Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:26

Retour à Valencia

 

Encore une fois, je me suis réveillé 5mnn avant la sonnerie. Qu’est ce qui déclenche donc cette alarme intérieure ? Je ne sais pas mais cela m’arrive fréquemment. Préparatifs et marche maintenant trop connue pour rejoindre la gare.je passe saluer mes amis de la boulangerie. Le train est à l’heure et pour 1€ m’emmène jusqu’à la frontière espagnole. Quand je dis ça aux gens ils ont du mal à me croire. Tout va pour le mieux. Légère brume dans la plaine et on distingue au loin la tour que se fait construite la reine Hoffmann avec l’aide de Frank Gehry. Elle est pourtant à plus de 15km. 3h30 plus tard je suis à Portbou. Une heure d’attente pour le prochain et Barcelone. Des touristes anglais, portugais et allemands qui font le va et vient sur le quai avec leurs valises à roulettes : clang, clang, clang, clang…..à l’infini. Mon sac à dos ne fait pas de bruit.

Le régional est presque vide mais se remplit et se vide au gré des arrêts. Gérone me replonge dans l’histoire de Zarco que je viens de finir. Il va falloir que je visite une fois cette ville maintenant que je la connais par l’écriture. Dans le train, il m'arrive un truc étrange. Je dors et quand je me réveille, je ne sais pas du tout où je suis et j'ai l'impression de revenir à la vie après une courte mort. J'aurais pu disparaitre pendant ce court moment d'absence et je ne me serais aperçu de rien.....c'est la première fois que j'ai cette sensation. Mais la vie continue bien.

Barcelone un peu plus de deux heures pour 170km et j’ai une heure devant moi avant le prochain pour Valencia. Je m’installe sur un banc. Deux jeunes beurs français se font emmerder par la police, toute une troupe armée autour d’eux. Nos regards se croisent un peu accablés par le dispositif. Des questions, encore des questions et où et comment et pourquoi et alors ???? On les laisse enfin tranquille. Ils me disent qu’ils se sont fait contrôler au moins 10 fois durant leur court séjour dans la ville. Je me demande si Barcelone n’a pas institué le récépissé de contrôle. Je leur en parle.

Dernier train, je me cale un programme de jazz pas trop dégueu avec les écouteurs donnés par la RENFE pour fuir une discussion un peu trop animée d’un groupe de femmes qui viennent à Valence pour les Fallas. 200km/h max pour ce Talgo. Trois heures.

Valence, tout le monde descend ou presque. On m’attend.

 

Je reviens dans la ville pour mes amis bien sur et aussi pour Las Fallas, grande fête populaire qui consiste, le dernier jour, à bruler d’immenses constructions sensées représenter la vie locale, les critiques envers la politique et autres malfaisants ; on célèbre aussi des moments forts de l’histoire (Prise de la Bastille) ou des contes. C’est plus ou moins réussi mais parfois assez pas mal même si les figurines se ressemblent toutes à la fin car peintes dans des couleurs pastels identiques. Il est vrai que ce sont à peu près les mêmes artistes très connus qui les fabriquent d’où le résultat final. On commence à rencontrer des Fallas expérimentales qui présentent des sujets plus d’actualité : les différents genres humains par exemple ou les dérives du capitalisme. De plus elles sont souvent construites en bois ce qui atténue la catastrophe écologique locale due au feu mis au polystyrène. Valencia doit être à ce moment la ville qui concourt le plus à l’émission de carbone…….Ah mais quel dégât !!!!!!!

Les soirées se terminent aussi par un grand feu d’artifice qui dure plus de 15mn dans un flot ininterrompu de couleurs et de bruit qui attire une foule immense sauf le dernier dimanche où se sont les Fallas qui brulent (la cremà) sans omettre de fêter l’évènement par d’autres feux d’artifices locaux. Les Valenciens ne rigolent pas avec ça. Des Fallas à tous les coins de rues, qui commencent vers minuit par une mini Mascletta puis le feu d’artifices et enfin la mise à feu. Les flammes peuvent monter à plus de 20 mètres et les pompiers arrosent les murs des immeubles pour les refroidir. Ça se répète à l’envie dans tous les quartiers pour finir par l’embrasement de la plus grande Fallas de la ville qui se trouve toujours sur la place de la ville (Ayuntamiento). Cette année, c’est une immense fusée qui est sensée représenter l’avenir de l’humanité (en bois) mais il y a tellement de monde que c’est inaccessible même deux heures avant et c’est prévu vers 1h30 du matin……c’est dingue ce truc !!!!

La ville est entièrement fermée à la circulation, les piétons y sont rois et s’y promènent tranquillement dans une ambiance vraiment décontractée, c’est familial (il y a même des Fallas infantils) même si ça picole un peu. Les verres dans les mains font plus ou moins deux litres mais pas d’ivrognes dégueulant partout comme on peut voir dans les férias locales.

Un peu avant, nous avons passé un moment à l’intérieur d’un musée pour la présentation d’une Fallas expérimentale comme une grande cage ajourée aux symboles de la ville construite sur le lieu où se tient la concentration de Burning Man dans le désert du Nevada. Bière gratuite et musique branchée comme la foule interlope qui vient se montrer. Pas mal comme hors d’œuvre le chic consistant à boire sa bière serré les uns contre les autres à l’intérieur de la structure. Bonne ambiance.

Toute la nuit les pétard résonnent et parfois explosent à vos pieds ; on sursaute de trouille mais on a surtout envie de baffer les petits cons qui s’amusent à ça même si ça fait partie du jeu. Il y a aussi des illuminations de rues mais c’est les italiens qui s’en chargent….ou pas car rien ne s’est passé Calle de Cuba comme prévu….mais il parait que c’est aussi très emocional. Encore une grande marche de trois heures dans la ville en fête. Valencia est unique et le monde entier vient pour ça.

 

Le mardi suivant je retourne en ville qui a repris son rythme habituel : voitures dans les rues et piétons sur les trottoirs mais elle reste une ville calme. D’abord le musée de la CCCC (Centro del Carme Cultura Contemporània) ou je retrouve le cube de Burning Man et j’en apprends un peu plus sur cette manifestation où se rassemblent des gens et des propositions alternatives dans une ville éphémère qui disparait aussi vite qu’elle est apparue. On vit à poil ou déguisés et on se déplace à vélo ou dans des engins bizarres.

Le musée est installé dans un ancien couvent (carme) propose des œuvres d’artistes espagnols sur une quarantaine d’années. C’est …très…contemporain….une approche féministe évidemment avec « Le néant et un lieu où se réfugier » dans une première salle où j’ai apprécié le travail d’une femme qui expose des photos de moitiés de

visages juxtaposés dans des années différentes. Déambulation lente … des tubes de métal où l’on a incorporé des petits haut-parleurs évoquent un univers magique : plus on s’approche, plus les sons deviennent rapides et changent de tonalité. Dans l’ancien dortoir, bel espace consacré à l’architecture avec un beau film de Dyonisio Gonzales sur les favelas de SP. Deux photos mêlent des cahutes de fortune avec des structures contemporaines. Très réussi. Ensemble globalement intéressant sans pour cela ressentir une grande découverte. Je me demande toujours ce qui restera des œuvres de ces artistes dans le futur. Trop d’œuvres, trop d’artistes ? Non je ne peux pas dire trop de créations même si elles sont éphémères.

Dans la ville les hommes démontent les décors, font disparaitre les traces résiduelles. Les italiens récupèrent leurs cascades de lumières. Les balayeurs balaient, les éboueurs vident les poubelles qui débordent. Je trouve une seule carte postale qui fait référence à la Mascletà de la place de la mairie mais sans beaucoup de fumée. C’est vrai qu’une carte postale de fumée ce serait peut-être un peu trop conceptuel au regard des gens……

Suite de la visite avec passage obligatoire à l’IVAM (Institut Valencià de Art Modern) qui propose toujours de expos de très grande qualité et cette année ça ne rate pas avec « Perduts en la ciutat » ou « La vida urbana en les col.leccions de l’IVAM » avec les thèmes suivants : Fascinaciò per la metropolis (Lee Friedlander….), deambulacions urbanes (Horacio Coppola….), espais banals (John Baldessari, Errò…..), deconstruit la ciuta (Rauschenberg, Alberto Greco….), paisatges globals (Ian Wallace, Thomas Ruff…..) et encore et encore photos (Parr, Crowdson…), maquettes, films (Wharol)….. C’est impressionnant et je reste un long moment à comprendre tout ce que l’on me propose… c’est bon pour aujourd’hui……Demain on part à Tolède, on y annonce -1°. Merde…ici il fait 20…..

Ah, j'ai oublié de vous parler de ma visite au MUVIM, un autre musée génial de Valencia. Cette fois ci, une expo des photos de Tot Centelles sur la guerre d'Espagne. On peut y rencontrer La Capitana, Durruti, Malraux, Georges Orwell et voir aussi comment les français ont accueilli leurs voisins espagnols en les enfermant dans des camps à Bram. On dirait bien que ça continue aujourd'hui.

 

ouverture officielle des Fallas de Valencia - la Mascletà de la place de la mairie

Dernière soirée à Valencia avant de repartir. Carmen est mon guide et m’emmène vers le port où je ne suis pas retourné depuis ma première visite il y quelques années. On peut y voir les restes inanimés des magnifiques bâtiments ayant servis à la Coupe America ce 2007 : vides…….comme les hangars ou on peut encore lire le nom du defender : Alinghi. Une quille abandonnée près d’une coque c’est tout. Ça fait quand même beaucoup d’argent gaspillé pour un évènement qui a duré un mois au plus…..heureusement le lieu a été de nouveau choisi en 2010 mais maintenant le port est vide et les installations abandonnées.

Nous allons nous perdre dans les rues du quartier, maisons décorées de faïence qui résistent au modernise outrancier de l’Espagne. Quartier gitan un peu déglingué ça ressemble à Beaucaire. Halte dans deux bars branchés Lapaca et La Peseta : femmes aux tatouages visibles et monde interlope mais contrairement à Tolède, les tapas ne sont pas gratuites seulement les tapitas…dommage….mais on va s’en contenter.

Adios Valencia…..hasta la proxima…..

Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales
Valencia 2017 - Fallas - Tot Centelles la ville et ses fresques murales

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by didier falleur - dans voyage
commenter cet article
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:17
Les lois de la frontière – Javier Cercas

Les lois de la frontière – Javier Cercas

Traduit de l’espagnol par Elisabeth Beyer et Aleksandar Gruijicic – Actes sud 2015 – 412 pages

 

Un ado (le binoclard) de la petite bourgeoisie de Gérone en conflit avec sa famille et souffre douleurs de sa classe décide de s’encanailler en intégrant une bande de jeunes voyous menée par un certain Zarco. La fille de la bande, Tere, ne le laisse pas indifférent et n’est pas pour rien dans ce choix.

Pendant la période de vacance de cet été 74, le groupe va passer de petits larcins, vols à la tire et vol de tires à un univers plus dangereux comme le braquage de banques, faciles à cette époque où la surveillance était quasi inexistante. Tout va s’arrêter brusquement avec l’arrestation de Zarco à la suite d’un braquage qui foire et le démantèlement de la bande mais les conditions de cette arrestation resteront floues très longtemps. Qui a prévenu la police qui attendait planquée dans un coin ?????

30 ans après, le binoclard est devenu un avocat de renom et va se voir demander par Tere de défendre Zarco qui croupit dans les geôles espagnoles depuis tout ce temps.

Cañas accepte voyant ainsi l’occasion pour son cabinet de devenir célèbre en défendant un cas quasiment improbable.

Javier Cercas installe un processus de conversations entre les différents protagonistes de toute cette histoire : le directeur de la prison, l’inspecteur qui a mené l’enquête et fait arrêter Zarco, Tere, la propre femme de Zarco et Gérone deviennent les acteurs qui témoignent de cette période mouvementée à la sortie de 40 années de dictature franquiste.

Ce procède rend passionnant les échanges entre les personnages et nous permet de pénétrer dans l’intimité de chacun, leurs questionnements, leurs doutes dans l’authenticité des témoignages. Chaque chapitre nous dévoile une face nouvelle de l’histoire qu’elle soit du passé ou du présent et décrit toute la complexité des rapports humains. Passionnant….

Repost 0
Published by didier falleur - dans lectures
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 18:14

C’est pas la porte à coté

En train je mets presque 6 heures

Je flippe un peu car 15mn de changement à Marseille

C’est juste mais ça passe ouf !!!!!!!!!!!!

Presque personne

Un contrôleur qui ne contrôle rien

Des gens qui montent et qui descendent

C’est le rythme du voyage

Puis les montagnes arrivent avec leurs blancheurs

La magie opère tout de suite

On sait pourquoi on vient ici

A Briançon le car est là qui attend

Chantemerle à portée de main

Je retrouve Florence

Les filles arrivent plus tard dans la nuit

Les journées qui suivent sont partagées entre le ski pour certaines

Et la rando raquettes et chaussures pour les moins

Chacun fait ce qui veut

On se retrouve le soir autour d’un bon repas

On se raconte nos histoires et nos exploits

Monter à 2400 pour les uns en s’enfonçant dans la neige

Perdre et retrouver la trace pour atteindre presque le col du Granon

Fermer les yeux dans le télésiège de la mort pour certaines

Descendre les pentes enneigées en zigzagant

Déjeuner et sieste dans l’herbe

Ou déguster une tarte aux myrtilles dans un restau d’altitude

C’est selon

Le lendemain découverte de la vallée de la Clarée pour les uns

Et parcourir d’autres pistes pour les autres

Névache et Serre Che offrent une multitude de possibilités

Et ce n’est certainement pas en une fois que nous irons partout

C’est déjà prévu de revenir

Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che
Week end à Serre Che

pour les ceusses à pied

1er jour : montée au col de Granon (2380m) depuis Chantemerle AR - 14km et +1000m
2éme jour : Refuge de Combe Laval (2030m) depuis Névache AR - 21km et +500m
3éme jour : Le Serre Barbin - Le Puy Freyssinet  (1980) et retour - 7km et +600m
Repost 0
Published by didier falleur - dans randonnées
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 18:11

J’ai fait du stop entre Arles et Tarascon

Je m‘attendais au pire

Plutôt je m’attendais à la déception

Hé bien non

Enfin pas tant que ça

Laissé par le bus à un carrefour

Le chauffeur s’est arrêté pour moi

J’ai marché jusqu’à la route et j’ai tendu le pouce

De bagnoles en pagaille avec personne dedans

C’est normal c’est la norme

Et ça ne m’étonne pas plus que ça

Après le pouce je fois des doigts…d’honneur

Un énorme camion freine et le gars me dit de monter

J’en crois pas mes yeux

Grimper c’est vraiment le terme car la cabine est à 20 mètres de haut

Et je n’exagère jamais vous savez bien

Et avec le sac à dos ça ressemble à une montagne

Le mec me dit : » j’ai vu les bâtons de marche »

Il me raconte sa vie durant le petit parcours

Tous les détails, les horaires, les trajets

Ce mec a vraiment envie de parler

Le camion est chargé de 30 tonnes de gravier

Mais les 500cv du berlingue font le travail sans sourciller

J’ai passé 15 minutes avec lui mais c’est comme un grand voyage

Au carrefour avec St Rémy il me laisse

Deuxième tronçon

Encore pareil

Des gens seuls en bagnoles et bien sur on ne s’arrête pas

Ça peut salir la moquette

Et puis une 106 pourrite

vitre cassée

Carrosserie défoncée

Un jeune beur qui s’arrête

Et qui me dépose dans Tarascon

Et même fait un détour pour moi

Vraiment sympa

Il m’a dit qu’il faisait du stop plus jeune quant il ratait le bus pour aller au collège

Voila 1heure pour 15km mais une sacrée expérience

Une expé en pays sudiste mais qui peut aussi modifier les impressions

Le voyage c’est toujours comme ça

On ne sait jamais d’avance

Repost 0
Published by didier falleur - dans poésie en marche
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:07
Un paese di Calabria  - Documentaire de Shu Aiello et Catherine Catella – 2017 – 1h31

Un paese di Calabria - Documentaire de Shu Aiello et Catherine Catella – 2017 – 1h31

 

Riace, petit village de Calabre subit un évènement marquant dans sa vie : un bateau de migrants débarque sur sa plage en 1998 avec 300 personnes à bord. Un maire et une communauté catholique fortement marqués par l’humanisme va tout naturellement accueillir ces personnes et leur offrir d’occuper les maisons vides du village abandonnées depuis longtemps par ceux qui ont préféré rejoindre la ville. Deux années pour apprendre une nouvelles langue, être formé à un travail pour pouvoir ensuite trouver sa place dans cette nouvelle société. Certains restent comme ce kurde qui retrouve ici un peu de son pays dans les paysages et le caractère fort de ses habitants.

Le village passe ainsi de 900 habitants à plus de 2000 faisant revivre son commerce et ce malgré les efforts de la mafia locale qui emploie ces nouveaux venus comme des esclaves dans les exploitations locales et tente d’intimider ceux qui les empêchent de faire fructifier leur bizness par des actions souvent violentes. Mais ça on connait.

Les élections prochaines vont-elles reconduire l’action du maire et de sa municipalité ????

Portraits magnifiques de personnes arrivant de partout, de confessions diverses et que le curé laisse s’exprimer lors de messes pluri-culturelles, portraits tout aussi magnifiques des villageois qui accueillent, aident, conseillent et vivent quotidiennement avec ces étrangers……

C’est un documentaire vraiment émouvant que nous offrent ce producteur et cette réalisatrice à un moment où les paroles et les actes de certains tentent à pousser l’Europe au rejet de ceux qui fuient la barbarie et les guerres. Indispensable !!!!

Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:37
20th Century Women – Mike Mills – USA 2016 – 1h58mn
20th Century Women – Mike Mills – USA 2016 – 1h58mn

Nous sommes en 1979 et le film retrace la vie de Dorothea Fields (Annette Bening), 55 ans qui élève seule son fils Jamie dans une grande maison à Santa Barbara. Comme elle n’a pas les moyens de l’entretenir seule, elle y loue des chambres à une jeune femme photographe et un homme qui répare des voitures et à l’occasion la maison en échange de loyers.

Une autre jeune femme vient d’ajouter à ce quatuor, Julie 17 ans, qui vient dormir avec Jamie pour fuir sa mère psychothérapeute.

Dorothéa va demander aux deux filles d’aider son fils à passer dans l’âge adulte car elle a un peu de mal à communiquer avec lui. Ce sont donc les femmes qui ont le rôle principal et elles vont nous offrir des grands moments de grâce et de subtilité. Féminisme, liberté, le jeune garçon va se trouver emporter dans une tempête émotionnelle forte avec l’aide des deux jeunes femmes. Punk artiste qui écoute Talking Heads pour Abbie (Greta Gerwing, magnifique) qui lui fait découvrir la scène alternative de l’époque, expériences sexuelles diverses pour Julie (Elle Fanning, excellente) qui lui raconte ses frasques la nuit, Jamie va vite s’émanciper au grand dam de sa mère qui va peu à peu perdre le contact.

On est tout de suite embarqué dans cette histoire par le rythme, les dialogues vifs et percutants et les actrices géniales même si on nous raconte une histoire très intime elle s’inscrit dans une plus grande qui est celle des libérations ; celles des femmes, des corps, de la parole et de la musique et c’est peut-être là aussi que le film pêche par sa trop grande profusion de messages qui deviennent un peu trop confus et perdent leur force. Mais ne gâchons pas non plus notre plaisir. C’est un film joyeux, lumineux et qui embarque dans une belle aventure qui s’appelle la vie et les deux jeunes actrices sont vraiment épatantes…..et les polaroids aussi…..belle époque…..

Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:10
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier
Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire  1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier

Notes sur l’asphalte – Un Amérique mobile et précaire 1950/1990 - Pavillon Populaire de Montpellier

 

La compilation des travaux de 6 photographes sur l’évolution du paysage américain entre les années 50 et 90. Dans la continuité du travail de Walker Evans par exemple, ces chercheurs (Donald Appleyard, John Brinckerhoff Jackson, Allan Jacobs, Chester Liebs, Richard Longstreth et David Lowentha) ont étudié dans différents domaines comme l’architecture, l’urbanisme ou l’histoire et ont parcouru leur pays dans l’idée de témoigner sur sa lente mais irréversible transformation.

Des photos jamais montrées au public sauf à des scientifiques ou universitaires qui travaillent sur ces sujets. Elles nous donnent l’occasion d’ouvrir des tiroirs d’archives, de diapositives classées, numérotées et annotées et de voyager dans un pays qui ne ressemble pas toujours aux clichés habituels. Parkings devenus jardins d’herbes folles, voitures abandonnées auprès de maisons en ruines, rues envahies de voitures, enseignes, usines…Tout d’abord, il ne s’agit pas de photographes professionnels donc pas de matériel sophistiqué mais bien ordinaires et des photos tirées dans des labos anonymes qui font d’ailleurs un très beau travail et des diapos qui nous rappellent notre passé où rangées dans des supports transparents nous les regardions à la lumière. Mais ce n’est pas de nostalgie dont il s’agit mais bien d’un témoignage extraordinaire d’une civilisation en mouvement et qui donnera en 2017 un certain Donald Trump (comme le message laissé sur le livre d’or par cette américaine) et la part de plus en plus imposante prise par la voiture dans un monde en expansion : centres villes désertifiés, carcasses abandonnées sans oublier le déclin de cette industrie et ses usines désaffectées.

Exposition magnifique qui laisse pantois par la quantité de messages et d’images incroyablement fortes dans leur simplicité. On y court……jusqu’au 7 avril….

Repost 0
Published by didier falleur - dans photos
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:45
et c'est une ?????

et c'est une ?????

allez....vous avez deviné ?????

Repost 0
Published by didier falleur - dans tracteurs et vieux bazars
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:42
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois
Deux jours de randos au départ de Bellegarde en Diois

Jour 1 - Bellegarde en Diois >>> Montagne de Praloubeau >>> La Motte Chalancon par le col de Volvent et le col de La Motte -25km et +1050m

Départ tôt le matin pour rallier Bellegarde en Diois notre point de départ de rando

2 heures pour y arriver, personne sur les routes à c’t’heure

Ça caille un max, gants et bonnets sont de rigueur (850m)

On rentre dans la forêt

Tout est encore gelé

Ravin de la Marmionne

Chante Labri

Et presque au col de la Motte, on descend vers Jonchères

Passage par un ferme appelée Le Mas

Ça plait pas aux Patous qui gardent leurs brebis

On fait un petit détour pour pas les offusquer

Montée raide sur 450m jusqu’au col de Volvent (1425m)

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas crapahuté comme ça

Arrêt déjeuner avec vues imprenables sur les 3 Becs, le massif du Vercors, le Dévoluy

Et tout au fond les Alpes en majesté

On en profite un max…….

Traversée en crête du Gros Mourre et de la Montagne de Praloubeau (1530m)

Nous retrouvons le col de la Motte et entamons la descente par le Pas de Pousterlou

Rencontre avec deux chevreuils qui paissent tranquillement dans un pré

Etape de ce soir : La Motte Chalancon, gite St Antoine - https://www.ferme-de-saint-antoine.com/

Accueillis par Francine, la patronne qui nous met tout de suite à l’aise en nous offrant une bière du coin : La Bivouak

Un pur régal….Monsieur prépare le repas de ce soir : oignons en pagaille, ail et carottes….

Repas excellent pris dans la cuisine en compagnie de nos hôtes et d’un couple en vacances

J’ai entendu parler d’un pâté de génisse (pov’ bête) et d’une daube pas dégeus

Moi je me suis vengé sur un plateau de fromages exxtras et d’un yaourt de brebis agrémenté de confiture de figues et d’une autre aux poires et mûres……apéro offert et vin itou……

La maison date de 1608 et raconte plein d’histoires

Francine n’est pas avare d’anecdotes et son époux était un adepte du side-car trial en Bultaco

On peut voir quelques photos de lui en action

Grosse nuit de récupération

 

Jour 2 - La Motte Chalancon >>> Establet >>> Bellegarde par le col de la Sausse et Montlahuc - 17km et +750m

Petit déj servi à 8h00 ambiance toujours aussi sympa

Moins de vent ce matin et moins de froid aussi

Remontée sur le plateau mais les chevreuils n’y sont plus

Et la on merdouille à fond

On rate le col de la Maurre pour se retrouver à celui de la Sausse

On arrive à Establet par le sud alors que nous devions y arriver par le nord

C’est pas grave mais c’est rageant

Manque d’entrainement flagrant dans l’orientation

La suite va s’avérer aussi délicate car nous ne trouvons pas le sentier que nous cherchons

Résultat, à travers la bartasse pendant un bon moment

Pourtant les sentiers sont bien repérés sur la carte

On se débrouille, on retrouve une piste et c’est bonnard

Carte et boussole pour rallier Montlahuc

Au passage, capot de Dauphine dans un bleu caractéristique près des ruines de Barthalais

Hop, pour la rubrique vieux bazar

Retour à Bellegarde et fin de la rando

Pour une reprise c’est pas mal

Les muscles se réveillent en grimaçant

Z’avaient perdu l’habitude de travailler à ce rythme

C’est une région magnifique qui se donne des airs de montagne

On se sent très loin de la ville qui n’est pourtant qu’à deux heures de là

Dépaysement garanti et vues grandioses

On y retourne bientôt

Repost 0
Published by didier falleur - dans randonnées
commenter cet article
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:49
« Lumière ! L’Aventure commence » un film composé et commenté par Thierry Frémaux – 2017
« Lumière ! L’Aventure commence » un film composé et commenté par Thierry Frémaux – 2017

Entre les années 1895 et 1905, Louis Lumière et ses assistants tournèrent plus de 1500 films ……de 52 secondes, capacité exacte du procédé Cinématographe.

T. Frémaux nous propose un choix de 108 d’entre eux avec bien sur le premier qui s’intitule ‘La sortie des usines Lumière’ qui vont nous permettre d’assister à la naissance de cet art reconnu par la majorité de ceux qui s’y essayent comme le meilleur de tous et va se répandre dans toute l’Europe. 52 secondes qui nous offrent déjà la maitrise des cadrages, des points de vue et de la lumière. Ça bouge et c’est magique et les différents films vont nous donner à voir la vie dans ces années, l’homme au travail ou la vie de famille.

Je dis l’Europe car l’épisode américain a été tronqué par un certain Edison qui, voyant bien que son propre procédé ne valait pas tripette à coté de celui des frères Lumières a tout simplement fait virer illico l’opérateur du pays. Sans blagues !!!!

Voyage magnifique dans les rues de Paris où des véhicules de pompiers traversent un carrefour à tout berzingue, où des chevaux sortent du cadre lentement peinant à tirer une charrette lourdement chargée d’un énorme bloc de pierre, où des Chasseurs Alpins se cassent la gueule dans la neige ce qui fait dire au commentateur : « C’est pas étonnant que la France perdait toutes ses guerres ». Les exemples sont infinis, témoignages magnifiques du passé qui resurgit devant nos yeux écarquillés par la poésie et le désir de transmettre. Un grand moment de bonheur.

Repost 0
Published by didier falleur - dans Cinéma
commenter cet article