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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 21:09

Si vous trouvez que l’ambiance locale est un peu trop merdique, certainement due à un bazar qui circule et qui fout la merde un peu partout sur la planète, j’ai une solution à vous proposer : vous allez voir des amis, non sans leur avoir demandé la permission bien sur car j’en connais qui n’apprécierait pas trop que vous débarquassiez comme ça à l’improviste.

Covid les fait flipper grave.

Donc vous voilà invité loin de chez vous chez des amis de longue date et tout à coup, la vie va prendre une autre dimension. D’abord, vous ne serez plus seul le soir devant votre assiette, le midi et au pti-dèj aussi d’ailleurs, mais avec une famille et comme me dit mon amie F. : 

« Ça t’évitera de devenir un vieux con qui ne voit personne et qui s’installe pépère dans une routine mortifère ».

Elle a bien raison, c’est vite fait de devenir un vieux con si on ne fait pas gaffe. Et puis dans cette maison, pas de radio qui blablate à tout bout de champ des horreurs ou des mauvaises nouvelles, pas de télé qui abrutit et une connexion internet réduite qui fait oublier cet outil qui ne parait pas tout à coup si indispensable à la vie. Me voila donc loin des vicissitudes de la vie et ça fait un bien fou !

Rendez vous pris avec mon ami à BKR

où il se rend pour affaire

le temps de charger un buffet plein de tiroirs

et on se fait la caisse

passage chez sa reum pour récupérer des trucs

chez feu la grand-mère

faut pas traîner faut être à Lodève avant 6 heures

Ça le fait

 

ils habitent à Lodève dans une maison moderne sur les flancs d’un coteau qui domine la vallée. En bas l’A75 déballe son rouleau permanent de caisses et de camions qui partent à l’assaut du Pas de l’Escalette vers le Causse du Larzac, Millau, son fameux McDo et plus loin encore si affinités. On ira mais plus tard.

Lodève est connue pour sa magnifique cathédrale forteresse de 13°, ça vaut vraiment le coup de la visiter (orgue de style rocaille de 1752) surtout lorsqu’on y rencontre par hasard des amis venus de Paris et en route pour Barcelone. Ça m’est arrivé une fois, pas des blagues et ça fait bizarre d’entendre son nom résonner quand vous pénétrer dans la nef :

« Oh putain, Didier !!! Mais qu’est ce que tu fais là ???? »

Je vous dis pas le choc !

On se barre
On se barre

Mais Lodève n’est pas qu’une cathédrale et la ville ne se présente pas sous ses plus beaux aspects durant ces jours pluvieux au plafond bas. Elle est triste, rues désertes, magasins fermés, le tout rendu encore morose par l’ambiance actuelle. Mais c’est un peu pareil partout sous un jour de pluie même si les bretons m’affirmeront le contraire. Il ne faut pas rater non plus le monument aux morts réalisé par un artiste local : Paul Dardé. C’est un des rares à mettre en scène des femmes et deux enfants qui se recueillent devant un cadavre de soldat.

On se barre

Bon c’est bien tout ça mais je ne suis pas venu uniquement pour faire du tourisme car mes amis m’ont concocté un plannim d’enfer. Oui, ici on dit plannim comme parkim, c’est beaucoup plus facile à prononcer. Alors le voici :

1) Pose d’un luminaire dans la cuisine : facile

2) Pose d’étagères dans le local de stockage, pas trop difficile mais plus long, faut prendre des mesures.

3) Pose d’autres étagères dans la cave au sous sol , beaucoup plus long et plus difficile : béton banché à perforer mais on a une perforatrice et des mèches de 16mm pour y enquiller des barres faites à partir de fer à béton du même diamètre le tout enfoncé à coup de masse……………..ça ne rigole pas.

4) Pose d’une plaque en zinc de 2mX1m pour finir la déco dans la salle de bains…. Faut bien être trois car ce truc à plutôt tendance à partir dans tous les sens. Deux qui la tiennent et un qui la fixe.

5) Branchement de la chaîne stéréo après avoir été récupéré un ampli Technics SUZ45 planqué dans une planque dans le maquis d’en face et pas trop mal coté chez les vintageux.

Associé à une paire d’enceintes Aiwa (la le travail) par trop top pour le classique mais qui envoient du lourd avec les Subwoofers intégrés. La platine Pionneer a été calée aux petits soins grâce au niveau idoine de 2 mètres. On ne rigole pas avec la précision, le tout associé à une platine Phillips CD723, ça donne un ensemble pas cher qui sonne pas mal. Ça c’est fait aussi après avoir un peu bricolé le petit meuble pas vraiment prévu pour ça au départ.

On se barre

6) Peindre la future porte de la cave au pistolet, facile.

7) Découper quelques palettes à la scie sabre pour en faire une belle… marrant….

L’atelier de G. est là pour répondre à tous les besoins. Visez le matos : poste à souder, scie à ruban, perceuse sur colonne, scie sabre Makita, compresseur évidemment, un vrai salle de jeux pour se faire plaise.

On se barre

Je vous ai parlé de Millau alors on va y faire un tour car il paraît qu’il y a un Emmaüs qui vaut le déplacement. En effet c’est grand, sur trois étages et le choix de livres est intéressant. J’y dégote

Ebène de Ryszard Kapuscinski, un classique d’analyse de l’Afrique, Un nom de torero de Sépulveda, Le golfe des peines de Coloane, un nouvel exemplaire des Bienheureux de la désolation que je pourrais offrir et un Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes.

Je trouve juste que le type qui s’occupe du rayon se prends un peu pour le King of the Bizness à regarder sans cesse sur son portable le prix qu’il pourrait en tirer. Oh mec, chez Emmaüs, les livres sont à 50ct où 1 euro et les DVD aussi. On se calme !!!! Il me fait le tout pour 4€ et ça va.

Mes amis repartent avec un belle collection de DVD et des habits pour pas cher. La dame du rayon vêtements donne en plus un casque de rugby pour Adrien. Cool.

En sortant, je vois une fromagerie qui, comme on le sait, est considérée comme un commerce absolument essentiel dans l’Aveyron et que trouve-t-on dans une fromagerie de l’Aveyron ??? Des pélardons ??? Mais non, du Roquefort!!!! Et plein. Mais celui qui m’intéresse le plus c’est Le Vieux Berger, çui la est presque introuvable et même que dans la maison du même nom à Paris, ils en ont pas. Je dirais pas que c’est nul mais c’est leur problème car y’en a ici et comme je sais aussi que les enfants s’en font des tartines au pti-dèj, j’en prends 1kg, ça sera jamais perdu. C’est le dernier roquefort fait à la main dans une petite fabrique et je le sais car j’y suis passé souvent et j’en ai déjà acheté… rien à voir avec les Sociétés, les Papillons et autres du genre industriels, non, là c’est du vrai de chez vrai. On rentre à la maison.

Pluie, pluie, pluie, pluie durant trois jours. C’est pas très grave car le plannim dit qu’il y a encore du taf.

Vendredi, on a rdv avec d’autres amis qui viennent d’acquérir une maison près du Vigan mais qui ne sont pas du tout végan. Une ancienne magnanerie aménagée par un couple d’américains venus dans les années 60. Il parait qu’ils ont demandé à un pilote d’avion de les promener dans la région pour savoir où ils auraient envie de s’installer. C’est pour ça qu’ils sont arrivés là. C’est pas une mauvaise idée et c’est moins fatigant que de se taper les routes du coin. En bagnole y’a de quoi vomir sévère.

Parlez en à Raina, la chienne de mes amis…………..

Super endroit avec rivière en contrebas, jardin, et je sais pas combien d’hectares de châtaigniers plantés sur des magnifiques faïsses ou terrasses si vous préférez. Ils auront de quoi s’occuper pour un moment. Picnic et nettoyage de la rive saligotée par des jardiniers pas très soigneux,

ils ont tout laissé sur place. Les enfants en profitent pour se baigner…. Courageux car l’eau ne doit pas dépasser les 14°.

Curfiew oblige, on décanille vers 17h00 pour se rendre un peu plus loin sur le Causse du Larzac méridional où mes amis de Lodève ont une maison de famille. C’est pas loin mais il y a au moins 2525 virages à négocier et ça prend du temps. La chienne ne vomira pas cette fois.

Le Coulet est un petit, tout petit hameau près du cirque de Navacelles, un peu comme un bout du monde et même un cul de sac. N’y viennent que ceux qui y ont à faire ou à voir mais de beaux départs de randos comme celle que je me concocte pour retourner à Lodève.

Le lendemain, je quitte mes amis vers 9h00 pour emprunter le GR7. J’apprends qu’il part d’Alsace pour se terminer vers Andorre et en plus il passe à coté.

Je le quitte rapidement pour une option non balisée qui m’évite un détour. Ça fait du bien de reprendre la carte et la boussole pour un peu d’orientation. Passage par une crête avec splendide vue sur tout le causse. Ça monte, ça descend. Au dessus de moi, une dizaine de vautours planent, tandis que j’effraie une perdrix dans son envol caractéristique. Au bout du chemin, je dérange deux vaches...oh non, ce sont deux taureaux !!! un roux et un noir mais qui me laissent passer tranquillement. Premier arrêt dans le beau village de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries. En fait, la réunion de deux villages qui se touchaient. Je le connais bien pour y être déjà venu plusieurs fois lors de randos précédentes. Habité depuis le néolithique, le village tenait son importance grâce à sa position sur la route entre Millau et Montpellier. Le percement de la route par le Pas de l’Escalette a initié son déclin.

On se barre

Le Causse du Larzac méridional depuis le sommet du Bos Gros (740m)

On se barre

Je continue par le GR7 que j’ai retrouvé. Remontée vers la Bergerie de Tedenat et son voilier posé sur une crête. Attendent ils un nouveau déluge ? A 800m, ils ont de quoi voir venir. Passage par Cantercel, site d’architecture expérimentale associée à l’environnement (https://cantercel.com/) et le carrefour du Jouquet qui m’indique déjà qu’il ne me reste plus que 12,5km pour rallier Fozières.

Pose picnic et sieste avec vue sur ciel.

On se barre

Le GR emprunte des pistes larges où je fais une rencontre que j’aurais bien voulu éviter : des cons de chasseurs !!! Deux d’entre eux s’installent sur leur petit siège pliant, le fusil sur les jambes et en plein milieu du GR. Je leur fais remarquer que c’est un lieu où l’on se promène et l’un des connards me répond :

« Il y en a qui marchent et d’autres qui chassent »

Je lui rétorque qu’il arrive plus souvent que des marcheurs se fassent tuer par des chasseurs que des chasseurs par des marcheurs car eux n’ont pas d’armes. Insupportables connards.................…

Je continue mon chemin en tenant d’oublier cet épisode. Le sentier descend raide depuis le col de Mélanque jusqu’à la route qui mène à Fozières : très beau château.

Château de Fozières, ancienne demeure seigneuriale du XII° modifiée au XVII°

Château de Fozières, ancienne demeure seigneuriale du XII° modifiée au XVII°

Trop long pour aller jusqu’à Lodève à pied je tente le stop et la première voiture s’arrête et me laisse en ville . Il ne me reste plus qu’à rejoindre la maison. Fin de cette première magnifique rando de l'année (28km)

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 07:09

Marc m’a dit : « Pour Briançon, faut compter 1h15 par le col de l’Izoard »

Ouais, mais c’est sans compter sur les chevaux déchaînés de Craquotte qui va enquiller les virages comme une folle. 50mn….vavavoum la mécanique…..

Toujours autant de monde au col farci d’Italiens à vélo et à moto mais je ne traîne pas cette fois ci. Arrêt à Briançon pour ravitaillement, arrêt à Chantemerle pour retrouver Flo et changement de véhicule. Craquotte bâchée on peut y aller, direction La Grave pour un dernier séjour en Montagne et là c’est la très haute, celle qui frise les 4000 mètres avec les glaciers et tout le toutim. Finie la rigolade.

Gite du Rocher pour les nuits. Ambiance Rock and Roll avec juke box, objets d’époque, affiches de concerts le tout sous la bannière du Turbo Dancing et l’Oldsmobile transformée en mini piscine, faut oser….ambiance très cooooooooooooooooooooooooooool.

L'Oldsmobile piscine du Gite du Rocher....sacrilège ???????????

L'Oldsmobile piscine du Gite du Rocher....sacrilège ???????????

Premier jour : La Grave >>> Refuge Evariste Chancel >>> Brèche de Pacave (2836m) et retour – 15km / 1485m+ autant pour descendre

Ça monte dans la forêt pour commencer puis ça continue dans des alpages pour déboucher sur la lac de Puy Vachier (eh... toi même………). Pause picnic au refuge. Chiotte, j’ai oublié le pain. On se contentera de ce qu’on a emporté. Une petite tarte aux myrtilles pour faire marcher le commerce et hop c’est reparti vers la Brèche de Pacave. Plus grand monde à partir de là. Y’a ceux qui sont montés en téléphérique pour le lac et les autres…..ceux qui montent à pied et plus haut...du coup c’est tranquille. A la brèche le spectacle est vraiment grandiose. On est presque sous la Meije et au niveau des glaciers d’en face…..on reste un bon moment pour s’en foutre plein les mirettes….trop beau !!!!!

Descente à travers éboulis et torrent sec puis sur la crête d’un belle moraine…..Ambiance…..Pour une première journée on a été gâtés.

depuis le Refuge Evariste Chancel....vue imprenable sur la Meije et le sentier sur la moraine....
depuis le Refuge Evariste Chancel....vue imprenable sur la Meije et le sentier sur la moraine....
depuis le Refuge Evariste Chancel....vue imprenable sur la Meije et le sentier sur la moraine....
depuis le Refuge Evariste Chancel....vue imprenable sur la Meije et le sentier sur la moraine....

depuis le Refuge Evariste Chancel....vue imprenable sur la Meije et le sentier sur la moraine....

c'est pas truqué......
c'est pas truqué......

c'est pas truqué......

Jour 2 : Le Chazelet vers la Petite Buffe (2683m) – 12km / 1000m+ et pareil en descente

On change de coté mais le départ est raté et on décide de monter tout droit entre les torrents de la Chabanerie et de Trière par une bosse bien raide qui mène à la Petite Buffe. On mettra plus de 3 heures pour faire ces 700 mètres de déniv et atteindre la crête où des vaches paissent paisiblement. Elles nous observent un moment avant de se coucher tranquille. On pensait aller jusqu’au col de Martignare mais ça fait vraiment trop loin encore. Dommage. Faudra reviendre.

On retrouve le sentier perdu pour descendre et rejoindre Le Chazelet. Belle rando aventure et là, vraiment personne à part nous et les vaches.

depuis la petite Buffe : Le Goléon, la Meije et les vaches sur crête
depuis la petite Buffe : Le Goléon, la Meije et les vaches sur crête
depuis la petite Buffe : Le Goléon, la Meije et les vaches sur crête

depuis la petite Buffe : Le Goléon, la Meije et les vaches sur crête

Jour 3 : Les crêtes du plateau d’Amparis et la Cime du Rachas (2613m) – 16km / 970m+ et -

Quand j’étais passé ici la semaine dernière lors des derniers jours du tour de l’Oisans, j’avais bien vu des gens sur cette crête et je m’étais dit que ça serait pas mal d’y aller aussi et bien on y est et c’est bonnard car vachement beau. On voit ce où on a marché hier, la Petite Buffe et encore plus loin bien sur, des chocards qui se chamaillent dans l’air sous l’œil d’un papy un peu outré de ces extravagances mais quelle habilité…..des faucons qui se mêlent un peu à la bagarre quand on s’approche trop près de leurs nids cachés dans la falaise et quelques vautours fauves qui nous passent au dessus de la tête bien loin de toute cette agitation. Picnic au sommet dans la contemplation du Pic du Mas de La Grave (3020m) que nous ne gravirons pas cette année. Il faudra donc vraiment reviendre.

Les crêtes d'Amparis vues de la petite Buffe et les flancs impressionistes des montagnes
Les crêtes d'Amparis vues de la petite Buffe et les flancs impressionistes des montagnes
Les crêtes d'Amparis vues de la petite Buffe et les flancs impressionistes des montagnes
Les crêtes d'Amparis vues de la petite Buffe et les flancs impressionistes des montagnes

Les crêtes d'Amparis vues de la petite Buffe et les flancs impressionistes des montagnes

jour 4 : Refuge et lac du Goléon depuis les Hyères – 15km / 750m+ et -

Le lac du Goléon (il est trop go Léon……) est une réserve classée Natura 2000 par la richesse et les particularités de sa flore : des linaigrettes par milliers et un bas-marais artico-alpin témoin des dernières glaciations. On peut en faire tout le tour après avoir atteint l’ancien refuge Carraud, une passerelle permet de passer le torrent vers 2500m. C’est une rando absolument magnifique qui nous mène vers le Goléon (3427m) et le Col Lombard (3092m) et une vue incroyable sur les Aiguilles d’Arves mais où nous n’irons pas non plus. Décidément, il y a plein de randos à faire encore ici…c’est promis on reviendra.

Retour par le même sentier.

montée au refuge de Goléon.....le refuge.....et le lac
montée au refuge de Goléon.....le refuge.....et le lac
montée au refuge de Goléon.....le refuge.....et le lac

montée au refuge de Goléon.....le refuge.....et le lac

Linaigrettes et Aiguilles d'Arves......

Linaigrettes et Aiguilles d'Arves......

Derniers jours en montagne. La Grave pour voir La Meije de près.

Jour 5 : Refuge de Goléon par le Cruq des Aiguilles (2707m) – 10km / 815m+ et -

On apprend qu’on peut atteindre le refuge de Goléon par un autre sentier qui passe par des beaux alpages. Ni une ni deux on repart le lendemain et cette fois ce sera sans personne car le sentier normal attire une immense foule de promeneurs avec des enfants pour une pause au bord du lac. Ça se comprend. Pour ne pas refaire la partie route un peu moche on laisse la voiture au dernier parking. C’est depuis le hameau de Parmaillier qu’il faut bifurquer vers la Saulce mais rien n’est reporté sur la carte IGN, juste des traces noires mais un balisage fait par des associations locales. On rejoint les ruines du Chalet du Puy Garnier ou paissent encore des belles Tarines puis on passe de l’autre coté pour atteindre le col après une courte montée. De beaux quartz pour augmenter notre collection, refuge et retour.

Dans la descente avant de retrouver les alpages on s’étonne de ne pas reconnaître le sentier parcouru lundi. Des énormes coulées de boues de schiste ont totalement transformé le paysage. C’est le fameux orage de lundi. Ah mais quels dégâts !!!!!!!!!!!!!!!!!

Un bull a dégagé les ponts et une partie du sentier ; l’épaisseur dépasse largement le mètre de haut. On imagine facilement ce que peut provoquer ce phénomène quand on voit la taille des pierres qui ont été emportées jusqu’aux abords du premier hameau (Le Plot).

Le Goléon.....le Goléon et les Aiguilles d'Arves vues depuis le Cruq des Aiguilles
Le Goléon.....le Goléon et les Aiguilles d'Arves vues depuis le Cruq des Aiguilles

Le Goléon.....le Goléon et les Aiguilles d'Arves vues depuis le Cruq des Aiguilles

Jour 6 : Lac du Pontet et Crête du Puy Golèfre depuis Villard d’Arêne – 10km / 900m+ et -

Dernier jour à La Grave. Une petite avant de prendre la route ??? alors oui et forcément du monde car y’a un lac sur le chemin. Des parents râlent car les enfants traînent et eux de leur répondre: » On marche comme on a envie de marcher ». Pan dans les dents !!!

d’autres s’amusent mieux. Un vieux fait le plongeon, d’autres viennent pêcher. Chacun son truc. Nous on monte...pour changer….mais plus haut que le sentier car on arrive trop vite alors par une crête vers des rochers. On s’arrête à leurs pieds vers 2500m au Clot des Chamois mais de chamois point, d’autres en descendent. On y reste longuement pour se gaver du paysage. Ça va manquer c’est sur.

Deux hélicos montent à la dernière station du téléphérique. Après celui de ce matin qui est venu chercher des techniciens très tôt devant nous au gîte (ouahou….la manœuvre de dingue) , ça fait trois. Mais qu’est-ce qui se passe la haut ??? D’ailleurs il ne fonctionne pas. Mystère et bouldegom.

On redescend à la pointe de l’Aiguillon puis retour à Villard d’Arêne……et voila on s’en va……

Putain, les boules………………...

 

Chenille, Papillon, Edelweiss et une dernière Meije pour la beauté
Chenille, Papillon, Edelweiss et une dernière Meije pour la beauté
Chenille, Papillon, Edelweiss et une dernière Meije pour la beauté
Chenille, Papillon, Edelweiss et une dernière Meije pour la beauté

Chenille, Papillon, Edelweiss et une dernière Meije pour la beauté

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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 05:19

rien de tel

qu’un petit hôtel

pour se remettre

de ses émotions

j’en connais un

pas très loin

à Gaudissart

on est peinard

1800 mètres pour respirer

alors on j’y vais

 

Nous y avions séjourné une nuit l’année dernière lors d’une étape de notre GTA et j’avais trouvé l’endroit très sympa. Bonne raison donc pour y revenir et se reposer….un peu. Mais après une journée de transition, le temps de passer par le Col de l’Izoard, pour voir le spectacle des vélos et de celles et ceux qui pédalent pour le grimper, y’a vraiment du monde, impressionnant, les envies de randos reprennent vite.

Une première jusqu’à St Véran par un chemin déjà emprunté alors même pas besoin de carte, juste une petite rahouète sur le retour vers Beauregard et je me retrouve en haut d’une piste de ski que j’ai bien du mal à descendre tellement c’est raide.

Hotel-Gîte à Gaudissart et vue sur la Crête de la combe Arnaude....on ira
Hotel-Gîte à Gaudissart et vue sur la Crête de la combe Arnaude....on ira

Hotel-Gîte à Gaudissart et vue sur la Crête de la combe Arnaude....on ira

Le lendemain, sur les conseils du proprio de l’hôtel, je file vers la crête de la Combe Arnaude. D'abord le Col des Près du Fromage ne pas confondre avec le Col du Fromage et après, point de sentier ni de repères, faut tout faire à l’estime et raide dans le mélèzes, les bolets en pagaille mais pas un pied de biche à l'horizon. Pas vraiment récompensé mais on y arrive même. La crête offre un panorama splendide sur tous les sommets du Queyras et jusqu’aux Écrins et sa Barre majestueuse d’un coté et le Viso de l’autre évidemment. De quoi s’en mettre plein les yeux.

Mais la pointe finale et néanmoins modeste m’a posé des problèmes et je n’ai pas osé la gravir jusqu’à son sommet à cause du schiste délité qui la recouvrait ; tout dégringolait dès que je posais les mains dessus. Pas très rassurant ce bazar.

Mais c’est sur le chemin du retour que l’histoire commence vraiment à pétiller. Alors que je coupe à mon aise pour retrouver le sentier du retour, je tombe sur un couple de randonneurs qui ne savent pas vraiment où ils sont car ils ne font que suivre le sentier mais ils me disent qu’il y a un groupe derrière mené par une guide. Elle me renseigne et me demande si je veux passer devant et je décline poliment la proposition en disant que j’ai tout on temps et alors que la dernière personne arrive j’entends un grand cri qui dit :

« Oh ….Didier !!!!!

Et la personne qui le pousse n’est autre que Michel M., un ancien collègue de Levallois-Motos où nous avons travaillé entre 95 et 98. Plus de dix ans que nous ne nous sommes pas vus. Une chance sur un million de se retrouver ici. Du coup, nous avons terminé la rando à nous remémorer les bons moments passés ensemble sans omettre de faire une photo et de l’envoyer à notre chère Nathalie, secrétaire de l’époque, qui s’est bien marré de nous voir à peine changés en 30 ans…tu parles Charles !!!!!!!!!!!!!

Après une bière bien méritée nous nous sommes quittés à La Chalp de St Véran et la guide m’a déposé à Gaudissart. Quelle journée !!!!!

sur la crête de la Combe Arnaude
sur la crête de la Combe Arnaude

sur la crête de la Combe Arnaude

Dernier jour ici, Marc (Vie Sauvage) me propose de monter avec lui au refuge de La Blanche mais en véhicule à quatre roues motrices pour changer un peu, juste le temps de livrer deux ânesses à un groupe et de leur indiquer comment ces animaux réagissent mais parents comme enfants ne sont pas très attentifs. Heureusement, Marc est très patient.

Je participe au rush du midi en aidant au service…..ça ne rigole pas…...et là deuxième choc…..que ne je vois pas Laurent (alias Lolo de Marseille et Guzziste invertébré) débarquer devant moi avec un grand sourire…..mais c’est dingue.

« Mais qu’est ce que tu fais là ??? tu travailles ici ?? »

« Non, juste là pour ce midi »

« Ah ben alors quelle surprise…. »

« Tu l’as dis fieu !!!! »

Il est monté avec Céline, sa compagne et leurs deux enfants (adoptés) Léon et Rosalyne..

On passe un moment à échanger confortablement installés dans des transats sur la terrasse. Ils repartent et je continue mon job.

Retour vers 14h30 à Gaudissart après une belle omelette et départ vers La Grave pour de nouvelles aventures montagneuses. A bientôt.

le refuge de La Blanche

le refuge de La Blanche

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 05:59

Re-bonjour. Après une semaine de repos bien mérité, et les quatorze jours passés en Hte Maurienne et Vanoise, il est temps de repartir. On ne va pas rester à cramer sous le soleil du sud et ses température innommables et attendre que les journées se passent. De l’action non de dlà !!!!!

Cette fois c’est avec Craquotte que je repars. Je ne veux pas me retaper les 7 heures de train tchouk tchouk nougat jusqu’à Briançon et puis elle a bien droit à son voyage annuel elle aussi.

J’ai rendez vous le dimanche soir à Monêtier les Bains pour un départ le lundi. C’est encore ‘La Vie Sauvage’ qui s’est occupé de tout réserver car presque impossible de partir en solo au vu du monde qui se balade en montagne cette année because Covide et pas moyen de voyager ailleurs.

Je pars donc avec un groupe mais en totale liberté….Je fais ce que je veux ce qui me va très bien même si je retrouve Alain, le guide qui nous avait emmenés l’année dernière dans les Pyrénées.

On se salue.

Je retrouverai le groupe le soir lors du dîner et le matin au ptidèj.

Premier jour : Monêtier >>> Vallouise par le col des Grangettes (2684m) et le lac de l’Eychauda – 13km / 1230m+ et 980-

Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+

Pause près du lac après la montée raide au col (câbles). Je fais la descente avec une fille de Savoie toute enrubannée de protections. Nous faisons du stop à Chambran pour éviter le final sur la route et le cagnard. Ça marche tout de suite.

Vallouise est vraiment un très beau village avec ses maisons magnifiques et son église du 15°. Ça vaut le coup de traîner dans ses rues….ce que je fais. Gîte familial et sympa.

Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+

Deuxième jour : Vallouise >>> Refuge du Pré de la Chaumette par les cols de l’Aup Martin (2761m) et de Cavale (2735m) - 15km / 1200m+ / 1020-

Vie Sauvage nous offre le transfert jusqu’à Entre les Aigues. Ça évite 5 bornes de marche sur la route . La journée est assez longue comme çà.

Belle et longue montée dans les pâturages jusqu’à la cabane du Jas Lacroix ou des patous m’obligent à faire un détour. Faut mieux pas les énerver ces bestioles. Ça monte encore jusqu’au premier col dans un décor lunaire : schiste à gogo. Au pas de la Cavale, ça souffle fort et le vent soulève une poussière noire de cette roche délitée. Je ne reste pas longtemps de plus, le groupe m’a rejoint et je préfère les laisser tranquille. Le refuge du Pré de la Chaumette (CA) est une vieille construction en béton sans charme. Heureusement, les gardiens sont jeunes et la pression d’Orcières est délicieuse. J’en connais qui vont en abuser. Repas moyen mais je commence à en avoir l’habitude et dodo à 22h00.

 

en montant au col de l'Aup Martin
en montant au col de l'Aup Martin
en montant au col de l'Aup Martin

en montant au col de l'Aup Martin

Jour 3 : Pré de la Chaumette >>> Le Casset (Hte vallée de la Séveraisse - Valgaudémar) par les fameux trois cols : col de la Vallette (2761m), de Gouiran (2591m) et de Vallonpierre (2607m) – 15km / 1230m+ / 1460-

Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+

Je pars toujours le premier. Un groupe ça met plus de temps à démarrer et je suis tranquille même s’il nous arrive de nous retrouver en chemin. Au premier col je retrouve des visages connus ou déjà vus dans les refuges : un jeune gars tout seul qui s’isole dans un coin, un autre échalas avec un très gros sac qui raconte sa vie à tout le monde. Je lui offre une poignée de noisettes. Il va retrouver sa famille à Bourg d’Oisans qu’il n’a pas vue depuis le confinement. C’est pas le chemin le plus direct mais il a l’air de faire ça comme un pèlerinage….un autre couple, jeunes, elle avec bandage au genou et lui qui décrit le sentier « comme des dents de scie ». Dites ça avec l’accent du midi et vous serez dans l’ambiance.

Ils cavalent devant. Ambiance vraiment très minérale sous le Sirac qui nous domine de ses 3441m.

Pause picnic au refuge de Vallonpierre. Je sens une présence derrière moi, c’est un patou mais vraiment inoffensif, il a même peur des brebis qui l’approchent de trop près. Je lui donne un bout de fromage.

Il ne reste plus qu’à descendre jusqu’au vallon pour terminer cette très belle journée et ça va descendre un long moment. Je regrette juste de ne pas avoir poussé jusqu’au refuge de Chabournéou (CAF - 2020m) qui, perché sur son rocher, me rappelle des visions népalaises mais ça faisait encore une belle rahouète.

Le sentier mène au parking sous le Chalet-Hôtel du Gioberney. Bel endroit pour faire du stop et éviter le fond de vallon et le cagnard de l’après midi. Nous étions déjà passés par là avec F. lors de l’ascension des Rouies. Nous avions dormi au refuge du Pigeonnier. Une rando de quinze heures pour retourner à La Bérarde. Je m’en souviens bien et mes pieds aussi.

Le bus me prend gratos et me dépose au Casset dans le gîte de Sonia et Norbert. C’est leur maison et ce sont des hôtes vraiment charmants. Apéro kir suivi d’un délicieux repas pris dans la jardin : couscous . Ça change des refuges.

Refuge de Vallonpierre (CAF - 2271m), les belles linaigrettes et le Refuge de Chabournéou (CAF - 2020m)
Refuge de Vallonpierre (CAF - 2271m), les belles linaigrettes et le Refuge de Chabournéou (CAF - 2020m)
Refuge de Vallonpierre (CAF - 2271m), les belles linaigrettes et le Refuge de Chabournéou (CAF - 2020m)

Refuge de Vallonpierre (CAF - 2271m), les belles linaigrettes et le Refuge de Chabournéou (CAF - 2020m)

Aujourd’hui, je peux faire ma rando perso. En effet le groupe ne va pas au refuge de l’Olan mais je ne vais pas rater l’occasion d’y monter. De plus, Norbert, qui m’a demandé si j’y allais, m’a confié un sac de salade du jardin pour les gardiennes. Je suis bien obligé. En arrivant sous le refuge, on peut voir et marcher sur ce qui reste des murs de celui qui a été littéralement écrasé par une avalanche. Il n’y avait personne à ce moment. Vaut mieux.

Le refuge de l’Olan est un rendez vous d’alpinistes. La gardienne à l’air assez pointu dans le domaine à l’entendre commenter les voies à faire dans le coin :

https://www.camptocamp.org/waypoints/104078/fr/refuge-de-l-olan

et ça c’est une petite vidéo : https://refugedelolan.ffcam.fr/

 

Elle s’ennuie même un peu alors elle dit à un des guides qu’elle va aller se promener ailleurs un moment. L’endroit est vraiment magnifique avec ce cirque entouré de pointes. Elle me dit qu’elle espère que le Covid ne pas l’obliger à fermer plus tôt que prévu car elle vient de se faire héliporter un mois de vivres et me remercie vivement pour la salade toute fraîche. Dent de Scie et sa copine sont aussi là. Nous allons ensemble au Pas de l'Olan d'où la vue est imprenable. On est vraiment seuls.

Puis une longue traversée par Côte Belle nous emmène jusqu’au Col de Colombes, le Lac Lautier, le col des Clochettes et pour finir, le refuge des Souffles où je m’arrête et eux aussi....pour souffler.

Les marionnettes du Casset - Vers le refuge de l'Olan - ce qui reste de l'ancien refuge et le nouveau bien planqué
Les marionnettes du Casset - Vers le refuge de l'Olan - ce qui reste de l'ancien refuge et le nouveau bien planqué
Les marionnettes du Casset - Vers le refuge de l'Olan - ce qui reste de l'ancien refuge et le nouveau bien planqué
Les marionnettes du Casset - Vers le refuge de l'Olan - ce qui reste de l'ancien refuge et le nouveau bien planqué

Les marionnettes du Casset - Vers le refuge de l'Olan - ce qui reste de l'ancien refuge et le nouveau bien planqué

Jour 5 : Refuge des Souffles >>> Désert de Valjouffrey par le Col de la Vaurze (2500m) – 9km / 990m+ /990-

Petite journée pour se reposer un peu des jours précédents. Ça fait pas de mal surtout que la veille, Alban, un chti sympa du groupe a voulu fêter un anniversaire inventé et a quasi vidé la cave du refuge. Pas moins de 12 Jeanlain ont été avalées par la bande et ça a donné du mou dans les jambes de certain.e.s le lendemain. On le serait à moins. Heureusement, on a mangé dans une tente à l’écart. Mais de toute façon, y’avait pas de place dans le refuge à cause de la pluie qui a entassé tout le monde à l’abri. Je sais plus ce qu’on m’a donné à manger mais ça devait pas être terrible comme d’hab.

C’est surtout lors de la distribution des picnics que le gardien nous a bien fait rigoler : deux morceaux de fromage ridicules emballés dans du papier et un tout tout tout petit morceau de pâte de coing genre bonbon aussi. Fallait voir le regard du groupe quand ils ont découvert. Ce mec (le gardien), est un naze qui se la pète grave avec son bonnet marocain et ses airs de chépakoa.

C’est le moment de déguerpir.

Départ 8h00 pour deux heures de belle rando en balcon. On assiste médusés à un beau baston de marmottes qui viennent dévaler jusqu’à nos pieds avant de remonter la pente et de recommencer.

Ça saigne et ça se calme au bout d’un moment, un des deux prend la fuite et se réfugie dans son terrier.

Pause au col et longue descente jusqu’à Valjouffrey. Il faudra tout remonter demain mais on commence à en avoir l’habitude. Après midi cool à se tremper les pieds dans l’eau glacée du torrent ; rester plus de 30 secondes relève de l’exploit.

L’ancienne école a été transformée en gîte. La famille qui le gère est super. Belles chambres confortables et dîner impec, belle ambiance musicale. Comme quoi, quand on se donne la peine. J’offre une tournée de Minervois Bio, c’est pas tous les jours qu’on a ce choix et à la fin c’est les filles qui payent. Le soir on fait un tour en haut du village jusqu’aux champs parsemés de clapiers avec le petit Lorenzo qui fait des tractions aux gouttières : à trois ans ça promet .. Il se casse la figure en courant mais déclare à sa mère : « Cascade ». Quand c’est « accident », c’est plus grave.

 

 

Jour 7 : Valjouffrey >>> Valsenestre par le Col de Belle Côte (2290m) – 8.5km – 980m+/980-

Le Col de la Muzelle là bas au fond depuis le Col de Belle Côte

Le Col de la Muzelle là bas au fond depuis le Col de Belle Côte

Col de Belle Côte et son petit sommet tout en schiste
Col de Belle Côte et son petit sommet tout en schiste

Col de Belle Côte et son petit sommet tout en schiste

Jour 7 : Valjouffrey >>> Valsenestre par le Col de Belle Côte (2290m) – 8.5km – 980m+/980-

Le col est facile aujourd’hui et le petit sommet qui l’accompagne (pas de nom) est bien tentant avec ses lames de schistes telles des lances acérées. On y va…..parfait pour le picnic (Alain y emmènera le groupe). Si on regarde au loin, on voit ce qui nous attend demain: le fameux col de le Muzelle. D’ici, ça paraît presque impossible à gravir tellement c’est raide mais il paraît que si, ça se monte ce bazar. On verra bien demain.

Valsenestre est un très beau village sans voitures. La terrasse du gîte est accueillantes pour une bonne bière qui fait du bien. On dîne encore dehors.

Jour8 : Valsenestre >>> Bourg d’Aru par le col de la Muzelle (2613) – 14km / 1350m+ / 1750-

Le vla ce fameux col de la Muzelle qui fait tant parler de lui. La photo du gîte le montre en hiver et on distingue bien la série de lacets qui y mènent, j’en compte plus de 60. Ça ne rigole pas. Alors e pars tôt. Je me fais doubler par le jeune barbu comme tous les matins. Je m’arrête pour converser avec un berger qui surveille ses brebis de loin et d’en haut. En bas les patous font le job. Il me dit qu’il va bientôt redescendre car elles n’ont plus rien à manger et on n’est que début août. Elles font toujours le même parcours jusqu’au bout de la combe herbeuse et puis elles viennent chômer près de sa cabane. Je me fais rattraper par Alain et le groupe Reste la fin du col à gravir. Les bourrins me doublent rapidement. Mais ce qui chagrine aussi Alain c’est qu’un type a transformé le sentier d’origine, plutôt étroit en large piste à l’aide d’une mini excavatrice. Faut être dingue pour venir avec un engin pareil à cet endroit. Du coup, la montée un peu engagée a perdu beaucoup de son charme mais ça reste tout de même un beau moment.

Le col de la Muzelle en hiver....plus de 60 zig zag.....le col vu d'en bas....au col......en regardant vers la lac de la Muzelle
Le col de la Muzelle en hiver....plus de 60 zig zag.....le col vu d'en bas....au col......en regardant vers la lac de la Muzelle
Le col de la Muzelle en hiver....plus de 60 zig zag.....le col vu d'en bas....au col......en regardant vers la lac de la Muzelle
Le col de la Muzelle en hiver....plus de 60 zig zag.....le col vu d'en bas....au col......en regardant vers la lac de la Muzelle

Le col de la Muzelle en hiver....plus de 60 zig zag.....le col vu d'en bas....au col......en regardant vers la lac de la Muzelle

Ambiance Mongolie et lac et refuge de la Muzelle
Ambiance Mongolie et lac et refuge de la Muzelle
Ambiance Mongolie et lac et refuge de la Muzelle

Ambiance Mongolie et lac et refuge de la Muzelle

Pause au refuge du même nom où je me paye un délicieuse tarte aux abricots…..petite sieste au bord du lac et loooooongue descente jusqu’à Bourg d’Aru où un transfert nous emmène jusqu’à Besse.

Sur le chemin rencontre avec le fameux Apollon du coin (et non pas du belvédère) et une cabane bien faite. Le transfert nous évite une longue étape qui contourne les 2 Alpes. Arrivée à Besse dans un hôtel-gîte où la proprio flippe grave du Covid et nous entasse tous (les mecs) dans un dortoir.

Je m’échappe jusqu’en haut du village et je tombe sur une boulangerie au pains extras et une bière bio de l’Oisans que je déguste tranquillement en terrasse.

Sur le retour, le petit musée local propose une soirée documentaire sur la vie des bergers. Je prends une place et j’en informe quelques uns (choisis) du groupe.

Repas copieux et desserts à foison, on me refile une crème brûlée que je partage et une île flottante que je ne partage pas. Le film est présenté par Antoine de Baecque qui va suivre cette transhumance à pied. Le paysage m'est familier car il part d'Arles pour ensuite longer les Alpilles et la vallée de la Durance.

Grosse chaleur dans la nuit. On étouffe dans ce dortoir bondé.

 

 

Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+

Jour 8 : Besse >>> Le Chazelet par le plateau d’Amparis – 15.5km / 1000m+ / 800-

Le plateau d’Amparis est, parait-il, le plus beau des Alpes. Problème ce matin pour en vérifier la véracité : c’est bouché à l’émeri, enfin pas tout à fait car on voit que dalle mais quand on arrive sur le plateau on s’aperçoit vraiment que c’est immense. Ici les vaches et les brebis ont de quoi brouter à leur aise. Ça ressemble à un très grand Causse mais à 2300m d’altitude. Des lacs à voir. Au Cristallin, y’a plus rien que des cailloux. Au Lac Noir faut vraiment y croire sauf quand le ciel daigne s’ouvrir mais ça dure pas longtemps. J’ai plus de chance avec le dernier, le lac Lérié blotti dans des rochers au bord de la falaise qui domine la Romanche. Bel espace de repos et de méditation. Ça tombe bien j’ai faim alors je vais méditer avec mon picnic. Mais faut pas trop traîner ça se couvre au loin et même de la pluie à l’horizon.

Descente rapide au Chazelet, chez Baptiste que ça s’appelle le gîte de ce soir. Une bière du Galibier pour la soif et un petit tour dans le village pour la découverte. Belles portes en bois et musique dans l’église. Un trio répète pour un concert le lendemain. Pas mal du tout les musicos. D’autres gens arrivent et applaudissent alors on aura droit à un petit concert. Merci.

Marie Jeanne offre le champagne, je voulais participer mais c’est déjà réglé...ah ces filles !!!!

Repas de merde avec soupe, crêpe à l’œuf avec carottes sorties de boite et gâteau immangeable tellement sec !!!!! Quant aux autres, ils ont eu droit à des lasagnes que rien de les voir tu as envie de vomir. Détestable !!!!

La nuit ça va dracher sévère.

Le lac Erié et ses linaigrettes
Le lac Erié et ses linaigrettes

Le lac Erié et ses linaigrettes

Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+
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Grand tour des Ecrins et de l'Oisans - 27/07>>>04/08 - 9 jours / 120km et 10350m de déniv+

Jour 9 : Le Chazelet >>> Col du Lautaret par le sentier des Crevasses – 17km / 910m+ / 640-

Dernier jour, il pleut et ça caille pas mal. On met les vêtements de pluie pour partir mais on les enlève bien vite car le soleil revient. La Meije et le Rateau sont bien ‘plâtrés’ comme dit Alain. Il a neigé au dessus de 2500m. Je ne les vois pas entièrement mais heureusement je reviens dans quelques jours pour admirer le spectacle. La Grave, sa belle église et le monde dans les rues

Je décide de rejoindre le Col du Lautaret par le sentier des Crevasses. Pas envie de me taper la longue marche par le col d’Arsine. Un peu naze j’avoue.

De crevasses pas trop et au col le stop marche illico. Je me retrouve au Monêtier en un rien de temps. Une chambre avec un grand lit pour me reposer.

Une pinte de Stella

Une part de flan

et Le Monde pour les nouvelles

Retour dans la vallée

Tout s’est bien passé

Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard
Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard
Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard
Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard
Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard

Le Chazelet...La Grave et ses vieilles pierres.....vue sur la Meije et vue depuis le Col d'Arsine à gauche....à droite on va au Refuge du Pavé ou celui d'Adèle Planchard

HASTA LA PROXIMA !!!!!!!!!!!!!!

à s'n'aise...

à s'n'aise...

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:56

Jour 1 : Pont de l’Alpe >>> Refuge des Drayères par la cheminée de Chevalier, Col de la Ponsonnière et Col des Rochilles – 14km / +1000

Ça commence fort, le bus nous taxe de 8.40€ pour un trajet de 14km alors que le trajet jusqu’à Grenoble ne coûte que 20€. Ca fout les boules d’entrée. Le sentier monte fort dès le départ et il y a du monde. Alpe du Lauzet, variante pour la cheminée : une broutille. En voulant couper, je me plante un peu dans la suite. On redescend trop, faut tout remonter, on en profite pour casser la croûte.

Collet de la Ponsonnière (2613m), on retrouve le GR5, lac des Cerces, Col des Cerces (2574m) puis celui des Rochilles et longue descente jusqu’au refuge. Mais que font ces deux cycliste en gravel sur ce sentier ?????? Nous le saurons au refuge.

Refuge des Drayères : bouffe minable à tout point de vue, soupe transparente et polente sans grâce. Petit dèj du même acabit. Pour les cyclistes, c’est parce que les GPS marquent le sentier comme un piste….pas drôle pour eux…………….

Jour 2 : Drayères >>> Refuge Mt Thabor par une succession de cols et de lacs : Lac Rond, Col des Muandes (2828m), Lac Blanc et col du même nom (2814m) , Col des Méandes (2727m), Col de la Vallée étroite (2434m) et enfin refuge à 2501m – 14.5km / 1085m

Au départ on avait envisagé de passer par le Rocher de Chardonnet et le Col de la Chapelle au départ du Col des Muandes pour atteindre le Mt Thabor mais le névé sous le sommet est trop pentu et enneigé pour le faire sans crampons. C’est pour ça l’option par tous les cols mais c’est vraiment pas moche du tout. On arrive assez tôt pour profiter du soleil sur la terrasse et boire notre bière quotidienne brassée par un des gardiens (Bière d’Oé). Y’a vraiment du monde.

Repas végé pour tout le monde mais on ne dit rien pour ne pas effrayer. Ça passe à l’aise. On cause avec le voisin sympa qui marche avec sa maman. Il nous parle du GR20 (corse) et de ses particularités….on peut dire que la corse n’est que particularités…...on mange bien ici.

Dortoir riquiqui, nuit moyenne.

Départ du Pont de l'Alpe - Pointe des Cerces et vue sur les Ecrins
Départ du Pont de l'Alpe - Pointe des Cerces et vue sur les Ecrins
Départ du Pont de l'Alpe - Pointe des Cerces et vue sur les Ecrins

Départ du Pont de l'Alpe - Pointe des Cerces et vue sur les Ecrins

Jour 3 : Thabor >>> Valfréjus >>> transfert taxi jusqu’à Modane puis Modane >>> Bramans par le Sentier du Petit Bonheur (vraiment petit), début du Tour de Haute Maurienne – 20km / -1000m et +535m

Sorella se plaint d’un mal d’oreille. Bonne idée d’avoir réservé ce taxi qui nous descend en ville avant la fermeture du cabinet médical. Diagnostique : otite. Va falloir patienter jusqu’à 14h00 pour l’ouverture de la pharmacie. Il fait un bon cagnard.

La sortie de Modane n’est pas terrible suivie d’une montée bien raide dans les bois pour atteindre La Norma, station de vacances où les enfants s’en donnent à cœur joie dans la piscine. Nous, on transpire sous le soleil.

Avant le pont du Nant, belle vue sur la succession de forts qui protégeaient la Savoie. Le sentier continue tranquillement jusqu’à Bramans étape du soir en gîte/hôtel/tout commerce. Ce sont des gens de la Sarthe qui ont repris cet hôtel après y être venus durant des décennies en vacances. C’est plutôt décontracté et c’est papy qui fait les chambres. Premières séries d’une longue amitié avec la bière locale brassée dans le coin (Le Bourget/Villarodin).

https://brasserievanoise.wixsite.com/source

Jour 4 : Bramans >>> Refuge du Col du Petit Mont Cenis par le Col du même nom (2154m) - 13km / +1370m

Pour tout vous dire, nous somme ici pour marcher sur les traces des ancêtres de Fratello et Sorella, Bramans, Col du Mt Cenis où ils avaient une maison d’Alpage et vous verrez qu’il y a de quoi faire tellement c’est grand. Nous irons ensuite en Italie mais c’est pour plus tard.

A la sortie de Bramans, la guérite des douaniers nous rappelle les trafics en tout genre qui se faisaient entre les deux pays. Sel , riz et autres denrées. Les pièces rouges aux fenêtres signalaient la présence des condés dans les parages. Patience pour passer.

Nous sommes aussi sur le parcours d’Hannibal et de sa terrible armée de 35000 hommes en route pour Rome qui s’étendait sur plus de 100km. Des panneaux rappellent cette histoire tout le long de la montée au col. Vrai ou pas ??????

Ne pas rater la visite du Prieuré de St Pierre d’Extravache (la Vache, la Super Vache et maintenant l’Extravache) même si des bergers à la con tentent de nous en empêcher en barrant le sentier. C’est tout de même un GR. Rien à foutre on dirait. Magnifique endroit avec vue imprenable sur la Vanoise.

Pose déjeuner au Refuge du Suffet où le proprio nous concocte une belle assiette de fromages, tranche de pastèque et charcuteries pour les ceusses qui n’en veulent. Tarte à la rhubarbe en dessert. Le type nous raconte plein de trucs sur la région (et nous donne vraiment envie de revenir ne serait-ce que pour le vallon de la Savine) comme le transport des grumes pour la construction de l’hospice au bord du petit lac du Mt Cenis sous Napo. Y’a plus de petit lac ni d’hospice mais bien un grand lac de barrage qui a tout englouti. On peut voir des vestiges lors de sa vidange.

On repart mais c’est dur, la pause a été longue et ça cogne. Au col, le spectacle de cet alpage immense est un vrai bonheur qui touche le cœur de mes amis. Mais ou était donc l’alpage de leurs ancêtres ? Il y a en plein de vestiges éparpillés.

Tout un dortoir pour nous seuls, merci Covid mais bouffe vraiment pas terrible genre supermarché alors qu’il y a une laiterie juste à coté mais nous n’aurons pas le plaisir de goûter son fromage et on devra se contenter d’une Leffe…..misère !!!!!!!!!!!!!!!!!

Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles
Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles
Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles
Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles
Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles
Extravache - y'a du réseau !!!  Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles

Extravache - y'a du réseau !!! Alpage du Mt Cenis - Dent d'Ambin (3372m) près des Rochers pénibles

Jour 5 : Petit Mt Cenis >>> Moncenisio (Italie) par le bord du lac, la Combe de Crève-Cœur, les lacs de Roterel et d’Arpon – 13km / -730m

Toujours grand beau…le sentier serpente dans les alpages. Chapelle St Barthélémy, un couvreur refait son toit et je l’observe en train de tailler les grosses lauzes à coups précis de marteau. Il s’arrête et engage la conversation. Certaines pèsent plus de 100kg et la charpente supportera plus de 15 tonnes de pierres quand elle sera finie. La chapelle n’est pourtant vraiment pas très grande.

On continue par la piste qui longe le lac. Au refuge nous avons pu voir des photos anciennes montrant les hospices, les hôtels et la gare du fameux train FELL qui reliait St Michel de Maurienne à Suze entre 1868 et 1871 avant que le tunnel du Mt Cenis ne soit terminé. Il a permis à des dizaines de milliers de passagers de faire le trajet en 5 heures alors qu’il leur fallait plus de 12 heures en diligence et souvent à leurs risques et périls car les cochers se tiraient la bourre dans les descentes. Vous saurez tout en allant sur ce lien….aventures à gogo assurées.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chemin_de_fer_du_Mont-Cenis

La brume se lève et l’ancien fort de Variselle se profile sur son gros cailloux. Longue descente douce dans la combe de Crève-Cœur. Pause déjeuner au bord du lac de Roterel où des allemands sont venus se perdre en Combi…..et en panne.

Nous passons en Italie et le refuge XXVII raconte ses histoires au bord de la route. Arrivée à Moncenisio où mes amis retrouvent encore une fois les traces de leur famille et leur nom (en italien) écrit en gros sur un mur de la Mairie : la classe !!!

Repos mérité dans une belle auberge (Chalet sul lago) au bord du lac mais pas assez chaud pour plonger. Visite du musée local et très belle étape célébrée avec trois bières locales délicieuses, ……et un repas non moins.

 

Lac du Mt Cenis - Forteresse de Variselle - Poule sur cailloux
Lac du Mt Cenis - Forteresse de Variselle - Poule sur cailloux
Lac du Mt Cenis - Forteresse de Variselle - Poule sur cailloux

Lac du Mt Cenis - Forteresse de Variselle - Poule sur cailloux

Combe de Crève-Coeur - Hameau de Moncenisio
Combe de Crève-Coeur - Hameau de Moncenisio
Combe de Crève-Coeur - Hameau de Moncenisio

Combe de Crève-Coeur - Hameau de Moncenisio

Jour 6 : Moncenisio >>> Col du Mont Cenis par des tentatives infructueuses et d’autres réussies – 20km / 1260m

La patronne de l’auberge nous indique le moyen de retourner en France. Elle randonne pas mal dans le coin. Avant de partir, petit tour dans le beau village de Moncenisio. Les indications sont bonnes et le balisage parfait nous emmènent au-delà de la borne frontière mais les choses se compliquent alors. D’un coté des éboulis importants barrent le sentier vers le barrage et sa passerelle est impraticable et fermée par une barrière. De l’autre, un massif important d’arbres qui n’ont pas vraiment poussés dans la nuit rend la progression très délicate. Je tente une percée sans le sac mais c’est vraiment compliqué et hasardeux. Nous décidons de faire demi tour. Tout ça pour ça mais ça arrive parfois.

Retour à la cabane XXVII d’hier et montée vers la désormais bien connue combe de Crève-Cœur qui ne nous le crève pas trop car comme on le dit si bien : « On ne voit jamais le même paysage suivant le sens de la marche » et là, on la remonte.

Traversée du barrage pour rejoindre le sentier des Deux Mille, le Fort de Ronce et l’hôtel Atypique du col du Mt Cenis. On nous laisse choisir notre chambre mais on se plante et on prend celle où les lits sont pourris. On s’en apercevra au moment de nous coucher. Sorella changera de piaule en douce.

La patronne n’arrête pas de raconter des histoires où elle refait l’histoire à sa sauce. On se marre bien. Y’a aussi une famille venue pêcher et un couple d’italiens à moto les yeux rivés sur leurs portables qui doivent pas trop piger ce qu’elle dit. Repas bien roboratif qui nous remet d’aplomb, c’est ce qu’il faut.

Le Col rappelle les histoires successives, Hannibal et ses éléphants, Napo et ses Hussards et maintenant les cyclistes. La couleur rose du soleil couchant vient baigner le paysage d’une lumière magnifique. Avec la brume en plus, vrai paysage de carte postale.

Cavaleiro de Jorge....seu chapéu azul, cruzeiro do Sul no peito.....arbre tri-centenaire (Frassinus excelsior) - vue sur le lac
Cavaleiro de Jorge....seu chapéu azul, cruzeiro do Sul no peito.....arbre tri-centenaire (Frassinus excelsior) - vue sur le lac
Cavaleiro de Jorge....seu chapéu azul, cruzeiro do Sul no peito.....arbre tri-centenaire (Frassinus excelsior) - vue sur le lac

Cavaleiro de Jorge....seu chapéu azul, cruzeiro do Sul no peito.....arbre tri-centenaire (Frassinus excelsior) - vue sur le lac

Fort de Ronce (italien) - Des fleurs !!!!!!!!!
Fort de Ronce (italien) - Des fleurs !!!!!!!!!

Fort de Ronce (italien) - Des fleurs !!!!!!!!!

brume sur lac - Hannibal et élephants - Napo et hussards - Cyclistes
brume sur lac - Hannibal et élephants - Napo et hussards - Cyclistes
brume sur lac - Hannibal et élephants - Napo et hussards - Cyclistes
brume sur lac - Hannibal et élephants - Napo et hussards - Cyclistes

brume sur lac - Hannibal et élephants - Napo et hussards - Cyclistes

Jour 7 : col du Mt Cenis >>> Refuge d’Avérole via Bessans – 19km/+655

Retour sur le GRP Haute Maurienne, c’est facile y’a qu’à suivre le sentier. Passage par le Single marqué comme délicat. C’est vrai que c’est étroit et des câbles à progresser. Puis des pierres gravées d’inscriptions (noms, dates, etc.) diverses et une pierre à cupules ou ‘Pierre des Saints’ ; une pierre plate avec des trous cylindriques qui ont du servir à aiguiser des outils.

Bessans, on passe pour voir. Bonne idée, y’a une très bonne pâtisserie. Un Diable trône sur la place centrale.

J’ai un gros coup de mou en entamant la cote vers le refuge. Le dos en compote, j’en ai un peu marre et je suggère aux amis de s’arrêter là. Demi tour vers Le Villaron pour un gîte mais il est fermé ce soir. Le type se propose de nous monter jusqu’à Avérole, le hameau situé au pied du refuge. On tope la et nous voilà partis en 4x4. Chut, on ne dit rien mais on respire car on évite plus de 2km et 400m de grimpette, on va pas se plaindre du coup de pouce.

Nous ne sommes pas nombreux ce soir, deux italiennes avec qui nous conversons longuement et qui nous parlent de leur tour de la Bessanese (https://refugedaverole.ffcam.fr/FR_tour-bessanese.html) et un couple de belges avec enfant sans oublier le chat rouquin super cool qui n’aura pas beaucoup bougé du canapé. La belle vie de chat même si le poêle est éteint.

Jour 8 : Refuge d’Avérole >>> Refuge des Evettes – 19km/1350m+

Ce matin c’est chagrin, brouillard épais, bruine….le gardien du refuge m’a conseillé de passer par les maisons d’alpage de la Mottuaz plutôt que de descendre pour ensuite tout remonter, ça paraît cool sauf que dans le brouillard, il faut un peu sortir la boussole pour se repérer. Le balisage est inexistant et il faut attendre des hypothétiques flèches en bois pour se repérer mais on se débrouille. Aux Pécherses, une belle surprise nous attend : la passerelle est cassée en deux et le torrent passe largement au dessus mais pas moyen de l’éviter alors, il va falloir jouer à MacGivers. Y’a des planches qui traînent et je m’arrange pour rehausser le niveau et au bout d’un moment l’eau passe par dessous et on passe par dessus mais ça nous a bien pris une bonne demie heure pour ce bricolage. Plus loin, un berger nous dira que ça fait bien deux ans que c’est comme ça, du bricolage et que ça bouge pas beaucoup chez les autorités concernées.

On retrouve le sentier mais dans le brouillard on ne verra pas grand-chose et il paraît que c’est pas plus mal car assez pentu comme truc. Pause picnic à Andagne, hameau de berger datant de 1899. C’est marqué sur le linteau.

On zone un peu dans la zone moche de la station de ski de Bonneval mais belle rencontre avec un groupe de chamois (alors que c’est vraiment pas le plus bel endroit pour ce genre de rencontre) puis on entame notre dernier tronçon jusqu’au refuge. 10 heures pour y arriver et c’est un vrai soulagement.

Le refuge est construit sur un plan Prouvé, on le remarque tout de suite par son aspect préfabriqué. Il date de 1971 et reste sommaire mais on s’y sent bien grâce au bois omniprésent. On se croirait dans un bateau avec les séparations rondes qui marquent les espaces. Cela fait comme des marches à passer. Il n’y a pas de douche et c’est sans doute pourquoi il va être bientôt remplacé par un nouveau à la grande joie des gardiens qui ne pleureront pas la manque d’espace et la trappe presque impraticable qui mène au sous sol (creusé dans la roche) et aux réserves.

Il sera bientôt à vendre…contactez le CAF si vous êtes prêts à payer son démantèlement et son transport par hélico mais ça pourrait faire très joli sur votre terrain.

La cervoise de Vanoise est la bienvenue et le repas très bon. La vue sur l’Albaron (3637m) et le glacier des Evettes est géniale. Le refuge est un rendez vous des alpinistes qui viennent s’y frotter. Belle ambiance. https://refugedesevettes.ffcam.fr/refuge.html

REfuge d'Avérolle et Hameau d'Avérolle
REfuge d'Avérolle et Hameau d'Avérolle
REfuge d'Avérolle et Hameau d'Avérolle

REfuge d'Avérolle et Hameau d'Avérolle

Arrivée au Refuge des Evettes

Arrivée au Refuge des Evettes

Glacier des Evettes

Glacier des Evettes

jour 9 : Refuge des Evettes >>> Refuge du Carro (2759m)….un peu plus loin – 15km/1150+

On a passé les journées les plus longues, on peut traîner un peu. On quitte le refuge pour emprunter le passage qui mène aux gorges de la Reculaz. C’est un peu raide mais c’est facile. Le sentier est blindé de monde. Ah c’est vrai, c’est dimanche et le parking de l’Ecot en atteste : plus de 100 bagnoles s’y entassent. Fuyons !!!!!

Douce montée vers le refuge avec vue sur les sources de l’Arc et encore plein de glaciers. Somptueux décor ! On arrive tôt et on peut se reposer un peu en attendant le repas servi comme il se doit à 19h00. Le gardien est un peu anar sur les bords et affiche son mépris pour le masque. Je saurai plus tard par un randonneur alpiniste qui le connaît qu’il aurait une tendance zadiste. M’étonne pas du personnage.

Il pourrait quand même prendre quelques cours de cuisine car sa bouffe n’est vraiment pas terrible comme le prouve l’omelette complètement cramée d’un coté et à peine cuite de l’autre qu’il me sert et quand je lui demande ce que c’est que ce truc il me répond :» Une omelette ». Sans déc !!!

Mais la douche chaude est gratuite...ce qui n’est pas toujours la cas. Les distances Covid sont respectées dans les dortoirs mais pas à table où nous sommes très loin du mètre de distance préconisé.

Dernier refuge de la Très Haute Maurienne. Demain, nous entrons en Vanoise. Le soir nous restons un moment près du lac aux couleurs rappelant celles de la Laguna Colorada à Uyuni. Comme quoi il ne faut vraiment pas aller aussi loin pour voir des beautés naturelles.

 

 

le Refuges des Evettes (1971)

le Refuges des Evettes (1971)

vue sur le glacier des Evettes et l'Albaron (3.637m) au fond à droite (course facile)

vue sur le glacier des Evettes et l'Albaron (3.637m) au fond à droite (course facile)

promontoire

promontoire

Vers le refuge du Carro dans la vallée de la Reculaz

Vers le refuge du Carro dans la vallée de la Reculaz

Jour 10 : Refuge du Carro >>> Refuge du Fond des Fours par le Pont de la Neige et le Col des Fours (2976m) – 15km / 750+

Après un petit dèj un peu minable, comme souvent dans les refuges, et je me demande bien comment les gardiens peuvent servir aussi peu de nourriture consistante à moins que les refuges ne soient devenus des lieux de villégiature où l’on vient passer la nuit après et avant une petite promenade. Mais quid de ceux qui font une longue rando ? Donc on y va et comme un demi tour car nous étions au fond de la vallée.

Sentier en balcon qui permet de voir ce que nous avons fait les jours d’avant. Le panorama est immense et le beau temps aide à la contemplation.

Pas mal de gens. Nous marchons avec un groupe de trois amis avec qui nous nous avons fait connaissance et longuement parlé au refuge : Yvette, Luc et je ne sais pas pour le dernier. Sympas et plein d’humour. Nous nous doublons et nous redoublons sans cesse. J’ai un plan proposé par Marc de Vie Sauvage qui connaît un peu le coin : ne pas descendre sur la route depuis le Pont de l’Oulietta pour rejoindre le GR à Pied Montet. Ça fait des bornes et du déniv en +, pas question. Plutôt remonter à pied jusqu’au Pont de la Neige mais c’est quand même de la route et un tunnel. Au parking, nous retrouvons deux femmes rencontrées sur le sentier qui on fait demi tour. Je leur demande si elles vont vers le col de l’Iseran et si elles veulent bien nous déposer un peu plus haut ? Bingo!!!! l’affaire est dans le sac !!! Luc lève le pouce en nous voyant partir. Cool.

Au pont de la Neige c’est presque l’affluence. Nous sommes bien en Vanoise et sa renommée n’est plus à faire. Direction le Col des Fours. J’ai appelé le refuge pour savoir comment ça passe et on m’a répondu : » de la neige mais ça passe bien ».

On y va et c’est vrai que de la neige y’en a pas mal. Normal aussi, nous sommes orientés nord. Succession de névés dont un un peu pentu, passage du col et descente finale jusqu’au refuge.

Premier contact avec un refuge de Vanoise et ça ne se passe pas très bien. On nous propose de nous entasser dans un dortoir où sont déjà logés 11 personnes. Avec nous ça ferait 14 pour un dortoir de 18 ça fait pas le compte en temps de Covid. Je refuse tout net et je gueule un peu car j’ai réservé depuis trois mois mais un groupe Allibert à visiblement la priorité sur tout le monde. On nous propose la formule tente (au même prix) et heureusement que nous avons nos duvets chauds car à 2500m ça doit un peu cailler la nuit. On nous dit aussi que nous dînerons dehors. Heureusement il ne pleut pas. Douche froide gratuite ...c’est cadeau !!! on s’en passe.

Ouf !!!!!!! c’est ça la Vanoise ???? On prend quand même notre bière quotidienne et on installe nos petites maisons, au moins on y sera tranquille. Le repas est bon et copieux (lasagnes végés). La jeune serveuse se promène en mini short (très mignon le short) alors que nous sommes habillés avec tout ce qu’on a. Fratello jette un coup d’œil dans la salle à manger et revient effrayé par l’entassement délirant et le bruit infernal. C’est le grand n’importe quoi. On est vraiment mieux dehors même si on ne traîne pas le dîner fini . On va dans nos maisons.

ambiance Vanoisienne
ambiance Vanoisienne

ambiance Vanoisienne

Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
vers le col des Fours
vers le col des Fours
vers le col des Fours

vers le col des Fours

Refuge du Fond des Fours

Refuge du Fond des Fours

Camping à 2500m
Camping à 2500m

Camping à 2500m

Jour 11 : Refuge du Fond des Fours >>> refuge Entre 2 Eaux par le col de la Rocheure (2911m) et le refuge de la Femma – 17km/500+

Le matin nous nous réveillons sous une tente gelée…..4° à 7h00….ambiance...petit dèj où on me demande 4€ pour remplir mon thermos. Je me sers sans me gêner….. On laisse quand même plus de 50 boules chacun pour une nuit . On se casse.

Certainement une des plus belles journée de montagne depuis notre départ. Presque personne sur le sentier qui mène au col de Rocheure après une succession de faux cols de chemise et des paysages époustouflants. C’est que du bonheur à chaque pas. Le sac ne se fait presque plus sentir après 10 jours. Descente douce vers le Refuge de la Femma pour la pause déjeuner et c’est une bonne idée car on se paye un bonne galette complète et des bons desserts. Ça change des picnics. Fin de journée tranquille jusqu’au refuge d’Entre 2 Eaux où je suis déjà passé il y a trois ans lors du GTA mais les proprios ont changé : un mix Bretagne/Normandie et Franche Comté. Mais ça n’a pas l’air de marcher à fond (le commerce) car il m’avouent ne pas surs d’être encore là dans un ou deux lustres. En attendant, on profite de leur accueil et de la super nourriture (soupe généreuse, délicieux risotto aux champignons sauvages, fromage de la laiterie voisine et choux à la crème) même si j’ai encore du insister pour ne pas nous retrouver dans un dortoir bondé. On a une chambre. Bonne nuit.

Vallée glacière sous le glacier des Fours

Vallée glacière sous le glacier des Fours

Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
arrivée au col de Rocheure(2911m)
arrivée au col de Rocheure(2911m)

arrivée au col de Rocheure(2911m)

Refuge de la Femma

Refuge de la Femma

Jour 12 : Refuge Entre 2 eaux >>> Refuge de l’Arpont par le Pont de Croé (maigre en savoyard) Vie et le Col de la Vanoise (AR sans le sac depuis le Fort soit 6km à l’aise) – 19.5km/800+

Petite journée prévue aujourd’hui et on décide de pousser jusqu’au col de La Vanoise et le Refuge Felix Faure de plus on nous assure de voir pléthore de bouquetins sur le chemin. Après le Pont de Croé vie, grimpette jusqu’au fort mais point de bouquetins. On nous aurait raconté des carabistouilles ???? On laisse les sacs danzin coin et on continue légers, légers, légers….les 3 kil sont avalés en 45mn. Encore une fois on s’en prend plein les mirettes avec la Grande Casse au dessus de nous même si elle se casse souvent dans les nuages. C’est grandiose mais on ne traîne pas, ça se couvre.

Au retour, les bouquetins sont bien là…...ah, quand même…...beau sentier en balcon puis ça se gâte vraiment sous le glacier de la Vanoise qui nous envoie un air glacial. Pluie et petite grêle, on s’équipe de pied en CAP pour la première fois mais ça ne dure pas et on se déshabille vite fait..trop chaud….

Sur le chemin nous doublons un monsieur qui ne va vraiment pas vite, des bâtons qui ressemblent à des canes et quand je lui parle je vois bien que son regard est celui de quelqu’un qui ne voit pas très bien et la preuve quand je lui dis qu’il y a un bouquetin tout près il sort une sorte de petite longue vue pour le regarder. Nous le laissons mais je ne peux m’empêcher de penser à lui quand nous franchissons de passages un peu délicats. Pour nous c’est facile et nous arrivons vers 17h00 au Refuge de l’Arpont…..je signale au patron du refuge la présence de cet homme sur le sentier mais il semble plus préoccupé de me donner les horaires des repas et de ce que nous voulons au petit déj et à force d’insister et de lui dire que je vais retourner à sa rencontre il me file un talkie branché sur le refuge. On s’installe dans la piaule et je repars. Je le retrouve au bout de 20mn et il a l’air de ne s’être pas trop mal débrouillé. Je prends son sac à dos et lui indique les endroits délicats. Nous mettrons plus de 30mn pour arriver au refuge. Tout baigne.

Le Refuge d’Arpont…..toute une histoire que je vais transformer en chanson

 

Au refuge d’Arpont

y’a au moins deux cons

la petite mégère et son patron

lalalalalalala...lalalalalalala

au niveau de la bouffe

c’est vraiment pas bon

y’a rien de bio

mais des produits de grande consommation

Nestlé, Nestlé et Lipton Yellon

lalalalalalala…...lalalalalalala

dans le casse dalle

à 11 balles

y’a que dalle

c’est simple

ceux là ne pensent qu’au pognon

lalalalalalala……..lalalalalalala

les prix sont au plafond

on voit des dollars

dans leur yeux ronds

pour l’addition c’est bonbon

lalalalalalala……..lalalalalalala (à chanter en criant fort genre Didier sSper)

 

pour revenir sur cette histoire, elle commence quand je les appelle pour réserver les picnics. Je donne mon nom et je demande deux végés :

 

La mégère : « Ah oui mais y’en a qu’un qui est végétarien sur la réservation et quand n’est pas végétarien c’est pour toujours »

Gloups !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Moi : » Oui mais je vous commande les picnics maintenant, ça change quoi ?

La mégère : »On change pas d’avis comme ça »

Moi : « D’accord, on laisse tomber »

 

Pendant le repas, c’est la mégère qui apporte les plats, je reconnais sa voix et quand elle dépose le plat des végés, ça vaut le sketch :

« Gratin de pâtes!!!!!!! »

Ouahou!!!!! elle présente ça comme si elle disait : »Chaud froid de volaille dans sa gelée au porto accompagné de sa réduction de sauge au morilles » (hommage à Bashung : Slow Food)

Non ce n’est qu’un vulgaire gratin de pâtes digne d’étudiants fauchés que nous ne finirons même pas et quand elle revient chercher le plat je ne peux m’empêcher de lui dire que c’est vraiment pas bon et que ma fille de 15 ans (que je n’ai pas mais c’est pour enfoncer le clou) fait bien mieux.

Elle me répond qu’elle n’a qu’à venir travailler ici...(la conne).

Les autres auront droit a des pâtes à la sauce bolo à pleurer…..et y’aura pas de rab même pour les ados d’une autre table qui meurent de faim. On le saura plus tard dans un refuge………….

Pour le petit dèj, la rumeur dit qu’il ne faut pas traîner car si on vient à 7h30 y’a plus rien. On viendra à 7h00.

A table y’a trois filles sympas, deux qui marchent ensemble (Sophie et Virlaine, un truc comme ça, pas bien saisi) et une toute seule en bivouac (Anne... Dassonville que je transformerai vite en Lady D’Arbanville). On passera la soirée à échanger sur nos expériences et Sorella s’apercevra que Virlaine (agrèg philo) aura vécu à Briançon et à Bruxelles et qu’elles ont des amies en commun. Le monde est petit. Je leur propose mes premiers vers de la chanson de l’Arpont...tout le monde se marre bien et à l’air d’acquiescer.

C’est l’heure d’aller se coucher on se retrouve demain au super petit dèj.

Vallon vers le col de la Vanoise et la Pointe de Pierre Brune
Vallon vers le col de la Vanoise et la Pointe de Pierre Brune

Vallon vers le col de la Vanoise et la Pointe de Pierre Brune

Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Magnifique vue sur la non moins magnifique vallée de la Leisse sous le glacier de Tignes. 1300m de verticalité au dessus de vous. Sorella et Fratello ???? Sous le glacier de la Vanoise
Magnifique vue sur la non moins magnifique vallée de la Leisse sous le glacier de Tignes. 1300m de verticalité au dessus de vous. Sorella et Fratello ???? Sous le glacier de la Vanoise
Magnifique vue sur la non moins magnifique vallée de la Leisse sous le glacier de Tignes. 1300m de verticalité au dessus de vous. Sorella et Fratello ???? Sous le glacier de la Vanoise
Magnifique vue sur la non moins magnifique vallée de la Leisse sous le glacier de Tignes. 1300m de verticalité au dessus de vous. Sorella et Fratello ???? Sous le glacier de la Vanoise

Magnifique vue sur la non moins magnifique vallée de la Leisse sous le glacier de Tignes. 1300m de verticalité au dessus de vous. Sorella et Fratello ???? Sous le glacier de la Vanoise

Jour 14 : Refuge Fournache >>> Modane – 15.5km / 300+ et -1650….retour sur terre

Derniers cols. On pensait prendre un petit dessert au refuge de l’Orgère mais c’est un immense parking à bagnoles alors on passe notre chemin. Picnic au bord du chemin et des touristes nous demandent où sont les Bouquetins ?

On leur répond : « A deux jours de marche, par là…. »

Ils sont l’air déçu de ne pas les trouver au parking. On peut comprendre mais c’est comme ça….lalalalala.

Dernière descente longue vers la ville, l’urbanisation et la chaleur. Le train nous ramène à la maison. Voilà c’est fini. SNIFF !!!!!

Matez le picnic à 11 balles !!!!! Sentier en balcon entre Arpont et Fournache - Lac sous refuge Fournache et terrasse du refuge
Matez le picnic à 11 balles !!!!! Sentier en balcon entre Arpont et Fournache - Lac sous refuge Fournache et terrasse du refuge
Matez le picnic à 11 balles !!!!! Sentier en balcon entre Arpont et Fournache - Lac sous refuge Fournache et terrasse du refuge
Matez le picnic à 11 balles !!!!! Sentier en balcon entre Arpont et Fournache - Lac sous refuge Fournache et terrasse du refuge

Matez le picnic à 11 balles !!!!! Sentier en balcon entre Arpont et Fournache - Lac sous refuge Fournache et terrasse du refuge

Fonds d'Aussois....austère.....Linaigrettes, belles petites fleurs délicates
Fonds d'Aussois....austère.....Linaigrettes, belles petites fleurs délicates
Fonds d'Aussois....austère.....Linaigrettes, belles petites fleurs délicates

Fonds d'Aussois....austère.....Linaigrettes, belles petites fleurs délicates

Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours

240km et +13170m de déniv+….à peu près….

 

                                                            Haïku de l'entre 2 Ô

Le quartz est froid

le schiste est chaud

je me colle à sa peau

 

 

les bières bues durant la rando.

Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
Tour de la Très Haute Maurienne depuis Le Monetier les Bains et retour par la Vanoise  en 14 jours
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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 08:13

Dans la série des vieux trucs, cette rando nous a donné l'occasion de voir une très belle série d'Aiguiers. Des systèmes de captage de cette eau si précieuse à la vie que nos anciens fabriquaient. Des rigoles creusées dans la roche calcaire (Impluvium) qui dirigeaient l'eau dans des reversoirs protégés par de belles bories.

Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aiguier#Les_aiguiers_de_Saint-Saturnin-l%C3%A8s-Apt

et la terre est en feu

Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
Les Aiguiers autour de St Saturnin les Apt
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:29

Peut-être, alors profitons des jours merveilleux qui s’annoncent pour monter. Toujours 6h30 de train pour arriver à Briançon mais tout s’enchaine bien. Du stop pour aller à Chantemerle. Une jeune femme s’arrête, fin de saison pour elle, cuisinière et très contente d’avoir quitté un boulot à plein temps toute l’année et de profiter des ces deux mois de break entre les deux saisons. Elle a bien raison. Je retrouve Flo.

Tout mais tout est absolument fermé dans le village et il nous faut redescendre en ville pour faire des courses. Stop again, un mec nous prend illico et nous dépose devant la Biocoop. En blaguant, on lui demande de venir nous prendre dans une demi-heure pour remonter. Pas de pot, il descend à Gap.

Traverser la ville qui se transforme tous les jours. L’ancien quartier des casernes a vu naitre un cinéma et des immeubles. Fini le long mur glauque que l’on devant longer sur des kilomètres. C’est toujours ça même si c’est pas sur que ça va se remplir. Retour en stop cette fois dans une C5 impek conduite par un monsieur très chic. Nous remarquons que ce ne sont pas les locaux qui s’arrêtent mais plutôt des gens venus d’ailleurs. Le sentiment de gens pas très cool vivant dans la vallée se confirmerait-il ??? J’en connais qui l’ont quittée à cause de ça mais je ne donnerai pas de noms….non, non, non.

Mardi, beau temps tout bleu, cool, parfait pour une petite rando de décrassage. On grimpe en face vers l’ancienne mine fermée depuis longtemps (1960) mais il reste quelques vestiges tels des rails tordus, des entrées condamnées  et l’ancienne baraque de l’ingénieur. On continue jusqu’à l’orée de la forêt et on redescend par le chemin des Lutins. Très beau sentier et passage parmi les alpages et des anciennes granges ou bergeries transformées en maisons.

Mercredi, départ tôt pour Névache. Il fait froid, vent du nord. Ça va jusqu’au col du Granon mais on se prend le grésil en pleine poire. On se met à l’abri pour déjeuner mais dès qu’on repart ça remet ça mais on voit du bleu à travers les nuages. Bon signe.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Grimpette jusqu’au sommet de la Gardiole par le col des Cibières le long d’un mur certainement construit par des soldats avant la guerre de 45 pour arrêter une invasion italienne ????? Va savoir en tout cas pas la peine d’aller jusqu’en chine pour voir une grande muraille, y’en a une ici. Au sommet (2753m) ça caille vraiment et la glace collée aux pierres en atteste.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

A toi l’abruti qui a laissé ses pelures d’orange sur le sommet

Et que je n’ai pas volontairement ramassé

Pour qu’à chaque fois que quelqu’un verra tes déchets

Il pensera à toi, l’abruti qui a laissé ses pelures au sommet

Et tu ressentiras un pincement dans la poitrine

Qui te fera défaillir de honte devant ta connerie infinie

 

Redescente vers la porte de Cristol pour pénétrer dans la vallée qui nous emmène à Névache.Il n’y a personne à part le silence des pierres endormies par le froid.Nous sommes seuls dans un paysage de rêve où les myrtilliers ont pris une couleur rouge flamboyant et les mélèzes un jaune doux. Les parois offrent un tableau de toute beauté.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Vue sur le lac de Cristol

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Vue sur le Vallon qui mène au Thabor. Pour l’année prochaine ??? Névache en bas.

au fond, la  Pointe des Cerces
au fond, la  Pointe des Cerces

au fond, la Pointe des Cerces

Nous arrivons au gite vers 18h00 après une longue décente un peu fatigante dans des cailloux très mal taillés. Le gite « La Découverte » vient d’être repris par un couple franco-américaine depuis seulement un mois. L’accueil est très chaleureux et comme ils fêtent ce soir leurs 20 ans de mariage, les anciens proprios leur donnent un coup de main pour le service. Nous sommes en compagnie d’étudiants en géologie venant de Genève accompagné.e.s de leur prof. D’un couple en séjour et randonnées et d’un breton cycliste qui traverse les Alpes par le GR5 depuis le lac Léman. Un dingue qui nous avoue porter plus souvent son vélo que de rouler. Bravo le mec !!!!!

Jeudi. Il a caillé grave cette nuit et les flaques d’eau ont gelé. On part et il ne fait pas plus de 2°. Arrêt à l’Office du tourisme pour glaner quelques renseignements. On repart avec des timbres et des autocollants de la Clarée. Ambiance détendue dans cet endroit qui fait aussi Poste.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

L’enchantement des couleurs d’automne

Pour monter nous choisissons le sentier qui part direct. A l’embranchement avec le GR5C nous repartons vers le GR57 qui nous fera remonter la vallée de L’Oule. Le vent s’est calmé mais pas question de grimper à poil. Ça pince….. L’émerveillement est permanent dans cette ambiance de terre rouge. Et si jamais cela restait comme ça, telle une planète ressemblant à Mars, est-ce que cela changerait les choses ??? Tant que l’on peut y vivre, pourquoi pas ????

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

En tout cas, nous on aime bien

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Pause déjeuner au bord du lac. Le soleil fait des étincelles sur l’eau

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Puis, nous continuons notre marche vers le col du même nom. Trois personnes viennent tranquillement perturber notre solitude. Au Col de L’Oule, un paysage encore différent s’offre à nos  yeux. L’alpage brulé par le soleil ressemble à un Mongolie en petit format. On en prend plein les yeux.

On rejoint le col du Granon par les crêtes de Cibières, on tient la forme autant en profiter. Col de Barteaux et longue descente vers St Chaffrey par le Bois des Rousses et la cascade de la Pisse. Pfuuuhhhh, plus de 19kil pour cette journée, pas mécontents d’être rentrés. Mais la dernière vue sur le massif des Ecrins vaut à elle seule cette journée. Je vous laisse apprécier.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?
Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Pour vous aider à vous repérer…..

Mais la plus belle c’est qui ?????

La Meije bien sur avec cette dorsale d’Espadon

Rarement vu un paysage aussi beau

Pas vous ????

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Ouf……repos et quoi de mieux qu’une bonne ???????????????????????????????? Bière bien sur….

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Samedi c’est reparti. On n’est pas là pour rester enfermés.

Quand nous étions descendus du col de Barteaux on avait bien repéré le chemin qui montait sur les crêtes et on décide d’y aller. Ça a l’air pas mal du tous et on va jusqu’à Briançon. Des Tronchets il faut obliquer sur la droite par une belle forêt et on arrive vite dans les alpages. On coupe vers le col par une ancienne casemate enterrée et on grimpe direct vers les crêtes. De là, la vue est déjà pas dégueue.

Dernière incursion en haute montagne avant l’hiver ?

Mais il faut continuer. Grande Peyrolle, Petite Peyrolle, Serre des Aigles,  tout ça sur le GR5, y’en a qui sont gâtés. Belle descente abrupte jusqu’à la X de Toulouse et longue jusqu’à la ville. Comme d’hab’, du stop presque tout de suite pour rentrer mais après avoir siroter une chtite bière au bar de la citadelle. Faut pas déconner avec les sels minéraux. Encore 16 kil et 1315m de déniv+. Qu’est-ce qu’on s’amuse !!!!!

Montée vers la Grande Peyrolle (2645m)

Montée vers la Grande Peyrolle (2645m)

Sur les crêtes

Sur les crêtes

La Grande Peyrolle ressemble à un Shar Pei endormi

La Grande Peyrolle ressemble à un Shar Pei endormi

Petite Peyrolle et au fond on distingue le Viso.
Petite Peyrolle et au fond on distingue le Viso.

Petite Peyrolle et au fond on distingue le Viso.

Et c’est la fin des randos d’automne. A regarder en écoutant le 3° concerto pour piano de Rachmaninov, c’est à pleurer ce truc. Pour la version je vous laisse choisir mais celle de l’orchestre Symphonique d’URSS de 1984 est pas mal avec Victor Eresko au piano et Gennadi Provatorov à la direction. Moi je dis ça …..

Des bizes…..

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 07:51

1er jour – Lescun >> Refuge d’Arlet – 20km+ et +1700m

Tout le groupe se constitue peu à peu. On se retrouve presque tous à PAU, Alain le guide, Jean Hervé  la grande tige, puis Jacques et Odile à Oloron, patrie du chocolat Lindt. Monique était avec nous dans le train mais nous ne le savions pas. Beaucoup ont déjà randonné avec Alain. Je suis le seul avec Sophie à ne pas le connaitre mais il est facile à reconnaitre dans la gare.

Bedous. La ligne a été prolongée depuis peu et peut-être ira-t-elle un jour encore plus loin. Transfert jusqu’à Lescun. Nous nous étions arrêtés là lors du début de notre traversée des Pyrénées avec Flo il y a trois ans alors, quand La Vie Sauvage a proposé dans son catalogue de faire cette partie par le HRP avec un guide nous n’avons pas hésité. Nuit en gite confortable et rdv pris pour le lendemain matin à 6h30. Ça commence bien !

Lundi 5 aout. Tout le monde est là ??? Le temps et couvert mai sans pluie. Un temps de Pyrénées en sorte. Transfert en katkat jusqu’au départ des randos au pont Lamareich qui nous fait gagner une bonne heure.

 

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

 

Nous suivons le gave (rivière) d’Ansabère jusqu’à des cabanes de bergers. Ça se lève et l’ambiance est belle.

Alain nous décrit le magnifique panorama offert par le cirque de Lescun : aiguilles d’Ansabère, Table des Trois Rois, le Billare. Ça a de la gueule.

Aux cabanes nous prenons vers un col sans nom qui nous mène vers l’Espagne. Par une longue traversée dans un sentier indiqué nulle part et au dessus du Ibon (lac) d’Acherito, nous atteignons un col après un fort raidillon dans des éboulis. Une petite pause pour souffler. Descente dans les pâturages des Arralla de las Foyas et piknik près d’une source ; faut un gobelet pour remplir les gourdes car ça coule près du sol. On remonte en face vers le col de Pau (1942m) pour retourner en France.

Après une longue traversée en balcon, nous atteignons une bergerie où Alain retrouve une connaissance de longue date. Le berger offre une bière mais je m’abstiens. Il reste encore du chemin et je ne veux pas me couper le jambes..

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

Dans la vallée, les nuages s’obstinent. On s’en fiche, on est au dessus. Arrivée au refuge d’Arlet vers 18h00. Beaucoup de monde. Pas de douche mais le lac offre une immense baignoire et les fortes températures de l’été l’ont bien réchauffé. On en profite. Pour aujourd’hui ça fera tout de même plus de 20 kil et 1700m de deniv+. Pour une première journée c’est pas mal alors on va dormir tôt. Bonne nuit.

Refuge d'Arlet
Refuge d'Arlet

Refuge d'Arlet

2ème jour – Arlet >> Col du Somport – 18km et +700m

Toujours 6h30 pour le réveil. Montée au col d’Arlet (2098m) puis descente en Espagne vers la vallée d’Aguas Tortes qui se trouve aussi être la naissance du Rio Aragon Subordàn par le GR11, le pendant espagnol du GR10. C’est grandiose. Jeux de couleurs et vaches en pagaille. Descente vers 1600 puis remontée vers 1900 pour atteindre le lac (Ibon) de Estanès où on se baigne et on piknik. On repasse en France dans le bois de Sansanet pour arriver à notre gite au col du Somport. Pinte à la pression et diner.

 

Les couleurs des montagnes de la vallée des Aguas Tortes
Les couleurs des montagnes de la vallée des Aguas Tortes
Les couleurs des montagnes de la vallée des Aguas Tortes

Les couleurs des montagnes de la vallée des Aguas Tortes

3ème jour – Somport >> Refuge de Pombie – 12km et +1085m

Mais on se réveille toujours aussi tôt. Après un court transfert qui nous fait éviter de marcher sur la route jusqu’à la station de ski espagnole de Candanchù, on grimpe vers le col des Moines (2169m) mais c’est couvert et on se prend une petite pluie. Passage par le Ibon del Escalar et on bascule avec la vision énorme du Pic du Midi d’Ossau (2884m). Sacrée ambiance…… mais c’est pas tout prêt. Il faut d’abord descendre dans la vallée du Bious, acheter une peu de fromage à la bergerie de Cap de Pount et tout remonter en face jusqu’au lac de Peyreget où nous plongeons avant le piknik car il fait bien chaud. Alain nous dégote une petite source pour emplir nos gourdes et on grimpe vers le col. C’est raide. Descente vers le refuge de Pombie (2034m), notre halte du soir. Rebaignade. Miamiam et dodo. 12kil et 1085m+, on se la joue coule.

le panicot et ça va peter au Pic du Midi D'ossau
le panicot et ça va peter au Pic du Midi D'ossau
le panicot et ça va peter au Pic du Midi D'ossau

le panicot et ça va peter au Pic du Midi D'ossau

4ème jour- Refuge de Pombie >> Refuge de Respomuso (Espagne) – 18km et +1450m

C’est déjà le quatrième jour et il y a une grosse journée en perspective et surtout le fameux ‘Passage d’Orteig’, une vire de 50 mètres avec du gaz mais tout de même une main courante mais avant ça, il faut redescendre jusqu’à la route du col du Pourtalet à 1400m avant de tout remonter bien sur mais on commence à avoir l’habitude de cette arnaque journalière.

Le sentier monte doucement dans la vallée de l’Arrious jusqu’au col situé à 2252m soit 900m déniv+. On y rencontre des chevaux qui ronflent tranquillement allongés dans l’herbe grasse pendant que leurs juments allaitent  les poulains curieux.

Le fameux passage d’Orteig donne des sueurs froides à certains mais Alain même bien sa troupe. Tout le monde passe l’épreuve même Sophie (la deuxième) un peu en vrac…J’attends que ça se passe et je prends des photos…

Pause piknik au refuge d’Arrémoulit mais pas de baignade cette fois l‘eau du lac est gla-gla. Faut encore monter jusqu’au col (2448m) du même nom pour repasser en Espagne. C’est un petit paradis avec une multitude de lacs en enfilade : los Ibones de Ariel alto, medio y bajo et enfin le grand lac de retenue du barrage de Respomuso qui donne nom au refuge.

Ah…..le refuge espagnol de Respomuso. Blindé bien sur d’espagnols et de français aussi. Alain nous avait prévenus, les français sont considérés comme des m…. alors notre chambre se trouve dans un coin sans toilette ni douche alors que les espinguoins y ont droit. De plus il y a trois étages de lits et on se trouve en haut mais il n’y a que des français dans ce dortoir. Tiens ???? Pour aller se doucher, il faut aller squatter dans une chambre quitte à se faire copieusement engueuler si on l’occupe (Vete en tu pais !!!! Sympa les mecs). Mais après il y a le repas et là pas question de se mettre à table et de se faire servir poliment pas les gens du refuge. Non, faut faire la queue devant une sorte de fenêtre ou on vous tend un plateau avec des choses dessus. Soupe de vermicelles et Boulettes de viandes pour tout le monde. Heureusement j’ai demandé végé et j’ai droit à une soupe de légumes et une tortilla de batatas avec salade. Yes !!!! J’en connais qui ont regretté de ne pas l’être…..je trouve dix balles par terre et on se paye une tournée de Paxaràn…..après ce miam-miam divin c’est dodo pour tout le monde.

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

5ème jour – Refuge de Respomuso >> refuge de Wallon Marcadau par le Grande Fache – 12km et +950m avec l’ascension de la grande Fache (3005m)

7h00…. Au ptidèj, c’est de nouveau la queue devant la petite fenêtre magique qui donne à manger. En fait, y’a rien à manger ou presque. Allez on se casse. Encore un paquet de lacs jusqu’au col de la Fache. Pour les ceusses qui n’en veulent plus, Alain propose son ascension. Nous sommes trois à dire top : Jean Hervé, Jacques et moi. C’est parti. On grimpe dans un éboulis où il faut parfois mettre les mains. Extra avec un peu d’escalade facile puis c’est le sommet avec vue imprenable sur 360° et il n’y a pas trop de  monde en haut.

Faut redescendre, les autre nous attendent près d’un lac.

On arrive vite au refuge Wallon Marcadau (1865m) étape du soir. Le truc est vraiment vieux et déglingué mais il possède un charme incroyable avec son dortoir tout en long où les lits se succèdent. On est au fond et chance, on a une fenêtre pour respirer.

 

Jean Hervé, Bibi et Jacques  au sommet de la Fache - la vue depuis la Fache
Jean Hervé, Bibi et Jacques  au sommet de la Fache - la vue depuis la Fache

Jean Hervé, Bibi et Jacques au sommet de la Fache - la vue depuis la Fache

Au fond, c’est le Vignemale  et on y sera bientôt                                     Là c’est Los Picos de Infierno (3081m)

Au fond, c’est le Vignemale et on y sera bientôt Là c’est Los Picos de Infierno (3081m)

Là c’est Los Picos de Infierno (3081m)

Là c’est Los Picos de Infierno (3081m)

L’actuel refuge date de 1909 et voici la maquette du futur mais ça fait déjà deux ans que les travaux sont prévus……patience…..
L’actuel refuge date de 1909 et voici la maquette du futur mais ça fait déjà deux ans que les travaux sont prévus……patience…..

L’actuel refuge date de 1909 et voici la maquette du futur mais ça fait déjà deux ans que les travaux sont prévus……patience…..

6ème jour – Refuge de Wallon >> refuge de Bayssellance (2651m) 15km et +1860m pour ceux qui on gravi le sommet du petit Vignemale

Le lendemain grosse journée prévue car il y a trois cols dans la journée et le Vignemale à contempler. Cette montagne, ça fait 20 ans que j’en entends parler et que je rêve de la voir à défaut d’en gravir le sommet. Cette fois c’est la bonne. Vamos !!!! Le matin, ça caille un peu et il faut s’habiller un peu plus que d’hab. On grimpe dans le brouillard et sans le soleil pour se réchauffer

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

Mais dès le premier col passé c’est bon (Col d’Arratille – 2527m). Petite incursion en Espagne dans un paysage d’une beauté ravageuse tellement c’est beau pour atteindre le deuxième, le Col des Mulets à 2593 et on redescend vers le refuge des Oulettes de Gaube qui donne directement sur la vue grandiose du Vignemale.

Vers le col des Mulets….c’est tout en haut….après y’a plus qu’à redescendre…avant de remonter  et puis de redescendre…..
Vers le col des Mulets….c’est tout en haut….après y’a plus qu’à redescendre…avant de remonter  et puis de redescendre…..

Vers le col des Mulets….c’est tout en haut….après y’a plus qu’à redescendre…avant de remonter et puis de redescendre…..

On se paye une omelette collective pour le piknik avant de remonter vers la Hourquette (col en langage local) d’Ossoue à 2734m, le plus haut col de notre rando. Tout le long du chemin on ne se lasse pas de la vue sur le Vignemale.

Au fond le refuge des Oulettes de Gaube (2151m)-Le Vignemale et la bande au complet
Au fond le refuge des Oulettes de Gaube (2151m)-Le Vignemale et la bande au complet
Au fond le refuge des Oulettes de Gaube (2151m)-Le Vignemale et la bande au complet

Au fond le refuge des Oulettes de Gaube (2151m)-Le Vignemale et la bande au complet

Encore des volontaires pour gravir le petit Vignemale (3032m), nous sommes trois et les autres foncent vers le refuge. Y’a un zef terrible. Le refuge de Bayssellance a été construit en 1899 mais heureusement rénové en 2003. Il a une forme bien particulière.

On sait pourquoi on vient par ici.

Faut que je vous parle aussi du groupe de musiciens et de danseurs que nous rencontrons ce soir pour la deuxième fois. D’abord à Wallon, ils ont joué dehors avant l‘orage qui a éclaté et les revoilà ce soir mais comme ça piaule grave, ils vont jouer dedans. C’est pas grand et les danseurs vont devoir adapter leur chorégraphie à cet espace réduit. Ils se nomment Microphonie et c’est vachement bien.

Sommet du petit Vignemale - Jean Hervé, Monique et Bibi - derrière, le Vignemale

Sommet du petit Vignemale - Jean Hervé, Monique et Bibi - derrière, le Vignemale

 Et le soir la vue depuis le dortoir sur la brèche de Roland et tout le bazar autour est géante
 Et le soir la vue depuis le dortoir sur la brèche de Roland et tout le bazar autour est géante
 Et le soir la vue depuis le dortoir sur la brèche de Roland et tout le bazar autour est géante

Et le soir la vue depuis le dortoir sur la brèche de Roland et tout le bazar autour est géante

7ème jour – Refuge de Bayssellance >> Gavarnie, ça descend tout le temps mais sous la tempête – 15km et -1392m………

Départ sous la tempête et un vent soufflant à plus de 100km/h. Faut s’accrocher aux rochers pour ne pas s‘envoler. Certains y perdre leur cape et les housses de pluie des sakado. A jamais envolées…..Barrage d’Ossoue, un peu de pluie et puis la route et un petit sentier pour attendre les Granges de Holle (refuge CAF). Le groupe s’arrête là mais nous restons pour continuer vers le cirque de Troumouze. Nous les accompagnons jusqu’à Gavarnie pour un dernier pot commun.

Le lendemain, dernier jour la tempête fait rage et le vent empêche les portes de se fermer et il faut s’y mettre à trois pour y arriver. On nous conseille de ne pas trainer pour descendre ce qu’on fait illico. Parfois il faut se coucher sur les rochers pour ne pas être emporté. Certains y perdront la housse de pluie de leur sakado mais une housse de pluie n’est pas une housse de vent comme nous le rappelle Alain. C’est bien vrai ça….

Une petite grenouille apeurée se change en feuille pour ne pas qu’on la voit et se fait dure comme un caillou.

L’arrivée à Gavarnie se fera sous le soleil malgré ce ciel menaçant mais tout de même après 4 heures de marche. Fin del viaje. Hasta la proxima !!!!!!

on est vraiment tout petit dans ce monde minéral
on est vraiment tout petit dans ce monde minéral
on est vraiment tout petit dans ce monde minéral
on est vraiment tout petit dans ce monde minéral

on est vraiment tout petit dans ce monde minéral

FIN de la première partie

Deuxième partie, de Gavarnie à Aragnouet par le HRP et la trilogie des cinq cirques

Ou la quintologie ou la quintessence c’est comme vous voulez. A Gavarnie, repos mérité pour la bande de trois que nous restons. Les autres ont pris le bus dans l’aprèm. Le lendemain on monte tout de même jusqu’à l’hôtel de la Cascade pour voir le cirque mais c’est bouché et on voit que dalle. Y’a un monde fou car c’est toujours les vacances. Retour aux Granges pour une méga sieste.

Mardi re-départ pour le refuge des Espuguettes. J’y étais allé il y a cinq ans sous la flotte, coup de pot aujourd’hui c’est seulement du brouillard mais décidemment je ne verrai donc jamais ce parcours.

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

Tout à coup, dans la brume, le toit du refuge apparait mais grosse déception, ils nous attendaient hier. Chiotte, je m’a gouré. Faut dire que la réservation date d’avril et j’ai du me planter dans la date. J’avais peut-être pas le choix…..

Mais tout s’arrange, on aura une tente pour dormir (mal mais ça on le saura demain au réveil). Et devinez qui vient faire de la musique ce soir au refuge ???? Microphonie bien sur. Ça fait trois…..bon repas et parties de 5000 aux dés pour s’occuper. Dans l’aprèm, je monte au Piméné (2801m) dans l’espoir d’être au dessus des nuages et bien m’en prends car c’est ça qui arrive. 14km et +1440 pour le tout, un peu moins si on reste au refuge (6km)

Avec le Vignemale en décor
Avec le Vignemale en décor

Avec le Vignemale en décor

Retour au refuge sous un ciel qui se dégage - de quoi se reconforter et la petite fille du violonceliste  qui suit papa avec sa maman
Retour au refuge sous un ciel qui se dégage - de quoi se reconforter et la petite fille du violonceliste  qui suit papa avec sa maman
Retour au refuge sous un ciel qui se dégage - de quoi se reconforter et la petite fille du violonceliste  qui suit papa avec sa maman

Retour au refuge sous un ciel qui se dégage - de quoi se reconforter et la petite fille du violonceliste qui suit papa avec sa maman

Après une nuit un peu pourrite à trois dans une tente de deux c’est l’heure du départ. Les Hourquettes d’Alans nous font plonger dans le premier cirque d’Estaubé. On se dirige vers la brèche de Tuquerouye pour aller voir le petit refuge du même nom (le plus vieux des Pyrénées construit en 1890 même si un peu restauré depuis) mais surtout aller admirer le Mont Perdu (Monte Perdido 3355m) qui se trouve juste derrière en Espagne avec son lac aux eaux turquoises. On croise un guide local qui nous raconte des histoires. Jean Paul. La montée est très raide et glissante et pleine de cailloux qui ne demandent qu’à dévaler. Faut faire gaffe. La descente est aussi scabreuse et demande un max d’attention. Nous laissons les sacs en bas.

Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019
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Lescun >> Cirque de Baraude par le HRP – 05/08/2019 – 16/08/2019

Demi-tour. Piknik sur une vire herbeuse. Y’a un monde de dingue aujourd’hui. Je n’aurais pas du parler de cet endroit dans mon blog, c’est l’affluence……Longue descente jusqu’au lac des Gloriettes et randonneurs du dimanche à gogo. Nous continuons vers le cirque de Troumouze et là, miraculeusement, nous nous retrouvons seuls. Super !!!!!

Le cirque d’Estaubé et Le cirque de Troumouze
Le cirque d’Estaubé et Le cirque de Troumouze

Le cirque d’Estaubé et Le cirque de Troumouze

Deux heures plus tard, nous arrivons à l’Auberge de la Munia qui, cette fois, nous attend bien même si c’est sous une tente mais installée comme dans une chambre douillette. (18km et + 1275m).

Super repas dans cette auberge que j’avais repérée la dernière fois et j’ai bien fait de la préférer à l’Auberge du Maillet qui vaut pas tripette.

Après une super nuit nous partons vers le troisième cirque qui, même s’il ne porte pas vraiment de nom, peut se nommer Cirque de Héas. Longue montée dans la brume jusqu’à la cabane des Aguillous et là, même si je me trompe un peu, c’est pas grave car on rejoint facilement le sentier qui mène à l‘Hourquette de Héas à 2608m mais heureusement il n’y a plus de brouillard.

Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains
Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains
Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains
Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains
Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains

Vers la Hourquette de Héas et les lézards qui viennent manger dans nos mains

La vue est trop belle pour rater ça même si on ne devait pas y passer. De l’autre coté c’est le cirque de Barraude mais le brouillard va tomber et nous ne verrons rien. Alors c’est la longue descente jusqu’au pont d’Aragnouet et du stop jusqu’à Fabian, notre étape du soir (encore 18km et +1315m). Très bon repas à l’auberge du hameau et dodo dans un gite kitchissimme. Demain on rentre et c’est fini.

Vers le cirque de Baraude
Vers le cirque de Baraude
Vers le cirque de Baraude

Vers le cirque de Baraude

durant notre pause à Toulouse, nous sommes allés voir l'expo sur la Guerre d'Espagne aux Abattoirs et il y avait cette photo du col de Port Vieux que je ne retrouve pas mais c'est exactement là où nous sommes passés et c'est de là que nous repartirons la prochaine fois pour la suite de cette traversée des Pyrénées. A bientôt

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 10:42

Nous avons rdv avec Flo à la gare Tégève de Valence. Drôle d’endroit pour une rencontre (de François Dupeyron avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu) mais c’est comme ça. Flo vient de Paris direk et nous de Beaucaire et après on part-à-Die. Belle ville colonisée par les romains dès le II° siècle.

Arrivée 19h41, le temps de déposer les sacs à l’hôtel (des Alpes) et on file au petit resto japonais que tout le monde en dit du bien et à part les sourires radins de la serveuse c’est vrai que c’est bon : bento, soupes et bon dessert. J’ai eu droit à une bougie car c’est toujours mon anniv. C’est moi qui décide.

Dodo.

Petit déj pris dans la boulangerie bio de la ville. La boulangère dit aussi que y’a beaucoup de néo-ruraux ici et beaucoup de glandus. Ça se contente du rsa pour vivre et à deux on s’en sort assez. J’ai un mal fou à trouver un ou une employée que je dois former à chaque début de saison.

Courses au marché bien animé ce samedi matin, des pains, des fromages, des légumes et des huiles essentielles. Grand beau. Mais c’est l’heure de partir.

Dans la montée, on longe l’ancienne enceinte construite avec des morceaux de bâtiments démolis pour se protéger, on distingue des bouts de colonnes et des voutes empilés. Incroyable sacrifice !

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Nous passons devant la ferme de Baise. On s’y installerait à l’aise tellement ça donne envie sans y faire trop de projets….(comprendront ceux qui savent).

Après c’est la grande montée jusqu’aux Rochers de Chironne et le col du même nom. Un grand névé nous attend au sommet. Belle ambiance. Il a neigé 25cm il y a quinze jours avec des températures de -8°. La neige est restée.

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Grande traversée de la forêt de Nève jusqu'au col Alexis et descente à Rousset où le gite des Liottards nous accueille, enfin son proprio (Jean-Louis). Nous sommes seuls dans le gite et on choisit son lit dans la grande chambre. Dans le pré, des grosses cochonnes chinoises se dandinent dans leur graisse et des marcassins suivent leur mère sanglier. Trop mignons et trop drôles. Y’a aussi des chevaux et des poneys. » Ça leur fait de la compagnie à tous" nous dit notre hôte. Personnage assez étonnant d’ailleurs qui revient juste de passer 10 jours dans l’Oural à chasser le loup et l’ours. « Non, pas l’ours, c’est immangeable à cette époque. Il sort d’hibernation et sa viande pue trop. Les loups c’est pas des mélangés avec les chiens comme ici, ils font jusqu’à 80kg et se déplacent en meutes de 35 ou plus. Ils attaquent les villages et les gens. L’état offre 120$ de prime pour chaque bête abattue. Ça met du beurre dans les souvlakis ».

Pendant le repas nous continuons à converser avec cet homme aux nombreuses histoires d’ici et d’ailleurs. II construit une maison en bois pour la femme russe qu’il vient d’épouser. On comprend mieux l’engouement.

Feuilleté aux herbes pour moi, à la caillette pour les filles puis ravioles, fromages et encore du fromage frais au jus de sureau en dessert, un repas très local et délicieux.

Après une bonne nuit et les gratouilles qui commencent, ça nous apprendra à picniker dans la forêt, y’a des p’tites bêtes partout, nous repartons sans omettre de visiter le garage et les gros tracteurs russes (bien sur) Atvo dont il est très fier. « Ils font 100cv, c’est increvable ».

C’est là : http://vercors-liottards.pagesperso-orange.fr/index.html

Retour au col Alexis, cette fois ça monte pas mal puis traversée de la forêt par le stade de Biathlon où sont formés les futurs médaillés olympiques. Puis c’est un grand plateau accidenté, bosses et creux où les scialets (gouffres en dialecte local) forment de belles dépressions et où la neige s’accumule encore. Déambulation magnifique dans ce paysage préservé et unique.

Nous atteignons La Chapelle en Vercors où le Mur des fusillés témoigne des barbaries que la guerre peut engendrer. Une petite pièce a été créée en mémoire où on peut écouter le récit émouvant des événements.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_des_Fusill%C3%A9s_de_la_Chapelle-en-Vercors

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Il nous reste encore plus d’une heure de marche par une très belle forêt pour arriver à notre gite de ce soir à Tourtre où Lionel Dusserre, le frère du champion olympique (Lillehammer 94) nous accueille pour la nuit. Nous sommes encore seuls et nous en profitons. Encore un excellent repas et Lionel nous donne de belles indications pour la rando de demain.

Dernier jour. Beau temps. Belle grimpette pour commencer vers Roche Rousse par le chemin de la Pia. La vue sur la vallée est grandiose et le sentier longe des belles parois de calcaire. Une petite cabane en bois sert de refuge en cas de mauvais temps. Juste deux bannettes et du bois pour faire du feu. Il y a même une grille pour un éventuel barbecue. On ne peut pas réserver, ce refuge n’est pas gardé. Crotte de loup,  y’a que deux places, qui c’est qui couche dehors ????

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +
Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +
Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Encore pas mal de neige sur le sentier. La plaine d’Herbouilly (c’est pas de l’herbe bouille) est un lieu naturel hautement protégé et nous restons un long moment à contempler cet endroit magique.

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Final jusqu’à Corrençon et vue magnifique sur les deux Moucherolles enneigées.

Grande traversée du Vercors – 1ère partie – Die >>> Corrençon – 57km /2870m de déniv +

Un monsieur nous emmène dans sa C15 jusqu’à Villard de Lans (Vilardlan) même si y’a pas de place assise pour tout le monde et nous prenons le bus jusqu’à Grenoble.

Un monsieur dont la voix me rappelle celle de Michael Lonsdale a l’air de bien connaitre la chauffeur et l’appelle par son prénom : « Gilou, tes parents vont bien ? »

Il connait les arrêts par cœur mais a plus de mal pour savoir si c’est la Pinéa ou Chamechaude que l’on voit au loin. Beau voyage de retour. Nous nous séparons à la gare. Merci à vous Mesdames et merci au Vercors pour ces trois jours enchanteurs.

Ah si, encore, oublié de dire que dans le Tégèv de retour, je tombe sur Joseph et Iara, alors que je ne devais pas prendre ce train, alors qu'il n'était pas assis à sa place, alors qu'il rentre de Strasbourg pour une rencontre européenne de Capoeira et nous d'une rando dans le Vercors, on se retrouve à Valence Tégèv. C'est absolument improbable ce truc, une histoire de dingue. Sylvia est en haut qui fait du gâteau. Nous nous quittons à Nîmes (la ville avec un accent), eux continuent jusqu'à Montpellier pour une pause avant Valencia. On a fait une photo qu'ils enverront à Gonzalo.....Magical !!!!!!!!

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 12:02
Antoine de Baecque - La traversée des Alpes – Essai d’histoire marchée – Folio histoire – 639 pages

En 2017, j’ai commencé cette traversée des Alpes à pied depuis le lac Léman, pas tout à fait depuis Gindolf mais depuis Evian. J’ai juste un peu zappé quelques étapes que l’organisation m’a fait traverser en transport et au dire des randonneurs avec qui j’ai parlé le soir au gite, c’était une bonne idée car la vallée d’Abondance est plutôt encombrée de voitures et de bruits.

Sinon, j’ai retrouvé dans les mots de cet auteur une multitude de sensations, de visions, de sentiments qui m’ont traversé durant ces quinze jours. Comble de la négligence, mon ancien métier de libraire m’avait fait totalement oublier la sortie de ce livre en 2014.

Ma grande amie F. me l’a rappelé alors que nous nous apprêtons à en faire la deuxième partie ensemble début juillet. La librairie Lettres Vives à Tarascon l’a en stock et je m’empresse de l’acquérir.

Cette deuxième partie entre Briançon et Menton va de nouveau nous offrir des paysages de montagne uniques et de l‘histoire à foison car c’est tout l’intérêt de lire ce livre avant, pendant ou après avoir effectué ce périple que de se replonger dans tout ce qui l’a façonné, que ce soit au point de vue humain que religieux (pas trop tout de même la religion), géographique sans oublier la faune et la flore qui l’habitent.

Chaque jour de marche donne lieu à une ou des réflexions sur tout ce qui a pu se passer ou se passe encore dans le lieu traversé. Je pense bien sur au pastoralisme qui a modelé ce paysage, aux guerres qui l’ont transformé, aux hommes et femmes qui l’ont traversé pour toutes les raisons imaginables.

C’est bien sur aussi l’histoire de la randonnée et des GR qui s’écrit et qui ne peut laisser de marbre ceux qui comme moi les pratiquent avec tant de passion et dont la devise était et je m’en souviens encore :

« Un jour de sentier, huit jours de santé ».

 

A bientôt sur les sentiers..

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