Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:36

Ron Rash - Le monde à l'endroit

Travis est un jeune fils de paysan qui, après une grosse connerie (voler des plants de cannabis à un autre paysan très bourru) va entrer en conflit direct avec son père.
Il trouve refuge auprès d'un prof marginalisé qui va peu à peu prendre le relais du père et remettre le garçon sur la voie des études et le sortir de sa condition.
En même temps, le lieu où se passent ces évènements a été une frontière importante durant la guerre de sécession et des actes de barbarie ont été commis non loin d'ici.
Travis va se trouver confronté au passé de sa famille et son avenir chamboulé par l'arrivée de ces personnages. Une vie âpre ou naissent tout de même des lueurs d'espoir.

Jim Harrison - Grand Maître (faux roman policier)

C'est d'une manière très nonchalante que JH nous présente son dernier personnage. Sunderson, inspecteur à l'aube de la retraite, abandonné par sa femme car trop préoccupé par son travail, un peu obsédé par le cul des femmes qu'il croise, décide de continuer une enquête qu'il a commencé à mener sur un gourou un peu trop porté sur les jeunes filles.
Au delà de cette nonchalance, JH nous dépeint une Amérique à la dérive
où de pseudos églises à l'affut de personnes perdues, non contentes de les dépouiller, les entrainent hors de frontières plus que floues.
Réflexions sur le comportement humain, JH sait avec ses manières toujours subtiles, nous transmettre des messages forts.

Jérome Ferrari - Sermon sur la chute de Rome

Se servant comme prétexte du sermon que St Augustin fit en 410, JF nous décrit, dans le huit clos d'un bar perdu en Corse, une société qui court à sa perte.
Malgré le désir de Matthieu et de Libero, deux amis d'enfance, de tenter de créer dans ce lieu une société fraternelle et juste, les démons vont ressurgir peu à peu :  les trahisons, les bassesses, la vulgarité vont saper les bonnes volontés et comme l'annonce St Augustin, la chute sera inévitable.Dans une écriture illuminée par la nécessité absolue, JF nous plonge dans un drame haletant où la tragédie se déploie implacablement sous nos yeux.

Mathias Enard - Rue des voleurs

Lakhdar, chassé de sa famille pour avoir commis l'irréparable avec sa cousine se retrouve seul dans Tanger et occupe son temps à draguer les étrangères avec son ami Bassam. Erudit, il devient libraire dans la mosquée d'un groupe islamiste et au gré du temps, traducteur puis marin entre Tanger et Algésiras. Un pied sur le sol européen, il part vers Barcelone pour retrouver Judit, une jeune espagnole dont il était tombé amoureux à Tanger.
Avec Lakhdar, ME nous entraine dans la course folle du monde; du monde arabe à celui des indignés catalans . Croyant mais pas fanatique, il va être confronté aux révolutions latentes et à l'intégrisme le plus radical.
Roman qui courre comme le temps pressé.

Toni Morrison - Home

Frank est noir et soldat qui revient de la guerre de Corée mais aux états-unis dans les années 50, on a beau avoir servi la patrie et revenir avec des médailles du courage on est quand même confronté à un racisme dominant.
Dans ce texte court, TM déploie tout son immense talent pour nous faire comprendre les ambiguïtés de cette société.

Philip Roth - Némésis

Confronté à une épidémie de choléra qui sévit dans Newark en 1944, Bucky Cantor, prof de sport, voit sa vie bouleversée par ces évènements. Il s'en prend à dieu pour affliger une telle sentence sur des enfants et se pose la question du devoir. Doit-il s'enfuir ou rester auprès des enfants ? Du chaos de la ville au calme des montagnes, c'est tout le questionnement que Philip Roth nous propose : le choix de vie et la question de courage.
Repost 0
Published by zedid - dans lectures
commenter cet article
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:33

Jean Echenoz : 14

En refermant le livre, on se demande si on n'est pas resté en apnée durant toute sa lecture. La guerre de 14 en 120 pages, cela peut paraitre une gageure au regard des milliers d'autres déjà écrites. Echenoz le fait et le dit :"Mais vous savez déjà tout ça....".
Concentré sur quelques personnages le récit va vite, tels des éclairs fulgurants balayant le ciel.

Patrick Modiano : L'herbe des nuits

Paris 1965, il écrit tout le temps sur son petit carnet, rencontre une femme qui change sans cesse d'identité, de faux étudiants marocains dans un hôtel louche fréquenté par de gens tout autant. Passé, présent, avenir, nous traversons ces époques tels des passe-murailles rendus magiciens par une écriture virtuose qui nous happe dès le premier mot.
Absolument sublime !!!

Helène Gestern : Eux sur la photo

Une photo retrouvée, une enquête qui va faire se retrouver deux êtres. Un passé totalement recomposé qui va détruire pour reconstruire une histoire volontairement effacée.
Un très beau roman sur la famille et ses heures troubles.
Repost 0
Published by zedid - dans lectures
commenter cet article
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:13

Dès l'arrivée dans le parking situé tout proche du tribunal, au moment où Jacques se gare, j'aperçois un groupe de gens qui sortent aux aussi de leurs voitures et je ressens tout  à coup comme une oppression mais tout de suite je me calme et je me dis que ce doit être des touristes qui visitent la ville car ils ont tous le même t-shirt blanc (je les vois de dos).
Mais aussitôt; Jacques me susurre à l'oreille :


"C'est eux!"
"Qui eux ?" je réponds
"La famille du garçon"


C'était donc ça ce sentiment que j'éprouvais sans même les connaître, les avoir rencontrer précédemment, j'avais donc ressenti ce malaise sans rien préméditer.


Ça m'a fait bizarre;


Je ne suis donc pas resté aussi longtemps que prévu à Marseille pour ton procès. Le procès a bien eu lieu mais dans une sorte de huis clos et je n'ai pas pu y assister car la partie adverse avait décidé de profiter de l'évènement pour une action en faveur du garçon disparu mais de façon provocatrice et bruyante. Ils sont d'ailleurs arrivés en groupe, accompagnés de caméras et portaient des t-shirts avec sa photo. L'ambiance était donc pesante pour ce premier jour de procès mais la présidente ne s'est pas laissée  impressionner et a demandé tout de suite que les gens retournent leur t-shirt et à ceux qui n'avaient pas été dûment convoqués de sortir.


C'est ce que nous ont racontés Jacques et Jeff à leur sortie du tribunal et je me doutais bien que la présidente n'allait pas autoriser ce genre de démonstration qui paraissait bafouer le notion même de droit.


Ils nous ont aussi racontés les détails de la procédure, l'explication des faits, les questions, le témoignage du gendarme, pur produit de l'armé qui, légèrement engoncé dans un uniforme qui n'avait pas suivi l'évolution de son gabarit,se contentait "d'affirmatif" ou de "négatif". Mais comme les autres témoins, il dut décliner son identité et son âge.


Voila. Nous savons le verdict et nous savons aussi que tu vas rester encore un moment dans ce lieu. Tes parents m'ont dit que tu te portais bien, que tu avais tout de même le moral et que tu étais fort. Tant mieux. Nous ne pourrons qu'attendre ta sortie future avec beaucoup d'attention de d'amour pour toi.


Si tu es transféré à Avignon, je demanderai une autorisation de visite.

Je t'embrasse très fort et n'hésites pas à me demander si tu as besoin de quelque chose.

 

Voila quelques photos de notre dernière rando à Digne pour te faire un peu voyager

 

digne 001

 

Les pics de Couard et du Cucuyon

 

digne 004

 

La vallée de la Durance

 

digne 006



Repost 0
Published by zedid - dans correspondance
commenter cet article
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:42

 

Tout commence bien;

 

rando lozere 09-2012 001

 

le premier train est à l'heure et m'emmène dans la nuit à Nîmes. En voie pour Alès, le jour se lève dans des couleurs flamboyantes et je distingue au loin le Ventoux et les Dentelles qui se découpent sur l'horizon orangé.

 

rando lozere 09-2012 003  rando lozere 09-2012 004

 

Un dernier bus pour Langogne. Jusqu'à Génolhac, le route est connue puis la vallée de l'Allier dévoile ses charmes tout en courbes et douceurs. Il faudra revenir.

10h30 déjà quatre heures de voyage. 10°, ciel bleu. Au centre de la ville, une église entourée de maisons qui font remparts. Étonnement, pas de boutiques. Austérité lozérienne.

Je quitte la ville par la rue Haute et tout de suite le lac de Naussac. Le nouveau village a été reconstruit sur une butte. Ma carte date de 1980 et le tracé des villages et routes y est encore présent. Sur l'autre plus récente, une grande tâche bleue vient recouvrir le passé englouti

 

 

rando lozere 09-2012 005

 

Je rencontre un pécheur ; il me parle de l'époque où tout a disparu, du clocher transporté par hélicoptère, des bulldozers qui rasent définitivement les villages pour éviter les pillages. Tout ce qui a pu être récupéré, vendu ou sauvé l'a été; au fond ne reste vraiment que du sable identique à celui sur lequel je suis.

 

rando lozere 09-2012 007

 

Le barrage nécessitant réparations, le niveau de l'eau a été baissé ce qui fait le bonheur des vaches et des marcheurs. Parfois subsistent des traces de l'ancienne route mais elle ne mène plus nulle part si ce n'est au fond de l'eau....

 

rando lozere 09-2012 010

 

 

 

 

rando lozere 09-2012 011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rando lozere 09-2012 012

 

Je quitte les eaux limpides et calmes pour la campagne, villages tranquilles et j'arrive aux Salles, gîte de ce soir. Le paysan qui accueille m'a dit "pas avant 6 heures car je travaille à la ferme" et il arrive à 18h15. "C'est la journée du sport et j'ai du monde jusqu'à 20h30; nous dînerons tard ce soir". Putaing, j'ai déjà faim !

Mais je suis seul ce soir, l'occasion d'échanger librement avec mon hôte : agriculture, paysans, traditions, écologie. La conversation s'étire jusqu'à 22h30 et nous allons tous dormir.

 

 

Le lendemain, je rejoins Auroux puis la berge opposée du lac. Le temps est couvert  mais le ciel s'ouvre parfois et éclaire le paysage de contrastes saisissants. Je pourrais me croire à Lagoda mais c'est Naussac et très bien aussi.

 

rando lozere 09-2012 016

  La fâcheuse manie qu'ont les paysans lozériens à clôturer leurs moindres parcelles ne rend pas la marche facile si l'on s'éloigne un peu des tracés pré-mâchés. De plus, ma carte de 1980 ne donne aucune indication pour les balisages; je me pers un peu mais je me débrouille et tant pis s'il me faut traverser quelques champs pour rejoindre mon but.

 

Paysage de landes et de forêts, j'arrive au gîte de Cheylard l'Evêque vers 17.00. J'y retrouve le chemin de Stevenson et la cohorte de marcheurs qui l'empruntent. Le dortoir est déjà occupé par deux hommes dont un écossais. Nous n'échangerons pas beaucoup. A table avec un couple de provençaux qui viennent faire leur récolte annuelle de champignons la conversation ne tournera pas autour des exploits personnels habituels.

 

Excellent repas, la cuisinière se fait manifestement plaisir. Le patron, tel un Raffarin reconverti, n'arrête pas d'ouvrir et de fermer sa branche de lunettes et semble compter chaque bouchée que nous avalons. Petit déj' aussi somptueux, idéal pour bien commencer une randonnée. D'autres hébergeurs pourraient en prendre graine.

Mon chemin sort des traces pour n'en faire qu'à sa tête. La forêt est littéralement envahie par les champignoneurs. Il parait que l'on n'a pas vu telle profusion depuis 10 ans. Les paniers débordent de ceps. J'en mange d'ailleurs tous les jours.

 

rando lozere 09-2012 017

                                                                      ( ouf, là il n'y a personne...............)

 

Le Mourre de Gardille culmine à 1503 mètres et un olibrius a décidé de clôturer les mille hectares qu'il y possède. Le chemin longe donc cette clôture régulièrement cisaillée comme pour faire passer un message. Il arrive aussi que des veaux se retrouvent de l'autre coté et que les mères appellent longuement.

De son sommet, un beau panorama : Mt Lozère, Haute Loire et plus loin d'autres que je sais pas. Puis descente vers l'immense plateau de la Margeride.

 

rando lozere 09-2012 018

 

 

Il paresse à 1200 mètres et on l'appelle aussi "La petite Sibérie".

Je repars à l'assaut du sommet du Goulet qui malgré ses petits 1500 ne se laisse pas attendrir ; toujours des barbelés, toujours des détours. Mais tout de même atteint; non mais sans blagues; Dukismokton ???

 

Gîte de Bonnetès: Nathalie n'a visiblement pas trop envie de communiquer, certainement exténuée par la longue saison qui s'achève. Délicieux repas (ceps!!!!) que je partage avec des randonneurs et un groupe d'anciens de la guerre d'algérie qui se retrouvent tous les ans. Ils sont bien drôles. L'un d'entre eux parle avec un fort et délicieux accent lozérien et fabrique des chaises à Allenc tout près d'ici.

 

Le lendemain, temps couvert pour affronter Mt Lozère mais il ne pleut pas (encore). Je passe le Bleymard et c'est la longue montée . Le sommet est ennuagé mais il se dévoile assez pour me permettre de filer direct. Je le trouve pilpoil; connaissance du terrain (4 fois déjà ?).

A partir de là, la brume et le froid seront mes seuls compagnons de marche, vue bouchée et rythme des pas. Quelques hameaux pour justification sinon solitude.

Pas de photos non plus, l'appareil n'a pas apprécié l'humidité ambiante. Je sais que c'est sublime les vues alentours et jusqu'aux Alpes parfois, mais pour aujourd'hui, 10 mètres devant pas plus. Heureusement, l'eau ne tombe que sous la forme de bruine sinon ça serait le bouquet.

Arrivée au gîte vers 18.00; super douche et repos. Je rejoins l'auberge vers 19.30 et en attendant le repas, je discute avec un flamand sympa qui travaille dans une maison pour handicapés à Chamborigaud juste en dessus..Il vient ici pour se changer les idées.

Repas passable à oublier. Nuit moyenne, temps tumultueux; la pluie cogne sur le velux et les éclairs illuminent le ciel de courts moments. Qu'il pleuve toute la nuit, il faut que demain soit clément.

Ce qu'il est. Au réveil, le brouillard s'est levé mais pas le vent. Ca souffle fort et on s'habille comme en hiver. Dernier jour, redescente vers Génolhac, je prends mon temps, je ralentis le pas pour profiter des ces derniers chaos de granit, des ces derniers genêts, des ces dernières lumières sublimes. Là-bas vers le Mt Bouquet,  une ligne nette dans le ciel me dit qu'il fait beau à Uzès. Ici c'est toujours la tempête qui souffle, deux mondes qui se côtoient sans se connaître.

Génolhac : stop illico pour Nîmes puis train illico pour Beaucaire; en deux heures je suis de retour. Trop vite ???? Alors le texte pour rester encore là-haut ........................

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by zedid - dans voyage
commenter cet article
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:23

la longue plaine qui défile

entre mer et océan

bordée par quelques montagnes noires et pyrénéennes

semble se languir paisiblement au fil des saisons

et pourtant la nature a depuis longtemps commencé son combat contre l'ignominie de l'homme

qui tente de la pervertir

sous les assauts répétés de ses poisons ardents

 

Jusqu'où la maladie ?

Jusqu'où la souffrance ?

Jusqu'où la mort ?

pour que naisse la révolte

et que telles les grâces de ce soir

qui viennent inonder la terre de leurs lumières

le bon sens reprenne possession

de ces lieux exploités par de mauvais desseins

 

 

Repost 0
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:18

lacanau 2012 008

 

 

le sel de la mer

recouvre ma peau

tels des diamants sauvages

je voudrais les garder sur moi

le plus longtemps possible

pour me remémorer

et me nourrir de leur goût

à chaque coup de langue

Repost 0
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 14:16

Je ne retiendrai pas grand chose de l'édition 2012 des Recontres d'Arles.

 

Olivier Metzger et son beau travail de reconstitution d'une vie.

 

 

 

Pentti Sammallahti

 



 

 

 

arles beaucaire 001

arles beaucaire 002

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce photographe nous raconte des histoires dans ses beaux panoramiques en noir et blanc. Il fait le tour du monde et nous rapporte des instantanés merveilleux sur la vie et ses anecdotes.

 

 

Christian Milovanoff

 

nous propose des montages photos, des juxtapositions qui replacent des lieux ou de évènements dans des histoires reconstruites, des actualités retravaillées.

 

 

 

"Mésopotamie" dans la série "Attraction"

 

 

 

CHU HA CHUNG


La série A Pleasant Day*, réalisée par Chu Ha Chung, photographe coréen formé en Allemagne, montre des paysages paisibles et des habitants des villages près de la mer de l’Est du pays. La succession des scènes ordinaires cache une réalité qui l’est peu : la vie au pied d’un réacteur nucléaire. Au nom de la civilisation moderne, les villageois ont déposé les armes devant la réalité. En regardant les réacteurs en arrière-plan, on assiste à la mort lente de toute vie traditionnelle. Finalisé en 2008, ce travail a pris une dimension prémonitoire inattendue après l’accident de la centrale nucléaire à Fukushima en mars 2011.

* Une belle journée

 

 

et une photo de Beaucaire prise par bibi

arles beaucaire 030

Repost 0
Published by zedid - dans photos
commenter cet article
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:54

Cette année, les fêtes de la Madeleine étaient placées sous le thème du "Cheval au travail" ce qui a donné lieu à un splendide défilé de non moins splendides bêtes type percheron et autres chevaux de trait.

Tous les corps de métiers étaient bien représentés, du simple laboureur à la fameuse "diligence de Beaucaire" ou celle de "Tarascon-Fontvieille".

Le boulanger, le négociant en vins, le déménageur, les pompiers ont présenté leur attelage et sans nostalgie, nous avons pu nous rappeler le temps où les évènements se passaient à la vitesse du cheval et donc de l'homme qui l'accompagnait.

 

 

arles beaucaire 003

 

Ni les rives de la Volga ni les bords d'un lac perdu au Canada, juste le bras mort du Rhône à Beaucaire en été........

 

arles beaucaire 004

 

arles beaucaire 005

 

arles beaucaire 006

 

arles beaucaire 008

 

arles beaucaire 009

 

arles beaucaire 010

 

arles beaucaire 011

 

arles beaucaire 012

 

arles beaucaire 013

 

arles beaucaire 015

 

arles beaucaire 018

 

arles beaucaire 019

 

arles beaucaire 020

 

arles beaucaire 021

 

arles beaucaire 022

 

arles beaucaire 023

 

arles beaucaire 024

 

arles beaucaire 025

 

arles beaucaire 026

 

arles beaucaire 027

Repost 0
Published by zedid - dans photos
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:12

Oui, je viens de me rendre compte

que la journée d'hier a été exceptionnelle

non seulement par la qualité des visions culturelles

qu'elle a pu m'apporter en me déplaçant

d'un point A à un point B

que par celles non moins irradiantes

des visions naturelles rencontrées dans cette translation

 

Beaucaire/Sète

toute la différence

le quasi néant et 2 musées à portée de mains

la vide place vieille de son propre nom

où les gens s'y enivrent d'ennui

jusqu'au regard iconoclaste des artistes

dans le détournement  et la déclassification des évènements

MIAM et CRAC

le premier offrant une rétrospective des 20 ans de Groland

le second, les oeuvres d'un plasticien belge autour du thème

des "Pièces à conviction"

deux moments différents, l'un critique et l'autre poétique

 

et puis ce si beau voyage à vélo jusqu'à Montpellier

le long de la côte d'abord

trop peuplée de ces aoûtiens en mal de soleil de sable et de mer

ils ne sont même pas désagréables à voir

heureux d'être là

avec leurs bouées et leurs maillots trop grands.

puis la plage devient nature

l'espace redevient léger

la barrière de végétation

les galets

l'eau rafraîchissante

le long chemin sur la voie de halage du canal

où, poussé par le vent

l'effort est inexistant

je croise les péniches

qui avancent au ralenti

on a même le temps de se faire signe

de chaque côté les plans d'eau

calmes ou chahutés par le vent

donnent la sensation de planer 

les oiseaux et échassiers

ne se laissent pas impressionner

par ma présence

 

Peut-être n'étais-je pas le seul sur la piste

mais le seul peut-être

entre Sète et Montpellier

et les filles même si peu habillées

n'ont pas fait naître en moi

des désirs de sexe

seulement le plaisir d'être là

de vivre ces instants de pur bonheur

et de magie insolente

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 12:56

Le temps se repose

après le tourbillon culturel

qui a alimenté la pensée

ouvert la porte à la perception

de l'univers théâtral

immersion prolongée

nécessaire pour comprendre

le monde de cet envers du décor

 

Non pas que la vie d'après

soit devenue vide de sens

mais l'acuité du regard

aidé de l'oreille attentive

se doivent d'être encore plus exigeant

pour ne pas perdre les bienfaits

des espaces entrouverts

pour ne pas se laisser retomber

dans la médiocrité collective

 

Alors se battre

se révolter incessamment

ne pas baisser les bras

devant l'insouciance trop facilement adoptée

relancer la parole

même si les amis peuvent vous regarder

comme un fou

ou un empêcheur du laisser faire

car le moindre relâchement demande

un effort encore plus grand

pour rattraper le retard perdu

et le retard est déjà trop conséquent

 

 

 

 

 

 

Repost 0