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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:09
Gimme Danger – film de Jim Jarmusch – 2016
Gimme Danger – film de Jim Jarmusch – 2016

Désir impérieux de musique

Refus obstiné de se plier sous les fourches caudines de la normalité

Ténacité, authenticité, ce pourraient être les caractères de la planète Iggy et les Stooges.

Detroit, plus connue pour ses constructions automobiles de l’époque car aujourd’hui elles ne sont plus qu’un tas de ruines, des jeunes qui se rencontrent et qui font de la musique, leur musique simple et radicale.

25 mots max par chansons et peut-être aussi pas plus de trois quatre accords parfois, l’excentricité en plus.

Jim Jarmusch nous offre un film joyeux, vivant qui retrace l’histoire de ce groupe mythique des années 70 qui donnera naissance à de multiples galaxies avec à la tête un trublion exceptionnel.

Le montage est génial, mélange d’interview d’Iggy aujourd’hui, d’images d’époques, de concerts et les témoignages de ses anciens musiciens (presque tous disparus).

C’est super et ça nous permet de redécouvrir ou de découvrir, pour ceux qui ont raté le coche, une musique hors norme et de replonger dans l’histoire du rock qui continue encore aujourd’hui de marquer les esprits (ouverts).

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 15:08
Le concours – film de Claire Simon – 2017

Le concours dont il s’agit, c’est celui que les prétendants au monde du cinéma doivent passer pour entrer dans l’antre sacré de la FEMIS. 1000 par an pour très peu d’élus, 70 cette année et c’est un grand cru.

Depuis la première épreuve oppressante d’un amphi rempli à ras bord de têtes chevelues et pensantes, un extrait de film et 4 heures pour plancher à la sélection finale, Claire Simon (Ex –Femis elle même) suit les différentes étapes de qualification ou de disqualification passées par les futurs élèves : réalisation, décor, diffusion, tous les corps de ce métier sont étudiés.

On assiste à une sorte de thriller, la tension qui monte, palpable, l’émotion intense, le trac, l’excitation, la panique, l’enthousiasme. Nous sommes avec les jurys, leurs remarques, les prétendantes et prétendants, leurs histoires, leurs yeux qui pétillent ou parfois pas….ça se voit aussi.

C’est un documentaire brillant qui nous permet de pénétrer dans l’intime de cette institution vénérée, pas une école, pas de cours, mais des professionnels de la profession qui viendront tout au long de ces quatre années aider, éclairer ceux qui nous offriront tout le plaisir du cinéma. Merci !

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 14:58
La Cigale le corbeau et les poulets – film de Olivier Azam - 2016
La Cigale le corbeau et les poulets – film de Olivier Azam - 2016

Un corbeau envoie des lettres anonymes accompagnées de balles de 9 mm à l’Elysée et à d’autres membres du gouvernement. Branle bas de combat !!!!

Un village de l’Hérault, une librairie, la Cigale fréquentée par une bande de joyeux gauchistes anarchos militants plus très jeunes dont certains à ATTAC. Cible parfaite ! Un matin ce ne sont pas moins de 50 véhicules et 300 gendarmes et autres Géigéèneux qui envahissent le village et embarquent tout ce beau monde. Coup foireux ! Ce n‘est pas eux. Le coupable, un gars isolé, sera arrêté un peu plus tard. Quelle rigolade…Quelle pantalonnade !!!!!

Mais le film ne s’arrête pas sur cet épisode de la vie du village mais sur le combat permanent mené par ces militants et leurs ami(e)s. Accaparement des terres, exploitation illégale des forêts, éoliennes qui poussent comme des puits de pétrole tout est bon pour se mobiliser et dénoncer les égarements de élus et des services publics ou privés. Ils ne s’avouent jamais vaincus et leurs combats sont récompensés quand le maire se fait déboussoler un peu grâce à leur liste dissidente.

C’est un fervent hommage aux luttes et à l’entêtement de certains qui donne espoir à la naissance d’un autre monde possible.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 17:38
Paris - février 2017 - quelques choses dans l'art et ailleurs
Paris - février 2017 - quelques choses dans l'art et ailleurs
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Paris - février 2017 - quelques choses dans l'art et ailleurs
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Paris - février 2017 - quelques choses dans l'art et ailleurs

Le Palais de Tokyo

Qui se trouve bien dans Paris

Et malgré son nom exotique

N’accueille pas que des chinoiseries

Mais bien des trucs d’aujourd’hui

Comme Taro Izumi ou Abraham Poincheval

Lui je l’avais vu à Arles

Il s’exposait dans une bouteille en plein cagnard

Et visiblement il n’a pas vécu que dans une bouteille

Mais aussi dans un cylindre en alu

Tentant de faire le GR à travers les Alpes

Il acceptait avec gratitude l’aide des randonneurs rencontrés

Pour l’aider à pousser son bazar dans les cotes

Il aussi donné dans le genre fourrure

Pour avoir séjourné une semaine dans les entrailles d’un ours

Mort rassurez vous

Taro Izumi, elle, reproduit, entre autre et à l’aide de structures bidouillées

Le mouvement des athlètes dans leurs gestes les plus invraisemblables

La plus impressionnante est celle qui montre le basketteur dans son envol

Il faut monter à plus de 3.5 mètres pour l’atteindre

Faut dire que le mec fait déjà 2.5 mètres….ça aide

Il ya a aussi des trompes l’œil (Emmanuelle Lainé)

Des machines qui bougent lentement

Des chaises qui sautent toutes seules (Dorian Gaudin)

Et un bel ensemble qui tient son titre d’une œuvre de Brautigan

« Sous le regard de machines pleine d’amour et de grâce »

Pièces en cuivre martelé, tissus qui réagissent à la lumière, vidéos

Sans oublier Marie Mathématique qui nous replonge dans la télévision des années 65

Dim Dam Dom avec des chansons de Serge Gainsbourg sur des dessins de JC Forest

C’est un pur régal de nostalgie et on se dit que la télé d’aujourd’hui est loin d‘offrir cette poésie

http://www.ina.fr/video/CPF07004015

Mel O’Callaghan propose un ensemble de pièces puissantes

Emmanuel Saulnier et Anne Le Troter m’ont laissé indifférent

Mais je suis tout de même resté quelques heures à déambuler dans ce dédale

Pas question de s’arrêter là

Le soir concert à Radio France festival Présence

Orgue au programme :

Jean-Louis Florentz…..à chialer tellement que c’est beau
Les Laudes, op.5, extrait : « Harpe de Marie » (Arganona Mâryâm) : une danse sacrée
Olivier Messiaen…..faut s’accrocher mais la montée chromatique est impressionnante
Apparition de l’Église éternelle
Kaija Saariaho….duo orgue/violoncelle…..ouf, c’est doux et apaisé
Offrande (CM)

C’est fini pour aujourd’hui.

Le lendemain encore quelques trucs à voir

Des photos d’un belge qui ne m’étonnent pas

Des pigeons, des visages, le nord mais il faut avouer qu’elles datent de 20 ans

Plus loin, Hôtel de Retz, Alighiero Boetti, arte povera, rétrospective

Des tableaux au stylo bille

Des cartes du monde, des avions et des broderies

Mais exécutées au Pakistan avec parfois l’ordre qu’aucune couleur ne se touche

On pourra y voir les pays qui deviennent d’autres pays

Des couvertures de journaux retravaillées au crayon

Dans d’autres rues

D’autres galeries, je pousse la porte et j’observe

Des néons c’est juste 26500 boules la suite de couleurs

C’est élégant mais c’est un peu cher et ça éclaire pas beaucoup

Ailleurs c’est quelconque

Du coup je suis à Bastille et je rentre à pied

J’aurais fait 16 kil dans Paris aujourd’hui

Pour terminer la soirée et ce séjour parisien

Rien de moins que le film de Jim Jarmush sur les Stooges

Une bouffée d’énergie et de vie dans le monde formaté (déjà) de la musique

Merci Iggy……

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 13:57
Hervé Le Corre – Prendre les loups pour des chiens – 318 pages - Rivages  – décembre 2016

Frank sort de prison après y avoir passé 5 années à la suite d’un braquage. Son frère s’en est sorti avec le butin mais il n’a pas dénoncé son comparse. Il est accueilli par sa compagne qui l’emmène dans le camp un peu zone où elle habite avec ses parents. Son frère semble être parti en Espagne pour régler des affaires.

Peu à peu va s’installer une atmosphère lourde car toutes les choses ne sont pas vraiment dites et cette fille passe de douceur en violence sans prévenir et cette petite fille qui traine dans ce foutoir…..qui ne parle pas beaucoup mais qui aime bien Frank et puis le chien, genre molosse dont il faut tout le temps se méfier et puis les parents, un père qui maquille des bagnoles et une mère sournoise. Frank ne pense qu’à quitter ce milieu horribles mais à chaque fois, un évènement l’en empêche.

Herve Le Corre manie la langue d’une manière précise et formelle pour nous décrire un univers hyper glauque et sans rien dévoiler nous entraine petit à petit dans des rebondissements incroyables. Frank tente de sauver sa peau et celles de ceux qu’il aime mais rien ne se fait comme prévu et les chapitres le plongent au fur et à mesure dans une spirale vertigineuse. Un fort sentiment de malaise s’installe mais il faut passer outre pour savoir la vérité. Ça se passe autour de Bordeaux où les plages et les lieux de vacances n’y sont pas toujours des endroits de sérénité. Balèze !!!!!

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:26
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
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La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
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La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie
La vie en couleurs de Tarascon à Sète - CRAC / Johan Creten - Nicolas Fenouillat /// MIAM - Hervé di Rosa, En toute modestie

Nous habitons tout de même une région magnifique

Que si elle n’était pas infestée de fachos et autres fanatiques

On pourrait vraiment penser qu’elle ressemble au paradis

Le train à 1€ qui vous y transporte

A condition bien sur de s’y prendre un peu à l’avance

On met le vélo dedans et on va se promener où on veut

On revient le soir et on a l’impression d’être parti loin en voyage

Une journée à Sète pour deux expos

Johan Creten (La traversée) accompagné de Nicolas Fenouillat

Iron Man ou une déclinaison d’un solo de batterie de Black Sabbath…..on appelle ça du Heavy Métal

Puis traversée du canal pour un autre voyage au MIAM où Hervé di Rosa expose des amis qu’il affectionne

Dans un archipel appelé ‘En toute modestie’

Mais nous avons un peu de temps alors on va piqueniquer sur la plage

Avec les vélos ça ne prend pas longtemps

Ça vous dit un 8 février et à l’abri du vent

Je suis sur qu’avec un grand soleil le lieu serait animé

Là on est tout seul ou presque à part quelques oisifs qui promènent leur chien

Retour en ville

Johan Creten est un céramiste flamand mais pas que

Il travaille le bronze et la résine aussi

Déambulation magique au milieu de pièces toutes aussi splendides les unes que les autres

On pense bien sur à Palissy, aux épis de faîtage, et à plein d’autres choses

Tant les représentations sont liées à des symboles ou des images puissantes

J’y serais bien resté des heures en plus car il est très rare de voir la céramique présentée de manière si forte

À l’étage, Nicolas Fenouillat présente trois pièces sous forme de vidéos

Iron Man ou l’interprétation personnelle d’un solo de batterie de Black Sabbath - http://nicolasfenouillat.com/portfolio/promenade-avec-lamour-et-la-mort/

C’est pas le même morceau mais c’est pas grave, l’esprit est là

Une vidéo autour d’une pièce de Cage : Silence. Deux muets échangent dans une chambre acoustique dans le langage des signes - http://nicolasfenouillat.com/portfolio/silence/

Une autre met en scène cent métronomes posés devant des tombes. Chacun a son propre rythme. Hommage à une pièce de Ligeti. https://vimeo.com/171395739

Ouf…..après ça if faut un temps pour respirer

À vélo pour rejoindre le MIAM

Dès l’entrée, le ton est donné,

Un mur entièrement recouvert de DoNotDisturb

Dans toutes les langues et sous toutes ses formes et de tous les âges

L’expo est un mélange de peintures, sculptures, dessin, peluches d’une grande réjouissance

On navigue dans ces univers avec l’étonnement d’un enfant découvrant des nouveaux jouets

Voici le texte de présentation du musée…………..

Pensée comme un portrait en creux d’Hervé Di Rosa, artiste et directeur du MIAM, l’exposition EN TOUTE MODESTIE – Archipel Di Rosa réunit les œuvres d’artistes issus d’un panthéon personnel (Jérôme Bosch, Henry Darger, Pierre Molinier), celles de ses contemporains (Eugène Leroy, Jean Dubuffet, Peter Saul, ORLAN), mais aussi les œuvres d’artistes qui poursuivent, étirent et réactivent les arts modestes (Lucien Murat, Agathe Pitié, Sarah Tritz). Les œuvres créent des passages entre le passé et le présent, entre les cultures, les géographies, les formes et les langages. L’exposition s’articule comme un archipel, généreux et foisonnant, au sein duquel dialoguent les arts modestes et l’engagement d’un artiste.

Vous avez tout le temps d’y aller c’est jusqu’au 17 septembre.

Une heure avant le départ du train nous décidons de rejoindre Frontignan à vélo par le chemin sur j’ai repéré. Des extra terrestres y sont attendus....

La vie est magnifique vous ne trouvez pas ?????

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 08:48
Trois films de Lionel Rogosin : On the Bowery (1956) - Come Back Africa (1959) - Good times, wonderful times (1960)
Trois films de Lionel Rogosin : On the Bowery (1956) - Come Back Africa (1959) - Good times, wonderful times (1960)
Trois films de Lionel Rogosin : On the Bowery (1956) - Come Back Africa (1959) - Good times, wonderful times (1960)
Trois films de Lionel Rogosin : On the Bowery (1956) - Come Back Africa (1959) - Good times, wonderful times (1960)
Trois films de Lionel Rogosin : On the Bowery (1956) - Come Back Africa (1959) - Good times, wonderful times (1960)

On the Bowery

 

C’est le nom d’une rue de NY. En 1956, c’est un lieu à part, ni oublié ni de non droit, tout simplement une rue où des pauvres vivent, des hommes surtout sans travail, sans logement ou très précaires. On y suit Ray, un cheminot qui revient d’un chantier à Jersey. « Ouais, les lits sont propres et c’est moins dur qu’ailleurs ».

Le petit pécule qu’il a gagné va vite partir en coups offerts aux autres biens contents de profiter du gars et il se retrouve vite sans rien lui aussi. Recherche de travail, galère, errance et alcoolisme.

Mélange de documentaire et de fiction, la caméra de Rogosin s’insinue dans ce monde de misère sans jamais proposer autre chose que la réalité brute et à part trois acteurs tous les protagonistes sont les propres habitants du quartier. Dans ce pays qui se vante d’être le plus puissant du monde, Rogosin filme les laissés pour compte et si l’esthétisme du noir et blanc est somptueux, les images puissantes laissent le gout amer de la misère et de l’alcoolisme. On reste abasourdi par ce témoignage.

 

Come back, Africa

Raconte la vie de Zacharia qui, obligé de quitter son village et sa famille, se retrouve à Johannesburg en quête de travail. Il va se trouver confronté aux lois des blancs qui l’empêchent de vivre dans la ville sans droit de résidence. En attendant il se fait embaucher comme mineur, puis homme de maison et ouvrier dans un garage. Rogosin filme en cachette les masses d’ouvriers sortant du train pour travailler en ville, le racisme permanent, l’exploitation, la misère dans les townships. Il nous fait entendre la voix de minorités, ouvriers, intellectuels et artistes comme l’apparition magique de Miriam Makeba. Lionel Rogosin laisse ainsi un témoignage unique de ce pays vivant sous l’apartheid.

 

Good times, wonderful times

Ayant du fuir son pays pour avoir combattu la bombe atomique et s’être fait traiter de pro russe, Rogosin se retrouve en Angleterre et filme une soirée mondaine de Londres où des gens, plutôt jeunes, dansent et picolent abondamment. On se trémousse sur des airs yéyés, on parle de tout on parle de rien mais on a des avis sur tout avec ce détachement incroyable de la bourgeoisie branchée de l’époque.

« La guerre, les meilleurs moments de ma vie ». disent des anciens de la grande…..

« Une guerre, ça équilibre la population ». Des jeunes…..

Et à chaque fois qu’une telle ineptie est dite, Rogosin montre des images des atrocités des combats, des enfants, des camps, des soldats congelés sur le front russe. Deux années de recherches d’images pour la plupart inédites pour contrebalancer d’une manière définitive (on espère) les amateurs de sensations fortes. Pour terminer, des images d’Hiroshima et le discours de Martin Luther King au Capitole : »I have a dream ».

Bertrand Russel, ardent combattant de la bombe, apparait aussi. Un film radical qui n’a pas été possible de voir à l’époque mais qui a été montré dans des nombreux campus et à aidé à la prise de conscience de la jeunesse sur l’ignominie des guerres. On reste totalement halluciné par les propos de cette société londonienne et par les images chocs que Rogosin a compilés tel un flot d’horreurs et de folie collective. Indispensable !!!!!

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:43
Savoir enfin qui nous buvons – Sébastien Barrier – l’art de la parole et l’art de la vigne
Savoir enfin qui nous buvons – Sébastien Barrier – l’art de la parole et l’art de la vigne
Savoir enfin qui nous buvons – Sébastien Barrier – l’art de la parole et l’art de la vigne

La jauge est faible, par plus de 100 personnes ce soir, normal, nous envahissons la scène et non plus les gradins du théâtre. Des tables et devant nous, un bar ou trônent quelques bouteilles de vin, un micro, une guitare négligemment abandonnée par terre. Le comédien est déjà là, qui blague avec les spectateurs et quand tout le monde a l’air de s’être installé commence à raconter des histoires. On nous sert d’entrée un pétillant rosé, pour la mise en bouche. Sur les tables, quelques olives, fruits secs et autres zakouskis.

Ça ne parle pas tout de suite de vin mais ça parle. Peut-être un peu trop de lui et dans ce cas cette ‘conférence’ perd un peu de sa force, cela devient anecdotique et drôle sans plus. En revanche, quand Sébastien Barrier parle des ces vignerons et de leurs vins, là je dis merveilleux car c’est la passion qui l’anime, qui les anime tous. Passion de la terre, des jolis raisins qui vont faire un joli vin naturel et le tout bien sur sans chimie car tous ces vignerons sont depuis longtemps, venus ou revenus vers une agriculture qui prend soin de la terre, de ses fruits et donc d’eux-mêmes car ce sont les premiers à boire ce qu’ils produisent et ils en boivent forcément et pas qu’un peu parfois comme Sébastien Barrier d’ailleurs qui ne recrache pas trop ce qu’il ingurgite.

Accompagné par une photographe aussi talentueuse que jolie, il a parcouru la vallée de la Loire de son embouchure à quelques 300km en remontant dans les terres ; le programme aurait pu se dérouler comme prévu mais c’est sans compter sur les aléas des agendas de chacun, des oublis des autres et ils auront parcouru plus de 2500km en allers et retours remplis d’histoires aussi magnifiques que les vins qui y sont produits.

Dans une délicieuse foutraquie, S. Barrier nous emmène dans un voyage où les mots en ‘tion’ sont majoritaires : filtration, maturation, décoction, fermentation, surtout pas de chaptalisation et pochtronisation…..sans oublier le mot lien de la soirée ; passion. C’est un long moment (5h30) d’échanges, de pensées vagabondes, de folies et d’envol de chat (Wee-Wee). Expérience unique en son genre que je préconise sans modération.

Vignerons et Vigneronnes

Marc Pesnot

Agnès et Jacques Carroget

Jérôme Lenoir

Agnès et René Mosse

Pascal Potaire et Moses Gadouche

Thierry et Jean-Marie Puzelat

Noëlla Morantin

Photographies

Yohanne Lamoulère

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 21:32
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz
L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz

L'ART - Le 104, Le LAB14 et le Centre Culturel Canadien - Angela Grauerholz

Les moteurs
Les moteurs
Les moteurs
Les moteurs
Les moteurs

Les moteurs

La Thérapie
La Thérapie
La Thérapie
La Thérapie
La Thérapie
La Thérapie

La Thérapie

La ville change sans cesse

Le quartier du 17° évolue à vitesse bobique

Boutiques branchées, bars, brasserie et boxe

L’avenue de Clichy reste identique à elle-même

Avec ses boutiques de produits bradés et d’électronique bon marché

C’est encore une frontière naturelle

Pour combien de temps ?

Vendredi, je rends visite à mon ami Claude

Il fabrique des enceintes

Rien à voir avec le monde aseptisé de la Mp’trouille et autre compréssures

Ici le son est pur

Réserve aux puristes

Puis je retrouve C au 104

Pour une expo de jeunes photographes européens

Petite marche dans un Paris méconnu

La halle du 104 est envahie par des artistes

Circassiens, rappeurs, jongleurs, danseurs de tout poil

Tout le monde s’entraine au chaud dans une ambiance joyeuse

Nous restons un long moment à observer cette belle assemblée bigarrée

L’expo nous offre quelques beaux clichés

Samedi, passage au marché bio des Batignolles

Je manque de m’étrangler à la vue des prix affichés

3.20€ une scarole et 41€ la tome de brebis

Oufti !!!!

« Oui mais les loyers sont chers à Paris » me rétorque-t-on

« Vous ne venez pas de Bourgogne ? » réponds-je

Je ne vois pas le rapport

Dans l’aprèm, je rejoins d’autres amis pour une exploration du LAB14

Un immeuble de la Poste est temporairement prêté à un collectif d’artistes

Qui l’ont donc investi

Murs, bureaux, salles diverses transformés en galeries autonomes

Styles aussi différents que possibles

Le monde de la BD, de la SF, de la photo se côtoient dans un mélange réjouissant

Diner à l’académie de la bière autour d’une moules/frites/bières

Bof, c’est plus ce que c’était en plus y’avait plus de St Feuillien au fût

Misère !!!!!

Dimanche, petit café dans le quartier

Jeunes et branchés

Faut quand même demander de baisser la musique (très moyenne)

Pour ne pas avoir à parler trop fort

AM, balade dans la ville, rue de la Boétie pour une expo photo

Qui s’avère être fermée

Remonter les Champs Elysées envahis par une masse noirâtre de touristes

Pas de couleurs

Et ça sent le graillon

La salle Pleyel a troqué ses orchestres philarmoniques

Pour de la variété bas de gamme

Ses murs laissent couler des larmes d’amertume

Lundi, marche dans la ville

Expo photo au Centre Culturel Canadien

Angela Grauerholz expose des grands formats d’intérieur (mouaifff)

Mais aussi des livres brulés dans un incendie et ça c’est mieux

De la fenêtre, je regarde l’esplanade des Invalides

Les poignées sont dorées

Rue de l’Université, Palais Bourbon

La place semble un îlot hors de portée

Dans les restaurants alentour

Les gens assis en train de manger ne sont pas de notre monde

Le bleu, mais pas de travail, le gris ou le noir

Y sont légions comme les cravates et les tailleurs bien coupés

Les écharpes en cachemire négligemment enroulées autour du cou

La certitude de vivre du bon coté de la barrière

Ils sont censés s’occuper des gens mais sont bien plus occupés à régler leur propre vie

Raspail, 6° puis 5° Pont de Sully

Je traverse la Seine pour rejoindre La Bastille

La mairie de Paris vient de décréter une augmentation de 20% de la taxe sur les résidences secondaires

Plus de 100 mille logements sont vides

Et il parait beaucoup justement dans l’île St Louis que je traverse

C’est sur, c’est à la portée de toutes les bourses de se loger ici

Marais, musée Picasso, boutiques, touristes

Bd Beaumarchais, visite à un ancien collègue de Levallois Motos qui travaille ici

Chez Daniel

Je termine la journée avec une bière d’Aubrac dans un bar sympa

« Julien, un allongé s’il te plait ».

Bon, je rentre à la maison

A paris je tourne un peu en rond

Ça manque de montagne(tte) et de thym dans tous les coins

De romarin aussi

Et ce mistral qui dégage la pollution

Même si parfois il nous prend le chou

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 12:23
La chevauchée des bannis (Day of the outlaw) – André deToth – Usa 1959
La chevauchée des bannis (Day of the outlaw) – André deToth – Usa 1959
La chevauchée des bannis (Day of the outlaw) – André deToth – Usa 1959

La chevauchée des bannis (Day of the outlaw) – André deToth – Usa 1959

 

Alors qu’un cowboy (Robert Ryan), désespéré de voir la terre qu’il a conquis depuis 20 ans se transformer en prison cerclée de fils de fer barbèles, se prépare à un duel avec les fermiers locaux, un bande de malfrats en fuite fait irruption dans le saloon et prend tout le monde en otage.

Menée par un ancien capitaine de cavalerie (Burl Ives), ils sont bloqués par la neige chargés de l’or fauché à l’armée.

André DeToth nous offre un huis clos éprouvant dans un western au style particulier, la neige offrant un décor oppressant, grâce à des personnages solidement incarnés. Robert Ryan, solitaire qui va trouver dans la défense des fermier un moyen retrouver un sens à sa vie, Burl Ives dans le rôle du chef de bande qui tente de contrôler ses lascars à cran en empêchant tout débordement tant alcoolique que sexuel avec les femmes du village.

Un pacte va se faire entre les deux hommes tout en sachant d’avance où ce pacte va les conduire.

C’est un film magnifique, sans coups de feu en trop mais tout en tension permanente. La scène du ‘bal’ est un chef d’œuvre de cinéma avec une caméra tournant sur elle-même et captant des visages proches de la folie.

Bertrand Tavernier le dépeint comme essentiel dans le genre et je suis tout à fait de son avis. A voir pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Vraiment !!!!

Ah oui, il y aussi une certaine Tina Louise qui met sa part de feu au film.....

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