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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 17:54

Quatre jours de culture intensive

Celle qui fait pousser les neurones hors des cavités

Cachées de notre cerveau

Celle qui illumine nos sensations

Même si elle propose des moments difficiles

J’ai rendez vous avec Jitesh mais il a raté son train alors j’ai le temps d’aller au musée Fabre avant qu’il n’arrive

Il y a une expo Francis Bacon/Bruce Nauman dans un face à face

J’ai rarement vu de tableaux de ce peintre et l’autre je ne sais pas qui c’est

Ils ont tous les deux  travaillé sur le corps et ses déformations

Les corps humains et ceux de bêtes  aussi

Le symbole de la cage est aussi évoqué

C’est vraiment bien

Le soir même, je tombe sur un documentaire qui parle de Bacon sur Arte….coïncidence ??? En tout cas j’en profite. Ce mec était vraiment un peu barje.

En face, au Pavillon Populaire, William Gedney: Only the lonely (1955-1984)

Un photographe américain totalement inconnu

Qui propose un regard sur le chômage qui touche la famille Cornett au Kentucky

Après la fermeture des mines de charbon dans la région (celles que Trump veut peut-être rouvrir ?)

12 enfants et des parents qui errent dans un décor de décharge

Corps à demi-nus, automobiles déglinguées

C’est aussi le temps partagé avec des jeunes hippies de San Francisco  à la fin des années 60

Squats, errance, musique

Et puis encore d’autres sujets : les compositeurs américains, les parades gay, la vie de sa rue et des voyages en Inde

Des regards, des moments de grande intimité

On se promène dans les rues de la ville et La Panacée propose une expo de dessins ben alors on y va aussi

Pour une première journée c’est déjà très bien

Le jeudi j’ai rendez vous avec mon ami Jean Paul qui vient à Arles pour rencontrer son éditrice en vue de la parution de son prochain polar et bien sur on ne rate pas les expos photos et on commence par Annie Leibovitz (Les premières années : 1970-1983) où je suis déjà venu il y a quelques jours mais 3000 photos à voir c’est sur que je ne me souviens pas de tout. Il nous faut 2h30 pour parcourir toutes les allées de cette immense rétrospective et si je rajoute les deux premières heures passées l’autre jour, ça fera presque 5 heures pour cette expo et ce n’est pas trop car bien sur j’en découvre oubliées. Photographe de la revue Rolling Stone, elle a suivi les plus grands groupes de rock, les musiciens (Lennon, Stones, Who, Springsteen, Patti Smith…… ), les stars de l’époque (Fonda, Wharol….) et certaines campagnes présidentielles (Nixon, Carter) . C’est passionnant et géant car tout le monde ou presque est passé devant son objectif.

Vendredi, retour à Arles il reste beaucoup de choses à voir à l’Atelier de la mécanique ; on a beaucoup aimé ça : Philippe Dudouit 

Un chinoise qui se met en situation avec des personnages célèbres, déjà vu mais elle le fait avec beaucoup d’humour

Carlos Ayesta et Guillaume Bresson sur Fukushima ; toujours aussi émouvant

Pendant que JP va à son rdv, je continue vers une salle réservée au surréalisme et Jean Dubuffet

C’est un artiste que j’apprécie énormément dans sa poésie et ça donne ça

Allez, on rentre à la maison la suite demain.

Et le lendemain on file sur Avignon car la Collection Lambert propose elle aussi des expos admirable (j’ai mes informateurs privés). Et c’est pas de la blague :

 

Leila Alaoui : je te pardonne

La collection privée d’Agnès B. : Elle a tellement acheté de trucs que ça remplit un musée…dingu

Anselm Kiefer : la vie secrète des plantes

Sans oublier des toiles de Keith Haring…..nous y avons passé la journée……sans oublier quelques sculptures africaines disséminées dans la ville dont cet éléphant….

Quatre journées de l’art

Quatre journées intenses

Ou les images se succèdent

Remplissent l’esprit et font croire à une monde meilleur

Nous terminons le weekend avec un film sur Ian Curtis et son disque Closer

Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée
Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée

Francis Bacon et Bruce Nauman - William Gedney - et les dessins de La Panacée

Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /
Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /
Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /
Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /
Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /

Annie Leibovitz (Who, Vincent, Coppola, Bruce et David Byrne /

Philippe Dudouit : autoroute de la cocaïne,  crash Air Cocaïne, entrepreneurs Libyens........
Philippe Dudouit : autoroute de la cocaïne,  crash Air Cocaïne, entrepreneurs Libyens........
Philippe Dudouit : autoroute de la cocaïne,  crash Air Cocaïne, entrepreneurs Libyens........
Philippe Dudouit : autoroute de la cocaïne,  crash Air Cocaïne, entrepreneurs Libyens........

Philippe Dudouit : autoroute de la cocaïne, crash Air Cocaïne, entrepreneurs Libyens........

Fukushima - Carlos Ayesta et Guillaume Bresson
Fukushima - Carlos Ayesta et Guillaume Bresson
Fukushima - Carlos Ayesta et Guillaume Bresson

Fukushima - Carlos Ayesta et Guillaume Bresson

Jean Dubuffet
Jean Dubuffet
Jean Dubuffet
Jean Dubuffet

Jean Dubuffet

Leila Alaoui - je te pardonne
Leila Alaoui - je te pardonne

Leila Alaoui - je te pardonne

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 05:52
Retour au bercail

Retour au bercail

Atlantique méditerranée express

Deux mers reliées par la terre

Deux mondes si distincts qui ne se parlent pas

Ou si peu

Une cote malmenée par un béton vorace

Une autre rectiligne et sauvage

Qu’une belle brune petite et téméraire

Remonte à vélo

Elle affronte le vent jusqu’à Brest

Elle n’est pas la seule

Des groupes entiers la parcourent

Sur la Vélodyssée  aussi fameuse que ses vagues

Pour le sud

On n’en est encore loin

Les retards s’accumulent

Faute d’une vision généreuse de l’avenir

Bordeaux la bourgeoise fait sa belle

Ressemble à Paris  dans son luxe affiché

Toulouse bombe le torse

Et préfère prendre les airs

Je les traverse sans les courtiser

Ce sont mes amis que je vais voir

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Published by didier falleur - dans poésie en train
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 07:56

Nous avons bien sur vu des films (comme le magnifique Eau argentée) ou des reportages sur ce qui se passe dans ce pays depuis maintenant six années, lu des articles et assisté aux crimes commis de toutes parts mais le livre de Justine Augier est un témoignage indispensable sur les luttes que peuvent mener les activistes et les défenseurs des droits de l’homme comme Razan Zaitouneh. Je ne connaissais rien de cette femme avant de la découvrir dans ce récit et grâce à elle je pénètre dans le quotidien de ceux qui se battent pour défendre leurs droits et ceux que la dictature de Bachar el-Assad détruit quotidiennement sous formes d’enlèvement et de tortures.

Razan Zaitouneh le proclame dès le début de son engagement : » Je ne quitterai jamais mon pays ». Et elle tiendra parole jusqu'au bout. Elle rend visite aux familles des prisonniers, des disparus, écrit sans relâche des articles qui dénoncent, donne des interviews et la vision qu’elle a d’un pays au futur apaisé.

Elle fuit sans cesse, déménage, fait le choix de vivre a Douma, ville tenue par les rebelles et trouve refuge chez des amis mais son sort est déjà réglé et elle sera enlevée le 9 décembre 2013 avec trois de ses amis et depuis plus personne n’a de nouvelles d’eux.

Justine Augier nous donne à comprendre les rouages les plus intimes de la pensé de cette femme, ses combats, son abnégation permanente à vouloir réconcilier les différentes factions et malgré les alertes quotidiennes sur son sort, sa détermination à combattre sur place et ne pas devenir une spectatrice étrangère des luttes.

C’est un livre exceptionnel que nous propose Justine Augier, loin des lamentations de ceux qui n’on rien à perdre.

Justine Augier - De l’ardeur,  histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne - Actes sud
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:17

J’ai mis Craquotte au box

Paille de fer en inox

Elle se nourrit d’essence

Pendant mon absence

Goutte à goutte installé

Sur les carbus de 40

Le réservoir est plein

Elle ne sera pas en manque

Le voyage fut doux

La moto épousant avec grâce

Les ondulations du paysage

Cols avalés sans crainte de présages

Funestes des nuages

Vallées parcourues

Au rythme lent des rivières

Villes traversées

Sans perdre les repères

Le battement des cœurs opposés

A su m’emmener sans faille

Je n’ai fait que vibrer

Au son des ses entrailles

 

Un si beau voyage
Et finir dans un garage
Remisée
Avant d'être épuisée
Il ne lui reste plus qu'à entrer en hibernation 
Dans l'attente d'une nouvelle libération...
 
from Diego
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 14:57
Le Fret et Crozon tout ça dans le 29
Le Fret et Crozon tout ça dans le 29
Le Fret et Crozon tout ça dans le 29

Brocante du Fret sur la presqu'île de Crozon

j'ai trouvé ça....

Crozon.....expo de vieux tracteurs au travail

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 14:39

Le voyage commence bien

Debout  5 heures….bus…c’est le black

Mon pote tatoué est puni des horaires qui rapportent

Il m’a dit qu’il allait laisser tomber ce job de chiotte

Et puis après ça merde illico

Train à l’arrêt quelque part en campagne

30mn puis 40 puis 1 heure de retard

Avec un autre type en galère

Nous sautons dans le premier qui passe

Ça sera Lyon

Puis un autre en courant pour Paris Montparnasse

Et sautons encore dans le taxi d’un mec

Il est d’accord pour partager

Peine perdue mon train se barre sans moi

J’appelle Flo et Annick et elles me rejoignent à la gare

Bien meilleure compagnie qu’un hall bondé

Nous discutons sur le rebord d’une pelouse usée jusqu’à la corde

Tentant de nous débarrasser d’un pigeon famélique

13h00 c’est mon tour de partir

Le train date des années 80

Plein à craquer

La carrée n’est pas plus grande qu’une tente deux places

4h30 là dedans va falloir patienter

Quimper accueil bignou bombarde

Je suis bien en Bretagne

Je me venge sur un kouign-amann

Le premier pas terrible le deuxième super

Faut bien ça pour se rassasier

Encore 1h20 de bus

Crozon….ouf ça fait 14 heures que je suis parti

Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017

St Hernot. Le bout du monde

Le matin vide grenier au Fret un village à coté

Jamais vu autant de livres à vendre ou à donner

Une dame liquide sa bibliothèque Idée

Je prendrais bien tout

Faut pas exagérer

L’après midi plage de sable fin

Il faut marcher pour atteindre la mer

Baignade délicieuse dans une eau transparente

Cela faisait longtemps

Atelier vélo pour remettre en route cette merveilleuse machine

Château de Dinan qui n’a rien d’un château

Mais bien des rochers qui en prennent l’air

Quelques pas d’escalade pour feindre l’altitude

Au bout le regard plonge dans la mer

Le facteur cheval local décore son jardin de figures fantasmagoriques

Deux femmes nous observent depuis leur tour Tolkienienne

La plage est sauvage et les lames de pierres

Avancent dans la mer

On vient y récupérer des bois flottés et autres objets hétéroclites

Ici il n’y a que des bouts du monde

Le temps se gâte

La mer et le vent forcissent

On rentre se mette à l’abri

 

Sur qu’il faut du temps

Pour arriver ici

1450km exactement

Presqu’île de Crozon

Cap de la Chèvre

La langue fourchue

Gueule ouverte de la Bretagne

Des caps

Des îles

Des phares

13 à la douzaine et des plus fameux

Ar-Men, La Vieille, La Jument

Combien de bateaux

Y ont ouvert leurs entrailles

Combien de marins y ont perdu la vie

Mais quel spectacle magnifique

Même si pour moi la montagne s’y trouve trop loin

Mais y revenir de temps en temps

Pour retrouver mes racines

Me réjouit le cœur

Et mes amis m’y accueillent à bras ouverts

Et ça ne se refuse pas

Vagues puissantes

Mer vivifiante et fraiche

Qui vient apaiser le feu de la peau

Qui me brule

Les insectes vengeurs ont infligé la punition

A celui qui taille les arbres

Sans demander pardon

Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017

Vieux tracteurs alignés comme à la parade, souvenirs jaillissant du fond de la mémoire quand, gamin à la campagne, je passai des heures assis sur la tôle du coté. Il y avait une protection pour se tenir alors que le grand de la ferme labourait ou passait la herse. Parfois, il me laissait conduire et il ne fallait pas que je cale car mes jambes trop courtes n’atteignaient pas les pédales. Heureusement, il y avait un accélérateur près du volant. Quand je rentrais tard, parfois la nuit tombée, je prenais une raclée par mon père en colère. Il ne savait pour me punir que de m’en priver mais c’étaient les vacances et les punitions ne duraient pas très longtemps. Il repartait travailler et ma mère me laissait retourner aux champs peut être aussi comme une façon de ne pas m’avoir dans les pattes. Elle n’était pas sévère.

Il y avait aussi la récolte des patates où je me contentais comme salaire d’un repas partagé avec les ouvriers certainement mieux payés que moi, quoique. Ils profitaient bien de nous ces paysans avares. C’était un Someca comme ceux que j’ai pu revoir aujourd’hui.

Mais cette vie à la campagne qui durait le temps des vacances nous transportait de joie tant les distractions étaient nombreuses : les poussins à voir grandir sous la lumière blafarde, les veaux à nourrir avec cette poudre de lait que l’on battait au fouet dans des grands sceaux. Les vaches que nous ramenions du pré et les premières trayeuses électriques et j’étais fasciné de voir le liquide blanc jaillir des mamelles et passer à travers les tuyaux ; le lait était transvasé dans des grands bidons en alu et nous en ramenions à la maison pour faire la soupe avec le pain trempé dedans. Il se formait toujours une épaisse couche de crème.

Le soir l’oncle sortait son projecteur de cinéma et je me souviens très bien de mon premier Cuirassier Potemkine et des larves qui courraient sur la viande pourrie. Le feu dans la cheminée et les pompiers qui débarquent dans la nuit. Les Economiques Troyens qui passent en klaxonnant longtemps dans le village. Il n’y avait pas grand-chose à acheter  à part des denrées de base. Notre grand-mère devait certainement faire des commandes. Le boucher charcutier aussi avec son auvent qui s’ouvrait et qui dévoilait ses pâtés. La grange sombre et ses zones de mystères. C’était la campagne et toute l’insouciance d’une jeunesse libérée des lois de la ville.

Le voyage n’était pas très long mais pour nous cela ressemblait fort à une expédition : la 4L chargée à bloc, un père une mère et trois enfants. Etait-il content de se débarrasser de nous durant les vacances. On n’en saura rien, le type n’exprimait pas grand-chose à vrai dire et il disparaissait bien vite après e weekend, heureux peut-être de nous laisser là à la charge de sa femme et de sa famille, une grand-mère très secrète qui s’occupait des fleurs et un grand père bougon qui demandait le silence absolu pendant le Jeu des Mille francs et qui concoctait des ragouts à base d’abats pas chers. Le tic tac des secondes qui s’égrenaient résonne encore dans ma tête.

Nous nous arrêtions parfois à Bray-sur-Seine pour déjeuner chez notre tante, une pharmacienne assez snob ; mon père en profitait pour faire ses provisions de pastilles BMC  et autres substances chimiques. Parfois c’était Nangis et l’arrêt obligatoire pour acheter un fameux gâteau que l’on appelait « Murette » mais je serais bien incapable de vous le décrire à part qu’il y avait des grains de café. Carrefour de Fontainebleau, la nationale 7, les petites routes et le cri de tout le monde à la vue du panneau : « BARRAULT ». Nous étions enfin arrivés. La vie à la campagne pouvait commencer.

Il y avait trois fermes que nous fréquentions : les Mautret, nos voisins, où nous nous approvisionnions en œufs et légumes. Je n’ai jamais vu Adrien habillé autrement qu’en pantalon et veste bleue de travail avec sa petite moustache et ses lunettes qui lui faisaient des tous petits yeux. A l’autre bout du village, la ferme des Rousseau et celle des Condaminet. C’est  avec cette famille que nous passions le plus de temps. Les Rousseau impressionnaient car ils avaient la plus grosse ferme. J’ai juste assisté une fois au massacre du cochon et je me souviens encore de ses cris qui remplissaient l’espace. Josepha, notre voisine polonaise magnait la hache comme personne pour décapiter ses canards qui continuaient de courir en rond dans la cour. Je ne lui ai jamais connu de mari et avec elle c’était patates et choux tous les jours.

Les jours coulaient au rythme lent des vacances parfois cloués dans la maison sous une chaleur écrasante ou regardant la pluie tomber. C’est aussi là que j’acquerrai mon premier 33T : le premier Santana.

Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017

Pour saluer le départ

Le renard se faufile

Le lapin se défile

Sous nos yeux attendris

Quimper 8h du matin

La ville se réveille doucement

Le boulanger pétrit son pain

Biologique

C’est tellement logique

La librairie décline NY sous toutes les formes

L’atelier de gravure

Propose Burroughs et London

Et Marx avec son chien

Les cafés installent les terrasses

Les vélos circulent en silence

Le sol est encore mouillé de la pluie

La cathédrale  impose son granit

Il est déjà 9 heures

Tout est encore calme sur la place

888km pour Toulouse

Trains en série

Pour longer la côte

Les amoureux s’embrassent

Se caressent sur le quai

Les adieux sont tendres

Je quitte la Bretagne

Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017
Bretagne - Presqu'île de Crozon - Aout 2017

Pour saluer le départ

Le renard se faufile

Le lapin se défile

Sous nos yeux attendris

Quimper 8h du matin

La ville se réveille doucement

Le boulanger pétrit son pain

Biologique

C’est tellement logique

La librairie décline NY sous toutes les formes

L’atelier de gravure

Propose Burroughs et London

Et Marx avec son chien

Les cafés installent les terrasses

Les vélos circulent en silence

Le sol est encore mouillé de la pluie

La cathédrale  impose son granit

Il est déjà 9 heures

Tout est encore calme sur la place

888km pour Toulouse

Trains en série

Pour longer la côte

Les amoureux s’embrassent

Se caressent sur le quai

Les adieux sont tendres

Je quitte la Bretagne

 

Jusqu’à Nantes tout se passe bien

C’est après que ça se corse

La ligne entre Nantes et La Rochelle

Ressemble à une voie abandonnée

Les rails boulonnés les uns aux autres par des plaques

Les écarts qui font doudoun doudoun, doudoun doudoun à chaque passage

Me rappellent un voyage en Roumanie où j’avais l’impression de descendre une marche à chaque fois

C’est presque aussi pire et le train est obligé de rouler à 50 à l’heure

Les traverses sont encore en vieux bois pourri

5 heures pour parcourir 375km

En parallèle, le TGV roule à 300km/h

Ça ne fait pas rigoler tout le monde

Enfin c’est Bordeaux avec forcément 1 heure de retard

Tant pis on prendra le prochain

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 15:21

Oun thé Oun thé Oun thé

Y’a Oun thé qu’est fumé………………..

Je suis amoureux de ce paysage

Ce semi-désert sur le causse

Celui là est tout petit

C’est le plus petit de tous

La Causse de Blandas

Sous la chaleur écrasante de l’été

Je suis soudain pongé loin du monde

Buissons, route cahoteuse et étroite

Aussi sinueuse que le partage des terres

On ne sait jamais bien où elle vous emmène

Et tout à coup

Le hameau apparait dans une légère dépression

Des menhirs

Des cromlechs

Des fils de fer barbelés

Des brebis égarées

Quelques vaches semblent regretter l’herbe grasse

Des paysages qui foudroient le regard

Et la route plonge soudain dans le cirque de Navacelles

Grandiose !!!!!!!!!!!!!!

Je ne me lasse pas de ce décor impressionnant

Descendre la pente

Remonter la pente

Et c’est le Larzac et son ambiance de western

A chaque fois que je reviens ici

Je revis

*******************************************************************************

Je reprends la route

Ruban d’asphalte qui serpente dans ce désert

Terre de cailloux

C’est tout

J’enjambe une voie nord/sud

Ou passent les caravanes

Je retrouve vite la solitude du causse

Mais celui-ci s’ouvre rapidement sur une forêt immense

C’est la Montagne Noire

Et les départements s’enchaînent comme un puzzle torturé

Hérault / Aveyron / Tarn / Tarn et Garonne / Hérault de nouveau

C’est la croisée des chemins

Des villages

Des vallées

Des gares improbables

Murat sur Vèbre

Souvenir d’un passage lointain

St Pons de Tomières

Cathédrale incroyable

Orgue magnifique

Théâtre du pouvoir

Sans discernement

Col de la Baraque

La forêt encore et partout

L’air frais

Et Craquotte qui fête dignement ses 160.000km

C’est quand même autre chose de le fêter ici

Plutôt qu’entre Beaucaire et Remoulins

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Mes amis me reçoivent

Toujours de bonne humeur

La poterie tourne au ralenti

Les touristes flânent

Sans vraiment savoir pourquoi

Le village est calme

Aujourd’hui du balcon

On ne voit pas le  Canigou

Le lendemain c’est pire

Je pensais monter jusqu’au Pic de Nore

Mais dès 1000m je suis dans la purée

Avec la pluie en prime

Le froid se met aussi de la partir

Tant pis

Je redescends

Mazamet, Castres

Je suis versant atlantique*j’ai changé de pays

J’arrive chez mon frère

Il m’attend sur la place du village

Castelnau de Montmiral

Sa maison ressemble à une grotte

Il a souvent vécu dans ce genre d’habitat

******************************************************************************

J’y reste quelques jours et nous parcourons les routes à la recherche des villages perchés

Puycelsi, Puis celle là, Bruniquel un jour

Albi la magnifique, le musée La Pérouse et Cordes un autre

C’est blindé de touristes mais ça vaut tout de même le détour

Visite d’une maison incroyable dédiée à une gourou

Remplie de sculptures monumentales en bois (hommage à Brancusi)

Et espaces de méditation. Là, il faut se déchausser. Ce que je fais pour monter

Dans le grenier, des petits espaces intimes avec tapis et portraits de la dame

Sur le parapet de la place avec vue imprenable, j’entame la conversation avec une famille argentine de Buenos Aires

La jeune fille est d’une beauté incroyable et j’avais bien reconnu cet accent si particulier.

Il ya aura aussi Carmaux et son musée du Verre

Hommage à Jean Jaurès qui y en fut le maire et qui défendît  les ouvriers en grève

Vaour, village militant. Nous ne sommes pas loin de Sivens

Et j’y retrouve Jean Yves cinq ans après, un ancien client de la librairie qui a troqué son camping de St Rémy pour une ferme et la culture du Safran. Ça galère un peu mais le sourire est sur le visage. Nous partageons un repas de crêpe et un verre de rouge sur la place du marché en parlant de vie locale et de militantisme. Retour sous un déluge d’orage de pluie et de tornade. Il faut parfois rouler à 20 à l’heure.

*****************************************************************************

J’emmène aussi mon frère sur quelques sentiers

Une façon de lui redonner le gout de la marche

Dans cette belle région vallonnée

Belle rencontre avec une biche et son faon

Et des prunes à foison tombées lors de l’orage : on ramasse

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C’est l’heure du départ

Le temps s’est remis au beau

Après les trombes d’eau

Qui sont tombées la veille

Retour par la vallée du Tarn

Ambialet : un château au bord de l’eau

Celui d’une princesse ?

Non, une centrale électrique : quelle poésie !

Pause au café de la presqu’île

Ambiance surannée qui vaut son pesant de cacahouètes

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Plaisance

Vallée de la Rance

St Surnin : tout à coup je vois le panneau Martrin

Je ne serais donc pas si loin de la bergerie de mon amie Perrine

J’appelle

Ils sont là

On se retrouve

Et c’est comme ça que je me perds dans l’Aveyron et son paysage grandiose

Fermes éparses

Coteaux pentus

Bois denses

Rivières tortueuses

Maisons aux pierres rouges

Sacré caractère !!!!!

Et puis chez eux au bout du chemin

Une maison sur un promontoire avec vue immense

Les brebis qui savourent une herbe grasse et généreuse

Les chiens partout

Les sourires radieux

Cette maison est faite pour eux

Je leur souhaite tout le bonheur qu’ils méritent

Et je reprends la route pour le dernier tronçon

Ça ne devrait pas prendre trop de temps

 

Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
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Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
Mes vacances avec Craquotte – 800km dans la campagne…Larzac, Minervois,  Gaillacois, et Aveyronnois
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Published by didier falleur - dans poésie à moto
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 16:30
En montagne tout est élégance

En montagne tout est élégance

Le torrent qui dévale

La pierre qui brille au soleil

La rocher qui jalonne le sentier

Le bruit du vent

L’eau comme de la musique

Qui rythme la marche

Les animaux qui apparaissent

Et s’enfuient à notre approche

Parfois il suffit d’attendre un peu

Pour qu’ils réapparaissent

Les courbes des sommets

Parfois acérés comme des flèches

Les lacs aux eaux changeantes

Le turquoise, le vert, le brun

Suivant la lumière

Tellement élégante elle aussi

Parfois crue

Parfois tamisée par les nuages

Parfois absente dans la nuit noire

Aux étoiles innombrables

L’élégance aussi dans les cols

Qui dévoilent soudainement

Le prochain paysage

Les chalets encore debout

Ou abandonnés par l’homme

Mais dont les pierres

Continuent de raconter l’histoire

Et les surprises s’enchainent

Telles les pages des livres qui dévoilent

Peu à peu les mystères

Marcher dans ses lieux

Si loin de tout

Du bruit, de la fureur des hommes

De la confusion et de l’inutile

Là haut tout est réduit au minimum

Et tout à coup

Nous avons assez pour vivre

 

Mais quand je suis redescendu dans la vallée

Par celle de Rodolphe

Ou des Flamands Roses

Mais celle de l’urbanisation et de la foule

Désorientée et criarde

J’ai vu des gens qui avaient réduit le monde

À un écran de dix centimètres carré

Et qui ne savaient plus marcher

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Published by didier falleur - dans poésie en marche
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:45

Au refuge de Wills, sous la barre des Fizz. Tchac et tic et tac...tchak et tic et tac

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:16
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
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Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
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Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
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Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
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Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor

Jour 16 - Modane – refuge du Mt Thabor – 12km / +1500 / -250

10° ce matin au réveil. Ça pince un peu. Le départ est à deux pas de chez Alexandre et il m’a bien prévenu : 

» Ça monte tout le temps jusqu’au refuge et tu peux pas te tromper, c’est tout droit ».

Fastoche….

Le temps est maussade comme on dit et tout le temps de la montée je vais répéter cette phrase célèbre d’un grand poète connu :

« Et j’enlève la veste…………..oh »

« Et je remets la veste…………ah »

Et je finis par la garder car plus je grimpe plus ça caille et au col de la Vallée Etroite, ça se dégrade soudainement et c’est même sous le grésil et la neige que j’arrive au refuge du Mt Thabor vers 13h00 (2502). Je ne vais plus bouger de l’aprèm comme la plupart de ceux qui arrivent. Ah ben tiens, voila Marcia et Reynold qui pointent leurs nez aussi et transis. Thé chaud avec une petite poire. Tout à coup le refuge se transforme en tripot ; qui de la belote, qui du Trivial, qui de ci qui de ça. Pour nous trois, partie de Yam’s qui nous occupe deux bonnes heures, le temps de voir tranquillement venir l’heure de l’apéro et du repas…………

Repas végé pour tout le monde et grâce à moi : « Chili con carne sin carne » lance le gardien génial. Ça en surprend certains mais pour moi c’est bonard…..en plus de la soupe de pois cassés, de la salade, du fromage et d’un brownie à tomber par terre et tout ça à 2500m…du délire en bio…..une petite boutanche pour fêter mon dernier refuge partagée avec les potes de la table, une fille et ses 3 amours ; 

»Mon père, mon amant et mon meilleur ami ».

Ambiance géniale avec les godasses en prière devant le poêle, les fringues qui sèchent partout et la tempête dehors qui fait claquer les volets la nuit. On s’en fout, on dort.

Jour 17 – Briançon via le Mt Thabor, les cols de Méandes et Muandes – 21km / +1375 / -1850

Petit déj à 6h30. Je crois qu’il neige encore. Avec Reynold et Marcia, nous décidons d’attendre jusqu’à 7h30 pour partir. Le gardien affirme que ça va s’arranger. Et c’est vrai, une première tâche de lumière apparait. Let’s go !!!

Il nous faut trois heures pour atteindre le sommet mais c’est une vraie hivernale avec neige et glace au haut mais quel bonheur !!! Nous sommes les premiers après les deux premiers, un père et son fils qui ont quitté le refuge un peu avant nous. Nous avons suivi leur progression.

Nous profitons du sommet pour nous seuls durant 30mn car les premières cordées se pointent sur la pente. Pause dans la chapelle à l’abri du vent et du froid. La foule arrive et nous redescendons mais l’option par les crêtes s’avère délicate et nous décidons de faire le grand tour par les cols (+ 2heures). Dans la montée des jeunes filles coquettes en basket et petites chaussettes. Je pense qu’elles vont avoir froid aux pieds….

Chemin magnifique par une succession de cols et de lacs avec les sommets enneigés en panorama. Que rêver de mieux pour cette dernière journée en montagne. Col des Muandes (2838) dernière montée avant de redescendre dans la vallée de la Clarée. Reynold et Marcia filent devant et moi je traine. Je veux profiter au maximum des ces derniers instants de solitude et de marche. La vache de crotte, c’est le dernier jour……j’ai envie de chialer….

 

Là vous allez en prendre plein les mirettes…..

Fazez gaffe…

Mettez des lunettes…..

Pour ceux qui veulent un peu de chiffres : 285km et 20000m+

un sac à dos de 60l de chez Quichoix

une paire de Salomon Goretex 4G

2 litres d'eau dans le sac

des fruits secs

des Gibassiers qui ont tenu jusqu'au bout

7 cartes IGN

un topo

un Fuji XQ1 pour les photos

une paire de jumelles (même si c'est un peu lourd à porter...si tu veux j'peux t'aider....)

pas beaucoup de fringues

ça donne 14kg chargé et ça s'allège au fur et à mesure

 

Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
Grande Traversée des Alpes - Extension du domaine de la marche - Vers Briançon par le Thabor
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