélo…..délicieuse douche puis balade en ville.

Sanglas 500/3...ça devait ressembler à ça

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J’essaye de retrouver la maison où nous logions. Passage à la mairie en leur parlant d’une ancienne usine de bouchons (spécialité de la région… des chênes liège sur la voie verte) qui se trouvait en face (ah, cette odeur si particulière !!) mais que dalle. Je demande aux gens que je croise s’ils sont de la ville et depuis combien de temps et ça marche. Une dame me dit qu’elle est née à Palamos et vous me croirez si vous voulez mais elle a connu l’usine et habite en face. On cause un moment. Carrer de la Creus mais tout à changé même s’il reste une vieille maison mais plus la notre remplacée par un immeuble et la terre battue de la rue par des pavés. Mais quand même, c’était là. Génial !!!

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie

Je m'arrête à la pâtisserie m’offrir un ‘Bras de Gitana’, une spécialité que nous dégustions déjà à l’époque. Miam !!!!

Petite bière dans la Calle Major, deux euros, de mieux en mieux et retour à l’hôtel pour le repas pas plus cher et bien meilleur que dans un mauvais restaurant et bona nit.

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Jour 4 : Palamos > Girona – voie verte – 60km

Le temps toujours aussi beau mais c’était vraiment prévu comme ça. Départ vers 9h30 après avoir déposé quelques cartes postale dans le ‘Buzon’ du coin et hop, direction Sant Feliu de Guixols par Torre Valantina, Platja de Oro et Sant Pol.

Votre serviteur sur la plage de Palamos en 1958 (4 ans) et en discussion avec sa sœur sur les pédalos......y'a pas grand monde sur la plage et le bord de mer n'est pas encore bousillé par le béton.......

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Route le long de la cote. A Sant Feliu, il paraît qu’il y a une voie verte qui va jusqu’à Gerona. Peut-être mais quelle galère pour la trouver. Du coup je fais un tour complet de la ville pour me retrouver à l’Office du Tourisme où je me trouvais il y a trente minutes. Je me fais bien expliquer (les femmes ont du me trouver vraiment con) et je repars. Cette fois ci, c’est la bonne. Ouf !!!!

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie

Je suis tranquille pour 40km….ça monte doucement pendant une vingtaine de km pour atteindre le point culminant à l’ancienne gare de Llagostera (150m) où c’est l’heure de la pause. Je ne fais pas exprès mais il y a un magasin de motos juste à coté et sa vitrine offre une belle brochette de merveilles. Matez moi ça !!!

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Maintenant, ça redescend doucement dans la campagne. Plus la ville approche, plus les cyclistes se font légion. Encore une ancienne gare et voilàla ville. Je me renseigne des trains pour Portbou et je la visite. Quartier piétonnier dans la ville ancienne mais bon pour les vélos. Je grimpe jusqu’à la cathédrale (no foto) que j’ai si souvent observée depuis le train. Les terrasses sont archi bondées. Normal avec le soleil qui tape...pour un mois de novembre faut rappeler !!!

Le train part, moi dedans et une heure jusqu’à Portbou où l’Hostal Juventud m’attend. Encore une belle journée. immense lune sur la ville, ça vaut bien une bière et une assiette de Papas Bravas. La mer s'est calmée pour ne pas dire d'huile. Meilleur temps pour celles et ceux qui tentent la traversée. Bonne chance à eux.

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Jour 5 : Portbou > Collioure par les cols et la cote – 30km et 500m+

Je retourne au Coll de Belitges pour la deuxième fois mais cette fois ci, pas de demi tour. Arrêt au mémorial. L’ancien poste frontière est restauré et se tient debout. Dernière vue sur l’Espagne et c’est la première descente. Cerbère, de 2m on passe à 50, puis 100, puis 123 pour redescendre à zéro à Banyuls…. Arrêt sur la plage. Un couple de cyclistes à l’air d’y avoir dormi. Col de Pere Carnera (67m), plage de Bernardi à 5m, col de Les Portes à 76m. Port Vendres et enfin Collioure. Beaucoup de cyclistes sur cette route qui ont l’air de faire des allers et retours pour le plaisir d’enquiller des cols et des kilomètres. J’en retrouverai dans le train pour Perpignan.

 

 

 

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie
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Collioure, longue halte en attendant le train. Picnic sur la plage entouré de pigeons débiles, de piafs attentifs et de mouettes placides. Se délectent-elles de nos anecdotes ? 

Y'a aussi une bonne pâtisserie où je me régale de son"Retour de plage". Je vous en parle même pas tellement c'est bon (Olivier Bajard qui s'appelle le pâtissier si vous voulez tout savoir).

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Sur le chemin du retour en train…….quelques images

Le train traverse les étangs de Leucate, de La Palme puis de l’Ayrolle et de Bagès. La voie est sur une bande de terre étroite et longe directement les plans d’eau où les Flamands Roses dorment sur une patte ou recherchent leur nourriture. C’est un long moment de pure magie et je ne le rate sous aucun prétexte à chaque fois que j’y passe.

Depuis Salses, le GRE12 passe par les collines puis longe ces étangs pour atteindre Narbonne. C’est une rando à faire (56km).

Ce voyage à vélo entre Collioure et Roses peut aussi se faire à pied par le GR92. Compter 5 jours de marche par les mêmes étapes.

A Très bientôt

Amitiés

Didier

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Vers Agde je suis sur d’avoir vu un message des esstras terresstes……...la preuve

Un dernier tour en Espagne pendant que le beau temps est encore de la partie

les choses qui m'ont chagriné

La quantité d'immeubles aux volets fermés dans les stations balnéaires, ça ne sert à rien de construire pour que ça ne serve que quelques mois dans l'année....réquisition !!!

Les slogans peints sur les murs des routes qui réclament l'indépendance de la Catalogne.

Catalunya no es España

Catalunya (no...rajouté) es Espanistan

liberta para los presos politics (on peut être d'accord)

Gerona affiche vraiment son obsession

Le désir d'indépendance est une forme absolue d'égoïsme envers les habitants des autres régions espagnoles. La Catalogne est riche et cela se voit tout le temps mais ne veut pas partager....

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 07:49

C’était en 1973, ne sachant quoi faire de ma peau avec un bac mention passable dans la poche, je me retrouve à Nice pour passer des concours d’entrée à l’École hôtelière. Y’a deux sections, Hôtellerie et Tourisme. J’essaye le deux, on verra bien. La première ne passe pas, la deuxième oui, touriste pourquoi pas ?

Trouver un logement. Seul. Je me retrouve paumé dans les hauteurs de la ville dans un appart un peu sordide. Changer vite… je me fais pote avec Xof, un gars de ma classe. Les filles restent entre elles. On choisit un appart boulevard de la Californie en face de la mer mais c’est loin du centre et le soir on ne voit personne, vraiment pas la vie qu’on rêvait comme étudiants.

On rechange et on se retrouve rue Masséna dans une piaule immense dans un appart loué par deux élèves de l’école hôtelière, plein centre et à deux pas de l’école. On se calme…

Deux années d’études qui m’ont plus poursuivi que moi les poursuivre. J’avais ma moto et je n’étais pas le seul dans le cas. On s’est vite trouvé un box en face de l’école pour garer nos meules. Triumph Bonneville pour L., 500 Honda Four pour B., 250 GT Suzuki pour Bibi. Il devait y avoir une Duc mais je ne me souviens plus de tout. En revanche, ce dont je me souviens, c’est que le matin en allant au bahut on se demandait parfois avec quelques uns rencontrés sur le chemin si le planning valait vraiment le coup d’aller se faire chier sur les bancs de l’école ou si c’était pas plutôt mieux de prendre les bécanes et d’aller se tirer la bourre sur les routes de l’arrière pays Niçois. Ça arrivait donc souvent qu’on faisait demi-tour pour enfiler les combardes et de vider les réservoirs car à l’époque et de ça je me souviens bien, le super coûtait 0,85ct (0,22€) le litre soit que dalle même pour des étudiants désargentés.

Alors forcément, le jour de l’examen, je me suis fait rétamer. Faut avouer aussi que ça n’a pas du plaire au corps enseignant le jour où j’ai dit à la vieille bique de prof d’anglais que ses cours c’était : "Comme pisser dans un violon". Elle m’a jeté dehors.

L’année suivant je faisais mon armée comme on disait à l’époque et pour les faire chier, je me suis présenté en candidat libre et en tenue de bidasse et je me souviens encore de leur commentaire : «Ah, enfin, vous êtes sérieux maintenant ! » Ça n’a pas loupé, j’ai eu mon diplôme en pure formalité. Ça a fait plaisir au pater qui avait eu l’impression de m’avoir payé deux années de vacances à Nice. Pas faux, dirais-je, un peu vrai même. On peut dire que j’ai appris à piloter une moto sur les routes du coin…. pas beaucoup de lignes droites, beaucoup de virolos. Ça a au moins servi à quelque chose car pour le diplôme, je crois qu’il ne servait pas à grand-chose à l’époque, tout le monde pouvait être Agent de Voyages.

Alain Renouf

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Départ du Rallye de l’École Hôtelière

et 'Bricolage' après petite gamelle sur la Moyenne Corniche....tout le monde rigole

Deuxième rallye Hôtelier. Il fallait se déguiser et décorer nos véhicules. Ça donne ça : La 'Hondadazuki'

des Cromagnotards

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Ma v’la donc de retour sur les terres d’Estrosi qu’à l’époque on appelait l’Estrasse et qui roulait aussi sur des motos mais dans un championnat du monde. J’ai du le croiser lors de sorties avec le Centaure Club de Nice assez connu pour avoir hébergé Alain Renouf (1947-74). Ça rigolait pas sur la Corniche. Il a du vite s’apercevoir que la politique allait rapporter plus que de risquer sa peau sur les circuits. On connaît la suite.

La gare

La poste

Le Musée des Beaux Arts

Les immeubles de la ville

La 'Fausse' Galerie d'art de Jean Moulin

Détails façade Art Déco

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La ville a beaucoup changé, finie la circulation débile dans le centre ville. Les rues et les places sont devenues piétonnes et même l’avenue Jean Médecin laisse passer un tram en son milieu entourée de grands trottoirs. Il doit se retourner dans sa tombe.

Le Payon a été recouvert et laisse sa place à une grande coulée verte où tout le monde se retrouve sur les pelouses et les jeux d’enfants. Musées, pistes cyclable, tram…. Méconnaissable.

Première déception, l’école hôtelière n’existe plus. La rue a été élargie, les bâtiments détruits pour laisser place à des grands immeubles et le tram. Notre petit immeuble de la rue Andrioli aussi, abattu pour du neuf. Ouf, le 28 rue Masséna est toujours là mais la rue est devenue piétonne et les bars et terrasses ont envahi les trottoirs. Ça doit faire un barouf de tonnerre la nuit.

Je marche, je marche et je marche encore. Rien de tel pour voir une ville. Place Garibaldi toute de jaune vêtue, les rues du vieux Nice et sa cohorte de touristes en quête de Socca. Je m’arrête chez le plus fameux juste avant le cohue. Ouais ben c’est plus ce que c’était.

Lycée Masséna

Place du même nom

et façade d’Hôtel 'De Luxe'

 

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La rue Andrioli - Fruits et Fruits, poulets rotis

et le 28 rue Masséna

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Promenade des Anglais, le Vieux Port et la place Garibaldi

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Le ville rend hommage à Fabio Quartararo qui vient d’être sacré Champion du Monde en MotoGP. Deux siècles que le pays attendait ce résultat. Un bel hommage. Estrosi ne pouvait pas manquer ça.

La serrurerie de son père....devenue culte, les panneaux et les trams de la ville.

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