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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 07:44
Corniche Kennedy – film réalisé par Dominique Cabrera – 2016 – 1h34

La corniche Kennedy, c’est cette route magique qui tourne autour de la ville avec la vue magnifique sur la baie de Marseille, les îles du Frioul au loin et cette mer bleue, parfois calme parfois aussi rugueuse comme peut l’être la méditerranée. De cette corniche on plonge, on fait le fier ou la fière et c’est comme si on habitait ici, juste en dessous des quartiers rupins alors qu’on vient des Aygalades. « Tu dois pas connaitre » comme dit Marco à la petite bourge qui débarque sur les rochers au milieu de la bande. Les premiers contacts sont plutôt secs mais sans être brutaux, non on va la tester cette cagole qui veut jouer avec nous. Alors elle va devoir sauter elle aussi pour être admise et pour se donner du courage elle prend la main des garçons qui l’aident à faire le pas de le vide.

Deux garçons différents, un blond au ventre rond et un grand maigre au visage acéré et c’est vrai qu’ils sont attachants et que c’est difficile de choisir. Les autres filles le disent aussi mais peu à peu elle va se faire accepter et plonger de plus en plus haut et prendre plaisir à participer aux jeux. Les images que Dominique Cabrera nous offre, magnifiquement soutenues par une caméra subtile qui vient caresser ces corps et nous faire participer presque charnellement à cette communion que les jeunes entretiennent avec les rochers et l’eau transparente de la baie sont splendides et nous transportent dans un monde étranger.

Et cela dure un très long moment mais il faut l’avouer, l’arrivée de l’intrigue policière renverse cette harmonie et rend tout à coup le film bancal et un peu lourd. Les scènes se répètent (travelling à scooter) et l’histoire devient banale. La tension baisse et on se prend à regarder le film alors qu’auparavant on était vraiment dedans. Mais j’ai quand même bien aimé. A vous de voir.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:47
Retour au théâtre - Antoine et Sophie font leur cinéma :

Ce soir retour au caillage de miches

Longtemps que je n’avais pas fait de la moto en hiver

Mais je veux dire l’hiver

Avec le froid qui pince et le vent qui glace

Les commandes sont dures et l’inertie augmente

Pour aller au théâtre aussi et ça vaut le coup

Pas trop loin quand même Arles

Antoine et Sophie font leur cinéma :

Ils ne sont pour rien dans mes larmes

Et

Toutes les femmes sont des aliens

Sur des textes de Olivia Rosenthal

Et bien c’était bien

Belle replongée dans l’univers théâtral que j’avais mis de coté depuis un bon moment

Le premier texte nous plonge dans l’univers des Parapluies de Cherbourg

Scène finale répétée et répétée à l’envie, ralentie, décomposée

Et les paroles un peu niaises telles : « Il fait froid…..viens zau bureau…. »

Alors que l’actrice pleure comme elle le fait à chaque vision

Nous rions bien sur

Entracte

Deuxième partie, analyse des quatre épisodes du film culte

Sigourney Weaver en petite culotte et c’est normal

Et le monstre l’enfant la mère tout mélangé

Images mixées

C’est un peu moins délicat que la première partie mais ça déconne pas mal aussi

Y’avait plein de têtes connues des filles en pagaille et des très jolies

Ça fait du bien de sortir de chez soi à la rencontre des autres

Vivement le prochain spectacle

Sur le retour j’ai eu moins froid

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 22:40
Seules les bêtes - Colin Niel - Rouergue noir 2017 – 212 pages

Colin Niel délaisse la moiteur de la forêt Guyanaise pour nous transporter dans un endroit beaucoup plus sec pour ne pas dire aride, un de ces endroits les moins peuplé de France, moins d’un habitant au mètre carré je veux parler de la région des Causses et plus particulièrement le causse Méjean car c’est bien là que ce trame ce nouveau drame. Rien n’empêche, pour qui connait un tant soit peu, de voir la rivière couler au milieu de la ville de Florac, d’observer comme lui les vautours tournoyer sur la corniche qui surplombe la ville, de monter par la route raide qui serpente pour accéder à ce plateau désolé, abandonné de presque tous les humains.

Il y aura cinq personnages pour nous raconter l’histoire. Alice, l’assistance sociale qui tente de venir en aide à ceux qui vivent en haut ou ailleurs, qui font de l’élevage et qui s’en sortent plus ou moins bien parfois pas bien du tout. Joseph le berger, Maribé la paumée qui tente une autre vie dans cette région. Armand l’Africain qui brouille la piste et enfin Michel le mari d’Alice qui perd le nord. L’histoire ???? La mort d’une femme ou plutôt sa disparition car on ne la retrouve pas…..

Colin Niel manie le suspense comme un serpent qui rode dans la jungle, on ne sait pas d’où il vient, où il va, mais nous le guettons et nous ne savons jamais vraiment……ces cinq visions, ces cinq vies pour nous dire ce qui se passe là-haut et là bas mais un là-bas qui nous projette aussi là- haut sur ce causse magique et mystérieux. Dans l’intimité de ces êtres qui tentent d’échapper au quotidien qui assomme et qui finit par tuer. Se lit d’une traite avec les yeux rivés sur cette si belle région que j’aime.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 10:52
Ayguier d'Auribeau et Western Vauclusien
Ayguier d'Auribeau et Western Vauclusien

Ayguier d'Auribeau et Western Vauclusien

Pour bien recommencer l'année en beauté, rien ne vaut une belle randonnée. Petit arrêt au village de Villars ou résiste un boulanger dans sa magnifique boulangerie au four à bois décoré de céramiques, délicieux pains au chocolat. j'avais des photos mais une mauvaise manip sur l'appareil (les doigts un peu gelés aussi) m'a tout effacé, les boules. Dimanche prochain il n'y sera pas, il fait de la course à pied. Retour dans les Mts de Vaucluse au départ des Grands Cléments. C'est à coté de Rustrel, un peu à l'abri du vent sur le versant sud, au soleil donc. En haut ça souffle grave, près de 80km/h ce qui nous donne un ressenti de -7°. Un sentier nous mène au gite des Estourniaux à 1100m. Y'a dégun à part une troupeau de daims en élevage qui disparaissent dans la forêt à notre approche. Redescente par le très beau et enneigé Vallon des Jardins, l'Ayguier d'Auribeau entièrement gelé (un peu comme nous) et pas que sur 1 cm....Retour au Grands Cléments . Voilà, 17kil et +750m. Bien pour aujourd'hui.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 12:38
Annapurnas 2003 - vue sur le Mustang

Annapurnas 2003 - vue sur le Mustang

Respire respire respire

Pense à ceux que tu aimes

Apaise les conflits

Déjà deux dans l’escarcelle

Une franche poignée de main avec mon ancien boss

Et une bonne heure d’échange

Cela faisait tout de même quinze mois sans se parler

Voilà, ça c’est fait

Une autre amie de Paris aussi

J’ai remis mon petit hôtel bouddhique au propre

Poussière accumulée depuis des années

Lustré le bol en argent

Encaustiqué le bouddha en bois

Tout ça a fière allure maintenant

Encore quelques petits soucis à résoudre

Mais rien de grave

L’année 2017 commence plutôt bien

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:01
Retour à la vie normale
Retour à la vie normale

Retour à la vie normale

C'est-à-dire sans le travail

Qui vient vous la perturber

J’avais mal partout

Les épaules, les reins

Je me réveillais cassé en deux le matin

Et depuis que j’ai arrêté plus rien

C’est un signe quand même

Faut prendre ça au sérieux

Car quoiqu’on en dise

Le métier de libraire

C’est pas causer de livres avec les gens

C’est des cartons, des cartons et encore des cartons

Des livres à ranger à re-ranger

Que les gens ont dérangé

A Narbonne j’avais du temps entre mes deux trains

Et j’ai flâné dans les rues

La ville est belle

J’ai observé l’homme de la librairie Libellis

Il pointait ses nouveautés

Et je le voyais travailler tout doucement

Je ne sais même pas s’il utilisait un ordinateur

Il y avait les trois Ferrante en vitrine

Et des livres sur la région

Dans l’allée Popaul a disparu

Les platanes sont bien alignés

Le gendarme n’aligne plus

Il a maté la rébellion

Mais si vous venez dans la ville

Vous pourrez vous assoir sur l'un de ces bancs

Rien n'a vraiment changé à cet endroit

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 12:59
Paterson – film de Jim Jarmusch – USA 2016 – 1h58 avec Adam Driver et Golshifteh Farahani

Paterson est chauffeur de bus dans la ville du même nom dans le New Jersey (près de NY). Sa vie est réglée comme du papier à musique, sa montre magique le réveille tous les jours entre 6h15 et 6h30, il embrasse tendrement sa femme, prend son petit déjeuner et s’en va travailler à pied jusqu’au dépôt de bus. Sa particularité fondamentale est qu’li écrit des poèmes inspirés par ce qu’il voit durant sa journée. La boite d’allumettes qu’il manipule dans sa main le matin ou tout autre sujet qui inspire celui qui aime écrire.

Pendant sa pause déjeuner, il va souvent près d’une cascade qui semble l’aider à écrire. Le soir il rentre, et après le repas se rend dans son bar au prétexte de promener le chien Marvin, personnage important du film aussi, sorte de lien entre la réalité et le monde poétique où il navigue.

Sa femme est également une artiste, excentrique dans sa volonté de transformer tout ce qui l' entoure dans deux couleurs, le noir et le blanc : ses habits, les rideaux de douche, les portes de placards jusqu’aux petits gâteaux qu’elle prépare pour le marché de dimanche.

Alors pourquoi ce film est-il si magnifique ? Et bien parce qu’il nous offre un long moment de douceur et qu’il est rare qu’un film soit consacré à la poésie et c’est pour ça qu’il nous rend heureux. Dans la forme aussi avec les poèmes qui s’affichent sur l’écran alors que Paterson les écrit sur son carnet comme la ville qui défile dans le pare-brise de son bus, les visons ou les dialogues subtils que Jarmusch nous propose, ce bar où il se rend tous les soirs, parsemé de messages délicats comme les photos collées sur le mur, lieu de rencontres et d’échanges du théâtre de la vie. Tout nous incite à la rêverie et à une sorte de quiétude intérieure et même si je ne dis pas vraiment mais presque quand même que je rêve d’un monde identique, ces deux heures de douceur font un bien fou. La scène finale est tout simplement magnifique et nous fait retourner à la vie réelle avec un élan nouveau. Merci infiniment.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:52
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Crise du logement à Toulouse . appartements pointus
Crise du logement à Toulouse . appartements pointus

Crise du logement à Toulouse . appartements pointus

la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
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la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie

la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie

Le bus sur ses roues

Le train sur ses rails

Le chemin est tracé et file vers l’ouest

Scalp et Vérok de St Rok m’attendent pour fêter dignement

Cet événement

À Carmes

Tout le monde descend

Mais on remonte illico

Dans le métro

 

Je reviens dans cette ville un an jour pour jour pour commémorer l’anniversaire de la mort du chanteur

La nouvelle nous était tombée dessus alors que nous fêtions la sortie de son dernier album

A l’occasion, le Fan Club de Bowie de Toulouse organise une expo autour des photos de Mick Rock

Sur le thème de ‘Life on Mars’

On ne peut pas louper ça

Passer un weekend avec mes amis est toujours d’une richesse incroyable

D’une densité exceptionnelle

Musique, cinéma, culture on ne se couche jamais très tôt

Cette année les Who sont venus compléter un programme déjà chargé

Les photos sur le mur de l'escalier témoignent de leur passion

 

Samedi on va à l’expo

Longue marche dans la ville ensoleillée

Les deux bras du fleuve forment une île

Où se dressent d’élégants bâtiments dans un style art nouveau

Pont au dessus de la Garonne

Des avirons avironnent

Des pros bien en ligne

Des amateurs les rames en pagaille

Le hangar FabLab accueille l’expo

Il fait un froid de gueux

Une quarantaine de photos, de disques rares dédicacés

Des objets, souvenirs, fascination

C’est très bien fait et la passion de ces fans amateurs

Ne laissent rien au hasard

S et V connaissent par cœur les détails de la vie de l’artiste

Et entament une conversation avec le responsable

Du club et de l’expo qui connait un réel succès

Nous y restons deux heures

Passage en ville pour une récolte de violettes

On dit bonjour à Claude en passant

Il a les mains froides

Les zones piétonnes sont protégées pas d’énormes blocs de béton

C’est la première fois que je les remarque dans une ville

Protéger les gens des fous ensorcelés

Triste réalité

Le repas sera magnifié par les douceurs du meilleur pâtissier de le ville

Yannick Delpech

Oeuf à la coque et sa mouillette (mangue et thé vert, double crème et coulis passion)

Entres autres

 

 

Dimanche, temps maussade

On trainaille entre des musiques choisies

Petite visite du jardin japonais

Et passage obligé par la place du Capitole

La ville est à l’arrêt

Paterson pour finir la soirée

A l’Utopia local devenu American Cosmograph, son nom d’origine

Magnifique moment de poésie et même si je ne dis pas vraiment mais presque quand même

Que je rêve d’un monde identique

Ces deux heures de douceur font un bien fou

Le lendemain retour à la maison

Il fait doux et à partir de Narbonne le vent revient

Le ciel est entièrement bleu sans tâches de nuages

On se donne déjà rendez vous pour l’année prochaine

le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète
le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète

le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:29
2017 - petit bilan

930 km à pied

2210 km à vélo sans compter les déplacements quotidiens

La Gitane donne des ailes et des envies de partir

2000 km à moto c’est du pipo

56 films

25 livres c’est que dalle

2 mois et demi de travail c’est suffisant

Deux dents arrachées ça fait pas trop mal

Ma voisine est toujours aussi odieuse

Lorsque je suis revenu chez moi après ces deux mois d’absence

J’ai mis les Doors pour profiter du retour avec un bon petit ouiski

Elle a mis instantanément de la musique plus fort pour ne pas entendre la mienne

Alors qu’elle ne met jamais de musique

J’ai laissé faire

Et à 22h00 j’ai tout coupé

Mais comme elle n’entendait pas que je n’écoutai plus rien

Sa musique a continué

À 22h.30 je suis sorti et balancé deux grands coups de pied dans sa porte

Son mec le fait bien quand je déplace sa moto de 20cm

Elle a compris le message

Et je l’ai entendu proférer des trucs à travers le mur

Elle peut crever cette sorcière

Le lendemain je partais à La Case retrouver les amis pour le réveillon

Un blabla pour la première fois

Tout s’est bien passé même si ce n’est pas mon mode de transport préféré

Mais je n'ai pas oublié de lui remettre une carte de covoituragelibre

Faut les aider ces gars là

Mais le train pour arriver là c’est plutôt compliqué et sacrement long presque 7 heures

Alors qu’en voiture c’est deux fois moins long et trois fois moins cher

A La Case les traditions se perpétuent

Grands feux dans la cheminée et dans la fosse

Chapon, tête de veau, oie, et plateau de fromages qui tuent

Vins qui coulent à flot

Pour les végétariens (2, Caroline et moi) faut faire gaffe à pas se faire chourave les patates

Et on n’oublie pas de faire une soupe avec les fanes de radis

Un peu de vert ne fait de mal à personne

On promet de se retrouver l’année prochaine

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 12:58
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie

Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie

Semaine 9 – Episodes 1 et 2

 

Ce soir je suis seul à la maison mais je partage quand même une bière (de Noël) avec Luc

Je finis de construire mes cadeaux

Dans la rue les cathos se pressent d’assister à la messe

Et la nuit a été calme

Au matin, le train passe devant la colo de Louis et je sais qu’il n’y est pas

J’espère dire bientôt qu’il n’y est plus

Il est en famille pour les fêtes et pour six jours

Quelle joie

Je vais à leur rencontre

Après le voyage en train, je fais à vélo les 15 derniers km qui me séparent de chez eux

Sur la route je tombe sur Le Garage de Merveilles : Dauphine ; Aronde Grand Large rutilante, R16TX neuve et petite Lancia Fulvia et je ne mentionne que les plus belles

On m’attend pour ouvrir les cadeaux. Ça tombe bien j’en ai aussi dans les sacoches.

Pas de rando au Moulin de Randon

Mais des amis que je retrouve tous les ans

Les Gom, les Vig et Louis que l’on fête

Puis le repas partagé, énorme dinde pour eux et des légumes pour moi heureusement

Il y a aussi les pélardons et le clacos au calva sans compter la bûche de Noyelle

On sort de table vers 17h00 juste le bon moment pour entamer une série de jeux de mimes et une soirée consacrée à la vision de deux films de SF car c’est la tradition dans la maison et je me souviens de nuits blanches à regarder l’intégrale Star Wars. Oblivion et Inception. Pour le premier, je veux bien malgré de grossières erreurs de scénar, des évidents copiés collés sur des films majeurs du genre et Tom Cruise mais l’autre, je craque et je vais me pieuter vers 2h30. On a quand même fait une pause entre les deux.

Lundi c’est calme et consacré aux albums photos que Louis a ratés pendant son absence, le visionnage de quelques sketches cultes tels La Pizzapatate, le photomaton de Nulle Part Ailleurs et je ne peux m’empêcher de glisser quelques Deschiens pour compléter le tout.

Immense partie de rigolade surtout que les plus jeunes connaissent certaines répliques par cœur.

Léger repas de farandoles de restes et moi je m’en vais vers 17h00 car je bosse le lendemain.

 

Episode 3 – J-3

 

Les quatre derniers jours de taf. Je suis seul et le rythme est tranquille, rien à voir avec la semaine dernière et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas vraiment envie de me défoncer.

Journée de retours, gens encore en vacances qui rentrent dans la librairie en groupe et tout à coup tous s’anime. Deux très belles brunes (sœurs) qui viennent faire un cadeau à leur père. Nous échangeons un long moment elles repartent avec Follet et Chalandon. Avant de rentrer je fais provision de Triple Karmeliet, introuvables dans mon coin et puis quelques Chouffe aussi…tant qu’on y est.

 

Episode 4 – J-2

 

J’vous l’avais dit : +1mn de jour aujourd’hui……ça y est…..on tient le bon bout mais ça caille pas mal ce matin. Personne au café je fonce droit au marché, le dernier de l’année pour tout le monde et moi en particulier. Je dis au revoir aux amis les bergers et les boulangers. Belle journée à la librairie avec de beaux échanges comme cet homme qui me parle de Maupassant ou de Mirbeau. Ça change de Foenkinos. Il repart avec Mathias Enard, Rue des Voleurs et Bauchau, l’enfant rieur. Je suis assez content. Ce midi j’ai terminé de ramasser les feuilles du jardin. Ça fait un paquet de sacs mais c’est joli. Je n’oublie pas de saluer le bel arbre du carrefour. Je pose mes mains dessus aussi et je lui parle. Je lui ai souhaité bonne nuit en revenant. Je ne sais pas ce que c’est comme variété mais son écorce est grosse et veinée je prendrai une photo de près demain. Peut-être un frêne.

 

Episode 5 – J-1

 

Avant dernier jour de taf. Le jeudi revient comme un jeudi d’avant, plutôt modéré dans le mouvement. Ça ne me dérange pas plus que ça, je regarde un petit doc sur Jean Yanne et je revois un épisode vu au MIAM de Sète lors de l’expo sur les Shadocks avec Prévost présentant les locaux du service. Hilarant surtout quand il les compare au luxe dans lequel travaille l’autre équipe, une simple caravane dans un champ. Reçu un carton de nouveautés avec la nouvelle collection poche de Gallmeister, classe même si les livres se confondent un peu dans les divers domaines, polar ou nature writing, on se sait plus vraiment.

 

Episode 6 et Jour J

 

Et voila tout a une fin même celui de libraire de remplacement. Dernier jour de taf et tout compte fait c’est bien ainsi. Ce pourrait être une pause avant une reprise future mas non c’est terminé et c’est en même temps dommage car ce temps de travail aurait pu être bien plus enrichissant mais il m’a encore appris une chose, on ne connait quelqu’un qu’en le fréquentant intimement. La Boss n’a pas su me faire de la place dans son espace bien trop privé comme quand elle venait interrompre une conversation pour imposer son point de vue. Du coup je me cassais et je la laissais continuer son discours. Impossible de m’y sentir à l’aise sauf quand j’y étais seul et heureusement il y eu de ces moments où j’ai retrouvé le plaisir d’échanger avec les gens, de parler littérature, de défendre des auteurs ou d’en dégommer certains. Et la relativement faible quantité de colis à réceptionner laissait assez de temps pour faire un métier de libraire. Alors je m’en vais et je la laisse avec son stress permanent qui lui gâche la vie bien que je comprenne aussi que le métier de cheffe d’entreprise, aussi modeste soit elle, n’est pas de tout repos. Mais ce n’est pas de mon ressort.

J’ai donné rendez vous aux copains et copines pour un dernier café mais ça sera pas au Bengal mais au Vieux. Dès qui sont là d’autres pas mais c’est assez pour commémorer ces deux mois de rigolades et de bons mots et de belles motos.

H-3….H-2….H-1…l’heure de la dernière heure est venue…..HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH……c’est l’heure….….. Je lui laisse un petit mot : « Bonne continuation dans ta librairie (très jolie) » et que j’ai caché des nouveautés dans les rayons et que c’est un point quand on les trouve. Ça va plaire je le sens…J’éteins les lumières, je ferme les volets pour la dernière fois….je laisse les clefs au bar…..J’enfourche ma moto pour le dernier voyage. Il n’y aura pas de retour la semaine prochaine, ça caille un peu mais ça m’est égal, c’est le retour au bercail. Des contrôles de gendarmerie. Tiens ça faisait longtemps que j’en avais pas vu autant. Ils ne s’intéressent pas à moi. Le flat ronronne de bonheur…..comme moi…..allez on rentre à la maison.

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