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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 12:38
Annapurnas 2003 - vue sur le Mustang

Annapurnas 2003 - vue sur le Mustang

Respire respire respire

Pense à ceux que tu aimes

Apaise les conflits

Déjà deux dans l’escarcelle

Une franche poignée de main avec mon ancien boss

Et une bonne heure d’échange

Cela faisait tout de même quinze mois sans se parler

Voilà, ça c’est fait

Une autre amie de Paris aussi

J’ai remis mon petit hôtel bouddhique au propre

Poussière accumulée depuis des années

Lustré le bol en argent

Encaustiqué le bouddha en bois

Tout ça a fière allure maintenant

Encore quelques petits soucis à résoudre

Mais rien de grave

L’année 2017 commence plutôt bien

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:01
Retour à la vie normale
Retour à la vie normale

Retour à la vie normale

C'est-à-dire sans le travail

Qui vient vous la perturber

J’avais mal partout

Les épaules, les reins

Je me réveillais cassé en deux le matin

Et depuis que j’ai arrêté plus rien

C’est un signe quand même

Faut prendre ça au sérieux

Car quoiqu’on en dise

Le métier de libraire

C’est pas causer de livres avec les gens

C’est des cartons, des cartons et encore des cartons

Des livres à ranger à re-ranger

Que les gens ont dérangé

A Narbonne j’avais du temps entre mes deux trains

Et j’ai flâné dans les rues

La ville est belle

J’ai observé l’homme de la librairie Libellis

Il pointait ses nouveautés

Et je le voyais travailler tout doucement

Je ne sais même pas s’il utilisait un ordinateur

Il y avait les trois Ferrante en vitrine

Et des livres sur la région

Dans l’allée Popaul a disparu

Les platanes sont bien alignés

Le gendarme n’aligne plus

Il a maté la rébellion

Mais si vous venez dans la ville

Vous pourrez vous assoir sur l'un de ces bancs

Rien n'a vraiment changé à cet endroit

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 12:59
Paterson – film de Jim Jarmusch – USA 2016 – 1h58 avec Adam Driver et Golshifteh Farahani

Paterson est chauffeur de bus dans la ville du même nom dans le New Jersey (près de NY). Sa vie est réglée comme du papier à musique, sa montre magique le réveille tous les jours entre 6h15 et 6h30, il embrasse tendrement sa femme, prend son petit déjeuner et s’en va travailler à pied jusqu’au dépôt de bus. Sa particularité fondamentale est qu’li écrit des poèmes inspirés par ce qu’il voit durant sa journée. La boite d’allumettes qu’il manipule dans sa main le matin ou tout autre sujet qui inspire celui qui aime écrire.

Pendant sa pause déjeuner, il va souvent près d’une cascade qui semble l’aider à écrire. Le soir il rentre, et après le repas se rend dans son bar au prétexte de promener le chien Marvin, personnage important du film aussi, sorte de lien entre la réalité et le monde poétique où il navigue.

Sa femme est également une artiste, excentrique dans sa volonté de transformer tout ce qui l' entoure dans deux couleurs, le noir et le blanc : ses habits, les rideaux de douche, les portes de placards jusqu’aux petits gâteaux qu’elle prépare pour le marché de dimanche.

Alors pourquoi ce film est-il si magnifique ? Et bien parce qu’il nous offre un long moment de douceur et qu’il est rare qu’un film soit consacré à la poésie et c’est pour ça qu’il nous rend heureux. Dans la forme aussi avec les poèmes qui s’affichent sur l’écran alors que Paterson les écrit sur son carnet comme la ville qui défile dans le pare-brise de son bus, les visons ou les dialogues subtils que Jarmusch nous propose, ce bar où il se rend tous les soirs, parsemé de messages délicats comme les photos collées sur le mur, lieu de rencontres et d’échanges du théâtre de la vie. Tout nous incite à la rêverie et à une sorte de quiétude intérieure et même si je ne dis pas vraiment mais presque quand même que je rêve d’un monde identique, ces deux heures de douceur font un bien fou. La scène finale est tout simplement magnifique et nous fait retourner à la vie réelle avec un élan nouveau. Merci infiniment.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:52
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Toulouse fête David Bowie
Crise du logement à Toulouse . appartements pointus
Crise du logement à Toulouse . appartements pointus

Crise du logement à Toulouse . appartements pointus

la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie
la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie

la maison des amis - les photos de l'escalier - les desserts de Yannick Depech......une tuerie

Le bus sur ses roues

Le train sur ses rails

Le chemin est tracé et file vers l’ouest

Scalp et Vérok de St Rok m’attendent pour fêter dignement

Cet événement

À Carmes

Tout le monde descend

Mais on remonte illico

Dans le métro

 

Je reviens dans cette ville un an jour pour jour pour commémorer l’anniversaire de la mort du chanteur

La nouvelle nous était tombée dessus alors que nous fêtions la sortie de son dernier album

A l’occasion, le Fan Club de Bowie de Toulouse organise une expo autour des photos de Mick Rock

Sur le thème de ‘Life on Mars’

On ne peut pas louper ça

Passer un weekend avec mes amis est toujours d’une richesse incroyable

D’une densité exceptionnelle

Musique, cinéma, culture on ne se couche jamais très tôt

Cette année les Who sont venus compléter un programme déjà chargé

Les photos sur le mur de l'escalier témoignent de leur passion

 

Samedi on va à l’expo

Longue marche dans la ville ensoleillée

Les deux bras du fleuve forment une île

Où se dressent d’élégants bâtiments dans un style art nouveau

Pont au dessus de la Garonne

Des avirons avironnent

Des pros bien en ligne

Des amateurs les rames en pagaille

Le hangar FabLab accueille l’expo

Il fait un froid de gueux

Une quarantaine de photos, de disques rares dédicacés

Des objets, souvenirs, fascination

C’est très bien fait et la passion de ces fans amateurs

Ne laissent rien au hasard

S et V connaissent par cœur les détails de la vie de l’artiste

Et entament une conversation avec le responsable

Du club et de l’expo qui connait un réel succès

Nous y restons deux heures

Passage en ville pour une récolte de violettes

On dit bonjour à Claude en passant

Il a les mains froides

Les zones piétonnes sont protégées pas d’énormes blocs de béton

C’est la première fois que je les remarque dans une ville

Protéger les gens des fous ensorcelés

Triste réalité

Le repas sera magnifié par les douceurs du meilleur pâtissier de le ville

Yannick Delpech

Oeuf à la coque et sa mouillette (mangue et thé vert, double crème et coulis passion)

Entres autres

 

 

Dimanche, temps maussade

On trainaille entre des musiques choisies

Petite visite du jardin japonais

Et passage obligé par la place du Capitole

La ville est à l’arrêt

Paterson pour finir la soirée

A l’Utopia local devenu American Cosmograph, son nom d’origine

Magnifique moment de poésie et même si je ne dis pas vraiment mais presque quand même

Que je rêve d’un monde identique

Ces deux heures de douceur font un bien fou

Le lendemain retour à la maison

Il fait doux et à partir de Narbonne le vent revient

Le ciel est entièrement bleu sans tâches de nuages

On se donne déjà rendez vous pour l’année prochaine

le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète
le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète

le bureau/train . Narbonne.....l'âme du poète

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:29
2017 - petit bilan

930 km à pied

2210 km à vélo sans compter les déplacements quotidiens

La Gitane donne des ailes et des envies de partir

2000 km à moto c’est du pipo

56 films

25 livres c’est que dalle

2 mois et demi de travail c’est suffisant

Deux dents arrachées ça fait pas trop mal

Ma voisine est toujours aussi odieuse

Lorsque je suis revenu chez moi après ces deux mois d’absence

J’ai mis les Doors pour profiter du retour avec un bon petit ouiski

Elle a mis instantanément de la musique plus fort pour ne pas entendre la mienne

Alors qu’elle ne met jamais de musique

J’ai laissé faire

Et à 22h00 j’ai tout coupé

Mais comme elle n’entendait pas que je n’écoutai plus rien

Sa musique a continué

À 22h.30 je suis sorti et balancé deux grands coups de pied dans sa porte

Son mec le fait bien quand je déplace sa moto de 20cm

Elle a compris le message

Et je l’ai entendu proférer des trucs à travers le mur

Elle peut crever cette sorcière

Le lendemain je partais à La Case retrouver les amis pour le réveillon

Un blabla pour la première fois

Tout s’est bien passé même si ce n’est pas mon mode de transport préféré

Mais je n'ai pas oublié de lui remettre une carte de covoituragelibre

Faut les aider ces gars là

Mais le train pour arriver là c’est plutôt compliqué et sacrement long presque 7 heures

Alors qu’en voiture c’est deux fois moins long et trois fois moins cher

A La Case les traditions se perpétuent

Grands feux dans la cheminée et dans la fosse

Chapon, tête de veau, oie, et plateau de fromages qui tuent

Vins qui coulent à flot

Pour les végétariens (2, Caroline et moi) faut faire gaffe à pas se faire chourave les patates

Et on n’oublie pas de faire une soupe avec les fanes de radis

Un peu de vert ne fait de mal à personne

On promet de se retrouver l’année prochaine

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 12:58
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie
Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie

Le Garage des Merveilles - Louis - La Maison de Amis - Le Frêne, Gordon et la bouche d'incendie

Semaine 9 – Episodes 1 et 2

 

Ce soir je suis seul à la maison mais je partage quand même une bière (de Noël) avec Luc

Je finis de construire mes cadeaux

Dans la rue les cathos se pressent d’assister à la messe

Et la nuit a été calme

Au matin, le train passe devant la colo de Louis et je sais qu’il n’y est pas

J’espère dire bientôt qu’il n’y est plus

Il est en famille pour les fêtes et pour six jours

Quelle joie

Je vais à leur rencontre

Après le voyage en train, je fais à vélo les 15 derniers km qui me séparent de chez eux

Sur la route je tombe sur Le Garage de Merveilles : Dauphine ; Aronde Grand Large rutilante, R16TX neuve et petite Lancia Fulvia et je ne mentionne que les plus belles

On m’attend pour ouvrir les cadeaux. Ça tombe bien j’en ai aussi dans les sacoches.

Pas de rando au Moulin de Randon

Mais des amis que je retrouve tous les ans

Les Gom, les Vig et Louis que l’on fête

Puis le repas partagé, énorme dinde pour eux et des légumes pour moi heureusement

Il y a aussi les pélardons et le clacos au calva sans compter la bûche de Noyelle

On sort de table vers 17h00 juste le bon moment pour entamer une série de jeux de mimes et une soirée consacrée à la vision de deux films de SF car c’est la tradition dans la maison et je me souviens de nuits blanches à regarder l’intégrale Star Wars. Oblivion et Inception. Pour le premier, je veux bien malgré de grossières erreurs de scénar, des évidents copiés collés sur des films majeurs du genre et Tom Cruise mais l’autre, je craque et je vais me pieuter vers 2h30. On a quand même fait une pause entre les deux.

Lundi c’est calme et consacré aux albums photos que Louis a ratés pendant son absence, le visionnage de quelques sketches cultes tels La Pizzapatate, le photomaton de Nulle Part Ailleurs et je ne peux m’empêcher de glisser quelques Deschiens pour compléter le tout.

Immense partie de rigolade surtout que les plus jeunes connaissent certaines répliques par cœur.

Léger repas de farandoles de restes et moi je m’en vais vers 17h00 car je bosse le lendemain.

 

Episode 3 – J-3

 

Les quatre derniers jours de taf. Je suis seul et le rythme est tranquille, rien à voir avec la semaine dernière et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas vraiment envie de me défoncer.

Journée de retours, gens encore en vacances qui rentrent dans la librairie en groupe et tout à coup tous s’anime. Deux très belles brunes (sœurs) qui viennent faire un cadeau à leur père. Nous échangeons un long moment elles repartent avec Follet et Chalandon. Avant de rentrer je fais provision de Triple Karmeliet, introuvables dans mon coin et puis quelques Chouffe aussi…tant qu’on y est.

 

Episode 4 – J-2

 

J’vous l’avais dit : +1mn de jour aujourd’hui……ça y est…..on tient le bon bout mais ça caille pas mal ce matin. Personne au café je fonce droit au marché, le dernier de l’année pour tout le monde et moi en particulier. Je dis au revoir aux amis les bergers et les boulangers. Belle journée à la librairie avec de beaux échanges comme cet homme qui me parle de Maupassant ou de Mirbeau. Ça change de Foenkinos. Il repart avec Mathias Enard, Rue des Voleurs et Bauchau, l’enfant rieur. Je suis assez content. Ce midi j’ai terminé de ramasser les feuilles du jardin. Ça fait un paquet de sacs mais c’est joli. Je n’oublie pas de saluer le bel arbre du carrefour. Je pose mes mains dessus aussi et je lui parle. Je lui ai souhaité bonne nuit en revenant. Je ne sais pas ce que c’est comme variété mais son écorce est grosse et veinée je prendrai une photo de près demain. Peut-être un frêne.

 

Episode 5 – J-1

 

Avant dernier jour de taf. Le jeudi revient comme un jeudi d’avant, plutôt modéré dans le mouvement. Ça ne me dérange pas plus que ça, je regarde un petit doc sur Jean Yanne et je revois un épisode vu au MIAM de Sète lors de l’expo sur les Shadocks avec Prévost présentant les locaux du service. Hilarant surtout quand il les compare au luxe dans lequel travaille l’autre équipe, une simple caravane dans un champ. Reçu un carton de nouveautés avec la nouvelle collection poche de Gallmeister, classe même si les livres se confondent un peu dans les divers domaines, polar ou nature writing, on se sait plus vraiment.

 

Episode 6 et Jour J

 

Et voila tout a une fin même celui de libraire de remplacement. Dernier jour de taf et tout compte fait c’est bien ainsi. Ce pourrait être une pause avant une reprise future mas non c’est terminé et c’est en même temps dommage car ce temps de travail aurait pu être bien plus enrichissant mais il m’a encore appris une chose, on ne connait quelqu’un qu’en le fréquentant intimement. La Boss n’a pas su me faire de la place dans son espace bien trop privé comme quand elle venait interrompre une conversation pour imposer son point de vue. Du coup je me cassais et je la laissais continuer son discours. Impossible de m’y sentir à l’aise sauf quand j’y étais seul et heureusement il y eu de ces moments où j’ai retrouvé le plaisir d’échanger avec les gens, de parler littérature, de défendre des auteurs ou d’en dégommer certains. Et la relativement faible quantité de colis à réceptionner laissait assez de temps pour faire un métier de libraire. Alors je m’en vais et je la laisse avec son stress permanent qui lui gâche la vie bien que je comprenne aussi que le métier de cheffe d’entreprise, aussi modeste soit elle, n’est pas de tout repos. Mais ce n’est pas de mon ressort.

J’ai donné rendez vous aux copains et copines pour un dernier café mais ça sera pas au Bengal mais au Vieux. Dès qui sont là d’autres pas mais c’est assez pour commémorer ces deux mois de rigolades et de bons mots et de belles motos.

H-3….H-2….H-1…l’heure de la dernière heure est venue…..HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH……c’est l’heure….….. Je lui laisse un petit mot : « Bonne continuation dans ta librairie (très jolie) » et que j’ai caché des nouveautés dans les rayons et que c’est un point quand on les trouve. Ça va plaire je le sens…J’éteins les lumières, je ferme les volets pour la dernière fois….je laisse les clefs au bar…..J’enfourche ma moto pour le dernier voyage. Il n’y aura pas de retour la semaine prochaine, ça caille un peu mais ça m’est égal, c’est le retour au bercail. Des contrôles de gendarmerie. Tiens ça faisait longtemps que j’en avais pas vu autant. Ils ne s’intéressent pas à moi. Le flat ronronne de bonheur…..comme moi…..allez on rentre à la maison.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:52
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8

1) Y’a pas à tortiller du cul pour chier droit dans un escalier en colimaçon qui monte à l’horizontale

2) il serait peut-être temps de l’admettre

3) mais je me tue à vous le répéter

 

Je dors mieux chez moi

Voila, c’est fait, il fallait le dire une bonne fois pour toute

 

 

Dimanche, rando bien sur et retour dans les monts de Vaucluse mais cette fois ci sur le versant nord au départ de Venasque. Il fait un temps magnifique mais avec caillante. Tout est gelé dans les champs. Fran et Véro pour nous accompagner, des cops de Cap. Venasque est vraiment un très beau village perché. Ça chante dans l’église. En partant je vais saluer le curé qui part à St Didier. Je lui dis que c’est pas la peine je suis là. Ça le fait rigoler.

Nous, on y va. On passe chez Miss Pérégrine et par la combe du Diable puis on enchaine par celle de Cabelon près du Mt Serein et ses gorges profondes où on peut descendre mais en faisant gaffe et peut-être même en rappel. Après une pause déjeuner au soleil, on termine par la combe de la Fontaine du Rupt et nous voila de retour. Avec le Mt Ventoux en point de mire toute la journée, cette rando pas trop dure (16kil et +650m en tout) offre une belle variété de paysages et une série de combes sauvages. Un vrai régal et on a retrouvé Lise et Yan.

 

Episode 2

 

La vache, la semaine commence bien. Drache nationale sur le Gard et comme la boue déposée lors de la dernière crue du Rhône n’a bien sur pas été balayée par ces feignasses, je vous dis pas l’état de la route et de Craquotte en arrivant à Uzès. Une calamité. Je suis passé à la boulac récupérer mon Taras, quelques Navettes et une belle part de Clafout. C’est toujours ça de pris et en plus ça fait du bien aux yeux de voir tant de jolies choses. 10h00 la Boss est pas là mais le livreur si. On dépose les colis dans le garage attenant et à l’abri de la pluie comme ça il peut continuer sa tournée. Hébé je vous le donne en mille (Emile) ça lui plait pas et avant même de dire bonjour elle râle déjà. Genre :

« Je le paye pas pour qu’il attende pas »…Classe.

Je ferme ma gueule et on rentre tranquillement les colis dans la lib. Je ne vois pas où est le problème.

Et pour mettre un peu de piment dans la vie elle m’annonce qu’elle ne va pas avoir vraiment besoin de moi le 31 décembre parce que tralala, son mec, tralala, alors si je veux toujours partir le 30 c’est possible alors que je lui avais demandé d’entrée de jeu mais c’était pas possible il y a un mois. Ah ben voila…on y est…et ça fait un peu mal au cul surtout venant de la part d’une fille se disant de gauche, progressiste, féministe et tout le toutim qui se comporte comme une patronne de base et qui joue avec son employé comme avec un simple outil. Ça me fait bien rire. Mais tant mieux, je vais pouvoir faire la fête avec mes amis et ce sera bien plus marrant que de passer la journée dans la librairie, vous pouvez en être sur. On a bien géré le flux, le reflux et aussi le superflux.

 

Episode 3

 

Aujourd’hui rien de spécial à dire

Tout s’est bien passé

Une journée chargée

Pas d’émotions

Pas de tensions

Courant alternatif

Ou continu durant toute la journée

J’ai réussi à m’échapper

Le matin vu Jean Pierre au café

Seul

Au marché

Dis bonjour aux gens connus

Fais des provisions

Salades, pommes, brousse

Dans la housse

Même si je fais gaffe

Qu’on ne me dise pas

Mais quelle idée t’est passée par la tête

Ça ne risque pas

Je ne suis pas de ce genre là

Rentré chez moi totalement vanné

Mais miraculeusement revigoré

Par le froid piquant et les coups de pédales

Rageurs dans la nuit

J’ai encore pété un chrono

Pâtes aux fenouils et pomme reinette

Quelques navettes et un doigt de Talisker

J’ai de quoi repartir

 

Episodes 4 et 5

 

C’est le rush

Ça se bouscule au portillon

Ça veut des livres

De l’art et du jambon

Vivement que ça se termine

Je suis complètement rincé

Des jeunes viennent nous aider

Entre chaque paquet emballé

Je sors vite le téléphone de ma poche

Des fois que j’aurais raté quelque chose de super important

Ah ben non en fait

 

Episode 6

 

Voila c’est Noyelle

L’hiver commence avec ses premières piques

Et les jours qui rallongent

C’est paradoxal

Mais ce que je sais c’est que nous nous rapprochons de l’été

Et ça j’aime bien

La journée n’a pas été trop ébouriffée

Je rentre chez moi quand même heureux que tout ce bazar se termine

Demain je pars au Moulin retrouver mes amis

Leur fils sera avec nous et ce sera la fête

Et moi ça me nettoiera la tête

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:57
Deux contes qui font du bien

Deux contes qui font du bien :

Le passe muraille de Dante Desarthe sur ARTE+7 jusqu’au 23 décembre, d’après Marcel Aymé bien sur et

Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine

 

Dans le premier, Denis Podalydès joue le rôle d’un agent d’assurances qui, après avoir perdu le dernier tube de médicaments que sa mère lui prescrit depuis son enfance, va se voir attribuer le super pouvoir de traverser les murs.

Il va donc s’arranger avec cette possibiité comme aller éteindre le poste de télé de son voisin qui lui pourrit la vie depuis des années (bien qu’il lui ait offert un casque), et s’offrir quelques plaisirs que ce pouvoir lui permet. La ministre de la défense se préoccupe quand même de cet énergumène qui commet quelques (héhéhé) larcins au nez et à la barbe de la police et nous on rigole bien à le suivre. Franchement très bien.

 

Le second nous offre notre gros nounours préféré avec un Gustave Kerven qui tente de se dépêtrer des merdouilles de la vie avec deux filles et sans maman disparue. Le système va s’inquiéter des manquements évidents à une vie trop bien réglée et lui envoyer une inspectrice qui va tenter de remettre de l’ordre dans tout ce bazar bien organisé comme de gouter dans les supermarchés ou trafiquer les cartes d’abonnements à la cantine. Pour garder ses deux fille il va devoir suivre un stage de remise à niveau dans le rôle de père, ça existe en vrai…si, si, si).

Il va alors tout faire pour montrer à cette éducatrice (Camille Cottin, excellente elle aussi) que tous se passe bien dans sa maison même si ça déraille un peu parfois aidé aussi, il faut le dire, par deux gamines qui ont vraiment la patate. Comédie loufoque mais qui parle aussi de problèmes sérieux, le film nous fait passer par des moments de fous rires intenses et d’autres plus subtils sur l’éducation. Un pendant à la française du Captain Fantastic américain dans une maison qui part un peu en quenouille, une vie fragmentée par les boulots mais toujours l’amour des enfants.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 20:21
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet

les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet

Vous connaissez le refrain, c’est dimanche

On va sentir le thym

Retour aux Opiès mais par la face ouest et cette fois ci avec So

On part d’Aureille

On passant dans la rue

J’aperçois d’une Ferrari le cul

On s’emmerde pas la vie

Ici

Remontée par le vallon des Tardières

Qui serpente à qui mieux mieux

La tour d’Opiès nous fait de l’œil

On est les premiers cette fois

On prend la meilleure place pour le pique nique

Face à la mer et à l’abri du vent pasque aujourd’hui ça piaule grave

Toute la vallée du Rhône est recouverte d’un brouillard orange qui fait peur, on ne voit pas les vallées juste les sommets qui dépassent, c’est épais comme un truc malsain qui stagne au dessus des villes. On fait bien de prendre de la hauteur. Au fur et à mesure de la journée, le mistral aidant, le paysage va se débarrasser de ce poison.

Bon ça commence à affluer sur le sommet, il est temps de déguerpir.

La dernière fois que je suis passé là, j’avais vu un groupe déboucher d’un sentier et je me dis que ce serait pas mal de tenter de le découvrir, ça changerait du parcours habituel. Et c’est à chaque fois pareil, quand on décide de sortir des sentiers battus, on s’aperçoit que quelqu’un a eu la même idée avant et c’est pas plus mal car du coup c’est balisé. Enfin, balisé c’est vite dit, des cairns par ci par là qu’il faut repérer mais c’est toujours marrant ce jeu de piste. On longe d’abord la falaise pour atteindre un col puis nous passons en crête jusqu’à la fin même si l’idée (saugrenue bien sur) nous prend un moment de couper en descendant plus tôt, chose qu’il ne faut pas faire quand c’est pas prévu. La preuve, ça passe pas et il faut faire demi tour. Ça nous prend une bonne partie de l’aprème pour faire cette traversée à l’aide de VMR sur ce VSC et on est un peu nazes quand on retrouve la bagnole mais heureux d’avoir trouvé une nouvelle rando à offrir aux copains sur un plateau.

 

Lundi c’est ma journée cool….j’ai des trucs à faire comme rendre visite aux boulaqueux qui rentrent du grand méchant nord où le soleil se couche à 15h30. C’est pas une vie ce truc…..

Passé devant chez Aidan et Jitesh, les volets sont clos, doit y avoir personne.

Passé à la Biomonde, je les aime bien ces mecs mais se sont tout de même que des commerçants..pas trop de militantisme chez eux comme la bière des Faucheurs, non ça y a pas.

Passé chez G et B pour en boire une justement….ça faisait longtemps qu’on c’était pas vu et on a causé, entre autre, du prochain concert de Shannon Wright à Paloma. On va y aller en bande.

 

J’ai repris vélo

Et je me mélange les pinceaux

Avec les changements de vitesses

Qui sont différents de ceux de Gordon

Pas très standard

Tout ce bazar

 

Episode 2

 

Matinée de ouf

Je vais à la poste déposer des livres vendus hier

Tout ce que j’avais mis en ligne la vieille, hop partis…..

Je passe à la boulac récupérer mes Taras

Ouahou, ya plein de trucs à manger

Je fais le plein de Gibass, une part de Clafout et Nath me donne des Sèches

Et comme je dis à Willy

Déjà que le Taras c’est une tuerie

Si tu rajoutes le Claf et les Sèches

Tu peux voir l’avenir avec sérénité

Il me répond : »Amen ! »

Y’a les potes au café

Y’a Boss qu’est déjà là aussi

La matinée va être speed

De fait toute la journée à donf entre les colis et les clients qui arrivent pour les cadeaux

A la fin de la journée je suis naze broque

Je bois une Chouffe pour me remettre de ces émotions

 

Episode 3

 

J’arrive le matin après avoir un peu déconné avec les potos du café. Thème du jour : remplacer un mot d’un film par Moule. J’en ai profité pour sortir mon préféré : La bataille de Fort Alamoule. Classe non ??? Ça a tout de suite dégénéré mais c’est justement ce qu’on attend des potes et ça nous permet une bonne tranche de rigolade. C’est toujours bon à prendre surtout quand on va connaitre la suite.

Il y a déjà Sylvain Moizie qui est là, un auteur de BD qui vient faire des dédicaces sur son dernier livre : »La petite fille et la cigarette « tiré d’un livre de Duteurtre. Ce mec est bien cool et je prends deux BD à faire dédicacer pour Pascal et on verra bien qui après. Je l’avais rencontré lors d’une soirée « Concert dessiné » avec Anthony Pastor. C’était vachement bien.

La Boss arrive plus tard et pour toute la matinée et ça va clacher grave mais ça couvait alors c’est tant mieux, demain on va avoir une discussion. Je vais tenter de rester calme. Sinon bonne journée avec pas mal de gens et personne n’est parti dans l’impatience et c’est déjà ça de gagné. Encore 13 jours à tirer. Pas bon signe si tu commences à compter.

 

Episode 4

 

Tu cherchais quelqu’un de disponible, d’autonome, qui connait le monde de la librairie donc avec une certaine expérience, une expérience certaine je dirais même, quelqu’un de fiable et de confiance (une caisse à gérer) et payé au smic. Tu as fait le tour des possibilités sur Uzès et tu n’as trouvé personne alors tu me demandes de faire le job.

Je le fais et je dois m’adapter à un environnement informatique nouveau dont je ne connais pas toutes les subtilités. Pour moi il n’a aucun enjeu majeur, je suis là pour deux mois et c’est fini. Je suis là pour te rendre un service et je trouve que tu insistes sur des détails qui te paraissent très importants comme le façon de ranger les livres mais que tu ne vois pas la globalité du travail que je fais : je suis là tous les jours, les cartons sont vidés, les livres encodés et rangés, les ventes faites, les clients paraissent satisfaits de mes conseils et de ma présence même si je sais que je commets quelques erreurs mais pas à tel point de mettre la librairie en danger. Enfin je ne pense pas. J’ai toujours eu un souci avec l’autorité. Ma maman m’a dit que le pédiatre qui me suivait lui avait affirmé, alors que je n’avais qu’un ou deux ans, que j’étais un enfant opposant. Pas mal comme analyse. Il faut que la personne qui me donne des ordres soit hyper compétente à mes yeux, que j’aie totale confiance en elle (un ami, un guide de montagne par exemple ou un skipper) ou fasse preuve de beaucoup de psychologie. Rassurez vous j’en ai rencontré.

Ça me rappelle le film Sully où on tente de mettre en accusation le pilote qui a choisit de faire amerrir son avion plutôt que de tenter de rallier le terrain le plus proche et on lui assure que les pilotes on réussi à le faire dans le simulateur de vol. Alors il pose la question qui tue : « ils ont eu droit à combien de tentatives pour réussir ? » ………. » 17….. ». « Eh bien moi je devais prendre une décision tout de suite et j’avais 155 personnes à bord ». Fin du combat. La comparaison avec la librairie est peut-être un peu poussée mais c’est de l’esprit dont on parle. Initiative et autonomie dans les décisions.

 

Episode 5

 

Hier Damien est passé à la librairie et nous sommes venus déjeuner à la maison. Jardin et soleil pour partager un repas simple mais très sympathique avec ce garçon toujours prêt à déconner et qui connais des tonnes de blagues et toute l’histoire du rugby. Chacha est venu nous rejoindre. Mais on met pas les pieds sur la table le chat !! Michelle est partie en voyage et je suis seul jusqu’à mon départ d’ici. J’ai donc cette immense maison pour moi laissée par cette femme que je ne connais que depuis à peine deux mois. Bel exemple de confiance mais il ne peut en être autrement. Le travail à la librairie s’accélère et je commence à ressentir de la fatigue. Il est temps d’en finir mais encore 15 jours tout de même. Peut-être que l’accumulation des allers et retours à vélo ne font rien aussi pour améliorer la situation. Mais peu envisageable autrement. Une petite triple Karmeliet pour se détendre les muscles.

 

Episode 6

 

Ce matin belle lumière tamisée par un léger brouillard

A l’endroit que je préfère sur mon chemin pour Uzès

Je fais des arrêts pour en profiter

Samedi, pas de pélardoncs,

pas de marché donc

On va direk au boulonk

On attend une grosse journée qui ne sera de fait qu’une journée un peu chargée

Ah, je vends un Bouvier ça faisait longtemps

Un Minard c’est pas facile à caser

Dalva pour ne pas oublier

Un beau livre sur Jack London c’est quand même le héros de cette fin d’année

Je rentre, chargé comme un baudet, miel des Cévennes et huile d’olive de Grèce

Ouf……fin de la semaine sept.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:30
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
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Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)

Vous connaissez le refrain, c’est dimanche

on va sentir le thym

Retour aux Opiès mais par la face ouest et cette fois ci avec So

On part d’Aureille

On passant dans la rue

J’aperçois d’une Ferrari le cul

On s’emmerde pas la vie

Ici

Remontée par le vallon des Tardières

Qui serpente à qui mieux mieux

La tour de Opiès nous fait de l’œil

On est les premiers cette fois

On prend la meilleure place pour le pique nique

Face à la mer et à l’abri du vent pasque aujourd’hui ça piaule grave

Toute la vallée du Rhône est recouverte d’un brouillard orange qui fait peur, on ne voit pas les vallées juste les sommets qui dépassent, c’est épais comme un truc malsain qui stagne au dessus des villes. On  fait bien de prendre de la hauteur. Au fur et à mesure de la journée, le mistral aidant, le paysage va se débarrasser de ce poison.

Bon ça commence à affluer sur le sommet, il est temps de déguerpir.

La dernière fois que je suis passé là, j’avais vu un groupe déboucher d’un sentier et je me dis que ce serait pas mal de tenter de le découvrir, ça changerait du parcours habituel. Et c’est à chaque fois pareil, quand on décide de sortir des sentiers battus, on s’aperçoit que quelqu’un a eu la même idée avant et c’est pas plus mal car du coup c’est balisé. Enfin, balisé c’est vite dit, des cairns par ci par là qu’il faut repérer mais c’est toujours marrant ce jeu de piste. On longe d’abord la falaise pour atteindre un col puis nous passons en crête jusqu’à la fin même si l’idée (saugrenue bien sur) nous prend un moment de couper en descendant plus tôt, chose qu’il ne faut pas faire quand c’est pas prévu. La preuve, ça passe pas et il faut faire demi tour. Ça nous prend une bonne partie de l’aprèm pour faire cette traversée à l’aide de VMR sur ce VSC et on est un peu nazes quand on retrouve la bagnole mais heureux d’avoir trouvé une nouvelle rando à offrir aux copains sur un plateau.

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