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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 16:06

Alors que je parle avec mon ami J., je remarque qu’il y a un beau poivron bien rouge dans son panier et je ne peux m’empêcher de lui dire que ce n’est pas vraiment la saison des poivrons et il me répond tout innocemment : 

» J’en avais envie »

« Ah mais je croyais que c’était réservé aux femmes enceintes d’avoir des envies subites comme ça, et toi t’es pas enceinte ? « 

Parce que ça peut faire des gros dégâts cette envie subite comme cette histoire du vacher qui a du tuer son unique vache parce que sa femme voulait manger de la viande. C’est un exemple comme un autre et ça fait maintenant partie du folklore traditionnel brésilien : O Bumba Meu Boï. Oui mais quand même, pauvre vache, alors que c’est vrai, un poivron ça paraît moins grave…..en proportion…. Mais multiplié par le million de poivrons, au bout du compte, ça fait pas mal de dégâts aussi.

Et voila…………

Si on prend en compte que ce poivron a parcouru au moins 1500km pour arriver sur l’étale de ce revendeur de poivrons et autre choses insolites en ces temps, sans compter les kilomètres supplémentaires s’il vient d’encore plus loin, ce qui est fort probable, on peut se demander pourquoi cet ami, nonobstant conscient de son acte, a quand même acheté ce poivron.

Et c’est là, à ce moment précis que je mets la notion de bien être en exergue.

Qu’est ce que c’est que se sentir bien, que de sentir qu’on fait du bien à quelqu’un, aux autres et à la planète ???

A mon avis, c’est de penser à tous nos actes, tout ce qui peut faire en sorte que nous allons œuvrer à ce qu’elle se porte le mieux possible et pour un futur serein et nous pouvons faire beaucoup car c’est évidemment dans chacun de nos actes individuels que les choses pourront changer.

Oui, et encore oui car si nous faisons attention à notre vie, c’est celle des autres qui sera impactée. Vous savez ?? Le fameux effet papillon….si je n’achète pas ce poivron qui vient de là bas, je ne participe pas au réchauffement climatique et à la détérioration du climat et de la vie des gens qui vont en être affectés en premier parce que nous, quand même on va être peinards un bon moment non, vous ne croyez pas ??? La montée des eaux va affecter en premier les îles du pacifique, le Bangladesh, et peut-être la Camargue, mais d’ici là, nous aurons pris des mesures mais pour eux, plus compliqué… non ???

Alors ce poivron, et bien non…. Refuser le poivron offert au marché, c’est refuser d’entrer dans le cercle vicieux de l’autocentrisme et du plaisir égoïste. Faire du bien à la planète c’est se faire du bien à soi même et aux autres.

Tenez c’est pareil dans l’autre sens : les poulets français élevés en batterie en Bretagne sont vendus moins chers en Afrique (congelés) que ceux élevés sur place. Comme le poivron espagnol moins cher que celui de Barbantane. Les fameux melons de Cavaillon viennent du Maroc. On apprend que des maraîchers cavaillonnais ont acquis 5000 hectares des meilleures terres arables dans ce pays pour les faire pousser. Estampillés ‘De Cavaillon’ sur les étales des marchés. 2500Km pour arriver chez nous. Main d’œuvre bon marché. L’homme est un marché, une valeur variable d’ajustement.

 

Sketch du Marché du Travail :

Bonjour vous avez quoi comme travail aujourd’hui sur le marché?

Ben j’ai un truc pénible et pas très bien payé ; vous ne ferez pas l’affaire, faut des gens résignés et qui réclament pas trop et puis j’ai un car entier d’équatoriens qui sont prêts à faire le boulot. Vous, vous allez demander des protections sociales, des heures bien réglées. C’est pas possible !!!

Ah bon ? Pourquoi ?

Ben on va pas gagner assez de pognon avec vous alors qu’avec EUX, c’est super rentable !

Ah d’accord, mais c’est pas légal ?

Légal, tout de suite les grands mots

Mais quoi d’autre alors ?

Ben j’ai manut chez Amazon, 39 heures mais faut pas traîner, y’a de la pression et du monde avant vous sur la liste.

Et sinon ?

Ben rien. Revenez en 2022

D’accord

Car c’est la clef, penser planétaire et global tout en agissant dans le local. Si le maraîcher local ne propose pas de poivron, c‘est bien qu’il ne pousse pas dans son jardin à cette époque alors il faut bien se contenter de ce qu’il nous propose et oublier les mirages que le revendeur d’à coté tente de nous refiler. Lui ne les a pas fait pousser mais les a achetés au marché de gros local et souvent aussi des invendus que les grandes surfaces ont dédaigné : trop gros , trop petit, pas assez ça, pas assez ci...

D’aucuns me rétorqueront qu’il n’est pas possible pour tout le monde d’acheter bio ou local car c’est plus cher….d’accord mais il leur est tout de même possible d’acheter le dernier écran plasmatique du dernier cri sans compter le Ifone qui vient de sortir. C’est marrant, ça c’est possible mais des légumes non ….je ne parle pas des voitures quoique dans le coin c’est plutôt des quatrièmes mains ou plus encore qu’on voit sur les parkings, pas les derniers modèles mais ça coûte de toute façon une blinde de rouler en caisse… tout le monde le sait quand il s’agit de passer à la………...caisse……………..

Mon ami R. qui travaillait pour une asso cycliste a essayé de passer dans le domaine pro avec des vélos qui valent plus qu’une blinde, plutôt deux même, et a vite déchanté en face des propos du patron de la boite et des enjeux induis par cette activité : le pognon avant tout et coûte que coûte ( air à la mode). Ça se comprend mais on n’est pas obligé d’adhérer.

De mon coté, j’ai aussi quitté le domaine professionnel dans lequel je travaillais quand je me suis rendu compte que les clients n’étaient devenus que des clients et non plus des passionnés qui venaient parler de leur passion et que nous tentions du mieux possible de dépanner. Fini le papier journal sous le blouson mais bienvenue la selle chauffante ! Alors c’est sûr, quand on se fait chauffer les couilles gratos (25000€ la moto tout de même), on devient de plus en plus exigeant et de plus en plus con….Adios !!

Quant au poivron, il ne faut pas oublier les conditions dans lesquelles il a poussé ce poivron. Serre en plastique, intrants multiples et des ouvriers agricoles souvent venus de loin pour échapper à la misère et à qui on confisque les papiers pour les esclavagiser. Je ne parle même pas des conditions de vie souvent réduites à des abris en plastique construits avec les restes des serres et chauffés avec ces mêmes résidus pétroliers… magnifique ce poivron…. Oh! qu’il va rendre ma cuisine heureuse avec sa belle couleur rouge (sang).

Alors bien sur, on peut ne pas savoir mais depuis le temps qu’on nous le rabâche…….à moins que…. à moins que…. non… ne me dites pas que la belle télé plasmatique du salon n’en parle pas ???

Oh putain…. J’avais oublié de détail.. on n’en parle pas….

Non, plutôt, on n’en parle pas assez, continuellement, tous les jours aux infos :

« N’oubliez pas, ce poivron a fait 1500km pour arriver dans votre assiette et a été récolté par trois maliens réduits à l’esclavage ».

Peut-être qu’au bout d’un moment, ça porterait ses fruits ou ses légumes aussi ?

Le poivron rouge de l’étale du marché n’est qu’un élément parmi tout ceux qui viennent perturber l’ordre naturel des choses et de la vie et tant que nous n’en aurons pas compris les conséquences, les abeilles, les insectes et le vivant en général continueront de mourir en attendant d’être les prochains sur la liste mais personnellement, si l’humain disparaît, la terre s’en portera bien mieux à condition que l’on y ait laissé un peu de vivant.

Le poivron et la planète

El Ejido, ville en plastique pour légumes en toc. Vue du poivron depuis un satellite

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 07:12

En 491 avant notre ère, un certain Philipidès court durant 250km pour annoncer la victoire aux Athéniens. Plus tard, les romains établissent un premier service de courrier public. A la chute de cet empire, tout fout le camp et il faut attendre le 12° siècle pour voir réapparaître ce qui ressemble à un service postal à cheval.

Au XV°, Louis XI crée un service de relais de poste réservé au roi

Au XVI°, la famille Taxis crée un service de courrier qui relie Bruxelles à Rome, Naples, l’Espagne, l’Allemagne et la France. La même année, François Ier met le service postal du roi au service des citoyens (ça met de la thune dans les caisses de l’état).

Dès la fin du XVI° et début XVII°, tout s’emballe, s’organise.

Je vous dis ça parce que je viens d’envoyer un texto à une amie depuis mon téléphone portable et bien qu’elle n’habite pas vraiment tout à coté, mon téléphone m’a informé qu’elle l’avait reçu après moins d’une seconde de voyage.

Ça calme !

Et moi qui suis encore un adepte du courrier ‘à l’ancienne’ comme on dit et qui m’évertue à envoyer des cartes postales ou des lettres, ce genre de communication me permet quand même d’envoyer et de recevoir des informations un peu plus vite qu’auparavant mais c’est aussi à cause de ça que la Poste est en permanente ébullition et que l’on demande à ses préposés de changer de métier………… plus de lettres mais des colis à livrer en véhicule, de plus en plus lourds ou si légers qu’ils ne contiennent parfois qu’un tube de rouge à lèvres ou une pièce détachée introuvable chez votre fournisseur habituel. Ça s’appelle le stock à flux tendu, on n’a rien dans le magasin mais les bateaux, les camions qui tournent indéfiniment autour de la terre se chargent de vous livrer au pas de votre porte et le plus vite possible, s’il vous plaît merci !

Alors, je me pose aussi la question de la nécessité d’aller encore plus vite. On nous parle de drones livreurs, de 5G, de fibre optique, de terras de stockage…………….Mais pour qui et pourquoi ?

Alors que certains lieux ne sont pas encore correctement connectés et que c’est une discrimination notoire quand on sait que presque tous les documents officiels ne sont accessibles que par cette voie dite ‘dématérialisée’, on pense à accélérer des capacités que les nantis possèdent déjà. Alors oui aux élus qui refusent cette technologie pour ne pas enrichir encore plus ceux qui en possèdent déjà les clefs (Xavier Niel, propriétaire de Free fait partie des milliardaires français avec 7,3 milliards en poche) et pour éviter que toute cette technologie dont certains usent et abusent ne vienne faire exploser la consommation énergétique et provoquer les conflits pour l’exploitation des terres rares dont ils sont friands comme au Groenland ou au Portugal en ce moment.

Ralentir permet de prendre le temps de penser et de voir ce qui nous entoure.

Ps : le Groenland vient de votre contre l’exploitation de ces mines par l’élection d’une liste autochtone écologiste.

 

 

 

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 09:34

Vous souvenez vous, il y a quelques mois, les navigateurs du Vendée Globe nous faisaient découvrir des îles dont nous ignorions totalement l’existence : Tristan da Cuhna et l’histoire de ses habitants transportés d’urgence en Angleterre de peur qu’une éruption volcanique les fassent tous disparaître. Il y eu ceux qui restèrent sur la grande île moderne et ceux qui voulurent retourner sur leur bout de cailloux au milieu de l’atlantique (Les bienheureux de la désolation – Hervé Bazin).

Dans les mers du Sus, les Kerguelen sont trop basses pour les approcher, la route passe plus au nord mais n’empêche, Emmanuel Lepage en fait un récit captivant dans sa BD : Les îles de la Désolation, bien que ce ne soit pas le nom de ces îles. Le seul rapprochement avec les terriens se fera lors du transbordement de Kevin Escoffier sur le Nivôse après son naufrage et sa récupération homérique par Jean le Cam. Ces images resteront longtemps dans la mémoire collective.

Plus tard ce sera Louis Burton qui nous fera découvrir l’île de Maquarie. Alors celle-là, personne, à part les scientifiques qui y travaillent et les rares touristes qui y accostent, vraiment pas grand monde oserais-je dire n’en connaissait l’existence. Tu parles, un bout de terre parallélépipédique (vous me l’épellerez cent fois sans faire de fauteoune dé, oune dé, oune dé, les paralélés sont pipés) perdu entre la Nouvelle Zélande et l’Antarctique.

Celle-là et ces quelques voisines, Arte vient d’en parler dans un magnifique reportage sur cette région du globe : Les métamorphoses du continent blanc (Disponible jusqu’au 15/07/2021).

Les îles Aukland, Camplbell et Maquarie sont resituées dans son histoire et on repense à Louis qui n’en a vu que des sommets dans la brume en tentant de réparer avec l’interdiction de mouiller, l’île est une réserve. Nous avons eu plus de temps pour la découvrir.

Plus bas et vraiment pas loin du tout, c’est l’Antarctique, sa glace qui fond, ses bases et ses Empereurs majestueux et sereins car contrairement à ce que l’on peut penser il y du monde qui vit là-bas.

Ce documentaire fait le point sur la situation de ce continent qui bénéficie toujours d’un statut de Terre n’appartenant à personne (N’appartiens jamais à personne………… air connu).

Un peu de culture à ce sujet :

À la suite du traité sur l'Antarctique signé en 1959 par douze États et suivi en 1991 par le protocole de Madrid, l'ensemble des territoires situés au sud du 60e parallèle sud acquiert un statut particulier : les activités militaires y sont interdites ainsi que l'exploitation des ressources minérales sauf celles qui sont menées à des fins scientifiques. Les signataires accordent la priorité aux activités de recherche scientifique. Les expériences en cours sont effectuées par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalités et ayant des intérêts différents. Considéré comme une réserve naturelle, le continent est protégé par la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) et divers accords internationaux sur la protection de la biodiversité et sur la restriction du tourisme. Modeste ressource jusque dans les années 1980, le tourisme attire de plus en plus de visiteurs : 10 000 en 2000, 37 000 en 2010, soit sept fois plus de personnes que le nombre de scientifiques présents. La majorité des touristes se concentre durant l'été à proximité de la péninsule Antarctique. Depuis 1991, des mesures de régulation et de protection ont été prises. L’Association internationale des voyagistes antarctiques (IAATO), qui regroupe 80 % des voyagistes opérant sur ce continent, a établi un code de conduite, prône un tourisme éducatif et coopère avec les scientifiques en mettant à leur service la logistique et les moyens de transport. Aussi les États se sont inspirés de ses travaux et données pour élaborer un code international très contraignant.

Le documentaire nous apprend que pas plus de 100 personnes ne peuvent descendre du bateau en même temps et qu’elles ne peuvent pas s’éloigner de la berge et ne laisser bien sur aucune trace de leur passage. On régule et c’est tant mieux.

Emmanuel Lepage, encore lui, nous offre un autre récit extraordinaire de son séjour en ces lieux durant la traversée entre la Base Dumont-d’Urville et celle de Concordia située à 1200km à l’intérieur des terres afin de la ravitailler. La lune est blanche. Lui dessine et son frère prend des photos. Récit hypnotique dans un désert blanc au volant de tracteurs roulant à 10km/h durant 12 jours.

A la suite de ce super doc, Arte enchaîne avec : Antarctica, sur les traces de l'empereur (Disponible jusqu’au 25/08/2021) où Vincent Munier et Laurent Ballesta, deux photographes animalier de renommée internationale viennent pour la première fois. Minier se contente de rester à l’air mais Ballesta va effectuer des plongés dans de l’eau glacée et à des profondeurs de 70m. Première mondiale dans cette partie du monde. Il en rapportera des clichés hallucinés de paysages hallucinants.

Munier passera la plupart de son temps avec les Empereurs et leurs poussins. Une histoire passionnante.

C’est une terre lointaine peuplée d’animaux et de scientifiques. Loin, très loin des remous qui secouent la planète, elle semble épargnée des tensions et des atrocités que les terres peuplées d’humains nous assènent au quotidien. Les scientifique travaillent à leurs projets et les animaux vaquent à leurs vie mais la réalité les rattrapent petit à petit et un certain ‘dérèglement climatique’ va tout dérégler là-bas aussi si nous continuons à ‘foncer dans le mur’ comme on dit vulgairement.

Antarctique et autour

La station Admussen-Scott

Antarctique et autour

le fameux tracteur

Antarctique et autour

Concordia et tout sur Concordia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_antarctique_Concordia

Là, on est à 3233m d’altitude..… on dirait pas ….Bon voyage !!!!

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 13:41

Je viens de terminer le livre de Martine Sonnet : Atelier 62 et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à lire un livre car non seulement j’y ai appris les conditions de travail de ceux de la forge chez Renault à Billancourt, mais que cette auteure habitait en face de chez moi dans les années 65 et passait aussi ses vacances à Gaudissart, près de Molines dans le Queyras or vous avez que cela m’arrive également et pas plus tard que l’été dernier. Mais qui êtes vous Madame Sonnet ??

Et alors pourquoi Ceaucé ? Ceaucé c’est le village où elle a grandi entre Mayenne et Flers et figurez vous que le prochain périple à vélo que je compte faire passe par où ??? Ceaucé….non, ne me dis pas que c’est pas vrai ??? Si si si s si si….y’a pas de mystère dans la vie, tout se combine à merveille .

La Vélo-Francette est un parcours vélo qui part de La Rochelle pour rejoindre Caen ou dans l’autre sens c’est possible aussi et c’est une bonne occasion de traverser des régions que normalement vous n’avez rien à y faire car franchement qui va en Mayenne où dans cette partie de l’Orne sauf si vous avez quelque chose à y faire. Moi c’est du vélo.

Mais ce parcours a quand même été élu « plus belle voie vélo » et ça doit donc valoir le coup.

J’irai voir la tombe de son père, le fameux forgeron mort à 76 ans car j’ai partagé sa vie durant cette lecture et ça mérite bien un hommage.

En attendant, voici la carte postale du village….J’enverrai les miennes depuis cette Poste !!!

Céaucé, c’est où çà ??

j’ai envoyé un message à Mme Sonnet dans l’espoir de nous rencontrer sur ses terres pendant mon périple. Wait and see.

En attendant d’aller voir ce qui se passe dans ces contrées lointaines, je me faufile parmi les barrières pour rouler sur la-future-déjà-prête-mais-pas-encore-officiellement-ouverte voie verte Arles/Tarascon. Macadam roulant, jardiniers peaufinant les plantations tout le long, travaux encore en cours mais déjà une belle perspective de balade entre ces deux villes sans passer par l’ancien chemin où les voitures vous collent un peu trop au cul et parfois s’impatientent de ne pouvoir vous doubler. Là on est super tranquille, c’est que pour nous.

On longe la grande digue qui protégera les voies de train en cas de crue du Rhône. Je vous dis pas la crue prévue car la digue est bien haute et ça risque de faire de sacrés dégâts. Bon, les vélos circuleront en bas de ladite et du coté de la crue mais on a de quoi voir venir et sinon on peut monter les vélos sur la digue, pas les bagnoles qui roulent elles aussi en bas mais qui auront du mal à grimper là-haut. A mandoné, faut choisir.

Des photos de la nouvelle piste de dragster !!!

Céaucé, c’est où çà ??
Céaucé, c’est où çà ??
Céaucé, c’est où çà ??

l'entrée du circuit

le pif paf

et à partir de là, vous pouvez ouvrir en G.R.A.N.D !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Céaucé, c’est où çà ??
Céaucé, c’est où çà ??

tour de contrôle et générateurs d’énergie

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 13:38
Echanges épistolaires avec Martine Sonnet à propose du livre Atelier 62

j’ai envoyé un message à Mme Sonnet dans l’espoir de nous rencontrer sur ses terres pendant mon périple. Wait and see.

Bonjour Mme Sonnet

Je viens de terminer Atelier 62 et je suis triste car avec le livre refermé se referme aussi cette histoire.

j'ai été happé par ce que vous avez écrit car je me suis retrouvé dans beaucoup de moments.

Tout d'abord, nous avons été voisins et je pouvais voir où vous habitiez depuis la fenêtre de ma chambre.

Meudon Laf' comme on disait et vous en face dans 'Les briques rouges' et entre nous la pépinière où se déroulaient parfois quelques rencontres entre les deux clans. La famille est arrivée là en 64.

De pépinière, plus rien bien sur comme les champs devenus le premier et plus grand centre commercial de l'époque où se faisaient des razzias de vinyles planqués dans la grande poche du caban. Après ils ont installé des portiques mais trop tard, nos chambres en étaient déjà pleines.

Puis la forge aussi que je voyais s'enflammer quand le bus 175 me descendait au pont de Sèvres le matin tôt quand j'allais à mon collège (de bourges à Rueil). Votre père devait prendre le 165 : Trivaux >>> Pont de Sèvres.

Et pof, encore une claque quand vous citez Gaudissart où je séjourne quand je randonne dans le Queyras. Mais qui êtes vous Madame Sonnet ????

Bon et pour terminer, je prévois un voyage à vélo ce printemps via la Vélo Francette et bien sur elle passe par où la Velofrancette ? Céaucé évidemment.

J'irai voir la tombe de votre papa....et si vous y êtes, j'aimerais vous parler un moment.

A bientôt peut-être

Bien amicalement

Sa réponse :

Bonsoir,

Merci pour tous ces échos de votre lecture d'Atelier 62, un livre écrit il y a 15 ans maintenant et dont je m'étonne toujours qu'il résonne encore quand j'avais tellement peiné à trouver un éditeur (18 refus !). Il évoque une histoire de basculement entre deux mondes très largement partagée.

Gaudissard : nous n'y avons pas séjourné ces trois derniers étés mais y avons été fidèles pendant un bon quart de siècle.

Céaucé : il vous faudra faire un crochet pour passer dans le bourg où se trouve le cimetière, la vélofrancette passant à ce niveau-là par une route de campagne un peu à l'écart. Je n'y séjourne quasiment plus, donc peu de chances de s'y croiser, surtout au printemps, mais votre intention pour la mémoire du forgeron, dont l'épouse repose à ses côtés désormais, me touche.

Bien à vous,

Martine Sonnet

 

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 21:09

Si vous trouvez que l’ambiance locale est un peu trop merdique, certainement due à un bazar qui circule et qui fout la merde un peu partout sur la planète, j’ai une solution à vous proposer : vous allez voir des amis, non sans leur avoir demandé la permission bien sur car j’en connais qui n’apprécierait pas trop que vous débarquassiez comme ça à l’improviste.

Covid les fait flipper grave.

Donc vous voilà invité loin de chez vous chez des amis de longue date et tout à coup, la vie va prendre une autre dimension. D’abord, vous ne serez plus seul le soir devant votre assiette, le midi et au pti-dèj aussi d’ailleurs, mais avec une famille et comme me dit mon amie F. : 

« Ça t’évitera de devenir un vieux con qui ne voit personne et qui s’installe pépère dans une routine mortifère ».

Elle a bien raison, c’est vite fait de devenir un vieux con si on ne fait pas gaffe. Et puis dans cette maison, pas de radio qui blablate à tout bout de champ des horreurs ou des mauvaises nouvelles, pas de télé qui abrutit et une connexion internet réduite qui fait oublier cet outil qui ne parait pas tout à coup si indispensable à la vie. Me voila donc loin des vicissitudes de la vie et ça fait un bien fou !

Rendez vous pris avec mon ami à BKR

où il se rend pour affaire

le temps de charger un buffet plein de tiroirs

et on se fait la caisse

passage chez sa reum pour récupérer des trucs

chez feu la grand-mère

faut pas traîner faut être à Lodève avant 6 heures

Ça le fait

 

ils habitent à Lodève dans une maison moderne sur les flancs d’un coteau qui domine la vallée. En bas l’A75 déballe son rouleau permanent de caisses et de camions qui partent à l’assaut du Pas de l’Escalette vers le Causse du Larzac, Millau, son fameux McDo et plus loin encore si affinités. On ira mais plus tard.

Lodève est connue pour sa magnifique cathédrale forteresse de 13°, ça vaut vraiment le coup de la visiter (orgue de style rocaille de 1752) surtout lorsqu’on y rencontre par hasard des amis venus de Paris et en route pour Barcelone. Ça m’est arrivé une fois, pas des blagues et ça fait bizarre d’entendre son nom résonner quand vous pénétrer dans la nef :

« Oh putain, Didier !!! Mais qu’est ce que tu fais là ???? »

Je vous dis pas le choc !

On se barre
On se barre

Mais Lodève n’est pas qu’une cathédrale et la ville ne se présente pas sous ses plus beaux aspects durant ces jours pluvieux au plafond bas. Elle est triste, rues désertes, magasins fermés, le tout rendu encore morose par l’ambiance actuelle. Mais c’est un peu pareil partout sous un jour de pluie même si les bretons m’affirmeront le contraire. Il ne faut pas rater non plus le monument aux morts réalisé par un artiste local : Paul Dardé. C’est un des rares à mettre en scène des femmes et deux enfants qui se recueillent devant un cadavre de soldat.

On se barre

Bon c’est bien tout ça mais je ne suis pas venu uniquement pour faire du tourisme car mes amis m’ont concocté un plannim d’enfer. Oui, ici on dit plannim comme parkim, c’est beaucoup plus facile à prononcer. Alors le voici :

1) Pose d’un luminaire dans la cuisine : facile

2) Pose d’étagères dans le local de stockage, pas trop difficile mais plus long, faut prendre des mesures.

3) Pose d’autres étagères dans la cave au sous sol , beaucoup plus long et plus difficile : béton banché à perforer mais on a une perforatrice et des mèches de 16mm pour y enquiller des barres faites à partir de fer à béton du même diamètre le tout enfoncé à coup de masse……………..ça ne rigole pas.

4) Pose d’une plaque en zinc de 2mX1m pour finir la déco dans la salle de bains…. Faut bien être trois car ce truc à plutôt tendance à partir dans tous les sens. Deux qui la tiennent et un qui la fixe.

5) Branchement de la chaîne stéréo après avoir été récupéré un ampli Technics SUZ45 planqué dans une planque dans le maquis d’en face et pas trop mal coté chez les vintageux.

Associé à une paire d’enceintes Aiwa (la le travail) par trop top pour le classique mais qui envoient du lourd avec les Subwoofers intégrés. La platine Pionneer a été calée aux petits soins grâce au niveau idoine de 2 mètres. On ne rigole pas avec la précision, le tout associé à une platine Phillips CD723, ça donne un ensemble pas cher qui sonne pas mal. Ça c’est fait aussi après avoir un peu bricolé le petit meuble pas vraiment prévu pour ça au départ.

On se barre

6) Peindre la future porte de la cave au pistolet, facile.

7) Découper quelques palettes à la scie sabre pour en faire une belle… marrant….

L’atelier de G. est là pour répondre à tous les besoins. Visez le matos : poste à souder, scie à ruban, perceuse sur colonne, scie sabre Makita, compresseur évidemment, un vrai salle de jeux pour se faire plaise.

On se barre

Je vous ai parlé de Millau alors on va y faire un tour car il paraît qu’il y a un Emmaüs qui vaut le déplacement. En effet c’est grand, sur trois étages et le choix de livres est intéressant. J’y dégote

Ebène de Ryszard Kapuscinski, un classique d’analyse de l’Afrique, Un nom de torero de Sépulveda, Le golfe des peines de Coloane, un nouvel exemplaire des Bienheureux de la désolation que je pourrais offrir et un Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes.

Je trouve juste que le type qui s’occupe du rayon se prends un peu pour le King of the Bizness à regarder sans cesse sur son portable le prix qu’il pourrait en tirer. Oh mec, chez Emmaüs, les livres sont à 50ct où 1 euro et les DVD aussi. On se calme !!!! Il me fait le tout pour 4€ et ça va.

Mes amis repartent avec un belle collection de DVD et des habits pour pas cher. La dame du rayon vêtements donne en plus un casque de rugby pour Adrien. Cool.

En sortant, je vois une fromagerie qui, comme on le sait, est considérée comme un commerce absolument essentiel dans l’Aveyron et que trouve-t-on dans une fromagerie de l’Aveyron ??? Des pélardons ??? Mais non, du Roquefort!!!! Et plein. Mais celui qui m’intéresse le plus c’est Le Vieux Berger, çui la est presque introuvable et même que dans la maison du même nom à Paris, ils en ont pas. Je dirais pas que c’est nul mais c’est leur problème car y’en a ici et comme je sais aussi que les enfants s’en font des tartines au pti-dèj, j’en prends 1kg, ça sera jamais perdu. C’est le dernier roquefort fait à la main dans une petite fabrique et je le sais car j’y suis passé souvent et j’en ai déjà acheté… rien à voir avec les Sociétés, les Papillons et autres du genre industriels, non, là c’est du vrai de chez vrai. On rentre à la maison.

Pluie, pluie, pluie, pluie durant trois jours. C’est pas très grave car le plannim dit qu’il y a encore du taf.

Vendredi, on a rdv avec d’autres amis qui viennent d’acquérir une maison près du Vigan mais qui ne sont pas du tout végan. Une ancienne magnanerie aménagée par un couple d’américains venus dans les années 60. Il parait qu’ils ont demandé à un pilote d’avion de les promener dans la région pour savoir où ils auraient envie de s’installer. C’est pour ça qu’ils sont arrivés là. C’est pas une mauvaise idée et c’est moins fatigant que de se taper les routes du coin. En bagnole y’a de quoi vomir sévère.

Parlez en à Raina, la chienne de mes amis…………..

Super endroit avec rivière en contrebas, jardin, et je sais pas combien d’hectares de châtaigniers plantés sur des magnifiques faïsses ou terrasses si vous préférez. Ils auront de quoi s’occuper pour un moment. Picnic et nettoyage de la rive saligotée par des jardiniers pas très soigneux,

ils ont tout laissé sur place. Les enfants en profitent pour se baigner…. Courageux car l’eau ne doit pas dépasser les 14°.

Curfiew oblige, on décanille vers 17h00 pour se rendre un peu plus loin sur le Causse du Larzac méridional où mes amis de Lodève ont une maison de famille. C’est pas loin mais il y a au moins 2525 virages à négocier et ça prend du temps. La chienne ne vomira pas cette fois.

Le Coulet est un petit, tout petit hameau près du cirque de Navacelles, un peu comme un bout du monde et même un cul de sac. N’y viennent que ceux qui y ont à faire ou à voir mais de beaux départs de randos comme celle que je me concocte pour retourner à Lodève.

Le lendemain, je quitte mes amis vers 9h00 pour emprunter le GR7. J’apprends qu’il part d’Alsace pour se terminer vers Andorre et en plus il passe à coté.

Je le quitte rapidement pour une option non balisée qui m’évite un détour. Ça fait du bien de reprendre la carte et la boussole pour un peu d’orientation. Passage par une crête avec splendide vue sur tout le causse. Ça monte, ça descend. Au dessus de moi, une dizaine de vautours planent, tandis que j’effraie une perdrix dans son envol caractéristique. Au bout du chemin, je dérange deux vaches...oh non, ce sont deux taureaux !!! un roux et un noir mais qui me laissent passer tranquillement. Premier arrêt dans le beau village de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries. En fait, la réunion de deux villages qui se touchaient. Je le connais bien pour y être déjà venu plusieurs fois lors de randos précédentes. Habité depuis le néolithique, le village tenait son importance grâce à sa position sur la route entre Millau et Montpellier. Le percement de la route par le Pas de l’Escalette a initié son déclin.

On se barre

Le Causse du Larzac méridional depuis le sommet du Bos Gros (740m)

On se barre

Je continue par le GR7 que j’ai retrouvé. Remontée vers la Bergerie de Tedenat et son voilier posé sur une crête. Attendent ils un nouveau déluge ? A 800m, ils ont de quoi voir venir. Passage par Cantercel, site d’architecture expérimentale associée à l’environnement (https://cantercel.com/) et le carrefour du Jouquet qui m’indique déjà qu’il ne me reste plus que 12,5km pour rallier Fozières.

Pose picnic et sieste avec vue sur ciel.

On se barre

Le GR emprunte des pistes larges où je fais une rencontre que j’aurais bien voulu éviter : des cons de chasseurs !!! Deux d’entre eux s’installent sur leur petit siège pliant, le fusil sur les jambes et en plein milieu du GR. Je leur fais remarquer que c’est un lieu où l’on se promène et l’un des connards me répond :

« Il y en a qui marchent et d’autres qui chassent »

Je lui rétorque qu’il arrive plus souvent que des marcheurs se fassent tuer par des chasseurs que des chasseurs par des marcheurs car eux n’ont pas d’armes. Insupportables connards.................…

Je continue mon chemin en tenant d’oublier cet épisode. Le sentier descend raide depuis le col de Mélanque jusqu’à la route qui mène à Fozières : très beau château.

Château de Fozières, ancienne demeure seigneuriale du XII° modifiée au XVII°

Château de Fozières, ancienne demeure seigneuriale du XII° modifiée au XVII°

Trop long pour aller jusqu’à Lodève à pied je tente le stop et la première voiture s’arrête et me laisse en ville . Il ne me reste plus qu’à rejoindre la maison. Fin de cette première magnifique rando de l'année (28km)

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 14:40

Trois sont encore en course et deux hors course pour avoir fait une escale. Sam Davies s’est arrêtée au Cap et Isabelle Joshke à Salvador de Bahia. Elles rentrent ensemble.

Aujourd’hui c’est une femme qui franchit l’arrivée : Miranda Merron, franco-britannique, 51 ans et premier tour du monde. Son mec s’appelle Halvard Mabire, ressemble à un viking et n’est pas manchot non plus même s’il est né dans le coin (https://fr.wikipedia.org/wiki/Halvard_Mabire).

Cette parenthèse va s’achever bientôt et avec elle, le spectacle des bateaux navigant sur les mers du globe.

Ces femmes et ces hommes nous auront permis de nous évader de nos petites cellules de confinement certainement plus confortables que leurs espaces réduits, bruyants et humides.

27.656 miles soit 49.780km en 101 jours soit 2424 heures de navigation et une moyenne de 20km/h. Comme dit Clarisse, à peine plus vite qu’une mob. Mais je ne connais pas beaucoup de mobs qui peuvent rouler 24/24h et durant 101 jours.

Éloge de la lenteur et c’est certainement pour ça que le vélo et la marche prennent autant d’importance dans ma vie. D’abord j’ai le temps donc je ne vois pas pourquoi je n’en profiterais pas et c’est moi qui décide de mon agenda.

Mais quand elles et ils seront tous rentrés, nous n’aurons plus ce bonheur de les retrouver sur leur bateaux à nous raconter leur quotidien, leurs déconvenues ou leur joie d’admirer un coucher de soleil ou un vol d’albatros.

Heureusement, il y a Bazin et ses « Bienheureux de la désolation » qui me permet de vivre un peu avec ces îliens...C’est un très bon livre passé un peu inaperçu en France lors de sa sortie en 1968 car les gens pensaient un peu à autre chose que du sort des habitants d’un île que personne savait où elle se trouvait et même si Bazin use d’une langue un peu surannée, elle décrit parfaitement l’abîme qui sépare des gens habitués à vivre de rien, de troc et de pêche face à un monde matérialiste où l’argent domine. Mais pourquoi faire, semblent ils dire ?? En effet, on peu se poser la question.

Hier en me rendant à Arles sous un soleil radieux et chaud, presque 27° sous ses rayons, j’ai retrouvé la buse qui traîne sur le chemin. J’ai ralenti et cette fois ci, alors qu’elle était plantée sur un fil électrique, elle ne s‘est pas envolée sur mon passage et j’ai pu voir sa tête qui tournait en même temps que je passais. J’ai essayé d’imiter son cri et elle peut-être pensé que j’avais fait des progrès. Super cadeau Mme la Buse. Merci.

Pas de vent ou presque, une journée idéale pour rouler….ce qu’ont fait beaucoup de cyclistes car j’en ai croisé pas mal, les prétentieux que l’on croise aux carrefours et leurs vélos à prix d’or qui ne saluent pas et les sympas qui font des sourires et qui sont aussi contents que moi d’être là. J’ai choisi mon camp.

Mais le temps que je me retourne il n’en reste plus qu’un. Ari HUUSELA semble prendre son temps pour rentrer et il a bien raison. S’il veut aller vite il prend l’avion. Ça sent la fin.

 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 11:54

Les marins reviennent petit à petit de leur tour du monde. Quatorze sont déjà rentrés au port et onze sont encore en course mais peut-on encore parler de course quand les premiers sont arrivés il y a quatorze jours. Quatorze il y a quatorze jours. Ça colle.

Peut-être bien car quand on entend Pip Hare se désoler de ne plus pouvoir se bagarrer contre les foilers à la suite d’une avarie de voile quelques jours avant l’arrivée, on ressent toute sa détermination et elle dit qu’elle ne pense qu’à revenir avec un bateau plus performant dans quatre ans. Sacrée nana !

Le Golfe de Gascogne leur a réservé des belles surprises avec une tempête digne des mers australes. Sa réputation ne se dément pas.

Hier j’ai pédalé jusqu’à Castel Goupil (Châteaurenard dans le texte) pour aller récupérer le livre

d’Hervé Bazin que je cherche depuis un bon moment : ‘Les bienheureux de la désolation’. Vous savez, celui qui parle de cette île perdue dans l’atlantique sud et que certains marins nous ont ait découvrir en passant tout près : l’île Cough. Tristan da Cunha en fait partie comme l’île Nightingale ou l’Inaccessible. Mais c’est bien sur Tristan que se passe l’histoire.

J’ai rendez vous devant la salle de spectrale L’Étoile où j’ai vu le dernier concert de Dominique A. Son pourri et concert très moyen mais bon. Il y a une roulotte qui fait des churros et des pommes d‘amour, ça a l’air de bien fonctionner. Mais l’anecdote vient plus du couple qui me l’a vendu….au moment de le donner je leur dis que je suis bien content de le trouver car les marins du Vendée ont parlé de cet endroit perdu et c’est là que le mec me dit que ce truc ne sert à rien avec ces bateaux qui coûtent un pognon fou et que les régions qui les aident feraient mieux d’investir cet argent ailleurs. Et par curiosité je lui demande où pourrait aller cet investissement. Et vous savez ce que me répond le type ?

« Dans des routes !!! »

Oh le con….me dire ça à moi, dans des routes !!! Je lui réponds que des routes il y en a déjà bien assez comme ça et si c’est pour mettre encore plus de bagnoles dessus, c’est pas très bon pour l’environnement et il me sort ;

« Oh c’est bon avec l’environnement ! »

Aie.. aie.. aie… !!! et avant que la conversation ne devienne plus tendue sa femme lui dit :

« Allez on y va ». En effet, il faut mieux qu’on arrête là….

le v’la et l’île de Tristan da Cunha aussi
le v’la et l’île de Tristan da Cunha aussi

le v’la et l’île de Tristan da Cunha aussi

Retour à la maison sous le soleil et une douce chaleur.

Six marins sont arrivés aux Sables : Arnaud Boissières (4éme Vendée Globe), Kojiro Shiraishi (abandon en 2016), Alan Roura (Suisse et 12° en 2016) et Stéphane Le Diraison (abandon en 2016), tous arrivés le 11/02 puis Pip Hare le lendemain (première participation). Ils et elles sont tous premiers car avoir fait ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance mérite la plus haute distinction…

Didac Costa arrive ce soir (le 13/02), c’est son deuxième Vendée et je me souviens avoir vu son bateau amarré au ponton du Yacht Club de Barcelone en 2017 avant d’embarquer vers Majorque..C’est le même avec lequel il navigue cette année. Son bateau a 20 ans et a fini 2ème en 2000 avec Ellen Mc Arthur….Dans la « vraie vie » il est pompier à Barcelone et il est attendu vendredi prochain pour reprendre le boulot et les pompiers de Vendée lui ont fait une magnifique haie d’honneur à son arrivée. C’est aussi un super marin et il a mis onze jours de moins pour faire le tour du monde qu’il y a quatre ans. Mais peut-on parler de femmes et d’hommes ordinaires quand ils et elles remettent les pieds sur terre ? Je ne pense pas car accepter de vivre quasiment terré dans un habitacle aussi petit et inconfortable qu’un Imoca de 60 pieds relève d’un défi permanent : ça secoue pire, ça fait peur pire que la plus terrible attraction de le Fête à Neuneu et on ne peut pas juste faire un tour pour voir mais on s’y engage bien pour trois mois et parfois plus.

Didac Costa.....marin pompier

Didac Costa.....marin pompier

Chick Corea est mort à 79 ans….bordel de mercredi….cancer fulgurant….peut pas aller traîner ses guêtres ailleurs çui là, y’en a plein qui pourraient clamser que ça nous ferait ni chaud ni froid, tiens pour commencer : Erdogan, Loukachenko, Poutine, Bolsonaro, Min Aung Hlaing, tiens je mettrais bien un petit Darmanin aussi, le roquet de service. Je m’arrête là car la liste pourrait être bien plus longue mais Chick Corea, non !

Quand je pense à tout le plaisir que j’ai eu à écouter ses disques avec son fameux groupe Return to Forever. Allez tiens on y retourne et grâce à Deezer je peux tout réécouter…..et faire de belles découvertes comme ce Now He Sings, Now He Sobs avec Mirorslav Vitous et Roy Haynes (1968) sans oublier ce merveilleux My Spanish Heart.

Des heures de musique et France Mu qui nous offre trois soirées en hommage….le minimum. Il fait partie des cinq plus grands pianistes américains, dans l’ordre : Monk ; McCoy Tyner, Herbie Hancock ; Keith Jarret et lui….allez, on rajoute Bill Evans et le compte est bon cette fois.

Il n’en reste plus que deux mais Keith Jarrett vient d’annoncer qu’une paralysie partielle l’empêchait maintenant de jouer…

Tout fout le camp et c’est encore les meilleurs….

Les marins reviennent petit à petit de leur tour du monde
Les marins reviennent petit à petit de leur tour du monde
Les marins reviennent petit à petit de leur tour du monde
Les marins reviennent petit à petit de leur tour du monde
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:25

Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton. Quel affront pour ces hommes de la mer qui font la grande nation des marins de tous les temps. Pas non plus des Sables d’Olonne, un peu plus au sud mais pas très loin, en Vendée, non, il est Arcachonnais. C’est où ça l’Ar Cachonnais ? Arcachon, la Dune du Pilat un peu plus au sud, vous voyez ? C’est vrai que ce lieu fait plus penser à de la villégiature qu’à la compétition avec ces grandes plages à l’infini mais tout de même pas mal de surf…..Il gagne avec un presque vieux bateau de 5 ans et donc pas équipé de ces fameux foils de dernière génération, juste un peu plus petits les foils mais peut-être suffisants. La preuve.

Après ces 80 jours de mer, il empoche la somme de 200.000€ et comme il dit, 2 heures de salaire d’un certain Neymar….à peu près…..ça fait doucement rigoler. C’est là qu’on voit la différence entre les géants et les bouffons.

En 24 heures, 8 autres marins sont arrivés ce qui donne une idée de la compétition menée par tous ces hommes. Pour rappel, il y a quatre ans, le troisième était arrivé 4 jours après et le huitième 19 jours après les deux premiers !!!!.

La première femme, Clarisse Crémer doit arriver mercredi mais elle doit encore affronter la tempête qui sévit dans le Golfe de Gascogne en ce moment. On sait que ce Golfe n’est pas un terrain de jeu où l’on se promène en petite voiture électrique mais bien un des endroits le plus violent de nos mers du aux fonds marins qui remontent soudainement et les vagues qui viennent buter contre ce cul de sac que sont la France et l’Espagne. Ça bastonne et pas seulement pour Bestaven.

Ils nous racontent tous comment cette course a été dure, très dure et leurs silences durant tous ces jours n’étaient là que pour cacher leur peur et les risques qu’ils prenaient avec leurs bateaux qui craquaient de partout.

Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton
Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton

Je tenais à vous présenter mes plus profondes excuses concernant un terme employé dans ces chroniques. Dans l’antarctique il n’y a pas de Pingouins mais des Manchots. Le Pingouin vole alors que le Manchot pas ! Et il y a même des Pingouins en Bretagne et ils ne sont pas Manchots.

Tout cela méritait une mise au point. Il n’y a pas de honte à le dire.

 

Bon revenons sur terre. L’hiver semble doucement s’effacer devant le printemps. Ici c’est fréquent comme le disent les otoch tones. Quand les mois de décembre et janvier ont été froids, février est plus doux. La preuve ? Hier presque 20° et pour rouler alors je vous dis pas le bonheur. Short et presque t-shirt. Petite virée à Arles pour faire le plein de ravitaillement corporel et de la tête aussi. Le plein de vitamines. Du Sapin même si noyelle est passé depuis un bon moment, Du Tilleux aussi et du Zemlinsky pour continuer sa découverte. Une flopée de DéVéDés autour de Cuba et sa relation ténue avec l’Afrique….un western et un retour dans le passé avec Bebert et l’omnibus et un Jacques Higelin tout jeune…..et qui fait du vélo !!!! 3 millions de spectateurs à sa sortie !!!

le cinéma...vous vous souvenez ???

 

Aujourd’hui on sort Craquotte

Elle trépigne dans son box

et sent elle aussi une douce chaleur

se faufiler sous les portes

 

j’ai rendu visite à mon pote JP et comme il a encore craqué pour une nouvelle machine

j’en ai profité pour l’essayer…..et je me suis retrouvé plongé dans ma jeunesse et les années 70. Au Moto Club Rabelaisien, dont je faisais partie à l’époque mais en tant que simple passager (je n’avais que 15 ans, pas encore le permis ni de moto, juste un mob), il y avait toujours quelqu’un pour m’emmener même si c’était une 125. Donc dans ce club, il y avait un couple qui roulait sur une T500 Suzuki de couleur dorée et cette moto me fascinait pas sa ligne et son bruit si caractéristique fait de bling bling bling bling au ralenti et à la décélération…..c’était celle là

Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton

mon ami JP a acquis celle là, alors forcement je l’ai essayée, je ne pouvais pas faire autrement. Pas de démarreur électrique bien sur mais un kick pour l‘ébrouer et un grand tour dans la campagne avec lignes droites et virolos, le grand panard. Comme dit JP : « Une grosse mob ». Légère et base, elle est facile à prendre en mains. Je me suis régalé.

 

 

Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton
Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton
Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton

On ne devrait se retrouver enfermés chez nous prochainement. Profitez en….Faites du vélo !!!!

Yannick Bestaven a gagné le Vendée Globe et il n’est pas Breton
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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 09:21

Le Vent des Globes

 

Mais kesskon va faire quand les marins seront tous rentrés aux Sables ???

dès le matin au réveil, je regarde leurs positions sur le globe terrestre

ne devrait-on pas plutôt dire le globe merrestre ?

Car on le sait bien, il y a plus d’eau que de terres sur la Terre

puis à 9h00, à midi, à 15h00, à 18h00 et enfin à 22h00 avant d’aller se coucher

toutes ces occasions de quitter notre routine pour les retrouver toutes et tous

les uns sont là

les autres là

ils nous racontent leurs vies

leurs déboires

leurs joies d’être où ils sont

ces petites vidéos qui nous font rire

ou partager leur ennuis

il y en a qui ne disent rien

ou comme Jean le Cam : « Si vous cherchez quelqu’un qui va bien, c’est moi »

Giancarlo Pedote et sa carrure d’athlète (simplement triathlonien)

Armel Tripon avec son : « Bonjour la terre ! »

Clarisse et ses marques de bronzage

Charlie à poil derrière le moulin

Kojiro qui dit rien qu’on comprend : »Gosaimas ! »

Ari qui baragouine : »Welcome on board Strak Imoca….Nous naviguons à 13 nœuds, vent stable, altitude 0 » tel un commandant de bord parlant à ses passagers et il nous montre les instruments de bord : 32 nœuds de vent, vitesse 23 à 24 nœuds et cap au 100°….

Sébastien Destremeau, entre autre slameur, qui doit abandonner

on ne s’aventure pas dans l’océan pacifique (que ça) sans pilote automatique

il arrive à Christchurch accompagné par deux dauphins

Merci à lui de son sourire

#goyaya qui nous apprend qu’après un planté vers le Horn,

il a cassé ses protections de proue et un enrouleur de gennaker…

c’est donc pour cela qu’il a tant ralenti

il ne se fait plus grande illusion pour la victoire

il doit être déçu

Mais on ne va tout de même pas leur demander de refaire un tour du monde rien que pour nous occuper...tout le monde est fatigué, femmes, hommes et bateaux….

Dernière ligne droite, enfin presque, dans l’atlantique nord…..avec tempête à l’appui….et arrivée aux Sables prévue dans une semaine…...mais qui pour les accueillir…..misère….

 

Pour lire, encore quelques Mingarelli qui traînent sur la table….Océan Pacifique, trois nouvelles.

Un bateau de la marine nationale (il s’est engagé à 17ans) et un essai nucléaire en pleine mer...on faisait comme ça à l’époque…..fermez les yeux merci…..

Un chien qui se balade dans le bateau et qui prend trop de place dans le lit…..

Une troisième un peu moins bien…..un garçon sur un toit qui pense. Le toit, lui, penche.

Quatre soldats, prix Medicis 2003. vraiment bien, on y retrouve la puissance narratrice de l’auteur.

 

Quelques films aussi : le super Vie Aquatique de Wes Anderson offert par Arte, un Mano de Obra mexicain assez rude sur la vie ouvrière et un grandiose Siberiade (Сибириада) d’Andreï Kontchalovsi (1979). Grande fresque de ce pays entre 1920 et 1970 à travers la vie d’un village de Sibérie. Merci la médiathèque d’Arles.

Hier, mes amis E. et L. sont venus déjeuner à la maison. Beau moment de partage et de rigolade. Ça fait du bien de cuisiner pour d’autres que soi tous les jours…..

Bonne fin de semaine à vous

Le Vent des Globes
Le Vent des Globes
Le Vent des Globes
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