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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 21:48
Fausse route  de Pierre Mérindol au Dilettante – 2016 – 125 pages
Fausse route  de Pierre Mérindol au Dilettante – 2016 – 125 pages

Publié chez Minuit en 1950, ce livre réapparait aujourd’hui grâce au Dilettante et nous n’allons pas faire la fine bouche car c’est un vrai régal. Deux camionneurs que le hasard a réunis, un peu forcés au début, vont devenir potes à force de sillonner les routes de France et plus particulièrement celles de la vallée du Rhône et l’auteur ne manque pas de nous faire voyager sur cette antique route nationale et nommer les villes que nous traversons.

Il faut s’imaginer l’ambiance de l’époque, avec ses camions poussifs, ici on évoque un Saurer, qui arrivaient essoufflés en haut des côtes, les boites de vitesses lentes et qui craquent, les marques à jamais disparues telles les Berliet, les Saviem de notre jeunesse, les publicités qui jalonnent les routes et la vie de ces routiers.

Ils prennent une fille en stop et un peu paumée elle aussi et elle va rester, s’incruster même dans cette cabine chauffée et les suivre dans leurs vies et devenir la compagne de l’un même si l’autre lorgne un peu aussi de son coté.

Ils gagnent un peu d’oseille et ouvre un bar vers Mouffetard pour la fille aussi et ça roule pour eux jusqu’à ce que une connaissance leur demande de prendre son fils en coupe car son métier de caboteur et aussi un peu trafiquant dans la Manche ne lui laisse  pas le temps de s’en occuper. L’arrivée de ce troisième larron dans cette petite famille va quelque peu perturber leur histoire.

Mais il ne s’agit pas que de camions, de 6 cylindres et de routes avalées la nuit, bien au contraire, Pierre Mérindol nous offre des pépites d’écriture, des perles qui nous surprennent  à chaque page à l’aide d’un vocabulaire et  des phrases recherchées sans jamais nous laisser sur le bord de la route. Je vous en cite une : »Le Saurer grimpait lourdement la cote et derrière, sous la bâche fébrile verte avec des lettres au pochoir, sur l’amoncellement fragile et mouvant des cageots, Edouard baisait la fille……au point qu’elle ne se rendait plus compte de rien comme lorsqu’on en arrive à ne plus sentir sa tête que dans une boule creuse rebondissant dans une chambre de résonance. »

Voila, vous n’avez plus qu’à le lire pour connaitre la fin de l’histoire et c’est pas banal aussi.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:17
Le voyage au Groenland – film de Sébastien Betbeder – 2016

Deux potes Thomas et Thomas, genre intermittents du spectacle pas trop stressés par la vie se rendent au Groenland pour rendre visite au père de Thomas ( ?) qui a décidé de vivre là-bas, pourquoi on ne sait pas trop bien, affaire de cœur, coup de cœur, c’est un peu vague mais les voila donc dans ce village perdu au bout du monde où on parle le groenlandais langue qui se rapproche pas mal de l’inuit c'est-à-dire totalement incompréhensible pour nous sauf avoir pris des cours mais ça ne fait pas partie des options.

Ils vont peu à peu s’intégrer à la vie de cette communauté tout en essayant de comprendre ce qu’on leur dit mais participer aux parties de chasses au phoque ça ne demande pas trop de dialogues.

C’est un film très doux, comme les paysages de cette île recouverte de glace. Il ne s’y passe rien ou presque. Les nuits sont blanches et ils se demandent bien pourquoi ils ne mettent pas de volets aux fenêtres. Ce sont ce type de questions que Thomas et Thomas se posent sans pourtant en avoir les réponses.

C’est un film lent et il faut se laisser porter par sa nonchalance tranquille, cette tension qui ne doit pas dépasser le 1 sur l’échelle de Richter du speed et ça fait beaucoup de bien. Et pourquoi pas aller faire un tour à Kullorsuaq à condition d’aimer la viande car c’est un peu le plat unique de cette société et pas que mais je vous laisse découvrir.

Des passages vraiment très drôles, d’autres plus sérieux le tout formant un film très attachant et un peu unique en son genre.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:12
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)

au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)

Episode 1

Au bout du compte on va connaitre toutes les combes et les secrets de ces Mont de Vaucluse, retour à Rustrel. Nous avions, avec Cap, repéré ce petit sommet depuis le Colorado la dernière fois alors c’est là qu’on va et comme ça on verra le Colorado de là où on sera. Vous suivez ???? La Grande Montagne ça s’appelle et ça culmine à 1052m…..ça vous en bouche un coin non ???? Depuis Rustrel,  on part par la Grand Combe et le vallon de Touras pour bifurquer ensuite vers le sommet ; là haut ça se complique un peu car la trace se perd dans un dédale de buissons de gui et autres arbustes. On abandonne après avoir erré un bon moment. Piquenique au soleil. Ah oui, aujourd’hui,  nous sommes accompagnés par deux amies de Cap. Belle compagnie. Retour par une belle forêt, des champs de lavandin et une belle combe qui nous ramène à Rustrel. Magnifique journée…..

Alors la sixième semaine qui commence et le lundi c’est ralenti. Faut prendre son temps. Tout autour, les nouvelles sont contrastées pour ne pas dire plus. Certains s’amusent comme des barges à faire le tour du monde à la voile et nous offrent des images incroyables alors que d’autres sont écrasés sous les bombes russes en Syrie et les images sont effroyables. Le monde continue de tourner avec toutes ces incohérences. Que faire ? Ignorer les uns ou ignorer les autres mais impossible sauf s’enfermer dans une cabane au fond d’un bois sans aucune connexion avec le monde et je ne suis ni circumnavigateur ni casque blanc. Gardons la joie de vivre qui nous anime et tentons de concilier le parfois inconciliable.

Je vais au cinéma voir ‘Voyage au Groenland’, retrouver la ville. Cap a trouvé un emploi juste au moment où une sorte de grosse fatigue le prenait. C’est tant mieux qu’il retrouve ce job et d’autant plus dans sa spécialité et  ça évite de s’éparpiller à tenter des expériences infructueuses et presque perdues d’avance. Et vous avez ? C’est à 300m de chez lui.  Dingue, qui dit mieux ! Je lui souhaite bonne chance.

Episode 2

 

Et me voici reparti vers des contrées lointaines.

Il fait à peine frais ce matin.

Pas de quoi en faire un drame

Je salue Del en passant devant la terrasse du café

Et voila que recommence une nouvelle semaine

On se rapproche des fêtes de Noyelle et le rythme s’accentue un poil

Gotlib est mort et laisse tant d’orphelins

Dans les 40émes ça piaule un max et les dégâts s’accumulent

Mais c’est toujours moins grave que de recevoir des bombes sur la gueule

Oublié les Gibass

Je sais pas si je vais survivre cette semaine

 

Episode 3

 

Les pistes cyclables sont encombrées de bagnoles

En passant une portière s’ouvre sur mon passage

Je gueule : »piste cyclable ! »

Une femme me répond : «  femme enceinte »

Je lui jette : «  et alors ? »

En tout cas je lui fous une bonne trouille

Car elle ouvre sa porte sans regarder et je m’arrête dans ses jambes

Mais j’ai réglé les freins pilepoil

Beaucoup de monde aujourd’hui

Certainement la plus belle journée depuis que je travaille

Maud, une amie, passe avec sa fille

Quand son téléphone sonne

Je reconnais tout de suite un air de Dominique A :

«Ah quand même sous le soleil, on est toujours loin du soleil »

Je l’en félicite.

 

Episode 4

 

Ce matin c’est tout gelé

Et ça pique de nouveau pas mal

Je rencontre Pierre et Gibus dans la rue

Qui me dit que  les potes m’attendent au café

Mais pas de moto

Et le jeudi faut pas s’attendre à ce que ça soit autre chose qu’un jeudi

À part un bel échange avec un gars sur Burroughs

Pas grand-chose à se mettre sous la dent

Boss est passée et on a commencé à faire les décos de Noyelle

 

Episode 5

 

Demain on fait une petite intervention avec les potes d’Attac et Nuit Debout sur l’évasion fiscale. J’ai écrit cette petite chanson en pensant à Didier Super.

La BNP

C’est des pourris

Y planquent l'argent au paradis

Pas çui kon croit

Pas çui d'en haut

Mais dans les paradis fiscaux

Mais cet argent

Y sert à rien

À part ki sert kà spéculer

La BNP

Si sont gentils

Elle frait bien mieux

De l'enlever

Des ces saloperies d’paradis

Et de l'rdonner

À la société

À ceux ken ont

Vraiment besoin

Mais pas aux évadés fiscaux

Mais plutôt à tous nos hôpitaux

 

Rencontré deux foldingues ce matin en allant au boulot, la première dans un bar à vin boutique où je ‘m approche pour voir si ils ont du Terrebrune. Je pose mon vélo délicatement contre une table de la terrasse et c’est pas comme si elle vient m’agresser en me disant que « c’est pour les consommateurs ». Non mais t’as vu la température dehors connasse ??? Il fait moins 1° et t’en vois des consommateurs que je lui dis tout de go. Ça plait pas trop mais je m’en cogne pauvre conne !!!!! Je suis pas prêt d‘acheter du pinard dans ta cambuse.

L’autre rentre dans la librairie en criant je sais pas quoi alors que je suis en train de téléphoner et je lui fait «  Chut, je suis au téléphone » mais doucement juste pour lui faire comprendre qu’elle parle un peu fort c’est tout et j’ai même pas le temps de raccrocher qu’elle me lance : » On dit pas chut au client on dit bonjour ». Ouais peut-être connasse (ça je lui ai pas dit) mais c’est pas la peine de crier en rentrant dans une librairie. Voila le topo du matin. Ça m’a mis les nerfs.

Dans la lib le temps est long, les cartons trainent dans les camions et quand la Boss vient faire un tour dans l’aprèm elle s’arrange pour changer ce que j’ai fait. Ça doit pas lui plaire. Je regarde ça d’un air distant et amusé. Si Sophie Calle n’a pas le droit de se montrer en vitrine je vais pas en faire un drame.

En fin de journée Yan passe récupérer ses bd et il se propose de me ramener en voiture mais en ouvrant le coffre de la voiture il s’aperçoit qu’il est plein. Tant pis, je rentre à vélo et c’est tant mieux, il fait doux c’est parfait. La lune qui grossit éclaire le chemin bientôt plus besoin de lumière artificielle.

 

Episode 6 et dernier de la semaine

 

Samedi, marché, les pélardons du barbu.

Chiotte c’est son dernier de l’année

Faut faire du stock

Il fait doux ce matin

Y’a rien qu’a gelé dans la nuit

Je m'en vais le soir sans faire de bruit

La lune de plus en plus grosse

Mais ça caille grave et j’arrive congelé

J’aurais pas fait 100 bornes dans la nuit

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 13:14
La fille de Brest – un film d’Emmanuel Bercot

Quand une pneumologue du CHU de Brest découvre qu’un médicament nommé Mediator  prévu comme un coupe faim provoque des morts suspectes à des malades du cœur, elle décide d’enquêter et de prouver sa dangerosité. Aidée par une équipe de chercheurs de l’hôpital, elle va vite découvrir que ce qu’elle redoutait s’avère totalement avéré mais se battre contre la puissance des labos comme Serviers et la faible réactivité de l’AFSSAPS (agence française de l’époque sur la sécurité sanitaire) ne va pas se faire sans douleur.

Servie par une actrice magnifique, Sidse Babett Knudsen, le film se déroule tel un thriller mais les morts cette fois ci sont vrais et terminent sur des tables de dissection pour examiner leur cœur. C’est un combat que mène cette femme et un combat qu’elle doit souvent mener seule car ses collègues ont aussi peur de perdre les moyens que leur procurent les labos pour leurs propres recherches mais l’équipe est forte, sa famille la soutient sans sourciller et un agent de la CPAM (Albatros47@yahoo.fr) lui vient aussi en aide sous le couvert de l’anonymat.

Alors elle prend la décision d’écrire un livre et à partir de là tout va se déclencher. Elle va recevoir des centaines de témoignages de personnes qui prennent ce médicament et qui souffrent. Elle va réveiller la curiosité de journalistes comme cette femme du figaro (pour une fois) qui va un peu la booster et lui demander d’étayer ses dires.

Haletant tout du long, un hôpital filmé comme une architecture énigmatique, ce film militant dénonce l’attitude odieuse des laboratoires plus soucieux de leurs bénéfices propres que ceux qu’ils procurent aux malades. Indispensable à voir pour soutenir non seulement le travail d’Emmanuel Bercot mais aussi celui d’Irène Frachon, la petite pneumologue de Brest qui a secoué le cocotier.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:58
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
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La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo

La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo

Le dimanche c'est rando c’est acquis et cette fois ci la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles à 495m....ça rigole pas. Tout ça au départ d’Eyguières. Trouvé une merveille dans une vieille décharge..Vous pensez à quoi ???? Je penche plutôt vers une 403….en tout cas les chromes ont l’air de bien briller…

Belle journée en perspective, idéale donc pour marcher et les nombreux randonneurs rencontrés (plus de 25) le prouve. Nous sommes accompagnés par Loupiotte, une jeune chienne adorable et cette fois ci je marche avec Eric.

Partis d’Eyguières, nous longeons la belle falaise de Coste Ferre dans le vallon des Gauges où quelques uns se donnent à l’escalade. Le cliquetis des dégaines nous a titillés. Au petit col nous nous engageons sur un sentier qui amène au sommet des Alpilles. Une vue à 360° s’offre à nous : Méditerranée avec le port de Lavera, Chaine de l’Etoile, Massif de la Sainte Baume, les Mont Aurélien, la Sainte Victoire, la longue barre du Luberon, et en seigneur qu’il est  le Mont Ventoux. Au fond les sommets enneigés des Alpes de Hautes Provence.  Sur le retour, passage par le château de la Reine Jeanne qui est en fait le Castellas de Roquemartine 12° siècle. Belles ruines malheureusement en lent délitement. Et puis quelques repaires de chasseurs arborant fièrement le drapeau français. Ça pue !!!! Traversée du beau village d’Eyguières où la droite se rue dans les bureaux de vote, j’ai envie de crier : « Fillon, Juppé, tous des enculés ». Et puis, qui a été voter pour ce connard ? Une droite catho bien élevée (dans la Sarthe et dans la soie comme lui), traditionnelle, privilégiée et qui ne représente pas grand monde à part eux-mêmes et c’est pas ça qui fait un président. Comme l’a dit Accoyer, ce n’est pas 4 millions de bulletins qui vont suffire pour se faire élire en mai. Sur !!!

Episode 2

Failli pas partir au boulot ce matin ; la porte du garage cassée et impossible à ouvrir. Pas de pot on peut le faire à la main..Aie aie aie, je demande à un passant qui passe de venir nous aider car avec seulement Isabelle plutôt poids plume, c’est pas gagné. Ça pèse un âne mort ce bazar. Voila, tout le monde est dehors ???? On ze road again mais je fais un détour par la boulac…t’as plus de pain, t’es plus rien….et puis celui là c’est de la balle ; faillir être flingué cette fois. Ouf sauvé…..ça caille un peu. Sur la route, le paysage s’est métamorphosé. Plus de Rhône ni de Gardon dégueulant leurs flots au barrage. Tout est calme, les portes de la ville ont rouvert et les routes aussi même si elles portent encore les stigmates de la crue, boue et poussière blanche accumulées sur les bords mais j’ai de quoi passer. Juste faire gaffe ça doit glisser. Des champs inondés. C’est tout ce qui reste. Une semaine tout de même pour que tout rentre en ordre.

A la librairie, J’ai un stagiaire à m’occuper, Tom 14 ans, 3° ; drôle de gus qui porte un haut de forme. Pas banal ! En revanche il ne connait ni Springsteen ni le Velvet (fallait ranger les livres au bon endroit, piège !!). Chai pas si je vais le garder. Son père à intérêt à lui donner un cours fissa. Interro demain.

Je laisse la moto, place au vélo.

J’ai fini le dernier Craig Johnson. Pas mal, mais des longueurs surtout sur la fin…ça n’en finit pas….le truc cool c’est qu’on annonce du beau temps pour toute la semaine.

Episode 3

Mercredi, marché, les potes au café. Phil avec une Velocette. Il s’est fait arrêter par des flics plus curieux qu’autre chose au bruit du mono arrivant. Il les a charriés en leur demandant de pousser pour redémarrer. Deux coups de kick ont suffi.

Journée tranquille mais tout de même en compagnie de Scorta, Minard, Cherfi, Dylan et compagnie. Le jeune a su me dire quelque chose sur Le Boss. Ça va il peut rester. J’avais oublié un autre accessoire : la montre à gousset.

Episode 4

C’est la fête à Flo, pas question d’oublier….comme de mettre une bonne laine. Ça gèle dans la vallée, ça va cailler. Je m’arrête à mon endroit préféré du trajet jusqu’à Uzès pour faire quelques photos. Lumière matinale magnifique et ambiance hivernale. La gelée recouvre les herbes de paillettes blanches.

Au café deux bécanes ; une Royal Enflée et une Viragogo. Le niveau baisse. Et puis de la journée il ne faut plutôt rien en dire car il ne s’est rien passé ou si peu. Que le temps est long lorsque les heures qui passent passent…..parlé avec le stagiaire sur le métier de libraire.

Episode 5

La vallée est toujours sous l’emprise de la gelée matinale. Ça ressemble à l’hiver. On vient d’apprendre que Hollande ne se représentera pas, il jette l’éponge, ouf, tant mieux on ne veut plus voir sa gueule non plus. Ce mec a détruit la gauche, l’a atomisée et comme on a affaire à une bande d’égoïstes incroyables, ça va être dur de les faire se rassembler sous un même nom où une même bannière et de toute façon, qui voudrait d’un de ceux qui ont déjà trempé dans la politique ? on ne croit plus en vous les gars …c’est pigé ????

Hier soir, vu le film ‘La fille de Brest’. Ouahou….ça c’est de l’engagement. Un moment ses enfants, qui la regardent à la télé, disent : » Future ministre de la santé ». Sous un vrai gouvernement de gauche ça aurait eu de la gueule. Mais c’est ça, exactement des gens comme ça qu’il faut à ces postes, pas des énarques ou des professionnels de la politique qui ne pensent qu’à leur carrière comme cette connasse de Touraine qui ne fait qu’appliquer les ordres et rendre la santé bénéficiaire….et les 60 milliards d’évasion fiscale dénoncé par Attac ??? Qui va s’en occuper ???? Faut aller voir ce film non seulement parce qu’il est super mais aussi pour défendre le travail de la réalisatrice Emmanuel Bercot et celui d’Irène Frachon qui s’est battue durant toute ces années pour dénoncer ce scandale du Médiator (mon beau père est mort aussi à cause de ce médoc mais c’était en 2000 et on ne savait rien).

Episode 6

Samedi, dernier jour de cette semaine et enfin une journée qui ressemble à quelque chose. Du passage, des échanges, du monde qui fait vibrer un peu l’espace. Ouf…..pas venu pour rien. Les pélardons dans la sacoche, je peux rentrer chez moi……la bise…..

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:35
A vol d’oiseau – Craig Johnson – Gallmeister 2016 – traduction Sophie Aslanides – 360 pages

Alors que le shérif Walt Longmire et son pote Standing Bear repèrent un endroit comme il faut pour célébrer le mariage de sa fille suivant les traditions indiennes, ils assistent au suicide d’une mère portant son enfant dans ses bras. Ils tentent de lui portent secours mais seul l’enfant a survécu à la chute mortelle. Il apparait vite que ce suicide est un meurtre déguisé et Walt devra s’arranger pour combiner les préparatifs du mariage (sinon gare aux courroux de sa fille) et l’enquête qu’il va mener plus pour venir en aide à la Chef de la police tribale, une certaine Lolo Long (il aurait pu trouver mieux) car il n’est pas  vraiment sur sa juridiction.

Ce qui est sur avec les romans de Craig Johnson, ce qu’ils ne nous laissent pas indifférents car il sait créer une atmosphère d’intimité passionnante et nous devenons les amis de ses héros grâce à des descriptions détaillées tant sur leur physique que leur façon de penser, de réagir devant les situations. Quant à son chien, il est bien sur de la partie mais dans un rôle encore particulier.

Alors nous allons le suivre dans cette nouvelle enquête et pénétrer dans les rouages de l’organisation et du fonctionnement d’une réserve indienne. Il y a les silences qui en disent long, les regards qui questionnent et les paroles qui agissent. On va se faire un peu (trop ?) trimballer avec une Chef qui, revenant juste d’une guerre (les US sont toujours en guerre) maltraite un peu les hommes et son 4x4, un peu réactive dans ses nouvelles fonctions (elle a l’air canon aussi) mais Walt avec son flegme connu va savoir s’adapter et lui venir en aide.

Dialogues secs et souvent drôles, personnages typés, la nouvelle enquête de Walt Longmire, même si trainant un peu trop en longueur à mon avis, nous offre une beau moment d’évasion dans une région et avec des personnages hautement fréquentables comme d’hab’.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 21:28
Ecole nationale du cirque...frange... et discrétement je mets ma chaussure sur son genou
Ecole nationale du cirque...frange... et discrétement je mets ma chaussure sur son genou

Ecole nationale du cirque...frange... et discrétement je mets ma chaussure sur son genou

La semaine commence le dimanche, le jour de la randonnée hebdomadaire et nous continuons avec Cap de parcourir les Monts de Vaucluse. Aujourd’hui découverte (pour moi) du Colorado Provençal près de Rustrel mais sous l’influence de Tesson, nous quittons les sentiers balisés à la recherche des traits noirs, ceux qui nous emmènent au fond des combes, les pieds dans les ruisseaux, sous les cascades et au  pied de murs qu’il faut parfois escalader. Nous nous perdons, faisons demi-tour, tournons en rond pour se retrouver au même endroit. Ah, enfin une VMB (vieille trace bleue) genre Labande nous indique que ça peut mener quelque part. Quelques vieilles mécaniques abandonnées nous rappellent le travail qui se passait en ces lieux sous la forme de vieux compresseur ou de machines plus imposantes dans une cabane. Un peu de boulot et c’est prêt à redémarrer. Les conduits  d’huile en cuivre  ressemblent tellement à ceux que l’on peut trouver sur des motos anglaises que cela me fait sourire. J’arrive même à dévisser un raccord banjo qui tourne encore librement dans son logement. Je le remets en place si quelqu’un veut le restaurer. Une cave creusée dans la roche, on pourrait se croire en Jordanie….les gammes  d’ocre ou de verts pâle sont magnifiques et nous passons un long moment dans ce dédale de canyons. Longue montée assez raide le long des falaises pour arriver au site touristique, au fond les cheminées. Nous profitons d’un beau promontoire pour déjeuner avec vue splendide sur le site et les montagnes en face que nous appellent déjà à une prochaine rando. C’est noté !!!!!!

 

Lundi drache nationale, ça donne pas envie de sortir…..

Demain je vais me faire saucer…c’est sur …

Pluie, pluie et pluie encore

Même pas peur

Ça doit être mes gènes bretons

Qui me font aimer de rouler sous la pluie

J’ai pris le vélo pour aller à la boulangerie

Habillé comme un marin

Je crains dégun

Y’avait une accalmie

De courte durée

Sur le retour y’a eu comme un grain

Épisode 2

Je m’attendais au pire et je suis passé à travers, la pluie est arrivée alors que j’étais presque à Uzès. Coup de pot. La route qui longe le Rhône est fermée pour cause de crue possible et en passant près du barrage de Vallabrègues on comprend mieux pourquoi ;  le spectacle est revenu. Toutes les portes ouvertes qui crachent une eau tumultueuse et le Gardon s’est transformé en rivière de boue charriant des énormes troncs d’arbres.

Et maintenant dans ma maison numéro deux ; c’est un peu triste quand même. Le vent a arraché la fixation du volet.

C’est la quatrième semaine qui commence et son rythme associé.

Alors forcément, avec cette pluie, je n’ai pas vu grand monde à part quelques courageuses aux parapluies malmenés par le vent. Dans l’après midi ça s’est calmé et des gens sont venus chercher leurs livres commandés. Pour ma part, un Lettres à Théo, 203 lettres choisis avec des illustrations, Peter Fromm et Leo Perutz. C’est toujours ça.

Episode 3

C’est décidé, aujourd’hui je prends le vélo, la journée s’annonce sèche, je profite et j’ai bien fait. Retrouver la lenteur du déplacement et je ne mets pas vraiment plus longtemps, quelques minutes tout au plus. La petite route passe par un lieu très bucolique : une grande plaine avec un mas au fond sur un léger promontoire. C’est très reposant à regarder. Quelques cotes et c’est déjà Uzès. Le marché est vivant et je passe un moment à parler avec Jean Michel le berger. Je suis parti plus tôt pour ça, prendre mon temps.

Ah oui, je ne vous ai pas dit mais Boss a accouché alors on fait des vacations radios pour se parler. Je suis donc seul depuis mardi et ça me va bien. Les rapports avec les clientes et clients ont l’air de bien se passer. On me sert même la main en partant, ça ne m’était jamais arrivé avant. Un couple aussi qui fait le tour en disant : « De belles tables ici.» C’est sympa et comme ils viennent d’emménager à Uzès, ils me disent qu’ils ont une bibliothèque à remplir. Tant mieux. Ils peuvent tout embarquer s’ils veulent. Les allers et retours à vélo m’ont fait un bien fou mais demain c’est retour au moteur, pluie et 75 km/h de vent. Faut attendre vendredi pour que le calme revienne.

J’ai l’esprit dans les quarantièmes, je suis le Vendée Globe et je pourrais facilement comparer la librairie à un 40 pied faudra que je mesure exactement et quand la pluie vient frapper les vitrines, ça peut ressembler à des paquets de mer qui glissent sur le cockpit. Dehors le vent se lève il va falloir que je prenne un ris. Cette nuit ça va piauler.

Episode 4

Toute la nuit la dégringolade de flotte, comme prévu alors aussi comme prévu moto ce matin. Personne au rendez vous. Je passe. Du coup je suis en avance, je fais un tour dans la ville. Il n’est pas dix heures et c’est très calme. Tout le monde ouvre en même temps, visiblement. Le gris pourri au dessus de nos têtes n’empêche pas les courageux d’affronter les éléments hostiles et je les félicite. Ah, je prends la mesure de mon voilier….c’est bien ça, 40 pieds, plafond bas, pont plat.  Je peux m’engager pour le Vendée…..ce qui est bien avec lui c’est qu’il ne bouge pas trop…et pourtant dehors ça secoue pas mal. Il ne me reste plus qu’à tenir le cap de la journée…..un petit 300 serait pas mal…Pour le plaisir, John Kennedy Toole, Confiteor et Shibumi. Rien de spécial à rajouter sinon une courte vacation radio avec Boss qui m’a conforté dans l’idée de ne pas recommencer l’expérience…Il n’est pas mal ce bateau mais je ne le maitrise pas complètement, y’a des trucs qu’on m’a pas dit. Tout à coup je me souviens du livre de Moitessier qui communique avec le monde en lançant ses messages avec une fronde vers les bateaux qu’il croise. On en est bien loin avec des ordinateurs qui régissent nos vies et des images comme un flot ininterrompu à tel point qu’il décide de ne pas rentrer en France alors qu’il est en tête de la course. Ce n’est pas tant ce travail en soi qui me dérange mais la manipulation de ce logiciel qui n’a de logique que ce qu’il nous impose. J’aimerais me consacrer à faire découvrir les livres que j’aime et Boss pourrait m’épargner quelques réflexions inutiles. En fait je m’en fiche un peu je ne suis là que pour 8 semaines mais c’est toujours un peu fatigant de se voir reprocher des détails mais c’est souvent ainsi.

Episode 5

Les nuits se suivent et se ressemblent et le martellement incessant de la pluie sur la fenêtre ne présage pas des baisses de niveaux mais certainement des activités. On prévoit une accalmie……je vais sortir la grand ‘voile. Je retrouve Guy au marché, j’achète quelques trucs chez la dame sympa, une dernière grosse averse et c’est le soleil qui arrive enfin, je prends le vélo. Pile poil à l’heure, c’est que du bonheur. Au passage de la grande,  plaine la lumière est tout simplement magnifique. Le voyage lent prend tout son sens.

Du passage, du passage tout le monde qui vient récupérer ses livres, ça fait du bien de voir des gens et même des qui me disent que c’est la première fois qu’ils viennent. Mais entrez donc braves gens !!!!! Bel échange avec P. Chavagné,  un écrivain d’ici qui a tout de même déjà publié chez Grasset (Auteur academy). Bientôt son nouveau livre chez Albin Michel : « Les Duellistes » et naturellement nous évoquons le premier film de Ridley Scott au titre identique et qui m’avait fortement marqué à l’époque (1976). Nous parlons aussi de nos lectures chez Gallmeister, presque tout le catalogue nous enchante : Trevanian, Abbey, Stegner, McMurtry bien sur et son magnifique Lonesome Dove. . Après le boulot je retrouve Guy pour une dégustation de vin « De grappes et d’O ». Le 100% syrah tient bien la route. Nous rentrons ensemble à vélo mais le froid est revenu en douce. Ça pique de nouveau.

Episode 6

Dernier jour de boulot pour cette quatrième semaine. On ne peut pas dire que ça été la folie, peut-être du au fait que la semaine a été pourrite et que les gens profitent du beau temps pour sorti ??? Les champignons par exemple ?? Ce qui est sur, c’est que je ne vais pas être beaucoup dérangé. J’ai même failli m’endormir alors j’en profiter pour écouter la série sur Jack London de FranceCu. Yves Simon qui parle (il est l’auteur d’une bio sur l’écrivain), d’autres voix qui évoquent le passé incroyable de cet homme car c’est vraiment plus qu’une vie que cette homme a vécu. On est subjugué par cette foison d’énergie, ce désir de vivre si intensément. A quinze ans on ne compte plus ses multiples boulots. Deux épisodes et nous n’en sommes qu’à ses 17 ans……il part pour trois mois en campagne de chasse aux phoques et il note la barbarie des hommes pour satisfaire la poignée de celles qui peuvent s’offrir ces fourrures. Il prend peu à peu conscience qu’il devrait plutôt mettre sa force sur la dénonciation d’une société déjà trop inégalitaire plutôt que de s’épuiser à travailler comme pour des patrons qui l’exploitent (« Même les bêtes travaillent moins et les forçats aussi ») d’où cette volonté de reprendre ses études.

Quand même quelques bons moments avec des clients comme cette femme qui me dit que le soir du concert Kanak, elle a rencontré ici même une personne qui lui a fait trouver la maison qu’elle cherchait. La librairie est donc un endroit particulier et elle vient y faire aujourd’hui ses premiers achats. Visite de Yan mon tatoueur pour des bédés dont je n’imagine même pas l’existence. Pour résumer, Cherfi, Stegner, Springsteen entre autres et Linda lé aussi, plus rare.

Je rentre, la ritournelle des allers et retours, route de nuit, fraiche mais agréable. Le flat ronronne et il ne pleut pas….c’est magnifique….

Maison !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:21

Lundi drache nationale, ça donne pas envie de sortir…..

Demain je vais me faire saucer…c'est sur …

Pluie, pluie et pluie encore

Même pas peur

Ça doit être mes gènes bretons

Qui me font aimer de rouler sous la pluie

J’ai pris le vélo pour aller à la boulangerie

Habillé comme un marin

Je crains dégun

Y’avait une accalmie

De courte durée

Sur le retour y’a eu comme un grain

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:18
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel
Colorado de Rustrel

La semaine commence le dimanche, le jour de la randonnée hebdomadaire et nous continuons avec Cap de parcourir les Monts de Vaucluse. Aujourd’hui découverte (pour moi) du Colorado Provençal près de Rustrel mais sous l’influence de Tesson, nous quittons les sentiers balisés à la recherche des traits noirs, ceux qui nous emmènent au fond des combes, les pieds dans les ruisseaux, sous les cascades et au  pied de murs qu’il faut parfois escalader. Nous nous perdons, faisons demi-tour, tournons en rond pour se retrouver au même endroit. Ah, enfin une VMB (vieille trace bleue) genre Labande nous indique que ça peut mener quelque part. Quelques vieilles mécaniques abandonnées nous rappellent le travail qui se passait en ces lieux sous la forme de vieux compresseur ou de machines plus imposantes dans une cabane. Un peu de boulot et c’est prêt à redémarrer. Les conduits d’huile en cuivre  ressemblent tellement à ceux que l’on peut trouver sur des motos anglaises que cela me fait sourire. J’arrive même à dévisser un raccord banjo qui tourne encore librement dans son logement. Je le remets en place si quelqu’un veut le restaurer. Une cave creusée dans la roche, on pourrait se croire en Jordanie….Les gamme d’ocre ou de verts pâle sont magnifiques et nous passons un long moment dans ce dédale de canyons. Longue montée assez raide le long des falaises pour arriver au site touristique, au fond les cheminées. Nous profitons d’un beau promontoire pour déjeuner avec vue splendide sur le site et les montagnes en face que nous appellent déjà à une prochaine rando. C’est noté !!!!!!

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 21:20
Vision permanente

La masse imposante de l’église

Aux murs tarabiscotés

Bloc immense posé

Dans ce bout de terre

Tente d’impressionner

Ceux qui vivent en dessous

Peine perdue

Nous résistons sans peine

A ses messages inaudibles

Mais la pierre s’illumine

Resplendissante au soleil de la journée

Et prend des teintes rosées

Quand il vient se coucher

Le spectacle est en lui même assez gracieux

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Published by didier falleur - dans poésie en ville
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