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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:56
Sardières - Savoie même Hte Maurienne pour préciser
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Published by didier falleur - dans tracteurs et vieux bazars
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:15
Grande Traversée des Alpes - deuxième semaine - Mt Blanc jusqu'à Modane
Grande Traversée des Alpes - deuxième semaine - Mt Blanc jusqu'à Modane
Grande Traversée des Alpes - deuxième semaine - Mt Blanc jusqu'à Modane
Grande Traversée des Alpes - deuxième semaine - Mt Blanc jusqu'à Modane
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Grande Traversée des Alpes - deuxième semaine - Mt Blanc jusqu'à Modane

Jour 9 – vers le refuge Nant Borrant – 16km / 1025+ / 1367- on passe sous le refuge du Gouter

Deuxième semaine. Je suis dans le temple de l’alpinisme et c’est magique. Tout est beau tour de moi. Je repars ragaillardi par le copieux petit déj de l’hôtel, y’a un méga buffet et j’en vois qui s’empiffrent à l’aise…

Je reprends une télécabine pour arriver direct à 1800. J’aurais pu le fer à cheval mais l’étape se présente assez longue déjà. Allons-y mollo…..

C’est la première étape du TMB et les nationalités se bousculent : j’entends parler Russe, Anglais, Espagnol et je marche avec un groupe d’Ukrainiens et du Caucase emmené par un jeune guide Russe. Karacho !!!!

Sur la carte IGN, y’a plus de sentiers que de routes. C’est impressionnant !!! Au dessus de nous, le train à crémaillère emmène les touristes au Nid d’Aigle et sur la crête, le refuge du Gouter a fière allure. A la jumelle, j’observe des cordées qui redescendent du Mt Blanc. D’ici, ça parait facile.

Les Contamines, gros cagnard, petit jardin en hommage à Samivel et deux églises baroques dont l’une accueille un concert de musique …baroque….c’est plein à craquer…je continue jusqu’au refuge…..magnifique maison de 1842 entretenue avec soin et chaude atmosphère avec ses boiseries et son plancher en bois. La chambre est belle et je la partage avec le couple du Caucase entre autres. C’est  un  nouvel  havre de paix dans la forêt et l’ambiance y est aussi  excellente  entre tous les randonneurs. Un pinson vient grappiller des miettes tombées sous les tables. Son  chant change  de  quand  il est  dans  les  arbres : piit….piiiiiiiit…. Je  dine  entres autre avec  des  américains de  partout.  Une fille de SF  qui  photographie  tout  ce  qu’elle  mange  et  qui  s’envoie  à  elle  seule  son  litron de rosé.  Elle a la santé !  Et un couple de profs Utah et Texas.  Il est tatoué jusqu’aux poignets en dragons classiques. On se régale avec repas hyper copieux…. que du bonheur encore une fois !!!!!!

Jour 10 – Vers le refuge du Plan de Lai (CAF) – 30km /+1540 / -1435 – Variante par la Tête Nord des Fours (2756m)

Réveil à 6h, ça gigote de partout. Je finis par me lever vers 7h. Boycott Lipton Yellow, merci juste de l’eau chaude.

Départ 8h15 pour le col de la Croix du Bonhomme donné pour 3h15 ; j’arrive en 2h30 et je n’ai pas l’impression de forcer mais c’est vrai que je ne m’arrête pas beaucoup. Pour la peine je me fais une rahouette vers la Tête des Fours, j’ai tout mon temps. 2758m, j’ai jamais été aussi haut.

Vue sur le Mt Blanc coté Italien. Pas de pot pour eux tout de même qu’il soit du coté français…j’aurais bien voulu assister au découpage de la carte…..

Je redescends au col, pause casse croute et passage par le Crête des Gittes. C’est joli, ça serpente par tous les cotés de la montagne mais ça grogne pas loin et je ne traine pas pour arriver au refuge. La route passe à coté. Je suis le premier arrivé. Une bière pour fêter ça….toutes les occasions sont bonnes !!!!

Pendant le repas je discute politique avec un jeune couple norvégien car ils me demandent ce que je pense de Macron…..et bien allons-y………….

Jour 11 – Vers le refuge de Rosuel (Vallée de la Tarentaise) – 20km / +1290 / -1650 – Variante par le Col des Fonds

 

Il pleut dans la nuit

Et le vent forcit

A 7 heures c’est toujours la pluie

Mais à 8 heures

La pluie a fini de tomber

Alors je m’en vais

Et il n’a plus plu de la journée

 

Drache drache drache

A tel point que je me demande un moment si c’est raisonnable de partir

Mais je commence à connaitre le truc

Il suffit d’attendre un poil

Et ça rate pas

A 8h ça s’arrête et peu après le ciel s’ouvre

Et donc je pars

Le sentier passe par le flanc de la montagne par des alpages full of Tarines

Vous savez celles qui n’ont des beaux yeux

Mais quel tempérament ces vaches

Et ça se rentre dedans à grand coup de cornes

Et ça cavale dans la prairie

Et ça fait du bruit

En contrebas le lac de Roselend manque d’eau

Première grimpette vers le col de Bresson avalé en 4 heures

Durant toute la montée nous sommes surveillés par la Pierra Menta

Magnifique pointe dressée vers le ciel

Qui change de forme au fur et à mesure

Elle a été gravie pour la première fois en 1922

Une plaque commémore cette ascension au col

Des gamins dans la montée et je me plais à écouter leur histoires

Celles qu’ils inventent pour frimer un peu

Quelle chance ils ont de se retrouver dans cet univers

Au bord du lac ce sera encore des jeux avec des cailloux et la petite qui crie du refuge

« Venez, on va choisir notre dortoir !!! »

Ils ont vraiment l’air d’être heureux

Je les suis jusqu’au refuge du Presset, son lac, ses bouquetins et son air frais

Et puis tant que j’y suis vers le Col du Grand Fond (2671) avec vue sur ??????

Ben non, c’est un peu bouché y’a que la face italienne comme amuse bouche

Allez, on redescend…direction Tarentaise..Je sens que ça va encore cartonner ce truc

Le taxi vient me récupérer dans la descente pour m’emmener directement au refuge de Rosuel

Ça évite une marche un peu fastidieuse en fond de vallée sur du macadam et au milieu des bruits de circulation

Tout le monde me dit que c’est pas la meilleure partie du trek

Et zou…….

Et devinez ?? Je retrouve le couple de suisses laissés à Chapelle

Alors retrouvailles et racontailles

Jour 12 – Vers le refuge du col de Palet (2600m) – 15km / +1570 / -545 – variante par le refuge du Mt Pourri

Ça devient une habitude, comme le trajet me parait vraiment très court (4 heures prévues) je repère sur la carte un sentier qui passe par le refuge du Mt Pourri. Mais qu’est ce qu’il a de si pourri ce Mont ? Allons voir un peu. Ça monte bien mais c’est normal dans le coin. En chemin j’observe une fille qui tripote son téléphone. Elle me dira qu’elle fait des relevés et même que son boulot est trop bien. Je la comprends, arpenter la montagne en travaillant y’a pire………………

Deux heures pour atteindre le refuge, gardien hypra cool qui me dit de continuer pour aller visiter l’ancien refuge transformé en musée. C’est pas de refus et la surprise est magnifique avec photos et histoires….toute l’histoire de la montagne, des pionniers et des hommes qui la chérissent dans ces 20m². Piolets, cordes, crampons accrochés aux murs, têtes blanches serrées les unes contre les autres autour de la table puis corps alignés par terre dans les duvets avant de se réveiller tôt le matin pour gravir le glacier.

Je reste un bon moment dans cette petite pièce qui a du voir de sacrés trucs.

Je redescends rejoindre le GR5. Je vais être seul presque toute la journée et j’arrive au refuge vers 15h30 juste avant la pluie. Peut-être une des plus belles rando à ce jour même si c’est difficile de faire un classement mais cette vallée glaciaire qui monte progressivement vers le col est vraiment magnifique (ouais, tu verras plus tard). Les norvégiens passent en coup de vent mais décident de continuer jusqu’à Tignes et peu à peu le refuge se remplit. Encore une très grande extra journée de marche……une famille tient le refuge et encore une fois c’est presque tout bio et délicieux.

Jour 13 – Vers le refuge entre deux Eaux – 20km / +720 / -1175 – pas de variante y’a des montagnes partout

A vrai dire le classement ne vaut plus rien tellement c’est beau partout car je rentre dans le Parc de la Vanoise et il parait que c’est pas dégueu par là non plus.

Réveil 6.30 déj à 7.00 avec la famille aux deux garçons sympas, Victor 7 ans et son petit frère Gauthier 4 ans et ses mimiques drolissimes. Dès 8.00, descente sur Tignes (c’est assez moche) pour remonter fissa vers le col. Y’a un funiculaire souterrain qui emmènent les skieurs sur les pentes du glacier à 3600 mais je continue à pied. Les norvégiens me doublent et je ne les reverrai plus. Puis je suis seul……………….

Au petit col cracboumhue….c’est le Mt Blanc qui revient. Cela fait 5 jours que j’ai quitté son domaine et il et là tranquille à dominer le paysage. Quel bazar !!!!!

Je passe sous le glacier de la Grande Motte et je peux voir les skieurs évoluer. Je suis à 2800 et eux seulement à 3300. A partir de là, le spectacle sera saisissant dans une immense vallée glaciaire avec la Grande Casse au dessus de moi. Cela me rappelle le Népal comme quoi il ne faut pas aller si loin pour s’en prendre plein les mirettes. Je flâne, je traine, je prends tout mon temps jusqu’à picniquer face à la vallée malgré un vent froid, c’est trop beau !!!!

Le torrent de la Liesse coule bruyamment alimenté de tous les cotés par les glaciers ; plus bas, le pont de Croé Vie (chemin minable) marque le départ du sentier vers le centre de la Vanoise. Puis c’est le refuge, ensemble de maisons ou anciens chalets tenu par des allemands et c’est peut-être aussi pour cela que la bière du soir est aussi allemande mais nonobstant délicieuse. Encore une super soirée avec plein de nouvelles têtes. Un gars a une grosse jumelle kakun œil et on peut observer les chamois faire les fous sur la crête.

Jour 14 – vers Termignon – 20km / +950 / -1780 – Variante par le Refuge de l’Arpont

C’est peut-être le dernier jour où je peux choisir mon chemin alors je ne vais pas me gêner et plutôt que de descendre direct vers Termignon, je choisis bien sur d’aller plut haut vers ce fameux refuge dont on m’a parlé au Palet. «  Ne ratez pas le refuge de l’Arpont, ça vaut le détour ».

Ça commence toujours par une grimpette et de nouveau les alpages et les vaches qui tentent de vous barrer la route. Faut forcer un peu le passage elles sont curieuses, vous reniflent et semblent dégoutées par l’odeur.

Puis c’est une longue traversée autour des 2500m par les lacs de Lozières et sous le glacier du Pelvé. Il y a du monde sur le sentier, le tour de la Vanoise attire les gens. Vue plongeante sur la vallée de la Leisse et les sommets de la Grande Motte et de la Grande Casse (tout est grand ici) où je passais hier. Soudain, le refuge de l’Arpont se dévoile, majestueux vaisseau de pierres lancé dans le vide. Quelle réalisation (tout de même 3 millions d’€). Déjeuner sur la terrasse, les nuages gris et le vent ayant décidé de s’enfuir au loin. Il fait chaud, on se croirait au Club Med. Long moment de contemplation et de détente en compagnie de deux gars qui ont décidé de s’arrêter ici, le prochain refuge se trouvant à plus de 6.30 de marche et il est déjà 2 heures. Moi je continue car il me reste aussi 3 heures de marche pour Termignon.

Longue promenade en balcon, cascades, chalets, dernière grimpette puis descente depuis Montalfa (ruines) à travers une belle forêt et c’est le village et l’auberge de la Turra pour ce soir. De nouveau un peu de confort et c’est tant mieux. « Garçon, une Chouffe Soleil. Non deux please !!!! Merci »

Jour 15 – Vers Modane – 23km / +890 / -250 – par Sardières, Aussois et le Monolithe

Après cette nuit magnifiquement réparatrice dans cette super auberge, vraiment je recommande, le réveil se fait sous la pluie mais j’avais été prévenu depuis plusieurs jours. Le pire jour de la semaine. Il pleut, pas trop, mais si…j’attends….et voila, à 9h30 c’est fini. Bon j’ai du attendre plus longtemps que d’habitude mais il suffit d’un peu de patience. Alors je peux y aller. Avant de quitter le village, je vais voir le monument aux morts : une femme qui pleure sur une longue liste de disparus. La famille Venaz ne s’en relèvera pas : 6 morts. Le sentier passe par les villages de Sardières et Aussois ainsi qu’un fameux monolithe. J’ai le temps jusqu’à Modane, mon CS n’arrive qu’à 17h00.

Ça change de passer par des villages typiques de Maurienne mais les églises sont fermées et pas possible de les visiter (Baroque). Heureusement, le Monolithe est ouvert et c’est tant mieux car il est impressionnant avec ses 93 mètres de hauteur. J’en fais le tour. Puis c’est le charmant village d’Aussois. Ouf, l’église est ouverte et je peux rentrer voir ce décor baroque si fameux dans la région elle est pas mal du tout. Je redescends ensuite par une succession de forts italiens qui protégeaient la frontière. Napoléon a failli les détruire mais le risque disparaissant il a laissé tomber l’histoire. Le pont du Diable franchit la rivière et je retrouve le GR5. Encore quelques kilomètres et je suis à Modane. Ça serait pas l’heure de la bière ???? C’est un peu tôt mais le petit bar affiche : "St Feuillin à la pression" c’est une invitation que je ne peux pas refuser tout de même, c’est trop rare…………en voila une belle conclusion………….

Belle soirée en compagnie d’Alexandre, mon CS qui m’accueille ce soir. Autour d’une pizza, il me raconte sa passion pour les vieilles pierres et son désir de terminer sa vie à restaurer des châteaux ou des donjons. Son appart est tout petit et très encombré et il me propose son lit pour dormir. Beau geste d’amitié. Un grand merci à lui.

 

 

quelques vieux bazars oubliés
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Published by didier falleur - dans randonnées
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 07:14

Le long d’un canal

A travers la forêt

Je croise un écureuil

Aussi curieux qu’un chat

Puis c’est la ville

La gare que je commence à connaitre

Le train est à quai

Je n’ai plus qu’à monter

Me laisser trans-porter

Le voyage est un peu long

La montagne s’efface peu à peu

Après Manosque

Nous traversons un paysage de désolation

Tout à brulé

Le feu a détruit la végétation

Et les animaux qui y vivaient paisiblement

Le vent a déchainé la folie des hommes

 

Marseille vite oubliée

Aubagne, la laideur me saute aux yeux

Filles et gars habillés sans gout

Vulgarité affichée et provocante

Heureusement le havre de paix de mes amis

Va vite m’éloigner de ce monde sans grâce

Je vais m’y reposer un moment

Comme une halte

Un sas de décompression

Mais ce n’est pas l’envie qui manque

De repartir aussitôt

La montagne a bouleversé ma vision du monde

La marche a modifié le rythme de ma vie

C’est de cela dont j’ai envie

 

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 13:00

1er jour – se rendre au départ, Thollon les Memises

D’abord un train pour Lyon, puis un autre pour Evian qui passe par Bellegarde. La dernière fois que j’y suis passé, c’est à vélo et il n’y a pas si longtemps que ça. De là attendre le bus mais il part à 18h et des brouettes mieux vaut tenter le stop mais je ne suis jamais venu dans ce coin alors je traverse la ville à pied depuis la gare. Bars, boutiques, banques, pharmacies, casino et les sources de la fameuse eau. Je ne savais pas qu’elle coulait à flot et je suis passé sans remplir ma gourde. Le magasin bio du coin vend des nectarines à 9 euros et pas un fromage du coin. J’attendrai.

Une mère et sa fille me prennent à la sortie de la ville et font un détour pour me rapprocher puis m’offrent une des  glaces qui commencent à fondre dans le sac de courses. Je prends !

J’ai une petite marche de mise en route pour rejoindre mon gite de ce soir à Lajoux.

Lajoux, Mijoux, hiboux, cailloux….

Je fais des courses à la fromagerie.

Le ciel est sombre

L’orage gronde

Jour 2 – Vers Bernex – 17km /  +1010/ -970

Le ciel est bleu

L’orage est parti

J’ai démêlé les nuages

Pour libérer le terrain

Montée assez raide pour atteindre la crête des Memises et son pic. Un peu frais là haut mais grand panorama sur le lac qui se dévoile ou se cache au gré des nuages qui laissent entrevoir le sommet du Jura au fond. C’est pas mal pour commencer.

Au col de Perthuis, je décide de rallonger la sauce sinon je vais être à deux heures au gite. Ça va pas le faire

Ça passe aussi par une échelle de 12m qui plonge

Une famille entière la remonte dont une petite fille qui passe ça sans frémir mais quand même assurée par son oncle et encouragée par toute la tribu. Je voudrais faire tous les sommets que je vois dont cette Dent d’Oche mais je devrais me contenter de regarder sa face nord impressionnante. Descente dans une belle forêt et son ruisseau qui dévale. Arrivée vers 15h00, j’ai le temps de me reposer.

 

Jour 3 – vers Chapelle d’Abondance – 17km / 1750+ /-1960 par Cornettes de Bise (2432m)

Départ 8h15 de la Fétuière pour une série de cols : Porte d’Oche (1937) avec une brève vue sur le Mt Blanc qui semble encore loin, Col du Pavis (1944) et Col de Bise. Je discute un moment avec un couple de Hollandais en sandales et sac à dos des années 70. Ça doit être leur âge aussi. Ils partent trois semaines sur le GR5 en autonomie et me disent ne pas aller très vite. Je confirme. Je leur souhaite bonne route.

Au col de Bise, longue descente vers les chalets du même nom. Y’a un monde pas croyable. Ah, y’a un parking où je ne compte pas moins de 50 bagnoles. Ceci explique cela. Remontée vers le Pas de la Bosse (1816). Si je vais directement à l’étape de ce soir je vais encore y être à 2 heures. Alors que j’hésite, un groupe s’engage vers les Cornettes de Bise. Je leur demande le niveau de difficulté et ils me disent que ça se fait alors je les suis puis je les double vite. Il me faut deux heures pour atteindre le sommet par des pentes raides et deux petits passages un peu délicats. Immense vue sur le lac Léman, le lac de Neuch au fond et les crêtes du Jura mais ça caille grave. Je ne m’attarde pas trop sauf pour observer une étagne et son petit pas du tout farouches en train de grignoter de l’herbe et des fleurs. Un groupe du Ht Doubs m’indique le chemin pour redescendre. Tout est réglé.

Arrivée vers 17h30. Très longue descente mais le gite de ce soir est super accueillant et voila une journée bien remplie.

Jour 4 – Vers Montriond – 16km / +1265 / -1320 - La trilogie de Tavaneuse

Rapide transfert vers le lac des Plagnes. Je décide de faire une trilogie : lac, col et Pic de Tavaneuse. Ça sera toujours un peu plus long que l’étape normale.

Montée vers les chalets d’Ardens. Sur le chemin, je croise un gros caillou (je vous le disais bien) : le rocher de Cubourré et j’invente rien. Il date de centaines de miyons d’années et a été déposé ici il y a 16000 ans. Depuis il ne bouge plus……

Chalets, vaches et sérénité. Je suis seul. Au col, je redescends sur le lac et nouvelle montée. Je gravis le pic en moins de deux (c’est pas dur). Je sors les jumelles pour observer ce qui se passe autour : au sud, la station d’Avoriaz et ses drôles d’immeubles. J’apprendrai plus tard que la circulation automobile y est interdite et que tout se fait en traineau à cheval. Bonne idée. Au nord, je vois la Dent d’Oche et les Cornettes faites hier. D’ici la pente parait vraiment raide mais maintenant je sais comment ça se passe là-bas.

Descente jusqu’au lac de Montrions et rapide transfert vers les Chalets des Mines d’or. C’était une blague mais tout le monde y a cru. Une petite heure pour rejoindre le gite de ce soir sous la barre des Terres Maudites. Refuge des Chardonnières pour ce soir : étable en montagne.

L’étable en bois doit dater de chai pas quand et pourrait faire frémir les gars de la commission.

« Mais on ne vend rien ici, c’est pour notre production : nourrir les veaux et les cochons » me dit la patronne.

« Et puis un peu de lait pour les clients et la cuisine ; c’est pour cela qu’on nous embête pas ».

Le fils gère le refuge en été (« mais il n’aime pas faire la vaisselle » me dit sa mère qui se paye une bonne engueulade avec lui) et joue les conducteurs de traineau en hiver à Avoriaz (c’est comme ça que je l’ai appris). Il y a 100 chevaux en permanence là-haut. Il en possède 5, des Percherons que j’ai croisés dans la prairie en montant au refuge. Le père s’occupe des vaches et la mère de la cuisine. Nous sommes une bonne vingtaine et c’est complet. Ambiance top avec les autres randonneurs et je sympathise avec Jacky, un chef de groupe qui connait parfaitement les Alpes.

« J’y viens depuis que j’ai 14 ans et je découvre encore des endroits inconnus. J’aurais jamais tout fait » et il me donne des indications pour demain pour éviter le parcours moyen prévu pat le GR5.

D’abord le Pas de la Platte dans ces fameuses Terres Maudites puis la Tête de Bostan pour finir par le Pas au Taureau sous les Dents blanches. Ça me parait très alléchant cette variante. Merci Jacky.

Jour 5 – Vers le refuge de Folly – 10km /+1280 / -1070 par Platte et Taureau (2555)

Oui mais au matin le temps n’est pas folichon : tous les sommets sont dans ce schwarz et c’est pas ce qu’il y a de mieux pour faire de la montagne. Que faire ? J’attends pour voir et je fais bien car peur à peu des traces de bleu apparaissent et l’option devient possible. C’est parti. Le Pas de la Platte est sur la crête des Maudites par une montée raide de 900m dans les alpages puis dans un dédale ; le passage délicat consiste en une petite cheminée de 10 mètres avalée en trois pas. Cool !!!!!

Je sors dans le brouillard mais tout à coup ça se lève et bang dans les yeux. Un couple me dit de faire attention à deux edelweiss en bord de chemin. Je les vois bien. Tête de Bostan et pause repas au col du même nom.  J’ai un pied en Suisse et l’autre en France. Le pas au Taureau est juste au dessus. C’est tout simplement magnifique !!!!!!!!!!!!!!!

J’attaque le col par un beau raidillon mais un câble aide à la montée. Un rocher magique m’offre la vue des ses strates torturées comme un masque grimaçant. Pause au col avec vue de l’autre coté….Pfuhhhh !

Un couple me rejoint venant des Dents blanches mais je ne sais vraiment pas par où ils sont passés (eux non plus m’avouent-ils) mais ça a l’air vraiment raidos…..barges !!!!

Je continue vers le refuge du soir mais ça va prendre un long moment par un lapiaz immense et tortueux. Je suis vraiment content d’arriver.

« Humeur du jour : Bonne, excellent même » affiche le tableau noir du refuge de Folly. Tout se présente extra bien.

C’est le 14 juillet. Ce refuge est un endroit incroyable avec une ambiance du tonnerre et où les gens ont l’air de revenir avec plaisir : chef Népalais et Charlotte, la boss, fait le clown. Tout ça vaut bien une bonne bière…….

Jour 6 – Vers Sixt-Fer à Cheval – 13km / +830 / -1495 c’est de plus en plus beau et c’est pas fini je le sens

Après un petit déj grandiose qu’on se demande bien pourquoi c’est pas partout comme ça

«Ben, vous avez besoin de force » me dit Marion la fille de Charlotte, je pars vers 8h15 pour le Lac des Chambres, lac glaciaire 2°, 3° pas plus on m’a prévenu pas vraiment pour la baignade mais somptueux. Vamos !!!

Ça grimpe tranquillou jusqu’à 2200. Le lac est splendide, encore pris dans la glace aux reflets bleutés puis le sentier monte doucement vers le col des Chambres à 2338. Un peu de monde pour gravir le Pic de Bellegarde juste au dessus. Descente vers le refuge de Vogeale par le Pas de l’Ours…y’a de la bestiole dans le coin.

Ça passe même s’il faut faire gaffe

Au refuge où je fais une pause accompagnée d’un délicieux gâteau aux pomme, j’apprends qu’une jeune fille s’est tuée dans ce même pas il n’y a pas longtemps. L’endroit est idyllique, calme et voluptueux. Je reste un bon moment.

Descente vers le cirque du fer à Cheval par le Bout du monde et sa série de cascades et bien sur, vous le devinez : des milliards de monde…..mais ça se comprend car c’est assez grand comme pestacle…..

Au parking, le rdv avec le taxi est foiré alors je fais du stop et ça marche illico (3008 flambant neuve mais drôle de sensation d’enfermement dans cette voiture). Je rejoins le gite de ce soir à Salvagny. Peut-être la plus belle journée de ces six premiers jours. Ça mérite une bonne bière !!!!

Jour 7 – vers le refuge de Moëde d’Anterne sous la barre des Fizz – 14km / +1585 / -402

Même si le patron est super sympa et pas avare de renseignements, le petit déj est sous forme industrielle et tout en plastique. Je me demande comment un refuge de 76 places ravitaillé par hélico se démerde pour servir du bio et de la haute qualité alors que dans ce gite de village non. Faudra qu’on m’explique. Départ 8h15. La fille un peu précieuse (Céline) avec qui j’ai diné préfère marcher seule et je vais y repenser dans la montée car ce sont quelques centaines de personnes qui font le même chemin que nous…y’a mille bagnole au parking. Mais au fur et à mesure de la montée ça s’éclaircit après les cascades comme celle là....

Pause déjeuner au refuge Wills sous la barre immense des Fizz. Imaginez une falaise de 1000m au dessus de vous qui ressemble à un immense navire. C’est géant et magnifique ! Et ça restera comme un très grand moment de cette rando. Souvenez-vous : Les FIZZ.

Lac d’Anterne, j’en fais le tour pour voir sa perte. Etonnant d’observer un lac qui disparait dans un tas de cailloux comme par magie…..il resurgit un peu plus bas. Des pécheurs tâtent la truite à la mouche. Beau geste….

Dans la montée je double pour la troisième fois un couple un peu âgé et j’entame la conversation avec la femme. Agés tu parles, il a 64 ans et sort de convalescence après un AVC à 57 ans et 8 jours de coma, chaise roulant et la première fois qu’il a marché il a fait 500m en une heure!!!!!! Alors pour des anciens alpinistes, pouvoir monter au lac d’Anterne c’est que du bonheur comme elle dit : « On profite de tous les instants ! » je peux le comprendre.

Col d’Anterne, 2335 et paf dans les mirettes : Mt blanc, Dôme du Gouter, Mt Blanc du Tacul, Aiguille du Midi et des trucs encore comme les Drus et des Aiguilles partout. La vache !!!!! j’ai pas fait tout ce chemin pourre rien. Descente au refuge…….et vive la bière !!!!!

Jour 8 – Vers Les Houches par le Brévent – 14km / +1085 / -650

Ce refuge est une punition, ses proprios ne pensent qu’au pognon ; 52 balles la ½ pension sans droit à la douche alors qu’il est ravitaillé en bagnole. Repas indigne : fondue et petite coupelle de salade de fruits directement sortis de la conserve. Quant au petit déj, une micro plaquette de beure accompagné d’une toute aussi petite portion de confiture. Le pompon arrive quand je reçois mon picnic : un petit sandouiche avec feuille de salade fripée et deux tranches de tomates ; je pousse une gueulante et j’obtiens deux tranches de gruyère (ils vendent ça 12 balles). Ah oui mais je suis sur le TMB mais je crois que la réputation de ce gite est connue de tout le monde.

Mais j’ai passé une soirée sympa avec trois femmes autour d’un belle partie de Yam’s ou je me suis immiscé presto. Non mais sans blague !!!!!! On a longuement discuté car elles connaissant très bien Vercors, Belledonne et Chartreuse. Terrains connus.

Descente en fond de vallée et remontée de l’autre coté. Ça devient un classique. Belle pause dans les ruines de chalets en pierre puis monté au Col du Brévent. Des marmottons font les zozos autour du terrier. Je monte jusqu’au sommet et je me fais plaise en redescendant tout dans la cabine jusqu’à Cham. 1700m de descente très peu pour moi aujourd’hui fieu !!!!

Chamonix, la foule et le plaisir de se fondre dans le paysage local avec un sac sur le dos. C’est la norme ici et les innombrables  boutiques  de  sport  en  attestent.    J’échange  ma  vieille  veste Patagonia  contre  une  neuve  avec la complicité de la patronne de la boutique qui me la reprend en garantie. J’ai juste à remettre un peu au bout….cadeau du jour…..merci Madame !!!!

Stop jusqu’aux Houches où je suis hébergé ce soir…..dans un hôtel 2 stars…..Ouahou, quel luxe ! Je sens que je vais apprécier.

Grande Traversée des Alpes – Lac Léman >>> Briançon – 17 jours - 1ère semaine du Léman à Chamonix
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Published by didier falleur - dans randonnées
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 12:58

Je marche

Je regarde mes pieds

Je marche

Je regarde mes pieds

Je m’arrête

Je regarde le paysage

Je repars

Je regarde mes pieds

J’évite des fourmis

Qui traversent le sentier

Je regarde mes pieds

J’évite un scarabée

Je lève la tête

Je regarde le paysage

Je repars

J’évite un escargot

J’évite une limace

J’évite tout ce qui passe sous mes pieds

Même si je sais que j’ai du en écraser quelques uns

Crotte !!!!

Ces bestioles ont tout de même le droit de vivre en paix

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:04

Mon corps nu se laisse caresser

Par la brise du ventilo

Il fait vraiment chaud

Et ça me rappelle le brésil

Quand j’attendais que la fournaise extérieure se calme pour bouger

Plus tard dans la soirée

Boire une Antartica et manger un acarajé

Ou summum du raffinement

Um tapioca com quejo sur le parvis d’une église de Recife

Ou alors je passais ma journée à la plage

A naviguer entre l’océan et la paillote

Où régnait une ambiance délicieuse

Entre musique et grignotages

J’avais une propension à ne rien faire

A savoir ne rien faire de spécial

Quand on a tout le temps à soi

Rien ne presse

Rien n’est important

De toute façon il va toujours se passer quelque chose un moment

Alors rien ne presse

A Salvador, il y a les allers et retours incessant entre la Praça de São Francisco et les plages de Barra

Le bus navette était gratuit

Et je souviens des émeutes

Quand le gouvernement a voulu le rendre payant

On les a brulés

Je rencontrai Caetano Veloso au Zanzibar tenant de lui vendre les colliers que je fabriquais

Et qui me permettaient de vivre la journée

Et le rencontrai encore tard dans la nuit à la sortie d’un autre bar

Et lui de me dire : « Frances ! Mas vocé otra vez !!!!! »

Comment j’ai pu passer ces années dans cette oisiveté magnifique

À profiter du temps des gens et de tous ces instants offerts par la vie

Je ne sais pas vraiment mais tout ce que je sais c’est que j‘en ai bien profité

Et c’est certainement pour ça que je sais aujourd’hui

Encore le faire : rien

Ou alors faire pour vraiment faire

Pas pour s’occuper ou tuer le temps

Dans ces cas là

Je préfère ne rien faire

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Published by didier falleur - dans poésie à la maison
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:02

Troisième semaine - Jour 1 – Ronchamp>>> Scey sur Saône après la visite de la Chapelle

Les premiers ou presque sur le site par un très beau sentier. Belle claque tout de même dans ce lieu de recueillement vraiment apaisant. Tout incite à l’introspection et à la sérénité. La chapelle en impose avec ses formes voluptueuses et ses lumières tamisées. Grand tour avec visite du monastère dessiné par Renzo Piano. Les sœurs ont la banane d’habiter un si beau lieu. Nous comprenons……

Les premiers cars débarquent avec cohortes de japonaises et autres….il est temps de partir..et puis c’est la cata, Bri fait un faut mouvement avec son vélo et se retrouve parterre après un vol plané. Chiotte de merde !!!! Elle ne peut pas se relever, menton ouvert et poignet cassé. Elle est complètement sonnée. Je cours à l’hôtel pour savoir s’il y a un toubib dans le coin et les hôteliers décident tout de suite de nous emmener à l’hosto. Ils nous disent d’appeler quand elle pourra ressortir et ils viendront nous chercher. Personne aux urgences de Lure, Bri passe tout de suite mais il faudrait opérer et elle décide de le faire à Neuch. Maintenant il va falloir organiser son retour mais comme elle n’est pas tout à fait assez blessée son assistance chipote….vraiment des gros nazes…..Elle craque un peu. Je la décide de prendre un taxi jusqu’à Delle où elle pourra retourner à Neuch en train direct. C’est d’accord et puis ce n’est pas plus cher que de prendre un TGV. Elle part enfin tranquille dans une C5 Zidentielle ou presque…..en route elle m’apprend que son assistance lui remboursera la course. Tout s’arrange et à l’arrivée ses enfants l’attendront pour l’aider. Un très très grand merci aux hôteliers de l’hôtel ‘Le Ronchamp’ pour tous les gestes magnifiques qu’ils ont offert, sans eux la galère aurait été trop lourde à gérer…..

Je n’ai plus qu’à prendre le train pour Vesoul où Edith, ma WS de ce soir, vient me chercher en voiture. Ouf, quelle journée de merde……mais Edith et sa famille vont tout faire pour que tout redevienne tranquille. Un très grand merci à elle que je vais retrouver plus tard sur mon chemin du retour. Ronchamp est aussi une ancienne ville minière.

Jour 2 – Scey sur Saône >>> Godoncourt – village vraiment perdu dans les Vosges

Je reprends la route après cette journée qui restera longtemps gravée. C’est la campagne. En route, le long d’un canal, les premiers vestiges des industries oubliées de la région : l’ancienne filature de Demangevelle. Son gardien me laisse rentrer et me raconte un peu son histoire. Il y a travaillé 35 ans et me parle d’un éventuel repreneur qui en ferait une usine de transformation de bois en granulés mais au vu de son état général je crains le pire. Il y avait une petite ville de 900 personnes au début du siècle dernier avec les bateaux qui déchargeaient le charbon par le canal et le train qui apportait le coton, un petit kiosque, une école et maintenant y’a plus rien à part quelques logements ouvriers occupés. Ce n’est que le début qu’une longue rencontre avec tous ces bâtiments industriels abandonnés. Je visite aussi la verrerie de La Rochère/Passavant, elle date de 1475 et les souffleurs continuent de souffler à coté de l’usine.

Passage par le petit bourg de Châtillon sur Saône qui rêve de son passé avec toutes ses maisons à vendre. Pas un troquet dans les environs et un restaurateur en pleurs m’offre une bouteille de Badoit. Il me dit que c’est la cata. Je lui en achète une en pif pour ma WS de ce soir. Avant Godoncourt le couvent des Cordeliers vaut la visite par l’originalité du lieu tenu par quelques rigolos excentriques qui l’ont transformé en musée. J’arrive vers 18h30 en même temps que Christelle, je suis naze j’ai fait presque 100 bornes aujourd’hui. Nous échangeons un long moment sur nos expériences cyclistes et elle sur sa vie de maitresse d’école dans le village d’à coté. Passionnant ! Ses amis la prennent pour une allumée de recevoir des hommes inconnus chez elle et seule mais elle me dit qu’elle fait du judo et qu’elle a un gros bâton dans sa chambre. Prévenu !!!!!! On rigole.

Jour 3 – Godoncourt >>> Neufchâteau – Camp de la Délivrance – Addi Bâ

Je vais chez des gens que j’ai croisés à Tarascon alors que j’étais avec des amis. Un couple de cyclistes, lui en vélo couché elle debout. A l’arrière du vélo je lis : "Neufchâteau – Vosges". Je ne vais pas louper l’occasion de leur demander de m’héberger car il n’y a personne en WS ou CS dans le coin. Ils acceptent tout de suite. Génial !!! Alors c’est pourquoi je vais chez eux. Sur le chemin, la D24, entre Martigny et Vacheresse exactement, un panneau dans la forêt m’indique l’emplacement du premier maquis des Vosges : le camp de la Délivrance commandé par un certain Addi Bâ, guinéen où se sont regroupés des réfractaires au STO. Je lis son histoire et je me souviens d’un livre paru sous le titre : Le Terroriste Noir, c’est de lui dont on parle. Un film va d’ailleurs sortir à ce sujet. Les abris étaient construits comme des huttes. Il a été fusillé à Epinal comme beaucoup d’autres.

http://s-www.vosgesmatin.fr/images/45FFE076-88D7-4535-9C68-5A2B6AE588FF/VOM_15/villotte-les-panneaux-rendant-hommage-aux-camps-de-la-delivrance-ont-ete-installes.jpg

 

Mes hôtes sont adorables, ils habitent dans une vieille maison adossée aux remparts de la ville et ils me mettent tout de suite à l’aise et me disent qu’ils se sont tout de suite inscrits sur WS après leur en avoir parlé et ont déjà eu 4 demandes mais je suis le premier….ça se fête….comme j’avais le temps je suis monté au magasin bio du coin acheter une bonne boutanche et faire des courses pour demain alors on trinque. Ils me racontent leurs voyages et les cols des Alpes, lui en vélo couché et elle avec son vieux biclou qui paye pas de mine. « Faut 4 heures pour 20 bornes. On prend notre temps, c’est tout et après y’a la descente…….youpi !!!! » Encore des beaux moments de partage.

Jour 4 – Neufchâteau >>> Bure – La BZL

Christiane m’accompagne un bout pour sortir de la ville et on se dit au revoir. J’ai vu que je passais pas loin de la ZAD de Bure alors je décide d’y faire un tour. Sur la piste un peu cahoteuse, une sacoche se décroche et bloque ma roue arrière. Crotte de shit les attaches ont pété. Pour du Ortlieb c’est étonnant, moi qui pensait qu’elles allaient durer tout le reste du temps. Ben non, le matos allemand n’est plus ce qu’il était. Heureusement, j’ai des rilsans de réserve et j’arrive à réparer et je peux repartir. Merci aussi au Leatherman pour le coup de main.

Mais avant Bure il y a Grand dont m’avait parlé Christelle et Grand c’est pas Grand c’est géant…..un amphithéâtre gallo-romain du 1er siècle qui pouvait accueillir jusqu’à 17000 personnes, une mosaïque de 235m² et plein d’autres merveilles à voir, je reste trois heures dans le village. La femme du musée m file un gros coup de main en me copiant les cartes du coin car je n’ai pas pu en trouver. Sympa !!!!

Donc vraiment, ça vaut plus que le détour, il faut aller à Grand.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_archéologique_de_Grand

J’arrive à Bure vers 16h00 non sans être passé devant le site de l’Andra. Impressionnant de clôtures et de barbelés. Un jeune type m’accueille et me raconte l’histoire et l’actualité du lieu. Nous partons à pied rendre visite aux gardiens des camps Nord et Sud (au sud ça roupille sévère. Sieste militante) et nous traversons toute la forêt pour atteindre le nord où on s’active plus. Un type en jupe se présente comme Clara et une fille seins nus comme Robin. Incursion dans le monde des zadistes purs et durs : barrages, baraques de fortune à terre ou dans les arbres « les flics ne peuvent rien faire si on est à plus de 5 mètres de haut » me dit-on. Ravitaillement en eau, je profite d’une voiture qui repart à ‘La Maison’. Douche : yalakeu (une pour 50). J’aide à faire des boules à pizzas : y’a des fêtes partout ce soir mais je vais rester tranquille. Je trouve une place dans le dortoir après un repas pioché dans les gamelles : végan – épinards et haricots noirs. Excellent !!! Mais au niveau de la vaisselle (et le rangement en général) c’est pas l’enthousiasme malgré le mot au dessus de l’évier qui dit : « Si tu laves ton assiette plus autre chose et encore un truc on a gagné » ils savent peut-être pas bien lire ou alors y’a que des strangers ici mais on dirait pas tout de même. Alors je la fait…..

Je trouve ces jeunes (et moins) très courageux d’affronter le dictat des décisions et des forces de l’ordre qui n’hésitent pas à taper et fort parfois (il y a déjà eu des blessés). Aidés dans la logistique par le Réseau Sortir du Nucléaire, ils viennent de toute l’Europe (j’ai vu arriver des suisses, des allemands et des belges durant mon très court passage, en fait ça arrive et ça repart tout le temps et il y a une moyenne de 50 personnes sur le site). Les conditions de vie sont rudes dans la forêt et il faut une détermination sans faille pour résister. Je n’aurais pas cette volonté.

J’ai d’autres discussions et tout le monde semble tranquille.

Jour 5 – Bure >>> St Mihiel – j’y étais il y a 13 ans

Petit déj’, y’a du pain frais, du thé et déjà des gens debout et encore plein de têtes nouvelles. Je dis au revoir à tout le monde et je reprends la route direction St Mihiel, c’est dans la Meuse. Encore un nouveau département. Je vais y retrouver mon amie Françoise qui vient exprès chez ses parents pour me voir dans sa ville. Ce sera un weekend de repos, tout à fait ce qu’il faut car j’ai un peu mal au cul et la météo s’annonce par terrible.

Ses parents adorables me raconteront leur vie, lui gendarme et elle femme de gendarme, l’engagement, la BSA A7, les mutations, les histoires de gendarmerie et enfin la retraite. Il y aussi le ville de St Mihiel, en plein milieu des batailles de 14/18, ses nécropoles et son fameux Saillant, les Dames de Meuse et Roger Richier et aussi Le Vent des Forêts, un super parcours d’œuvres disséminées dans la forêt alentour. Nous ferons un boucle de 20km pour en voir une partie sous la pluie d’abord et sous un beau soleil pour terminer. J’avais passé un weekend ici il y a treize ans quand je vivais en Belgique, j’avais entendu parler de cette manifestation. J’ai retrouvé des œuvres déjà vues et le fameux café de Lahaymeix et ses dames qui ont vieilli aussi, sur la façade trône toujours : « Champigneulles, la reine des bières ».

Quatrième semaine – jour 1 – St Mihiel>>> Nancy – je sais pas où je vais dormir ce soir

Avant de partir, en catastrophe, je fais quelques demandes WS sur Nancy, je dis que je suis en route et je laisse mon numéro de portable. Mais il est temps de repartir sinon je vais me ramollir. Beau temps et frais, parfait pour rouler. La butte de Montsec attire tout de suite le regard avec l’énorme monument posé au dessus. Faut que j’aille voir, ça doit sûrement avoir un rapport avec la guerre. Belle grimpette. C’est un hommage aux 550.000 soldats américains qui ont participé à la reconquête de ce point stratégique, tu parles, « d‘ici la vue est imprenable » et si on rajoute 150.000 français et 1400 avions ça fait un paquet de monde pour une butte. D’où ce monument genre mini-Capitole. Petits villages en Ville ou en Court les uns derrière les autres. Avant Minorville, une 403 me fait de l’œil dans un champ. Comme dit mon pote Ric, un coup de polish et c’est bonnard. Complète et dans son jus il ne manque que les bas de caisses et la clef de contact. Je croise une merveille de Ford T ou genre en reconnaissance de parcours. Halte là camarade, faut qu’on cause !!! Plus loin, c’est une Cadillac Coupé de Ville qui meurt doucement dans un coin et je ne parle pas des deux types qui m’ont interpellé alors que je passai devant eux

  • Vous nous aidez ???
  • A quoi ?
  • A tenir le banc
  • Ah ah ah. Mais c’est un garage ? et je vois ma marque préféré (des chevrons sur la porte). Qu’est ce que vous cachez la dedans ?
  • Eh bien rentrez…..
  • Ouahou…trois deuches, deux neuves et une autre en restauration.
  • J’ai été la chercher en Bretagne, 1500 balles. Pas mal non ???
  • Ben oui même les baguettes chromées sont neuves.

On discute un moment et je repars, un des types me double dans la cote…..salut !!!!!!

Liverdun, autre mignon petit village médiéval dans un méandre de la Moselle et c’est la descente vers la vallée, la piste cyclable et arrivée royale sur la place Stanislas. Pas dégueu. J’étais jamais venu ici.

Y’a un monde fou, les terrasses sont bondées, il fait une chaleur de ouf, je me paye une Chimay blanche à la pression et une Troll au Cht’Imi…..ca fait du bien. Entre temps j’ai reçu une invitation d’hébergement pour ce soir. Tout va super bien.

La soirée sera magnifique encore une fois chez un couple de cyclistes ayant fait 3500 bornes à vélo pliant en Chine..Entre autres…..leur fils porte un prénom inuit….la maison fait penser à la Bretagne toute en blanc et bleu, la douche est salvatrice et le Malbec 2002 Argentin est un nectar….je dois rêver, même pas….

Jour 2 – Nancy >>> Epinal – on va attendre que le déluge cesse

Ça drache sévère…..pas question de partir tout de suite alors j’en profite pour visiter un peu la ville et ses maisons art-déco mais il est vrai qu’après avoir vécu à Bruxelles, je reste un peu sur ma fin mais il y a tout de même de beaux détails. Michel m’avait dit : » ça va se calmer vers midi ». C’est vrai alors je pars. J’ai 60 bornes à me taper dans l’aprèm, ça va le faire, y’a pas de déniv. Je commence par la campagne, ses creux et ses bosses et je rejoins la voie verte à Charmes. Faut que j’avance. À 18h30, alors que je rentre dans Epinal un déluge s’abat et j’ai juste le temps de m’abriter et d’appeler mon CS de ce soir. Coup de pot il habite à 10 mètres. Ça c’est du bol….Jacques m’accueille dans son appartement. Je visiterai la ville demain, il pleut trop pour ressortir. Je suis aussi son premier invité. Il fait aussi du vélo (élec) mais sa nièce et son pote on fait 5000km au Tibet et en Chine. Quelle aventure que je peux suivre sur l’album photo qu’ils lui ont offert. Ça déménage, elle en vélo couché et lui debout. Sacrés sportifs surtout lors des passages de cols à plus de 5000m.

 

Jour 3 – Epinal >>> Scey sur Saône – voie Charles le Téméraire entre autre

Avant de partir je demande à Édith si elle peut m’héberger de nouveau. Pas de problème. C’est top !!!! C’est jour de marché, je visite la ville très calme et très agréable. Fait frais pas plus de 7°. Je me plante un peu sur le départ mais une jolie factrice me remet sur le bon chemin. Dans la cote je vois un 80GS gré près d’une maison. Je m’arrête et un monsieur sort d’un garage un chiffon à la main. Sur l’établi, une 450 Honda DOHC en restauration tambour avant. C’est un ancien mécano BM à la retraite ; «Faut bien s’occuper » qu’il me dit. Ben oui je comprends. Ça grimpe encore un moment dans une belle forêt et j’arrive sur le plateau. La route est belle et droite, c’est une ancienne voie romaine mais un vent de face me fait un peu chier et j’ai l’impression de ne pas avancer. Je me réfugie sur le canal de l’est et sa voie verte (Epinal-Montmotier) à Thunimont, je tombe sur une nouvelle usine en ruine. Deux gars arrivent en voiture et j’entame la conversation. « C’était Pomona, elle a fermé en 2008 » (décidément, année maudite). Avant on y faisait de la ferblanterie. Merde d’Europe, on leur file du pognon et ils se cassent » on imagine bien le bulletin de vote.

Je rate la sortie et je me retrouve dans un milieu sauvage. Dans l’étang un castor se baigne tranquille puis il me voit et plonge. Génial, j’ai vu un castor en vrai….je fais demi-tour. A Bains-les-Bains y’a pas grand-chose sauf une petite épicerie qui propose une tarte au Munster. Faut pas me le dire deux fois surtout que ça pince un peu. Un délice et la dame m’offre un vin de foin en digestif. Faut pas rater !!! Je rejoins doucement la maison d’Edith où je suis seul ce soir, elle va à son cours de Salsa. Encore un petit 100 bornes pour la journée. Ça roule.

Jour 4 – Scey sur Saône >>> Besançon – de nouveau la chaleur

Je pars assez tôt en même temps qu’Edith. Il fait bien frais. Elle me dit de ne pas manquer d’aller voir le tunnel canal tout près et des deux cotés !!!! Ce que je fais et ce que je ne regrette pas. C’est un ouvrage exceptionnel de beauté, tout en courbes et grandeur. Vache, quel boulot nos anciens…respect !!!! Je reste sur la D3 qui me va bien sauf à l’approche de Besançon où la circulation s’intensifie mais dès que je la quitte, les cotes reviennent et pas des petites. M’en fous j’ai de l’entrainement maintenant. L’entrée dans la ville est maxi bordélique pour les vélos et je dois faire une partie de 4 voies. Pas longtemps heureusement. J’arrive chez Josette et Alain vers 14h30.

L’après midi, Alain m’emmène découvrir la ville depuis le fort de Chadanne avec vue plongeante sur les toits en tuiles dans une belle harmonie. C’est du Vauban bien sur comme la citadelle construite sur une belle strate soulevée. La ville est très belle dans son habit de pierres grises et jaunes clair. Elle n’a pas subi de bombardement et a ainsi gardé son unicité architecturale. Ce sont plus de mille maisons, des vestiges romains, des parcs et des rues piétonnes où il fait bon flâner. Ce que je fais avec délice. Quant au quai Vauban, c’est une pure merveille dans son alignement unique d’arches le long du Doubs. C’est un enchantement permanent et la plus belle surprise (ville) de mon voyage. Ça vaut une Chouffe pression au bar !!!!!

Belle soirée en compagnie de mes hôtes.

Jour 5 – Bzançon >>> Lajoux – en train jusqu’à Morez et puis à vélo jusqu’en haut

Pluie comme prévu. Bonne idée que de prendre le train jusqu’à Morez d’autant plus que j’ai fait une partie du trajet il y a trois semaines. On va pas recommencer tout de même. Le dernier tronçon s’appelle ‘Le train des hirondelles’. Je passe au dessus des Forges de Siam et des gorges de la Billaude. Ça me fout les boules d’avoir rater ce tronçon. Ça serpente à gogo dans la montagne par des tunnels et des viaducs à tel point qu’on ne sait plus tout à fait où on en est…mais bon on arrive à Morez sous un beau ciel bleu. Que du bonheur pour continuer la grimpette jusqu’à 1250m et retrouver mes potes d’Attac du Haut Jura…..montée de Prémanon, 6.7km à 6%, un vrai régal. Je vois les kil défiler sous mes yeux petit à petit. Plus de souffrance, plus de peine à gravir les pentes, je commence même à aimer ça…c’est vous dire le changement…

Et là haut c’est le paradis. Chez Louison et Nico c’est trop beau avec la vue sur les crêtes du Jura au fond c’est du délire…Choc visuel, je veux plus partir et pourtant il le faudra me répond Louison. Oh pôvre !!!!!

La maison est un havre de paix pleine de délicatesses féminines. Nico arrive un peu plus tard et on effectue un arrêt au stand pour un changement de pneus, finis les zivers vivent les zétés……normalement au 11 juin c’est bon….mais un peu de chauffage dans la soirée pour plus de confort on prend aussi.

Le lendemain, je retrouve Jean Marc autre copain d’Attac et maire de Lajoux. Il ajuste les derniers trucs pour les élections de demain. Nous passons un long moment à parler de la vie ici, de sa maison de 1786 où l’étable pouvait accueillir deux vaches, maintenant transformée en maison/bibliothèque avec une spécialité dans chaque pièce : poésie, sciences humaines, romans, essais. Il y a des librairies moins fournies. De son ancien métier de potier (avec sa compagne). L’eau est arrivée au village en 1962, avant on buvait celle de la citerne, d’ailleurs on construisait une maison de cette façon : quatre poteaux et un toit. On attendait que la pluie ait rempli la citerne et après on construisait les murs. Il n’y avait pas d’eau sur le plateau. On sort de table à 15h et le temps de faire une belle sieste, nous partons pour une réunion festive dans le village d’à coté ; on va y parler de ski.

Nouveau repas chez Louison et Nico et la journée s’achève tranquillement

Jour 6 et dernier – Lajoux >>> Bellegarde sur Valserine – vélo et trains

Salut les amis, je reviendrai à vélo ou à pied mais je reviendrai vous rendre visite c’est sur…belle descente sur Mijoux, je sors le genou…une flopée d’alpines A310 se tirent la bourre dans le montée. Une Berlinette fait peu de cas de moi et débouche devant mon nez, je lui aurais bien mis mon pied dans sa portière. 4CV tapée et Porsche se suivent, on n’est pas loin de la Suisse. Traversée de la Valserine et belle route vers la vallée. Dans un bois je surprends un chamois qui tente de traverser. Il attend sagement que je passe. Dernière grimpette puis longue descente sur Bellegarde. Pas de doute le Jura c’est fini, d’ailleurs, je suis dans l’Ain…..train pour Lyon. J’ai presque deux heures avant le suivant j’en profite pour faire un grand tour dans la ville : le parc de la Tête d’Or, les quais jusqu’à la Confluence et retour par la Saône. Génial, c’est dimanche et peu de monde pour bien rouler.

Dernier train pour Avignon. Je décide d’arriver à Beaucaire à vélo pour le dernier tronçon et finir en beauté. Vélo et moi l’avons bien mérité………………..

 

Un mois et 1300km, je pensais en partant ne pas retrouver les sensations de mon premier voyage….que nenni…car le voyage à vélo n’est pas seulement un voyage mais un éloge de la lenteur quoiqu’il arrive aussi d’aller un peu vite comme me le signalent les radars des villes qui affichent ma vitesse qui frôle parfois les 35km/h mais rarement tout de même. J’ai tout de suite retrouvé ce sentiment de liberté totale à sillonner les plus petites routes possibles, loin du trafic et du vacarme et que mon pays est beau avec ses forêts grandioses de l’est, ses champs cultivés ou pas, ses prairies où paissent les animaux, ses villages avec ou sans charme, déserts ou animés, ces gens rencontrés au fil des jours, amis ou inconnus qui me reçoivent simplement pour la plaisir de partager ces moments. Bosses et vallons dessinent un paysage unique que beaucoup nous envient et que certains veulent à tout prix rejoindre pour fuir la barbarie qu’ils subissent au quotidien. De la place il y en a je vous assure et c’est dur de penser que d’autres veulent leur barrer la route alors que leurs villages se dépeuplent tous les jours un peu plus pour mourir demain. Quel intérêt à ça ? Des maires pleurent pour qu’on vienne s’installer chez eux. J’ai eu de la chance avec le temps : 4 jours de pluie, ça ressemble à un dérèglement climatique où je ne m’y connais pas. Lons le Saunier, Belfort, Commercy, Nancy, Epinal, Besançon, que de belles villes et toutes celles plus petites qui dévoilent leurs trésors si on consent à les rencontrer. Merci aux Warshowers et Wharshoweuses qui m’ont accueilli, sans eux ce voyage n’aurait pas eu cette saveur si douce des échanges. Merci aux amis, merci aux animaux, aux oiseaux qui ont enchanté mes oreilles de leurs chants absolument pas dérangés par le silence de ma bicyclette. Merci aux camions et aux voitures qui me dépassent sans me frôler. Merci aux nuages qui dessinent des ciels magnifiques.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 07:56
PARMONZEPARVO - semaines 1 et 2

PARMONZEPARVO

 

Voyage à vélo à la découverte des paysages de la France du grand Est comme on dit

 

Je pars dans trois jours ou plutôt je repars. A vélo, avec cette merveilleuse petite machine qui, à l’aide de deux manivelles et d’une chaine qui entraine une roue arrière, vous emmène où vous voulez où vous pouvez aussi, ça dépend.

J’avais prévu de remonter la vallée du Rhône mais je vais zapper, je connais cette vallée du Rhône. Je la connais depuis plus de quarante ans alors que j’étais étudiant à Nice et que je la parcourais de haut en bas plusieurs fois par an avec ma 250 Suz. 55000 bornes en deux ans…ça vous parle ??? Je me souviens de ces voyages de jour, de nuit, par toutes les saisons et toutes les options, rive gauche, rive droite et je finissais souvent par prendre l’autoroute après Lyon fatigué de ce long ruban de bitume qui n’en finissait pas mais je me faisais l’honneur de ne pas payer cette taxe en me faufilant dans les parkings qui donnaient parfois sur un hôtel et la sortie. Quand ce n’était pas possible j’avais aussi ma pince coupante, Facom bien sur, il faut des outils sérieux dans la sacoche et je sectionnais quelques grillages pour m’enfuir par une petite route qui m’amenait toujours à une plus grande et puis Paris. J’ai appris plus tard lors de discussions entre motards que je n’étais pas le seul à agir de la sorte. On n’invente rien. Ce n’est plus possible car les grillages ont été renforcés et les accès blindés car des camions les défonçaient. Quant au parking, il est aussi grillagé et on ne passe plus (je parle de celui de Melun).

La fameuse nationale 7, lalalalala….et bien c’est d’abord le numéro 6 qu’elle portait jusqu'à Lyon mais maintenant c’est une départementale. Elle est magnifique jusqu’à Chalon quand on descend car elle passe par le Morvan mais chiante maintenant à partir de là et Mâcon avec toutes ses villes et leurs zones industrielles à gogo. Je la connais par cœur et je pourrais réciter la longue litanie de ses villes traversées et y’en a un paquet. Alors je prends le train pour Lyon et je commence là.

Je sais déjà que je vais retrouver le plaisir de rouler même si la surprise ne sera plus la même que l’année dernière où je suis parti pour la première fois mais le plaisir oui…..la distance qui peu à peu vous sépare de chez vous et vous emmène ailleurs, chez des amis ou des inconnus qui vous accueillent.

 

Alors voila c’est parti. Vers des régions inconnues ou presque, je veux parler de la Franche Comté et de la Lorraine : Jura, Doubs, Hte Saône, Saône et Loire, Hte Marne, Meuse, Meurthe et Moselle et tutti quanti. Jamais mis les pieds par là sauf en les traversant mais vraiment vite alors. Et puis ce sont des régions qui votent presque toutes FN et on dit qu’il n’y a personne qui y vit ou si peu. La Meuse compte moins de 300.000 habitants soit la population de Nancy. Il y a plus de vaches que de gens. Qu’est-ce qui fait donc si peur pour aller voter pour ce parti infâme et j’ai eu beau scruter l’orée des bois, je n’ai pas vu de hordes de barbares prêts à déferler sur les villes et les villages sinon des personnes tranquilles, âgées aussi, occupées à soigner leurs jardins, tondre leur pelouse, bricoler leurs vieilles bagnoles, couper du bois et aller à la messe aussi. Alors faudra m’expliquer pourquoi un jour.

Je fais bien de zapper la vallée du Rhône, un mistral y souffle fort et prévu pour 4 jours. Ça aurait été pénible dès le départ. Ce soir, Lyon chez des amis presque inconnus mais nous avons passé une soirée ensemble lors de mon anniv’ et ils ont tout se suite accepté ma demande d’hébergement. Des siècles que je ne suis pas allé. Lyon Part-Dieu, sur le quai c’est encore calme mais la ville me saute à la gorge dès que je descends dans le hall. Ça grouille de monde et je me faufile parmi des gens stressés et pressés. Une piste cyclable m’emmène sur les quais et je respire un peu mieux. Je divague dans la ville qui sent la richesse mais les amis que je rejoins vivent à la Guillotière et c‘est tout de suite plus convivial et mélangé, bars, ateliers d’artistes, immeubles modestes qui ressemblent à certains quartiers de Paris. Après le repas, nous allons nous promener sur les quais avec les enfants.

Jour 1 – Lyon >>> Mâcon par la Bresse. C’est plutôt plat très bien pour commencer

Le lendemain, je prends un TER qui me sort de la ville et de sa banlieue et en 15mn c’est déjà la campagne. Je descends aux Echets puis c’est St André de Corey et Ambérieux en Dombes où deux bagnoles attendent en feu que les pompiers arrivent. Heureusement, il n’a personne dans la maison d’à coté qui a tendance à fumer. Alors j’attends aussi. Enfin je peux passer et je croise mon premier cyclo. On se salue. St Olive, Bas Montagneux, Ht Montagneux (original), belle chapelle romane et chèvrerie mais fermée à cette heure. Baneins, Dompierre, Brody et un peu la galère pour trouver la suite mais j’arrive à Mâcon vers 15h00 soit beaucoup trop tôt pour retrouver ma copine d’Attac qui m’héberge cette nuit car elle bosse jusqu’à 18h00.

J’en profite pour visiter la ville (un peu à l’abandon : vitrines vides mais deux boutiques de vélo) et acheter une p’tite boutanche pour ce soir. Faut pas déconner……………..Je reste une bonne heure au bord de la Saône à observer les avironneuses avironner. À quatre, ça décoiffe au démarrage ! Super soirée en compagnie de mon amie Laurence alias Lolo de la Goulette.

Jour 2 – Mâcon >>> Rosay sur le premier plateau jurassien. On va moins rigoler

Cap à l’est direction St Amour (mais pas celui du film). Fait achte chô ! Montrevel, Quinte par les plus petites routes possibles (ce sera comme ça le plus possible) car les départementales sont vraiment trop fréquentées. Beaupont, Domsure et St Amour par une vraie merveille. Ça cogne. Grande pause avant d’attaquer ma première cote. J’entame la conversation avec une mamie qui se promène pendant que son mari fait la sieste. Elle ne s’habitue pas à la ville. Elle tourne un peu en rond chez elle car elle n’a plus de jardin. Son mari ne peut plus marcher et il a fallu déménager. Mais faut y aller, j’ai 8km à me taper par 40° au soleil. Je m’arrête toutes les 10mn pour reprendre mon souffle et boire un coup. Puis c’est un replat et après une dernière pente bien raide j’arrive chez mes hôtes de ce soir. La jeune fille de la maison me laisse rentrer après avoir amadoué le chien, je bois un coup et le m’écroule dans un fauteuil pour 1h30 de sieste.

Puis le reste de la famille arrive : petit tour de la propriété et repas. Grand bonheur de partager ces moments avec eux, l’endroit est magnifique et aussi perdu que peut l’être un hameau perdu du Jura. Il n’y a aucune raison de venir ici si ce n’est pour y retrouver quelqu’un.

Jour 3 – Abergement de Rosay >>> Moiron. C’est près de Lons et ça descend

Courte liaison pour retrouver Dona, une amie de Bruxelles venue à Lons faire des études sur les équidés. Elle veut ouvrir un centre où les animaux viendront au secours des gens. Ça fait trente bornes à peu près et il fait bien plus frais qu’hier. Petit bouchon au départ, mesdames les vaches vont au pré et faut pas les bousculer. Ça tombe bien, j’ai tout mon temps. « Voila, je vous libère » me dit la jeune fermière au carrefour. Je suis sur le plateau et tout roule On déjeune ensemble et elle m’emmène visiter la ville de Lons, patrie de Rouget de Lisle. Y’a même une bière à son nom (ouias bof !) mais la ville vaut le détour (komondi dans les guides) et puis le centre équestre où elle fait son stage, il y a plus de 300 chevaux ici. Vraiment un beau moment passé avec elle.

Jour 4 – Moiron >>> Charency. C’est dans le Jura et ça drache dès le départ

Ça pouvait pas durer comme ça et la pluie se met à dégringoler sur le velux de ma chambre vers 2h00 du mat’. J’attends jusqu’à 11h00 que le déluge se calme et je m’habille en conséquence mais je ne vais pas faire trop de détour, comme Baume des Messieurs. Je sais que je rate quelque chose de terrible mais c’est pas le jour à faire des rahouètes. Mais malgré la pluie, qui ne tombe pas tout de même en continu, le voyage est magnifique avec les premières grandes forêts et le vert partout. Les petites routes toujours pour ne croiser presque personne : Briod, Vevy, Crançot (bistroteuse limite odieuse), Lamarre, Picarreau, Montrond…..Puis c’est la montée sur le deuxième plateau et j’atteins mes premiers 800m en bordure de l’immense forêt de Lajoux (Jura, Lajoux ça veut dire forêt dans le coin) et enfin Charency après avoir essuyé une pluie de grêle. Michel me double dans la cote en me lançant : » Plus que 500m !!!! »

Charency, 50 habitants, deux clans. « Je prends ma voiture pour aller chez ma sœur (50m), comme ça je vois pas tous ces cons » me dit Michel. Ambiance !!! Mais c’est une bande de joyeux drilles que je rencontre : Sylvie et Alain qui viennent de terminer un violon de 6m !!! Sandrine et Jean Lou et enfin Pauline (elle est galloise) et Bruno. Ils habitent tous dans la même rue (de l’avenir) au bout du village et s’invitent à prendre l’apéro à toutes les occasions et justement ce weekend c’est la fête du violon (d’où le fameux violon) à Doye (4km) et ils hébergent des musiciens lors des apéros il y en aura pas mal….

Le lendemain, ça caille un peu, pas plus de 6°. Michel m’emmène dans la forêt de Lajoux voir le sapin président (1763 et + de 45 m de haut). Y’a du mètre cube comme il me dit et à chaque fois qu’il voit un beau spécimen. Grand tour dans cette forêt qui n’en finit pas où on peut aisément se perdre. Visite à un ami pour la traite des vaches. Ici le lait vaut 58c le litre, c’est de l’or. C’est beaucoup automatisé et ça se fait dans le calme.

L’après midi, virée à Nozeroy (c’est à coté, plus petite ville de France – 400 hab – et très choli petit villache médiéval) où les musiciens donnent des petits concerts dans les commerces : café, magasin de chaussures (à visiter)….on se retrouve tous le soir pour le diner musical et le bal folk. Super ambiance et plus de 150 personnes venues pour cet évènement. Sophie aurait adoré.

Dimanche je retourne à Nozeroy à pied pour rigoler. Passage à la boulac. L’après midi, grand concert de clôture et je ne gagne pas le panier gourmand car je n’ai pas trouvé le poids exact du violon (212 kg – j’avais parié 242). Tant pitte……

Dernière soirée avec les amis……demain c’est reparti.

Semaine 2 – jour 1 – Charency >>> St Laurent de Grandvaux – ça va encore grimper

Je passe dire au revoir à tout le monde et c’est une nouvelle semaine qui commence. Lent (ça me va), Sicod et les pertes de l’Ain (retrouvé l’Autre), les forges de Siam, ensemble de bâtiments où l’on devine encore le travail puis c’est une longue montée vers Montliboz. Chiotte, j’ai raté la bifur pour les gorges de la Billaude mais trop tard je ne fais pas demi-tour. Y’a tout de même celles de la Langouette (petit circuit à pied. Magnifique chute d’eau et torrent qui dévale) qui me permet de savoir qu’il y a une voie verte aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer jusqu’à Foncine-le-bas mais pas facile à trouver : le Tram Jurassien. Mais c’est loin d’être lisse car il y a encore tout le ballast. Le vélo s’enfonce dans les graviers. Je rame un peu et pire encore dans le tunnel, je dois mettre pied à terre…..

Nouvelle montée vers La Lac à la Dame (attendue un peu, pas vue la Dame) et St Laurent où j’arrive bien trop tôt. Pas grave, je fais le tour du lac de l’Abbaye jusqu’au Château des Prés (pas de château non plus, que des menteurs dans le coin) en passant par les Faivres, y’en a qui savent de quoi je parle…..

Retour à St Laurent et je retrouve Arnaud, mon WS de ce soir, et il m’offre une petite Westmalle comme bienvenue. Y’a pire. Faut avouer que son coloc est belge (de Virton) et ne revient jamais le coffre vide…Ah d’accord !!! Repas partagé (enfin des légumes) et plein d’infos pour la suite du voyage. Ils sont tous les deux AMM. Super soirée.

Jour 2 – St Laurent >>> Ste Croix, Suisse – ou comment en faire trop quand on se sent plus

Col de la Savine (pas tout à fait 1000) et bifur vers Chapelle des Bois. Je pénètre dans le Jura d’en haut. C’est magique et grandiose……bientôt 1100m, c’est ma fête (en vrai). J’ai le temps, alors à Mouthe je vais vois la source du Doubs et je décide de faire le tour des lacs de Remoray et Boujeons puis de St Point. Pause au bordu. À Malbuisson, grosse cote pour St Antoine heureusement dans la forêt car il fait de nouveau très chaud. Metabief (on ne prononce pas le effe), autre grosse cote pour le Fourgs (je mets pied à terre, un peu naze), la fatigue se fait sentir mais une grosse poignée de fruits secs et du pain d’épices me redonnent la pêche. La Suisse (y’a dégun à la douane) et L’Auberson mais non……ça descend et puis ça remonte encore jusqu’au col des Etroits (1153) et enfin Ste Croix pour un deuxième accueil WS. Et ça donne : 91km et 1235m de D+. N’importe nawak !!!! Belle soirée encore dans une maison écolo, des parents et quatre enfants. C’est un peu foutraque mais super sympa…. à 9h30 tout le monde au lit, je crois que je vais bien dormir…vers minuit je me réveille, j’ai l’impression que les vaches sont à ma fenêtre. Elles ne dorment jamais ces bêtes ???

Jour 3 – Ste Croix >>> Neuchâtel – descente douce vers le lac

Petite journée pour rallier Neuch mais par une des plus belle route encore jamais empruntée. Bullet, Mauborget où je franchis mon premier 1200. Petite route puis une autre encore plus petite pour Quarteron et Provence (ils sont fadas ces suisses). Je suis presque seul dans ce coin, vraiment magnifique comme sensation. Les sentiers sont presque tous goudronnés pour faciliter les accès aux nombreuses fermes dispersées. Pause à Provence et grosse sieste sur un bon gros banc avec le panorama des Alpes et le lac comme décor. Y’a pire. Longue descente mais tranquille……je freine un max pour retarder mon retour vers la circulation. Mais bon je n’y coupe pas. Vie frénétique, autoroute, train bagnoles et trafic. Heureusement, une voie vélo pour rejoindre le lac et retrouver le calme. Je fonce.

Cortaillod et un détour par une bosse pour voir d’en haut puis Colombier et Auvernier. Je demande mon chemin à un monsieur qui me dit de le suivre et m’offre un pot dans un bar chicos au bordu. J’apprécie la pause. Neuch enfin et le monde partout. Bri me rejoint après le boulot et voila.

Le lendemain, pause, musée et petite marche à pied dans les bois

Jour 5 – Neuch >>> Le Noirmont par le Funi et le Val de Ruz

Option funi pour quitter Neuch, ça nous évite la sortie de ville et surtout une grosse cote dès le départ. Bri n’a pas d’entrainement. Alors mollo. Y’a du monde qui attend, des jeunes avec des vélos de descente qui font l’aller et retour toute la journée. Le rangement prend un peu de temps ; faut dire que caser quelques 20 bécanes dans un espace prévu pour 6 c’est du boulot.. Allez, on entasse sur deux étages mais les djeuns ont l’habitude et font ça très précautionneusement. La montée prend 15 mn pour les 2km mais la pente atteint 46% dans son max. Sacré mur de rails !!!!

Démontage tranquille du tas de vélo à l‘arrivée et c’est parti vers le Val de Ruz. Des bosses et des villages et une campagne qui sent aussi le purin, ça beau être la Suisse, la campagne reste la campagne. Nuit au Noirmont et pour le resto on hésite un moment avec l’offre alléchante de Georges Wenger mais à 100FS minimum le repas (sans rien à boire fieu mais tu rigoles et en plus y’a de la viande et du poisson partout) on se rabat sur celui d’en face. C’est quand même 35 boules mais j’ai oublié bien sur, nous sommes en SUISSE….

Jour 6 – Le Noirmont >>> Porrentruy – La Franche Montagne

Le Jura devient plus sévère avec belles descentes et remontées en face, on n’y coupe pas. Fait toujours aussi chaud. Pause agréable dans le très choli villache de St Ursanne. Belle surprise que cette ambiance médiévale avec mariage cycliste à l’église et une chiée de roues de vélos déposées contre le mur. Sympa comme idée.

Longue halte en terrasse avant la dernière cote qui va nous prendre une heure sous une chaleur harassante. On l’a fait en deux temps. Col de la Croix ouf !!!!!! Descente sur Porrentruy avec son concessionnaire Lamborghini (on est où ????), y’en a partout et la ville un peu morte pour un samedi aprèm mais c’est joli aussi avec le château et les rues anciennes pavées et pavoisées. Accueil magnifique chez nos WS de ce soir. C’est Mickael qui nous a invités mais il est en vadrouille alors ce sont les parents qui prennent le relais. Le garage est plein de vélos et la chambre presque luxueuse. Super soirée à parler des voyages des uns et des autres comme l’autre fils et son amie qui débarquent à vélo bien sur depuis Bâle…..La vie est belle…..

Jour 7 – Porrentruy >>> Ronchamp – le thermomètre monte encore

Michel, le papa nous accompagne sur la sortie de ville puis c’est une petite route tranquille (c’est dimanche) vers Delle et deux chevreuils surpris sur la voie verte. A Belfort c’est le cagnard avec un 33° affiché. Dire que y’en a qui font un triathlon. Nous faisons comme tout le monde en les encourageant chaudement assis à une terrasse avec une boisson fraiche…peuchère !!!!

Belle voie verte pour quitter la ville jusqu’au lac de Malvoisy puis la campagne et le goudron qui font sous les roues, ça colle……Ronchamp….ville morte, tout est fermé ou à vendre. Heureusement qu’il y a la chapelle du Corbu mais les gens viennent en bus et repartent aussitôt la visite faite. Misère !!!! Nous irons demain car il fait vraiment TROP CHAUD !!!! Nos hôteliers sont super sympas et se proposent de nous emmener au seul resto ouvert ce soir près du lac et de venir nous rechercher quand nous aurons fini. Top là mon gars car après les 85 bornes dans la journée c’est que du bonheur !!! À la télé on regarde ‘7 morts sur ordonnance’ : Depardieu jeune, Piccoli, Birkin Vanel en chef de tribu. Ça cartonne à st Etienne.

 

 

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Published by didier falleur - dans voyage velo
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:38

Nous attendions le soleil

Pour 14 heures

Il est apparu à 14h05

Nous ne lui en tiendrons pas rigueur

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:35
Poème ô zanimos
Poème ô zanimos
Poème ô zanimos
Poème ô zanimos

Des vaches et des chevaux qui galopent dans le pré

Une martre curieuse

Qui se dresse sur ses pattes arrière pour me regarder passer

Un lièvre

Un autre qui traverse le champ

Un renard

Un autre que je suis en silence dans la forêt

Avant qu’il ne s’en rende compte

Un dernier tout juste mort sur la route

Je le pose délicatement dans l’herbe du bas coté

Un coquelicot sur son cou pour qu’il soit encore plus beau

Son frère traverse la route derrière moi

Un chevreuil

Deux autres qui me regardent

Un blaireau

Mort aussi

C’est balèze

Un castor

Un seul

Un dernier chamois

Surpris à vouloir traverser devant moi

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