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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:50
Après la tempête – film de Hirokazu Kore-Eda – Japon 2017

Chronique douce amère d’une famille japonaise. Il y a la mère qui vit dans un HLM de la banlieue de Tokyo, à ce sujet, nous voici dans des décors inhabituels du cinéma japonais, petit appartement aux portes bien basses, le fils qui après avoir écrit un livre primé, traine sa vie comme détective minable et parieur invétéré, sa sœur qui le déteste et lui fait des coups en douce, son ex femme qui réclame sans cesse une pension alimentaire qu’il se jure de payer bientôt et son fils qu’il voit une fois par mois.

Tout se beau monde nous offre un magnifique portrait de famille et même si une forme de violence transpire dans les dialogues et la vie des protagonistes, elle est contenue dans une douceur permanente : les rapports entre la mère et ses voisins, le rapport entre le fils et son collègue : »Mais pourquoi tu es si gentil avec moi ? ». Son ex-femme qui accepte de changer son emploi du temps et ce garçon qui regarde son père avec des yeux toujours étonnés. Nous vivons à leur coté durant deux heures et on se dit que c’est certainement le lot de beaucoup de gens ordinaires mais Kore-Eda le fait d’une manière très élégante.

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:19

1er jour – Palma >>> Valdemossa >>> Déia – 13.5km et +600

La bande se retrouve à Palma. Certains arrivent de Paris, d’autres de Munich quant à Sophie et moi c’est en bateau depuis Barcelone après le train. C’est sur, c’est un peu plus long.

Bus pour Valdemossa, le village où Sand et Chopin ont passé un moment. C’est blindé de touristes, pour nous c’est le départ de la rando. Ça serpente dans la colline pour atteindre un premier sommet à 938 et le Caragoli à 945. Ça ressemble à la Provence en plus grand : asphodèles en fleurs, pins, cistes et romarin. C’est ensuite une longe descente vers Déia à travers des terrasses et de la végétation dense mais les balisages sont quasi absents et il faut se fier à son instinct et aux traces des autres mais on arrive à bon port. Refuge Can Boi pour les garçons et hôtel Villaverde pour les filles (y’avait pas de places pour tous au refuge). Le repas du soir est limite infect et pas adapté à des randonneurs en quantité. Heureusement le ptidéj est pas mal avec ses tostadas con tomate.

2éme jour – Déia >>> Soller – 17km et +500m

Petit détour vers la calanque de Déia par des terrasses d’oliviers. La vue de l’eau turquoise nous fait pousser des ho et des ha : c’est magnifique ! Nous décidons de continuer par la cote jusqu’à……on ne sait pas vraiment mais nous nous retrouvons plus loin que prévu. C’est vraiment génial de longer la mer et ses calanques. Au bout d’un moment on retrouve le GR un peu plus haut. Ouf, même pas perdus ……..un paquet de randonneurs sur le sentier. On n’est pas tout seul dans ce coin.

Passage par le refuge de La Muleta et descente vers Port Soller. Pause jus d’orange au bord de la plage et dernier tronçon jusqu’à la ville de Soller. Ça longe un peu trop la route mais pas d’autre solution (on s’interdit le tram…..trop facile).

Hostal Nadal pour tout le monde ce soir et diner sur la place. Ambiance décontractée et sourires sur les visages. Tout se passe à merveille.

3éme jour – Soller >>> Refuge de Tossals Verds – 17km et 1180+

Après un bon petit déj, nous quittons Soller par la rue principale et ses boutiques qui ouvrent peu à peu. C’est une route mais c’est parfait pour commencer et atteindre Biniaraix et entamer la longue montée par le canyon d’Es Barranc par un sentier totalement empierré. Grandiose !!!! Passage au col de l’Ofre (875m) et la finca du même nom pour atteindre le lac de Cuber. Un paquet de monde qui vient en bagnole pour en faire le tour. Nous choisissons l’option Coll de Sa Coma (903m) et Pas Lis pour aller au refuge. Il y a un petit passage avec des chaines dans un autre canyon étroit. C’est fait pour nous ce truc. Le refuge est perdu dans la campagne au milieu des oliviers et le barbu qui nous accueille est super sympa. Une Estrella Dam pour fêter ça ….. Nous commençons à repérer ceux qui font le même chemin que nous : un groupe d’allemands, un anglais qui s’enfile sa boutanche tous les soirs, un couple de français et lui me fait penser à mon pote Lionel avec son humour incisif. Bon repas même pour les végétariens : une grande gamelle remplie de riz aux légumes et un fruit : c’est tout……. Mais les deux mecs de la chambrée ont du abuser du pinard et leur concert de ronflements sera terrible dans la nuit.

4éme jour – Tossals Verds >>> Lluc – 14km et 850m+

Petit dej pas terrible (ça deviendra la norme dans tous les refuges : pain, confiture industrielle comme le fromage et le jambon dont personne ou presque ne veut. Finies les tartines à la tomate….).

Longue ascension vers le Coll des Prat (1205m) où nous décidons d’enchainer par le sommet du Puig de Massanella (1365m). Il nous tend les bras et ça nous évitera de se retaper toute la montée demain ; petits passages d’escalade facile par du bon rocher calcaire, ça adhère extra !!!!!! En haut ça se couvre et nous devons mettre la veste un court instant de pluie. Même les chèvres se mettent à cavaler comme pour nous prévenir de se mettre à l’abri mais elles s’arrêtent vite comme les gouttes. Descente par le Coll de sa Linia et la finca de Comafreda où un enfoiré de première nous taxe de 6€ chacun pour être passé dans sa propriété. On hallucine mais c’est vrai que c’est stipulé dans le guide. Une taxe de rando…jamais vu ça….Arrivée à Lluc au refuge Son Amer….c’est l’heure de la bière …..

Repas pas trop mal (boulettes de viandes et légumes pour les autres et petites cassolettes de légume pour les végés. Une poire en dessert).

On a une chambre pour nous quatre car on reste deux nuits ici.

5éme jour – Puig Tomir depuis Lluc – 15km et 840m+

Sophie nous abandonne pour la journée ; un genou l’a fait un peu souffrir. Repos donc ! Pour nous, ascension magnifique du Puig Tomir (1104m) un des nombreux plus de 1000 de l’île avec des petits passages d'escalade facile encore, faut juste mettre les mains. C’est un peu couvert en haut et la brume nous empêche une vision panoramique à 360° mais ça vaut le coup. Un peu de monde et un groupe d’espagnols que nous retrouverons ce soir au refuge. Descente par le même chemin et retour par une incroyable forêt de rocailles où des grimpeurs de régalent (traces de pof). Ça fait penser à Fontainebleau mais les rochers sont encore plus beaux avec les stigmates de l’érosion qui font de profondes trainées. On ne rate pas Es Camell mais je me tape une belle gamelle et me mélangeant les pied. Je ne sais pas si c'est le cerveau qui a donné un mauvais ordre ou mes pieds qui n'ont pas obéi mais j’ai la main en sang. Heureusement, Flo a une trousse de secours et je me soigne sur place. Peut-être un peu trop de fatigue accumulée ces derniers jours.

Passage par le monastère de Lluc (hébergement possible mais un max de peuple) et retour au refuge…..ouf….grosse journée tout de même.

Repas indigne avec salade froide de pois chiches pour les végés. Je me révolte et j’obtiens une omelette pour tous. La fille du gite voit bien que quand même faut pas déconner….. On discute avec les espagnols du sommet et même eux nous disent que c’est moins bien qu’avant (il y avait deux plats). D’ailleurs ils sont venus avec moult choses à manger. C’est pas notre cas et y’a pas de quoi se ravitailler ici. Demain est un autre jour.

6éme jour - Lluc >>> Pollença – 18km en descente

Drache, drache et drache. Fallait bien que ça arrive car c’était prévu. Je suis le seul à avoir un pantalon de pluie et si j’ai pensé un moment à être solidaire des autres je l’ai vite mis quand même…on se tape les 18km en un temps record d’un peu plus de 4heures ce qui nous vaut des applaudissements chaleureux des copains allemands à l’arrivée au refuge de Pont Romà à Pollença. Trempés et glacés jusqu’aux os sont mes amis. De mon coté, mes pompes ont bien tenu le coup et je suis juste humide. Douche chaude pour se remettre en forme. Il y a des pompes et des affaires qui sèchent partout mais le refuge est avare de place. Les extincteurs, les rampes d’escalier servent de supports car aucune patère dans les chambres…..Bof !!!!!

Nous sommes en ville et nous n’avons pas pris la demi-pension….pas bêtes !!!! Alors on va se venger des repas merdiques des refuges en s’offrant les meilleurs restos de la ville car nous y restons trois nuits : le Q11 le premier soir. Service attentionné et cuisine excellente un peu gastronomique (Tumbet : genre de moussaka locale – végé) avec un vin bio (2016 un peu trop jeune) pour agrémenter le repas (30€ par personne). Celler de moli pour le lendemain. Cuisine plus simple mais vraiment divine et généreuse. Autre vin bio de 2014 super génial (chef français et encore 30€ par personne, vachement raisonnable). Le troisième soir, diner de tapas au Ca’n Moixet (globalement pas mal sauf les boulettes sans gout mais encore bon vin bio de 2015) sur la magnifique place de Pollença ou règne une ambiance vraiment délicieuse comme les glaces locales de la petite boutique.

7éme jour – Pollença – cool et montée au Puig de Maria

Nous sommes arrivés au terme de la traversée de l’ile par le GR211 et nous visitons la très belle petite ville de Pollença et son cadre. On monte au calvaire, comme tout le monde et dans l’après midi au sommet du Puig de Maria à 325m qui domine la ville. C’est un monastère et lieu de pèlerinage : chapelle gothique, exvotos, cuisine magique et vues splendides. Déjà moins de monde qu’au calvaire car ça grimpe plus sévère ….. Ça suffit pour aujourd’hui.

8éme jour - Presqu’île de Formentor – Calanque de Gossalba et Fumat (334m)

Gros événement sportif de l’île aujourd’hui : les 312 km à vélo qui attire plus de 6500 cyclistes. Oui, vous avez bien lu : 6500 !!!!!!!! Tous ne font pas la boucle totale mais ça fait quand même un sacré paquet de vélos sur les routes qui sont bien sur fermées à la circulation. On s’en fiche un peu car on avait décidé d’aller à pied jusqu’au Port de Pollença et heureusement car le sentier longe la route tout le long et sans les bagnoles c’est vraiment mieux. Il n’y a que le chuintement des pneus et des pignons comme musique…. Mais au port on nous dit aussi que le bus pour la presqu’île ne fonctionne pas à cause de la course. Alors Taxi et Joan nous emmène jusqu’au point de départ de notre rando du jour. Descente jusqu'à la petite plage de galets de Gossalba, remontée par le torrent de les Agulles et enfin grimpette jusqu’au sommet du Fumat d’où la vue est imprenable.

La plage est un petit paradis aux eaux turquoise et transparentes mais la température de l’eau un peu fraiche nous fait reculer (16° ????) sauf Flo qui se baigne. Piquenique et détente.

La remontée par le torrent est splendide et on atteint l’ancien chemin empierré (Cami Vell del Far) pour grimper jusqu’au Fumat, sorte de corne qui domine la presqu’île et qui offre des vues vraiment grandioses sur toute la région : baies de Pollença et d’Alcudia et plus loin encore avec un panorama sur tout le trajet ou presque que nous avons fait. Ça vaut vraiment le détour.

Retour en stop facile jusqu’à Pollença en deux groupes…..génial !!!!

Dernière soirée sur la place avec nos tapas et voila……..

Demain c’est le retour pour tout le monde……mais on revient bientôt car il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur cette île..belle surprise…Hasta luego.

Traversée de l’île de Mallorque par la Tramuntana - GR221 - 6 jours / 100km et 4000m+
Traversée de l’île de Mallorque par la Tramuntana - GR221 - 6 jours / 100km et 4000m+
Traversée de l’île de Mallorque par la Tramuntana - GR221 - 6 jours / 100km et 4000m+
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la taxe de la honte ....................

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:10
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone
Palma de Mallorque et Barcelone

La ville de Palma offre quelques beaux immeubles baroques ainsi que le bâtiment aux belles colonnes torsadées qui a inspiré un autre du même style à Valencia, une cathédrale que nous n'avons pas visité (7€...pfuhhhh!!!!), des délicieuses pâtisseries et des colères bien affichées.

1er mai à Barcelone, touristes en admiration devant la Sagrada Familia et manifestation

Le Canigou couvert de neige sur le chemin du retour vu depuis le TGV

 

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:40
Divorce à la musulmane à viale Marconi – Amara Lakhous - Actes Sud Babel mars 2017 – 220 pages

Christian Mazzari, interprète en langue arabe est approché par les services secrets italiens dans le but de débusquer un groupuscule terroriste qui s’apprête à faire un attentat. Il devient donc Issa, Tunisien et devient un habitué d’une boutique de téléphonie, le « Little Cairo » considérée comme le centre névralgique.

Il débarque à Rome et trouve une collocation à douze tenue par une certaine Mme Vacances qui use et abuse de son rôle de logeuse et en profite pour faire des croisières, y rencontre un groupe d’hommes dont la hiérarchie est bien établie et son chef, un certain Judas, qui lui transmet ses ordres.

Amara Lakhous (né en Algérie) profite de cette enquête pour nous décrire de façon drôle et subtile les diverses facettes du monde musulman à l’aide de personnages parfaitement dessinés. Il y a Sofia/Safia qui parle de sa vie de femme voilée dans un monde de machos et dont le mari soi disant architecte est en fait un simple pizzaiolo, les potes de l’appart qui s’arrangent avec la religion et les règles et tout ce que l’on peut imaginer sur un univers que l’on ne connait pas vraiment. Amara Lakhous se moque de tout le monde et nous nous passionnons pour cette histoire rocambolesque qui va nous surprendre jusqu’à la fin et dans un monde actuel plus que chaotique et cherchant plus à faire se confronter les religions entre elles jusqu'à un point de non retour, le livre de Amara Lakhous vient à point désacraliser les religions et nous décrire celle qui peut nous faire peur d’une manière apaisé et décalée. Vraiment rafraichissant.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:57
Félicité – film franco-sénégalais d’Alain Gomis – 123mn – 2017

Félicité chante dans un bar de Kinshasa, tous les soirs, c’est son métier. Un jour elle apprend que son fils a eu un accident de moto et elle se rend à l’hôpital pour le voir et s’il ne veut pas perdre sa jambe elle doit trouver une grosse somme d’argent. Les jours qui suivent vont être une quête éperdue à la recherche de la somme demandée par le chirurgien. Alain Gomis nous entraine dans une déambulation chaotique à travers les rues de la ville à la suite de Félicité qui va tenter de récupérer ce qu’on lui doit.

Mais ce n’est pas uniquement cela que nous propose Alain Gomis mais bien une plongée dans un univers totalement inconnu qui pourrait se rapprocher à une psychanalyse vaudou. Tout à coup, la musique d’Arvo Pärt surgit lors d’une répétition de l’orchestre symphonique de Kinshasa et notre perception bascule. Dans quel monde sommes-nous ? Et les images où l’on suit Félicité errant dans la nuit, dans ses rêves, nous projettent dans un univers mystérieux et intime. Beaucoup de musiques pour exprimer ces sentiments, celle de Félicité avec sa voix magnifique et son groupe aux rythmes lancinants et envoutants, celle de Pärt qui donne aussi des visions. Tout est lié et peu à peu la vie de Félicité va changer, son regard sur les autres et sur elle-même. C’est un film qui perturbe par deux aspects, la frontalité des images de l’Afrique brutale et la magie qu’elle opère sur notre imaginaire. Tourné au Sénégal, ce film peut-être un peu trop long, offre des moments uniques par la puissance qu’il dégage.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:05
Quelque part entre le col d'Izon et le col de la Trappe (Drôme)
Quelque part entre le col d'Izon et le col de la Trappe (Drôme)
Quelque part entre le col d'Izon et le col de la Trappe (Drôme)
Quelque part entre le col d'Izon et le col de la Trappe (Drôme)

je ne suis pas sur du type de véhicule .......Berna ???? vous pouvez donner votre avis

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 08:02
Saravah – film de Pierre Barouh – 1969/1998 - DVD

Saravah – film de Pierre Barouh – 1969/1998 - DVD

 

C’est une pépite que nous offre Pierre Barouh dans ce film tourné en 1969 à la rencontre de Baden Powell qu’il avait fait découvrir à la France. Ils sont tous jeunes et infiniment beaux et quand on pense que nous sommes sous la dictature on s’imagine ce que cela aurait pu être dans une période normale car certains artistes ont du s’exiler comme Caetano Veloso et Gilbert Gil qui vivent en Angleterre. Mais il reste les autres, Paolinho da Viola, Pixinguinha et Maria Bethania (sœur de Caetano…quelle famille…) qui nous fait vibrer de sa voix magnifique. Pierre Barouh est déjà le plus brésilien des français et parle cette langue magique du pays qu’il a visité dès 1959 après un voyage en cargo. Il nous fait rencontrer les acteurs principaux de cette expression si importante pour les brésiliens : la musique car elle fait partie de tous les moments et jeunes ou vieux, ils communiquent tous par le biais de cet art porté au sublime et accompagné par une boite d’allumettes ou un couteau frotté sur une assiette. Tout simplement rayonnant !!!!!

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:22
Certaines Femmes  réalisé par Kelly Reichard – USA 2016

Dès le premier plan un train de longueur infinie traverse l’écran et nous informe de manière magnifique de l’endroit où nous sommes, perdus dans une immense paysage d’hiver. C’est l’histoire de quatre femmes. Laura avocate harcelée par un client refusant les conclusions de son dossier, et c‘est elle qu’on envoie au charbon quand les évènements se précipitent. Elle aussi la maitresse de Ryan qui est marié à Gina la deuxième femme. Elle est surtout préoccupée à récupérer un tas de blocs de grès qui trainent sur le terrain de leur voisin pour la construction de leur maison. Je la déteste déjà quand je la vois écraser son mégot dans la foret et le cacher dans la terre. Ryan ne l’aide pas beaucoup dans ses négociations. La dernière s’appelle Jamie, palefrenière dans un ranch isolé. Elle tombe amoureuse de Beth qui vient donner des cours aux professeurs du village sur les droits des élèves mais ceux ci s’intéressent surtout à leurs propres privilèges.

Ce film d’une lenteur hypnotique, nous transporte dans un univers lointain et la vie routinière de ces femmes. Les gestes répétés, les rapports avec leur communauté, leur famille, leurs voisins. C’est tout et c’est suffisant tellement Kelly Reichard le fait avec infinie subtilité et délicatesse. Les visages expriment toutes les émotions et nous vivons avec elles tous ces instants si ordinaires et pourtant si importants.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 21:40
Quelques films
Quelques films
Quelques films
Quelques films

Toril de Laurent Teyssier (2015)

Après le suicide raté de son père acculé par les dettes et voyant les terres agricoles menacées, Philippe (Vincent Rottiers, excellent) le plus jeune fils, va tenter de faire revivre l’exploitation. Il va vite s’apercevoir que c’est peine perdue et s’associe avec un gros dealer du coin. Ça marche très bien mais quand on met les pieds la dedans, l’engrenage peut vous broyer. Un film tendu et très nerveux qui montre la Camargue sous un aspect menaçant et ne laisse pas beaucoup de répit.

 

Willy 1er de Ludovic et Zoran Boukherma (2016)

Michel, le frère jumeau de Willy disparait subitement (suicide mais il ne veut pas y croire) alors qu'ils étaient inséparables. Willy décide de quitter le domicile familial où il vit depuis 50 ans et vivre sa vie avec deux objectifs, avoir son appartement et son scooter. Engagé comme manutentionnaire, il va faire la rencontre d’un(e) autre Willy et de la population de Caudebec qui va profiter de sa naïveté. Un film d’une grande finesse sur les rapports humains et la difficulté de vivre avec les autres (l’enfer comme disait Sartre) où les ricanements gras côtoient aussi les moments de grâce. Vraiment très bien.

 

Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2016)

Sur le chemin du retour après une matinée de surf avec ses potes, Simon 17 ans, est déclaré mort cliniquement à la suite d’un accident de la route. A l’hôpital, on parle à ses parents de la possibilité de donner ses organes parfaitement sains à des personnes qui en ont besoin pour continuer à vivre. C’est d’abord le refus puis la compréhension. De l’autre coté on suit la vie ralentie de Claire. C’est la rencontre de ces deux êtres que nous propose Katell Quillévéré dans ce film d’une sensibilité inouïe et d’une justesse absolue. D’après le roman de Maylis de Kérangal

 

L’autre coté de l’espoir d’Aki Kaurismaki – 2017

Après le Havre et l’attention portée à un jeune migrant d’Afrique, Aki Kaurismaki nous plonge dans l’enfer des réfugiés qui quittent la Syrie. Arrivé en Finlande sur un cargo provenant de Pologne, Khaled se voit refuser ses papiers parce que la situation là-bas n‘est pas considérée catastrophique (alors que les images ne montrent que des bombardements). Avec l’aide d’une femme il réussit à s’enfuir et va se faire aider (encore) par le propriétaire d’un restaurant. C’est le monde des humains que nous décrit Kaurismaki, celui de celles et ceux qui croient qu’un autre monde est possible et qu’il ne faut pas toujours obéir aux ordres reçus et ce monde offre l’espoir. Un grand merci à ce cinéaste unique.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 14:31

On annonce une petite cata météo sur le centre de l’Espagne, c'est-à-dire que l’on va passer de 20° à -1. Ebé…..ça promet. Départ tôt le matin pour laisser dormir Olivia (17 mois) le plus longtemps possible car 4 heures de bagnole pour une enfant de cet âge ça peut être pénible. Elle tiendra le coup !

La Provincia de Valencia se révèle magnifique dans un enchainement de forêts et de gorges. En arrivant en Castilla y Mancha, le décor change radicalement ; le plateau est recouvert de cultures dans des verts tout frais qui font exploser la lumière du jour naissant. En s’approchant de Tolède, le ciel s’assombrit comme prévu et il faut mettre les essuies glace…..Oh pôvre !!!!!!

Rentrer dans la ville ressemble à un parcours du combattant car elle est vraiment réservée aux piétons et les voitures ne peuvent circuler que sur un parcours bien délimité. On décharge tout et on redescend sur le parking du bas de la ville.

Tolède est assise sur un immense bloc de granit c’est dire si sa tête est dure……deux ponts pour y accéder protégés par deux immenses portes de chaque coté qui donnent sur des escaliers étroits et sinueux. Facile de comprendre qu’elle était pratiquement imprenable. D’aucuns s’y sont cassés plus que les dents à vouloir la conquérir. Ce n’est pas pour rien non plus qu’elle est le siège de l’armée qui occupe un immense Alcazar et de l’église catholique espagnole mais on y reviendra.

Pour faciliter son accès on a construit des escaliers mécaniques très bien intégrés aux parois rocheuses, sympa pour les plus vieux et ceux qui doivent se déplacer plusieurs fois par jour, en plus, les vues de la campagne alentour y sont magnifiques…

Mais heureusement il n’y a pas que des églises mais aussi des places, des placettes, des rues, ruelles de plus en plus étroites à tel point que l’on peut toucher les murs en écartant les bras. Les quartiers juifs et autres car à l’époque toutes les religions se côtoyaient et vivaient en paix et puis le fleuve Tage qui enserre la ville dans un écrin de verdure et de calme. Alors forcément, tout ça prend du temps à découvrir, à parcourir, à y revenir, à s’y perdre dans le dédale immense de son architecture. Portes cloutées, hôtels particuliers, rues animées (toujours les mêmes envahies des cohortes de touristes et dès qu’on les quitte on se retrouve seul ou presque) Tolède est un enchantement et si je vous dis que les tapas sont offertes à l’apéro et pas que des pauvres cacahouètes mais bien des sandouiches, fromages et autres délices, je pense que vous êtes déjà entrain de réserver votre séjour là-bas et vous avez bien raison.

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Published by didier falleur - dans voyage
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