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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:59
j'essaye d'oublier le bonheur
qu'allait me procurer la réalisation
de mes rêves
projetés
pour le remplacer
par celui de l'autre réalité
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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:57

les grands oiseaux blancs
abandonnent leurs ailes
au gré des vents
de la vallée
ils tournent sans se lasser
tels des derviches géants

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arqueboutés sur leur guidon
les cyclistes affrontent le vent
sur le pont de Tarascon
longue traversée hasardeuse
qui mérite toute l'attention requise
à cet exercice perilleux
certains préfèrent marcher
à côté de leur monture
et font un signe de félicitation
aux courageux téméraires
leur sourire témoigne de l'encouragement
les bourrasques vous bousculent
et tentent de vous désarçonner
jusque là tout va bien
mais il reste encore du chemin
pour traverser le pont de Tarascon

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Published by didier falleur - dans poésie à vélo
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:54

deuxième incursion
dans l'univers alpillien
sans toi
mais pas sans rien
plus loin plus à l'est
pas si froid
pas si vent
comme avant
le thym a pris son essort
et se récolte sans effort
romarin sauge genêts
et autres espèces encore
rivalisent de beauté
dans ce décor
immense et sauvage

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 10:19
les pivoines illuminent le visage de boudah d'un cercle de feu
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Published by didier falleur - dans correspondance
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 15:19
la pluie arrose
la terre
et me repose
de mes inventaires
paysagers
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Uzès 10/01/08

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Published by didier falleur - dans poésie à la maison
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 10:17
la masse noire du luberon
dessine un horizon où nos yeux se fixent
par se chemin si long
notre corps tranquille se fond
comme deux astres en éclipse

les drapés de calcaire
les lignes dans les pierres
témoignent des mers anciennes
les yeux reviennent sur terre
perdus dans la vision éphémère
des couleurs aériennes

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Fontaine de Vaucluse 06/01/08

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 16:16



j'ai trois cactus
il ne m'en faut pas plus
hors nature
pour m'entourer de nature
je pars à sa rencontre
je la foule
je la traverse
je la pénètre
elle me parle
me montre le chemin
mais laisse parfois sur mon corps
des traces longues à cicatriser
quand je me suis égaré
sans avoir su la lire
elle m'offre sa flore
ses arbres, ses lychens
ses animaux en liberté
ses rivières qui coulent
ses autres asséchées
ses cailloux qui roulent
sous mes pieds
ses falaises, ses rochers à escalader
où les aigles aimaient à guetter
ses garrigues ouvertes et fermées
ses dolmens, ses menhirs
comme des célébrités dressées.
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sur le plateau de Méjanne 12/07


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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 14:55
les gares sont muettes
portes closes et lestées de blindages
personne à qui parler
les champs sont vides
jachères sans l'ombre d'un paturage
tant de bouches à nourrir
dans le ciel les satelittes espionnent


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Published by didier falleur - dans poésie en train
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 14:25
certains dorment à l'autre bout de la nuit
d'autres paressent dans leur lit
certains offrent leur cerveau disponible
d'autres cherchent à comprendre
certains taillent leurs rosiers
d'autres marchent dans la campagne
d'autres jouent avec leurs enfants
certains embrassent leur mère pour la dernière fois
d'autres ont des fusils en bandouillière
et pensent aux trophés qu'ils vont brandir
d'autres ont des fusils à la main
et pensent aux hommes qu'ils vont tuer
certains caressent leur chien
d'autres emprisonnent tuent et violent
d'autres portent des ceintures d'explosifs
et traversent des foules anonymes
certains écoutent de la musique
d'autres hurlent des insanités
certains créent des chefs d'oeuvre
d'autres couvrent les murs d'obsénités
certains traversent des déserts
pour nourrir les réfugiés
d'autres les pourchassent pour les exterminer
certains parcourent les mers pour les contempler
d'autres y déversent leurs poubelles contaminées
certains gravissent les montagnes en but d'éternité
d'autres les rasent pour les exploiter.......









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Published by didier falleur - dans poésie à la maison
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 14:02
d'un bond gracieux
la biche disparait de nos yeux
d'enfants retrouvés
forte pluie le jour du départ
la bretagne me fait son au revoir
alors je revois
alors je repense
alors je revis
les pierres, les landes, les roches
le sable, de milliers de pas foulé
les vagues qui veulent vous emporter
et qui de guerre lasse
vous laissent vous échapper
les visions lointaines
les caps écartelés
les pierres dressées de nos ancètres
la sérénité
les penn-ty, les ty-coz, les breizh atao
les enfants, les amis, les frères de la côte.
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Published by didier falleur - dans poésie en train
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