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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 17:09
Dogs – film roumain de Bogdan Miriça – 2016 – Prix FIPRESCI Cannes 2016

Loin de sa ville habituelle, Bucarest, Roman se rend dans la plaine du delta du Danube dans le but de vendre la propriété héritée de feu son père. 550 hectares de vide absolu qui n’ont même pas pu être réquisitionnés durant l’époque communiste pour en faire une ferme d’état.  Très vite il se rend compte qu’il n’est pas du tout le bienvenu et que ses projets ne plaisent pas aux hommes qui y travaillent encore (de quoi ?). Un policier en voie d’extinction (comme la société ?) va s’approprier les faits comme un dernier travail.

C’est âpre comme les paysages arides filmés tel un western, violent comme ces hommes (en sont-ils vraiment) qui ressemblent plus à des brutes sauvages qu’à des êtres civilisés. Disparitions, aboiements, mouvements nocturnes étranges, Bodgan Mirica distille une atmosphère angoissante avec des moyens plus que réduits, juste une ambiance lourde de sens de silences et de cris. Maitrise du cadrage, plans allongés et lumière magnifique, ce delta devient un lieu de grande violence pour qui tente de changer les choses.  Ça rigole pas …………..du tout et on en prend plein la tronche. Pour un premier film Bogdan Mirica nous offre le meilleur.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:50
Sur les chemins noirs – Sylvain Tesson – Gallimard – Oct 2016

Quand on a parcouru le monde dans tous les sens, cavalé sur les crêtes de l’Himalaya, traversé les déserts et séjourné six mois dans une cabane au bord du lac Baïkal, on peut se dire vernis par la vie.  Sauf que parfois, à trop vouloir l’affronter on peut aussi se prendre un beau gadin. Et c’est ce qui arrive à Tesson (de bouteille oserais-je dire) qui dégringole du toit d’un ami après une soirée bien arrosée. Patatras, voila le seigneur de l’aventure cloué sur un lit d’hôpital, des tuyaux plein le corps et des médecins et infirmières tout à ses soins pour tenter de le faire revivre. Mais le gars est costaud. N’empêche, il en ressort au bout de six mois avec une paralysie faciale qui lui a fait perdre sa superbe et des clous partout.

Finies les beuveries, les randos extrêmes, il va falloir se contenter de choses plus humbles. Et c’est ainsi que notre homme va découvrir (il n’est jamais trop tard pour s’en apercevoir) qu’il habite un pays magnifique et qu’il serait dommage de ne pas le parcourir…à pied cela va de soi.

Et c’est pourquoi cette traversée de la France de Menton au Cap de la Hague mais pour corser un peu les choses, il choisit les chemins noirs ou traces noires que l’on peut voir sur les cartes IGN au 25000°. Pas de sentier balisé, pas de chemin trop facile mais bien ceux qu’il faut chercher quitte à se perdre ou se frotter aux ronces et autres culs de sac. Mais le mec en a vu d’autres et ce n’est pas ça qui le rebute. Pour nous un voyage insolite à travers ce pays, des rencontres rares, des dialogues avec l’histoire et la société et même si Sylvain Tesson en rajoute un peu dans son style ampoulé, il nous régale aussi de ses critiques sur un monde et une société parfois en perdition. Bien vu !!!

interview de Sylvain Tesson à la grande Librairie

https://www.youtube.com/watch?v=oJ-SJ2JUx6Q

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:18
Moi, Daniel Blake – Film de Ken Loach – GB 2016

Au début, on se dit que Ken Loach va de nouveau nous assommer avec ses personnages perdus et en proie à la férocité d’un monde libéral maintes fois dénoncé. Daniel Blake est un charpentier et à la suite d’un accident cardio- vasculaire, il se voit interdire de reprendre le travail par son médecin mais pour toucher des indemnités d’invalidité, il doit répondre à un questionnaire sur sa santé. Pas de pot, les services pour l'emploi ont été privatisés et la personne qui l’interroge est juste là pour faire son boulot et le résultat tombe ; 12 points et il en fallait 15 pour être admis. Il se voit donc dans l’obligation de chercher un travail pour toucher le chômage. Il est très vite confronté à la complexité d’un système informatique donc il ignore tout et la brutalité des services de l’emploi.

La rencontre avec Katie,  mère de deux enfants aussi perdue que lui dans une ville inconnue va lui donner la chance de servir à quelque chose. A partir de ce moment, tout l’humanisme dont Ken Loach nous a habitués va ressurgir et transformer le film en un plaidoyer fort sur la vie de ceux que le système tente de rejeter et d’oublier complètement.

Allers et venues entre le petit appartement et le Job Center, l’appartement minable donnée à cette femme, son soutien pour l’aider à aller à la banque (j’adore le terme) alimentaire, ses recherches d’emploi vaines (il n’a de toute façon PAS LE DROIT DE TRAVAILLER) nous décrivent un homme qui perd toute son amour propres et l’estime qu’il avait en lui et malgré quelques moments de révolte, sa situation va peu à peu se dégrader.

Il va s’en dire que la suite du film ne va pas être drôle, loin s’en faut que ce soit pour Daniel ou pour Katie et qu’il nous faudra passer comme eux par des étapes de souffrance.

Encore une fois, Ken Loach tape là où ça fait mal et le fait d’une façon magistrale. On en ressort bouleversé et avec une envie de révolte justifiée par tant d’infamies. Palme d’Or méritée.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 08:04
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

C’était prévu comme ça, je devais venir aider les NicoGom pour creuser la tranchée du futur mur nord. On avait pris rendez vous depuis un bon moment mais voila, ça ne se passe pas toujours comme prévu. Jeudi, D m’annonce que la maman de G vient de mourir. Je la connaissais bien cette dame pour l’avoir vue souvent chez elle ou lors de fêtes de famille. Elle avait un âge qui permet de se quitter sans trop de chagrin même si la perte de sa maman est toujours un moment terriblement difficile.

Je pars jeudi à vélo pour Arles, toujours aussi peu de train pour relier Marseille mais il fait un temps magnifique et ce petit parcours est toujours aussi sympathique. Dans la gare, j’aide une fille à vélo et remorque à monter dans le train ; c’est un de ceux où il faut grimper par une porte étroite et démonter tout le barda ; de plus, la porte est condamnée  et il faut traverser tout un wagon pour accédée au local vélo. A part une nana qui a passé son temps à crier sur son fils qui visiblement ne lui obéit jamais mais je ne m’en suis pas mêlé même si l’envie était grande de lui dire qu’elle nous faisait chier grave et qu’elle pouvait revoir sa façon de l’éduquer car visiblement ça ne marchait pas du tout, le voyage s’est bien passé. Train donc jusqu’à la capitale Phocéenne.  J’aide encore la fille à vélo pour descendre et on engage la conversation jusqu’au quai de départ. Elle vient de Grenoble par les Alpes et se dirige doucement vers l’Espagne. Pour l’instant, repos à Hyères pour elle et Aubagne pour moi où le vélo reprend ses droits jusqu’à Auriol.

Le trajet se fait sans peine et je le connais par cœur, Napollon, Pont de l’étoile, Roquevaire, Pont de Joux, Auriol et enfin Moulin de Redon par la belle petite route parallèle à la nationale. Il faut une chaleur de ouf et c‘est t-shirt et short de rigueur. C’est la fin octobre, faut préciser.

Le lendemain on arrive à travailler un peu sur la tranchée mais il faut ranger un peu la maison pour recevoir les invités demain. On fait quand même deux mètres et on prépare le bornage pour la suite. Dans l’après midi, coup de fil et on apprend que leur fils L va pouvoir se joindre à nous demain. Grande émotion. Cela fait 6 ans qu’il est parti en voyage et qu’il n’est pas revenu.

Debout très tôt pour une partie de la famille pour aller le chercher à l’aéroport le matin. Nous nous retrouvons au crématorium pour la petite cérémonie avec tous les amis. Beaucoup de monde. C’est bien. Puis à la maison pour un petit repas partagé. Du coup tous les potes de L viendront le voir et ce sera un beau défilé de jeunesse éclatante et rieuse. Mais il doit repartir le soir même et nous l’accompagnons. Vision éclair magnifique au sourire gracieux, son passage parmi nous a été un grand moment de bonheur.

La soirée se termine avec les amis qui sont restés, une des ces familles extravagantes qu’on peut rencontrer ici.

Dimanche, c’est le jour idéal pour creuser (Dans la vie, il a ceux qui ont le flingue et ceux qui creusent. Toi tu creuses !!!!!!).

Alors creusons mais au bout d’une heure trente les ouvriers sont nazes et on arrête. On aura fait tout de même trois mètres oui mais  60x40, c’est pas que dalle !!! J’ai du me taper une dizaine de brouettes.

Soirée calme et le lendemain je décanille à 9h00 pour prendre mon train à 10h à Aubagne. On se fait la bise et on se dit à bientôt mais pas avant l’année prochaine. Il fait frais mais ça roule pénard ce lundi de pont. Pas de train pour Nîmes alors Avignon avec 30mn de retard.. Je vais rater ma corres mais la contrôleuse sympa me dit que le conducteur va rattraper. Tarascon, on passe devant chez moi mais on ne s’arrête pas. On fonce et la porte du poste de pilotage ouverte me laisse profiter du voyage et c'est bon, Avignon à l'heure. "Vous avez vu ?" me dit la contrôleuse, "je ne lui ai même pas parlé pour ne pas le déconcentrer". Hop, je saute dans celui qui repart illico et je reviens sur mes pas. Maison.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:23
L'avenir du Capitalisme - Bernard Maris - Éditions Les Liens Qui Libèrent - 28 Septembre 2016

L'avenir du capitalisme, est le texte intégral et inédit de la conférence que Bernard Maris prononça à l'Institut Diderot, il apparait comme la quintessence de la pensée de feu Oncle Bernard. Dans ce court essai, Bernard Maris apporte un éclairage limpide et efficace sur la « puissance la plus décisive de notre vie moderne », le capitalisme. De ses plus lointaines origines à son état actuel, l'auteur définit et retrace avec brio l'évolution du modèle économique de référence de nos sociétés. Avec une ouverture pleine d'espoir pour le dépasser....(Les liens qui Libèrent)

A lire et à relire...ce n'est que de l'intelligence...merci Monsieur

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:05
Voyage à Travers Le Cinéma Français – film de Bertrand Tavernier – 2016 – 3h11mn

Dans ce documentaire, Bertrand Tavernier nous propose une vision personnelle mais hautement justifiée des ces choix quant aux films français qui l’ont marqué depuis sa jeunesse. Tout commence à 6 ans alors qu’il se trouve dans un sanatorium à St Gervais avec Jean Becker. L’amour pour le 7ème art ne va plus le quitter pour devenir le réalisateur que nous connaissons tous.

Extraits de films que nous avons vu ou d’autres que nous découvrons avec joie et surprise, sa culture et son parcours sont toujours présents mais sans jamais écraser les néophytes que nous sommes.  Il le fait avec malice et ses sourires en disent long sur sa complicité avec eux. Ses anecdotes sont parfois piquantes quand il raconte les dessous des relations qui pouvaient se passer entre les réalisateurs et les acteurs, les réalisateurs et les metteurs en scène, en fin tout le petit monde qui gravite autour de ce métier. C’est parfois très drôle et même très jouissif.

Il nous parle de ses préférés avec une telle passion que nous nous prenons parfois à revoir les aprioris que nous avions sur eux et c’est tant mieux. Les extraits disséqués avec soin nous enseignent sur le génie de certains, qu’ils soient réalisateurs ou acteurs modifiant certains points qui leur paraissent  plus ou moins justifiés.

Je ne vous mentirai pas en vous disant que c’est un pur moment de plaisir et que tous ceux qui aiment le cinéma doivent courir voir ce film car on y parle de ce qui nous passionne et aussi de musique. Grand !!!!!

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 16:46
FUOCOAMARE,  Par delà Lampedusa  – documentaire italien de Gianfranco Rosi -2016

Lampedusa, petite île de 20km² située à 70 mile des côtes africaines et 180 de l’Italie donc  de l’Europe toute entière. 150000 migrants y ont déjà accosté alors que 15000 autres sont morts durant cette traversée.

Le réalisateur nous propose une approche multiple de ce qui se passe sur cette île. A travers la vie d’un jeune garçon, plus préoccupé par la fabrication des ses frondes et la chasse aux oiseaux dans la nuit et ses relations avec ses proches, la vie des habitants et le travail des équipes de la marine et des médecins qui doivent gérer l’afflux des réfugiés dans les eaux territoriales.

D’un coté une certaine douceur de vivre ponctuée par les tempêtes, les visites chez le médecin pour des problèmes d’anxiété et de vue du garçon et la brutalité de ce que vivent ceux qui viennent de traverser la Méditerranée dans des conditions souvent proches de l’extermination programmée.

Le réalisateur nous emmène dans les bateaux qui accostent ces radeaux de la détresse totalement surpeuplés et d’où l’on retire les cadavres, puis c’est le tri suivant les origines, les soins donnés aux plus souffrants, la vie dans les camps. On y joue au foot dans des espaces réduits, on téléphone à la famille, on dort sur des matelas dans des couvertures  de survie. On attend. Est-ce que c’est ça que l’Europe peut offrir à ces gens ??? Et que l’on ne vienne pas me parler de différence entre les réfugiés politiques et économiques. Comme ces bateaux de la mort où il y a trois classes ; dans la cale, 3° classe et 800 dollars la traversée, sur le pont 2° classe et 1000 dollars et sur la cabine 1ère classe et 1500 dollars. Moi je n’y vois que des personnes en détresse et fuyant la misère. Mais les morts sont dans la cale.

C’est un film poignant et je me souviens de ce que les soldats américains ont fait subir aux allemands à la découverte des camps, les obligeant à venir voir les charniers près de chez eux. Il faudrait obliger toutes les personnes qui s’insurgent à l’idée de recevoir ces migrants à voir ce film ou les emmener sur les bateaux et leur faire décharger les cadavres.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 16:07
Shibumi – Trevanian – Ed. Totem chez Gallmeister –  518 pages – Juin 2016 – traduit de l’américain par Anne Damour

Plonger dans le roman de Trevanian (alias Rodney Whitaker 1931-2005) est sans aucun doute pénétrer un monde mystérieux car c’est avant tout le personnage principal, un certain Hel ou Nicholaï Alexandrovitch Hel de son vrai nom, qui fascine par son histoire et le parcours incroyable de sa vie. Considéré comme le tueur le plus efficace de sa génération, nous le retrouvons alors qu’il coule une retraite paisible dans les Pyrénées basques mais avant d’en arriver là sa vie a été plus que chahutée.

Fils d’une aristocrate russe et d’un père allemand inconnu, il se retrouve orphelin alors que le Japon a envahit la Chine. Recueilli par un colonel japonais ébahi par la technique déjà acquise au jeu de go par ce jeune garçon, il va le confier entre les mains d’un maitre de son pays. Puis la guerre jouant son rôle, ce même général va se trouver prisonnier et condamné. Mais Hel va bien comprendre la honte de cet homme d’honneur et va l’aider à mourir.  Bien sur, cela ne plait pas du tout aux forces d’occupation et il va se retrouver en prison.

Quoi de plus intéressant à faire en prison sinon d’apprendre le basque car son avocat n’a trouvé que ces livres dans les brocantes. Allons-y donc pour le basque, cela viendra compléter les cinq autres langues qu’il connait déjà soit le russe, le japonais, le chinois, l’anglais et le français. C’est là que sa carrière de tueur va commencer et c’est pourquoi nous le retrouvons chez lui alors qu’il approche la cinquantaine et que son passé va le rattraper.

C’est dense, ça foisonne d’intrigues, d’espions, de sociétés secrètes, de retournements de situations, de personnages incroyables par leur gouaille et truculence.

Tout en nuances autour de la pratique du jeu de go, de la spéléologie, du Shibumi (hyper conscience ??), des techniques sexuelles les plus raffinées et les coups systématiques donnés à sa Volvo, le roman de Trévanian nous emporte dans une fresque historique passionnante où son héros navigue en mêlant philosophie et dégout pour les basses passions humaines. Ça faut pas rater….

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 09:11
Captain Fantastic – écrit et réalisé par Matt Ross - USA 2016

Ben Cash (Viggo Mortensen) vit avec  ses 6 enfants au fin fond  d’une forêt perdue dans les montagnes.  Leur  vie est rustique occupée à chasser leur nourriture, faire des l’exercice et apprendre par les livres les fondements de la société américaine. Il va s’en dire qu’ils ne connaissent pas l’existence d’internet ni des jeux vidéos. Non, les jeux pour eux consistent à gravir des parois en escalade, faire des pompes pour devenir fort et dépecer les animaux qu’ils viennent de tuer au couteau ou à l’arc.

Quand ils apprennent la mort de leur mère (malade depuis longtemps) et malgré l’avertissement de ses parents de ne pas venir à l’enterrement sous peine de poursuites, ils décident tout de même de partir pour lui dire adieu une dernière fois. C’est toute la tribu qui monte dans le bus (Steve) pour rallier le nouveau Mexique.  Le voyage va être l’occasion de décrier la société mercantile qui défile sous leurs yeux mais aussi de prendre conscience du fossé qui les sépare de leurs congénères. Plusieurs scènes souvent cocasses vont produire quelques électrochocs des deux cotés.

L’arrivée à l’église va être le cataclysme qui va totalement bouleverser la vie de cette famille.

Fable sur la possibilité ou non de vivre en dehors de la société imposée par les normes, Matt Ross nous propose une réflexion plus qu’intéressante sur le rôle des parents dans l’éducation (la confrontation avec la famille durant le voyage est passionnante). Jusqu’où peuvent-ils imposer leurs visions du monde idéal à ceux qui ne leur appartiennent déjà plus ? Le trait est parfois un peu forcé ou invraisemblable mais le message est magnifique et prend toute sa force avec des enfants épanouis et fiers même de ne ressembler à personne et la musique de Sigur Ros vient distiller avec grâce ses mélodies. Une réussite.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 07:19
Le Ventoux en automne
Le Ventoux en automne
Le Ventoux en automne
Départ le matin assez tôt
3° dans la plaine
6° au pied du Ventoux
montée par une nouvelle combe
arrivée au Jas du Pied Gros (1000m) où on rejoint le GR91B
montée au sommet
ça caille grave
on se réfugie dans la chapelle à l'abri du vent pour déjeuner
d'abord seuls puis rejoints par une cohorte de randonneurs
nous ne serons pas les seuls châtiés de cette infamie
montée rapide au sommet et redescente aussi leste pour retrouver la chaleur
sieste sur un replat herbeux magnifique
Jas des Pèlerins
Combe Fiole et son Rocher de l'aiguille
Combe d'Ansis pour finir
un majestueux hêtre en barre le chemin
vieux d'au moins 200 ans il a fini sa vie foudroyé
comme l'attestent les traces de feu en son milieu
Eric viendrait bien prélever quelques branches pour en faire des meubles
Couleurs d'automne alors que dans la vallée c'est pas encore le cas
21km et 1500m+ le tout en 8 heures......c'est la règle
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Published by didier falleur - dans randonnées
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