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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:52
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8
Journal en soie - Saison 8

1) Y’a pas à tortiller du cul pour chier droit dans un escalier en colimaçon qui monte à l’horizontale

2) il serait peut-être temps de l’admettre

3) mais je me tue à vous le répéter

 

Je dors mieux chez moi

Voila, c’est fait, il fallait le dire une bonne fois pour toute

 

 

Dimanche, rando bien sur et retour dans les monts de Vaucluse mais cette fois ci sur le versant nord au départ de Venasque. Il fait un temps magnifique mais avec caillante. Tout est gelé dans les champs. Fran et Véro pour nous accompagner, des cops de Cap. Venasque est vraiment un très beau village perché. Ça chante dans l’église. En partant je vais saluer le curé qui part à St Didier. Je lui dis que c’est pas la peine je suis là. Ça le fait rigoler.

Nous, on y va. On passe chez Miss Pérégrine et par la combe du Diable puis on enchaine par celle de Cabelon près du Mt Serein et ses gorges profondes où on peut descendre mais en faisant gaffe et peut-être même en rappel. Après une pause déjeuner au soleil, on termine par la combe de la Fontaine du Rupt et nous voila de retour. Avec le Mt Ventoux en point de mire toute la journée, cette rando pas trop dure (16kil et +650m en tout) offre une belle variété de paysages et une série de combes sauvages. Un vrai régal et on a retrouvé Lise et Yan.

 

Episode 2

 

La vache, la semaine commence bien. Drache nationale sur le Gard et comme la boue déposée lors de la dernière crue du Rhône n’a bien sur pas été balayée par ces feignasses, je vous dis pas l’état de la route et de Craquotte en arrivant à Uzès. Une calamité. Je suis passé à la boulac récupérer mon Taras, quelques Navettes et une belle part de Clafout. C’est toujours ça de pris et en plus ça fait du bien aux yeux de voir tant de jolies choses. 10h00 la Boss est pas là mais le livreur si. On dépose les colis dans le garage attenant et à l’abri de la pluie comme ça il peut continuer sa tournée. Hébé je vous le donne en mille (Emile) ça lui plait pas et avant même de dire bonjour elle râle déjà. Genre :

« Je le paye pas pour qu’il attende pas »…Classe.

Je ferme ma gueule et on rentre tranquillement les colis dans la lib. Je ne vois pas où est le problème.

Et pour mettre un peu de piment dans la vie elle m’annonce qu’elle ne va pas avoir vraiment besoin de moi le 31 décembre parce que tralala, son mec, tralala, alors si je veux toujours partir le 30 c’est possible alors que je lui avais demandé d’entrée de jeu mais c’était pas possible il y a un mois. Ah ben voila…on y est…et ça fait un peu mal au cul surtout venant de la part d’une fille se disant de gauche, progressiste, féministe et tout le toutim qui se comporte comme une patronne de base et qui joue avec son employé comme avec un simple outil. Ça me fait bien rire. Mais tant mieux, je vais pouvoir faire la fête avec mes amis et ce sera bien plus marrant que de passer la journée dans la librairie, vous pouvez en être sur. On a bien géré le flux, le reflux et aussi le superflux.

 

Episode 3

 

Aujourd’hui rien de spécial à dire

Tout s’est bien passé

Une journée chargée

Pas d’émotions

Pas de tensions

Courant alternatif

Ou continu durant toute la journée

J’ai réussi à m’échapper

Le matin vu Jean Pierre au café

Seul

Au marché

Dis bonjour aux gens connus

Fais des provisions

Salades, pommes, brousse

Dans la housse

Même si je fais gaffe

Qu’on ne me dise pas

Mais quelle idée t’est passée par la tête

Ça ne risque pas

Je ne suis pas de ce genre là

Rentré chez moi totalement vanné

Mais miraculeusement revigoré

Par le froid piquant et les coups de pédales

Rageurs dans la nuit

J’ai encore pété un chrono

Pâtes aux fenouils et pomme reinette

Quelques navettes et un doigt de Talisker

J’ai de quoi repartir

 

Episodes 4 et 5

 

C’est le rush

Ça se bouscule au portillon

Ça veut des livres

De l’art et du jambon

Vivement que ça se termine

Je suis complètement rincé

Des jeunes viennent nous aider

Entre chaque paquet emballé

Je sors vite le téléphone de ma poche

Des fois que j’aurais raté quelque chose de super important

Ah ben non en fait

 

Episode 6

 

Voila c’est Noyelle

L’hiver commence avec ses premières piques

Et les jours qui rallongent

C’est paradoxal

Mais ce que je sais c’est que nous nous rapprochons de l’été

Et ça j’aime bien

La journée n’a pas été trop ébouriffée

Je rentre chez moi quand même heureux que tout ce bazar se termine

Demain je pars au Moulin retrouver mes amis

Leur fils sera avec nous et ce sera la fête

Et moi ça me nettoiera la tête

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 18:57
Deux contes qui font du bien

Deux contes qui font du bien :

Le passe muraille de Dante Desarthe sur ARTE+7 jusqu’au 23 décembre, d’après Marcel Aymé bien sur et

Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine

 

Dans le premier, Denis Podalydès joue le rôle d’un agent d’assurances qui, après avoir perdu le dernier tube de médicaments que sa mère lui prescrit depuis son enfance, va se voir attribuer le super pouvoir de traverser les murs.

Il va donc s’arranger avec cette possibiité comme aller éteindre le poste de télé de son voisin qui lui pourrit la vie depuis des années (bien qu’il lui ait offert un casque), et s’offrir quelques plaisirs que ce pouvoir lui permet. La ministre de la défense se préoccupe quand même de cet énergumène qui commet quelques (héhéhé) larcins au nez et à la barbe de la police et nous on rigole bien à le suivre. Franchement très bien.

 

Le second nous offre notre gros nounours préféré avec un Gustave Kerven qui tente de se dépêtrer des merdouilles de la vie avec deux filles et sans maman disparue. Le système va s’inquiéter des manquements évidents à une vie trop bien réglée et lui envoyer une inspectrice qui va tenter de remettre de l’ordre dans tout ce bazar bien organisé comme de gouter dans les supermarchés ou trafiquer les cartes d’abonnements à la cantine. Pour garder ses deux fille il va devoir suivre un stage de remise à niveau dans le rôle de père, ça existe en vrai…si, si, si).

Il va alors tout faire pour montrer à cette éducatrice (Camille Cottin, excellente elle aussi) que tous se passe bien dans sa maison même si ça déraille un peu parfois aidé aussi, il faut le dire, par deux gamines qui ont vraiment la patate. Comédie loufoque mais qui parle aussi de problèmes sérieux, le film nous fait passer par des moments de fous rires intenses et d’autres plus subtils sur l’éducation. Un pendant à la française du Captain Fantastic américain dans une maison qui part un peu en quenouille, une vie fragmentée par les boulots mais toujours l’amour des enfants.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 20:21
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet
les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet

les BD de Sylvain Moizie - ambiances matinales dans l'Uzège - la Triple Karmeliet

Vous connaissez le refrain, c’est dimanche

On va sentir le thym

Retour aux Opiès mais par la face ouest et cette fois ci avec So

On part d’Aureille

On passant dans la rue

J’aperçois d’une Ferrari le cul

On s’emmerde pas la vie

Ici

Remontée par le vallon des Tardières

Qui serpente à qui mieux mieux

La tour d’Opiès nous fait de l’œil

On est les premiers cette fois

On prend la meilleure place pour le pique nique

Face à la mer et à l’abri du vent pasque aujourd’hui ça piaule grave

Toute la vallée du Rhône est recouverte d’un brouillard orange qui fait peur, on ne voit pas les vallées juste les sommets qui dépassent, c’est épais comme un truc malsain qui stagne au dessus des villes. On fait bien de prendre de la hauteur. Au fur et à mesure de la journée, le mistral aidant, le paysage va se débarrasser de ce poison.

Bon ça commence à affluer sur le sommet, il est temps de déguerpir.

La dernière fois que je suis passé là, j’avais vu un groupe déboucher d’un sentier et je me dis que ce serait pas mal de tenter de le découvrir, ça changerait du parcours habituel. Et c’est à chaque fois pareil, quand on décide de sortir des sentiers battus, on s’aperçoit que quelqu’un a eu la même idée avant et c’est pas plus mal car du coup c’est balisé. Enfin, balisé c’est vite dit, des cairns par ci par là qu’il faut repérer mais c’est toujours marrant ce jeu de piste. On longe d’abord la falaise pour atteindre un col puis nous passons en crête jusqu’à la fin même si l’idée (saugrenue bien sur) nous prend un moment de couper en descendant plus tôt, chose qu’il ne faut pas faire quand c’est pas prévu. La preuve, ça passe pas et il faut faire demi tour. Ça nous prend une bonne partie de l’aprème pour faire cette traversée à l’aide de VMR sur ce VSC et on est un peu nazes quand on retrouve la bagnole mais heureux d’avoir trouvé une nouvelle rando à offrir aux copains sur un plateau.

 

Lundi c’est ma journée cool….j’ai des trucs à faire comme rendre visite aux boulaqueux qui rentrent du grand méchant nord où le soleil se couche à 15h30. C’est pas une vie ce truc…..

Passé devant chez Aidan et Jitesh, les volets sont clos, doit y avoir personne.

Passé à la Biomonde, je les aime bien ces mecs mais se sont tout de même que des commerçants..pas trop de militantisme chez eux comme la bière des Faucheurs, non ça y a pas.

Passé chez G et B pour en boire une justement….ça faisait longtemps qu’on c’était pas vu et on a causé, entre autre, du prochain concert de Shannon Wright à Paloma. On va y aller en bande.

 

J’ai repris vélo

Et je me mélange les pinceaux

Avec les changements de vitesses

Qui sont différents de ceux de Gordon

Pas très standard

Tout ce bazar

 

Episode 2

 

Matinée de ouf

Je vais à la poste déposer des livres vendus hier

Tout ce que j’avais mis en ligne la vieille, hop partis…..

Je passe à la boulac récupérer mes Taras

Ouahou, ya plein de trucs à manger

Je fais le plein de Gibass, une part de Clafout et Nath me donne des Sèches

Et comme je dis à Willy

Déjà que le Taras c’est une tuerie

Si tu rajoutes le Claf et les Sèches

Tu peux voir l’avenir avec sérénité

Il me répond : »Amen ! »

Y’a les potes au café

Y’a Boss qu’est déjà là aussi

La matinée va être speed

De fait toute la journée à donf entre les colis et les clients qui arrivent pour les cadeaux

A la fin de la journée je suis naze broque

Je bois une Chouffe pour me remettre de ces émotions

 

Episode 3

 

J’arrive le matin après avoir un peu déconné avec les potos du café. Thème du jour : remplacer un mot d’un film par Moule. J’en ai profité pour sortir mon préféré : La bataille de Fort Alamoule. Classe non ??? Ça a tout de suite dégénéré mais c’est justement ce qu’on attend des potes et ça nous permet une bonne tranche de rigolade. C’est toujours bon à prendre surtout quand on va connaitre la suite.

Il y a déjà Sylvain Moizie qui est là, un auteur de BD qui vient faire des dédicaces sur son dernier livre : »La petite fille et la cigarette « tiré d’un livre de Duteurtre. Ce mec est bien cool et je prends deux BD à faire dédicacer pour Pascal et on verra bien qui après. Je l’avais rencontré lors d’une soirée « Concert dessiné » avec Anthony Pastor. C’était vachement bien.

La Boss arrive plus tard et pour toute la matinée et ça va clacher grave mais ça couvait alors c’est tant mieux, demain on va avoir une discussion. Je vais tenter de rester calme. Sinon bonne journée avec pas mal de gens et personne n’est parti dans l’impatience et c’est déjà ça de gagné. Encore 13 jours à tirer. Pas bon signe si tu commences à compter.

 

Episode 4

 

Tu cherchais quelqu’un de disponible, d’autonome, qui connait le monde de la librairie donc avec une certaine expérience, une expérience certaine je dirais même, quelqu’un de fiable et de confiance (une caisse à gérer) et payé au smic. Tu as fait le tour des possibilités sur Uzès et tu n’as trouvé personne alors tu me demandes de faire le job.

Je le fais et je dois m’adapter à un environnement informatique nouveau dont je ne connais pas toutes les subtilités. Pour moi il n’a aucun enjeu majeur, je suis là pour deux mois et c’est fini. Je suis là pour te rendre un service et je trouve que tu insistes sur des détails qui te paraissent très importants comme le façon de ranger les livres mais que tu ne vois pas la globalité du travail que je fais : je suis là tous les jours, les cartons sont vidés, les livres encodés et rangés, les ventes faites, les clients paraissent satisfaits de mes conseils et de ma présence même si je sais que je commets quelques erreurs mais pas à tel point de mettre la librairie en danger. Enfin je ne pense pas. J’ai toujours eu un souci avec l’autorité. Ma maman m’a dit que le pédiatre qui me suivait lui avait affirmé, alors que je n’avais qu’un ou deux ans, que j’étais un enfant opposant. Pas mal comme analyse. Il faut que la personne qui me donne des ordres soit hyper compétente à mes yeux, que j’aie totale confiance en elle (un ami, un guide de montagne par exemple ou un skipper) ou fasse preuve de beaucoup de psychologie. Rassurez vous j’en ai rencontré.

Ça me rappelle le film Sully où on tente de mettre en accusation le pilote qui a choisit de faire amerrir son avion plutôt que de tenter de rallier le terrain le plus proche et on lui assure que les pilotes on réussi à le faire dans le simulateur de vol. Alors il pose la question qui tue : « ils ont eu droit à combien de tentatives pour réussir ? » ………. » 17….. ». « Eh bien moi je devais prendre une décision tout de suite et j’avais 155 personnes à bord ». Fin du combat. La comparaison avec la librairie est peut-être un peu poussée mais c’est de l’esprit dont on parle. Initiative et autonomie dans les décisions.

 

Episode 5

 

Hier Damien est passé à la librairie et nous sommes venus déjeuner à la maison. Jardin et soleil pour partager un repas simple mais très sympathique avec ce garçon toujours prêt à déconner et qui connais des tonnes de blagues et toute l’histoire du rugby. Chacha est venu nous rejoindre. Mais on met pas les pieds sur la table le chat !! Michelle est partie en voyage et je suis seul jusqu’à mon départ d’ici. J’ai donc cette immense maison pour moi laissée par cette femme que je ne connais que depuis à peine deux mois. Bel exemple de confiance mais il ne peut en être autrement. Le travail à la librairie s’accélère et je commence à ressentir de la fatigue. Il est temps d’en finir mais encore 15 jours tout de même. Peut-être que l’accumulation des allers et retours à vélo ne font rien aussi pour améliorer la situation. Mais peu envisageable autrement. Une petite triple Karmeliet pour se détendre les muscles.

 

Episode 6

 

Ce matin belle lumière tamisée par un léger brouillard

A l’endroit que je préfère sur mon chemin pour Uzès

Je fais des arrêts pour en profiter

Samedi, pas de pélardoncs,

pas de marché donc

On va direk au boulonk

On attend une grosse journée qui ne sera de fait qu’une journée un peu chargée

Ah, je vends un Bouvier ça faisait longtemps

Un Minard c’est pas facile à caser

Dalva pour ne pas oublier

Un beau livre sur Jack London c’est quand même le héros de cette fin d’année

Je rentre, chargé comme un baudet, miel des Cévennes et huile d’olive de Grèce

Ouf……fin de la semaine sept.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:30
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)
Les crêtes de Civadière - rando au départ d'Aureille (13)

Vous connaissez le refrain, c’est dimanche

on va sentir le thym

Retour aux Opiès mais par la face ouest et cette fois ci avec So

On part d’Aureille

On passant dans la rue

J’aperçois d’une Ferrari le cul

On s’emmerde pas la vie

Ici

Remontée par le vallon des Tardières

Qui serpente à qui mieux mieux

La tour de Opiès nous fait de l’œil

On est les premiers cette fois

On prend la meilleure place pour le pique nique

Face à la mer et à l’abri du vent pasque aujourd’hui ça piaule grave

Toute la vallée du Rhône est recouverte d’un brouillard orange qui fait peur, on ne voit pas les vallées juste les sommets qui dépassent, c’est épais comme un truc malsain qui stagne au dessus des villes. On  fait bien de prendre de la hauteur. Au fur et à mesure de la journée, le mistral aidant, le paysage va se débarrasser de ce poison.

Bon ça commence à affluer sur le sommet, il est temps de déguerpir.

La dernière fois que je suis passé là, j’avais vu un groupe déboucher d’un sentier et je me dis que ce serait pas mal de tenter de le découvrir, ça changerait du parcours habituel. Et c’est à chaque fois pareil, quand on décide de sortir des sentiers battus, on s’aperçoit que quelqu’un a eu la même idée avant et c’est pas plus mal car du coup c’est balisé. Enfin, balisé c’est vite dit, des cairns par ci par là qu’il faut repérer mais c’est toujours marrant ce jeu de piste. On longe d’abord la falaise pour atteindre un col puis nous passons en crête jusqu’à la fin même si l’idée (saugrenue bien sur) nous prend un moment de couper en descendant plus tôt, chose qu’il ne faut pas faire quand c’est pas prévu. La preuve, ça passe pas et il faut faire demi tour. Ça nous prend une bonne partie de l’aprèm pour faire cette traversée à l’aide de VMR sur ce VSC et on est un peu nazes quand on retrouve la bagnole mais heureux d’avoir trouvé une nouvelle rando à offrir aux copains sur un plateau.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 21:48
Fausse route  de Pierre Mérindol au Dilettante – 2016 – 125 pages
Fausse route  de Pierre Mérindol au Dilettante – 2016 – 125 pages

Publié chez Minuit en 1950, ce livre réapparait aujourd’hui grâce au Dilettante et nous n’allons pas faire la fine bouche car c’est un vrai régal. Deux camionneurs que le hasard a réunis, un peu forcés au début, vont devenir potes à force de sillonner les routes de France et plus particulièrement celles de la vallée du Rhône et l’auteur ne manque pas de nous faire voyager sur cette antique route nationale et nommer les villes que nous traversons.

Il faut s’imaginer l’ambiance de l’époque, avec ses camions poussifs, ici on évoque un Saurer, qui arrivaient essoufflés en haut des côtes, les boites de vitesses lentes et qui craquent, les marques à jamais disparues telles les Berliet, les Saviem de notre jeunesse, les publicités qui jalonnent les routes et la vie de ces routiers.

Ils prennent une fille en stop et un peu paumée elle aussi et elle va rester, s’incruster même dans cette cabine chauffée et les suivre dans leurs vies et devenir la compagne de l’un même si l’autre lorgne un peu aussi de son coté.

Ils gagnent un peu d’oseille et ouvre un bar vers Mouffetard pour la fille aussi et ça roule pour eux jusqu’à ce que une connaissance leur demande de prendre son fils en coupe car son métier de caboteur et aussi un peu trafiquant dans la Manche ne lui laisse  pas le temps de s’en occuper. L’arrivée de ce troisième larron dans cette petite famille va quelque peu perturber leur histoire.

Mais il ne s’agit pas que de camions, de 6 cylindres et de routes avalées la nuit, bien au contraire, Pierre Mérindol nous offre des pépites d’écriture, des perles qui nous surprennent  à chaque page à l’aide d’un vocabulaire et  des phrases recherchées sans jamais nous laisser sur le bord de la route. Je vous en cite une : »Le Saurer grimpait lourdement la cote et derrière, sous la bâche fébrile verte avec des lettres au pochoir, sur l’amoncellement fragile et mouvant des cageots, Edouard baisait la fille……au point qu’elle ne se rendait plus compte de rien comme lorsqu’on en arrive à ne plus sentir sa tête que dans une boule creuse rebondissant dans une chambre de résonance. »

Voila, vous n’avez plus qu’à le lire pour connaitre la fin de l’histoire et c’est pas banal aussi.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:17
Le voyage au Groenland – film de Sébastien Betbeder – 2016

Deux potes Thomas et Thomas, genre intermittents du spectacle pas trop stressés par la vie se rendent au Groenland pour rendre visite au père de Thomas ( ?) qui a décidé de vivre là-bas, pourquoi on ne sait pas trop bien, affaire de cœur, coup de cœur, c’est un peu vague mais les voila donc dans ce village perdu au bout du monde où on parle le groenlandais langue qui se rapproche pas mal de l’inuit c'est-à-dire totalement incompréhensible pour nous sauf avoir pris des cours mais ça ne fait pas partie des options.

Ils vont peu à peu s’intégrer à la vie de cette communauté tout en essayant de comprendre ce qu’on leur dit mais participer aux parties de chasses au phoque ça ne demande pas trop de dialogues.

C’est un film très doux, comme les paysages de cette île recouverte de glace. Il ne s’y passe rien ou presque. Les nuits sont blanches et ils se demandent bien pourquoi ils ne mettent pas de volets aux fenêtres. Ce sont ce type de questions que Thomas et Thomas se posent sans pourtant en avoir les réponses.

C’est un film lent et il faut se laisser porter par sa nonchalance tranquille, cette tension qui ne doit pas dépasser le 1 sur l’échelle de Richter du speed et ça fait beaucoup de bien. Et pourquoi pas aller faire un tour à Kullorsuaq à condition d’aimer la viande car c’est un peu le plat unique de cette société et pas que mais je vous laisse découvrir.

Des passages vraiment très drôles, d’autres plus sérieux le tout formant un film très attachant et un peu unique en son genre.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:12
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)
au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)

au départ de Rustrel vers la Grande Montagne (1051m)

Episode 1

Au bout du compte on va connaitre toutes les combes et les secrets de ces Mont de Vaucluse, retour à Rustrel. Nous avions, avec Cap, repéré ce petit sommet depuis le Colorado la dernière fois alors c’est là qu’on va et comme ça on verra le Colorado de là où on sera. Vous suivez ???? La Grande Montagne ça s’appelle et ça culmine à 1052m…..ça vous en bouche un coin non ???? Depuis Rustrel,  on part par la Grand Combe et le vallon de Touras pour bifurquer ensuite vers le sommet ; là haut ça se complique un peu car la trace se perd dans un dédale de buissons de gui et autres arbustes. On abandonne après avoir erré un bon moment. Piquenique au soleil. Ah oui, aujourd’hui,  nous sommes accompagnés par deux amies de Cap. Belle compagnie. Retour par une belle forêt, des champs de lavandin et une belle combe qui nous ramène à Rustrel. Magnifique journée…..

Alors la sixième semaine qui commence et le lundi c’est ralenti. Faut prendre son temps. Tout autour, les nouvelles sont contrastées pour ne pas dire plus. Certains s’amusent comme des barges à faire le tour du monde à la voile et nous offrent des images incroyables alors que d’autres sont écrasés sous les bombes russes en Syrie et les images sont effroyables. Le monde continue de tourner avec toutes ces incohérences. Que faire ? Ignorer les uns ou ignorer les autres mais impossible sauf s’enfermer dans une cabane au fond d’un bois sans aucune connexion avec le monde et je ne suis ni circumnavigateur ni casque blanc. Gardons la joie de vivre qui nous anime et tentons de concilier le parfois inconciliable.

Je vais au cinéma voir ‘Voyage au Groenland’, retrouver la ville. Cap a trouvé un emploi juste au moment où une sorte de grosse fatigue le prenait. C’est tant mieux qu’il retrouve ce job et d’autant plus dans sa spécialité et  ça évite de s’éparpiller à tenter des expériences infructueuses et presque perdues d’avance. Et vous avez ? C’est à 300m de chez lui.  Dingue, qui dit mieux ! Je lui souhaite bonne chance.

Episode 2

 

Et me voici reparti vers des contrées lointaines.

Il fait à peine frais ce matin.

Pas de quoi en faire un drame

Je salue Del en passant devant la terrasse du café

Et voila que recommence une nouvelle semaine

On se rapproche des fêtes de Noyelle et le rythme s’accentue un poil

Gotlib est mort et laisse tant d’orphelins

Dans les 40émes ça piaule un max et les dégâts s’accumulent

Mais c’est toujours moins grave que de recevoir des bombes sur la gueule

Oublié les Gibass

Je sais pas si je vais survivre cette semaine

 

Episode 3

 

Les pistes cyclables sont encombrées de bagnoles

En passant une portière s’ouvre sur mon passage

Je gueule : »piste cyclable ! »

Une femme me répond : «  femme enceinte »

Je lui jette : «  et alors ? »

En tout cas je lui fous une bonne trouille

Car elle ouvre sa porte sans regarder et je m’arrête dans ses jambes

Mais j’ai réglé les freins pilepoil

Beaucoup de monde aujourd’hui

Certainement la plus belle journée depuis que je travaille

Maud, une amie, passe avec sa fille

Quand son téléphone sonne

Je reconnais tout de suite un air de Dominique A :

«Ah quand même sous le soleil, on est toujours loin du soleil »

Je l’en félicite.

 

Episode 4

 

Ce matin c’est tout gelé

Et ça pique de nouveau pas mal

Je rencontre Pierre et Gibus dans la rue

Qui me dit que  les potes m’attendent au café

Mais pas de moto

Et le jeudi faut pas s’attendre à ce que ça soit autre chose qu’un jeudi

À part un bel échange avec un gars sur Burroughs

Pas grand-chose à se mettre sous la dent

Boss est passée et on a commencé à faire les décos de Noyelle

 

Episode 5

 

Demain on fait une petite intervention avec les potes d’Attac et Nuit Debout sur l’évasion fiscale. J’ai écrit cette petite chanson en pensant à Didier Super.

La BNP

C’est des pourris

Y planquent l'argent au paradis

Pas çui kon croit

Pas çui d'en haut

Mais dans les paradis fiscaux

Mais cet argent

Y sert à rien

À part ki sert kà spéculer

La BNP

Si sont gentils

Elle frait bien mieux

De l'enlever

Des ces saloperies d’paradis

Et de l'rdonner

À la société

À ceux ken ont

Vraiment besoin

Mais pas aux évadés fiscaux

Mais plutôt à tous nos hôpitaux

 

Rencontré deux foldingues ce matin en allant au boulot, la première dans un bar à vin boutique où je ‘m approche pour voir si ils ont du Terrebrune. Je pose mon vélo délicatement contre une table de la terrasse et c’est pas comme si elle vient m’agresser en me disant que « c’est pour les consommateurs ». Non mais t’as vu la température dehors connasse ??? Il fait moins 1° et t’en vois des consommateurs que je lui dis tout de go. Ça plait pas trop mais je m’en cogne pauvre conne !!!!! Je suis pas prêt d‘acheter du pinard dans ta cambuse.

L’autre rentre dans la librairie en criant je sais pas quoi alors que je suis en train de téléphoner et je lui fait «  Chut, je suis au téléphone » mais doucement juste pour lui faire comprendre qu’elle parle un peu fort c’est tout et j’ai même pas le temps de raccrocher qu’elle me lance : » On dit pas chut au client on dit bonjour ». Ouais peut-être connasse (ça je lui ai pas dit) mais c’est pas la peine de crier en rentrant dans une librairie. Voila le topo du matin. Ça m’a mis les nerfs.

Dans la lib le temps est long, les cartons trainent dans les camions et quand la Boss vient faire un tour dans l’aprèm elle s’arrange pour changer ce que j’ai fait. Ça doit pas lui plaire. Je regarde ça d’un air distant et amusé. Si Sophie Calle n’a pas le droit de se montrer en vitrine je vais pas en faire un drame.

En fin de journée Yan passe récupérer ses bd et il se propose de me ramener en voiture mais en ouvrant le coffre de la voiture il s’aperçoit qu’il est plein. Tant pis, je rentre à vélo et c’est tant mieux, il fait doux c’est parfait. La lune qui grossit éclaire le chemin bientôt plus besoin de lumière artificielle.

 

Episode 6 et dernier de la semaine

 

Samedi, marché, les pélardons du barbu.

Chiotte c’est son dernier de l’année

Faut faire du stock

Il fait doux ce matin

Y’a rien qu’a gelé dans la nuit

Je m'en vais le soir sans faire de bruit

La lune de plus en plus grosse

Mais ça caille grave et j’arrive congelé

J’aurais pas fait 100 bornes dans la nuit

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 13:14
La fille de Brest – un film d’Emmanuel Bercot

Quand une pneumologue du CHU de Brest découvre qu’un médicament nommé Mediator  prévu comme un coupe faim provoque des morts suspectes à des malades du cœur, elle décide d’enquêter et de prouver sa dangerosité. Aidée par une équipe de chercheurs de l’hôpital, elle va vite découvrir que ce qu’elle redoutait s’avère totalement avéré mais se battre contre la puissance des labos comme Serviers et la faible réactivité de l’AFSSAPS (agence française de l’époque sur la sécurité sanitaire) ne va pas se faire sans douleur.

Servie par une actrice magnifique, Sidse Babett Knudsen, le film se déroule tel un thriller mais les morts cette fois ci sont vrais et terminent sur des tables de dissection pour examiner leur cœur. C’est un combat que mène cette femme et un combat qu’elle doit souvent mener seule car ses collègues ont aussi peur de perdre les moyens que leur procurent les labos pour leurs propres recherches mais l’équipe est forte, sa famille la soutient sans sourciller et un agent de la CPAM (Albatros47@yahoo.fr) lui vient aussi en aide sous le couvert de l’anonymat.

Alors elle prend la décision d’écrire un livre et à partir de là tout va se déclencher. Elle va recevoir des centaines de témoignages de personnes qui prennent ce médicament et qui souffrent. Elle va réveiller la curiosité de journalistes comme cette femme du figaro (pour une fois) qui va un peu la booster et lui demander d’étayer ses dires.

Haletant tout du long, un hôpital filmé comme une architecture énigmatique, ce film militant dénonce l’attitude odieuse des laboratoires plus soucieux de leurs bénéfices propres que ceux qu’ils procurent aux malades. Indispensable à voir pour soutenir non seulement le travail d’Emmanuel Bercot mais aussi celui d’Irène Frachon, la petite pneumologue de Brest qui a secoué le cocotier.

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Published by didier falleur - dans Cinéma
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:58
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo
La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo

La rando du dimanche : la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles / Sur le chemin pour aller au boulot le matin avec Gordon mon pote Vélo

Le dimanche c'est rando c’est acquis et cette fois ci la Tour d'Opiès, sommet des Alpilles à 495m....ça rigole pas. Tout ça au départ d’Eyguières. Trouvé une merveille dans une vieille décharge..Vous pensez à quoi ???? Je penche plutôt vers une 403….en tout cas les chromes ont l’air de bien briller…

Belle journée en perspective, idéale donc pour marcher et les nombreux randonneurs rencontrés (plus de 25) le prouve. Nous sommes accompagnés par Loupiotte, une jeune chienne adorable et cette fois ci je marche avec Eric.

Partis d’Eyguières, nous longeons la belle falaise de Coste Ferre dans le vallon des Gauges où quelques uns se donnent à l’escalade. Le cliquetis des dégaines nous a titillés. Au petit col nous nous engageons sur un sentier qui amène au sommet des Alpilles. Une vue à 360° s’offre à nous : Méditerranée avec le port de Lavera, Chaine de l’Etoile, Massif de la Sainte Baume, les Mont Aurélien, la Sainte Victoire, la longue barre du Luberon, et en seigneur qu’il est  le Mont Ventoux. Au fond les sommets enneigés des Alpes de Hautes Provence.  Sur le retour, passage par le château de la Reine Jeanne qui est en fait le Castellas de Roquemartine 12° siècle. Belles ruines malheureusement en lent délitement. Et puis quelques repaires de chasseurs arborant fièrement le drapeau français. Ça pue !!!! Traversée du beau village d’Eyguières où la droite se rue dans les bureaux de vote, j’ai envie de crier : « Fillon, Juppé, tous des enculés ». Et puis, qui a été voter pour ce connard ? Une droite catho bien élevée (dans la Sarthe et dans la soie comme lui), traditionnelle, privilégiée et qui ne représente pas grand monde à part eux-mêmes et c’est pas ça qui fait un président. Comme l’a dit Accoyer, ce n’est pas 4 millions de bulletins qui vont suffire pour se faire élire en mai. Sur !!!

Episode 2

Failli pas partir au boulot ce matin ; la porte du garage cassée et impossible à ouvrir. Pas de pot on peut le faire à la main..Aie aie aie, je demande à un passant qui passe de venir nous aider car avec seulement Isabelle plutôt poids plume, c’est pas gagné. Ça pèse un âne mort ce bazar. Voila, tout le monde est dehors ???? On ze road again mais je fais un détour par la boulac…t’as plus de pain, t’es plus rien….et puis celui là c’est de la balle ; faillir être flingué cette fois. Ouf sauvé…..ça caille un peu. Sur la route, le paysage s’est métamorphosé. Plus de Rhône ni de Gardon dégueulant leurs flots au barrage. Tout est calme, les portes de la ville ont rouvert et les routes aussi même si elles portent encore les stigmates de la crue, boue et poussière blanche accumulées sur les bords mais j’ai de quoi passer. Juste faire gaffe ça doit glisser. Des champs inondés. C’est tout ce qui reste. Une semaine tout de même pour que tout rentre en ordre.

A la librairie, J’ai un stagiaire à m’occuper, Tom 14 ans, 3° ; drôle de gus qui porte un haut de forme. Pas banal ! En revanche il ne connait ni Springsteen ni le Velvet (fallait ranger les livres au bon endroit, piège !!). Chai pas si je vais le garder. Son père à intérêt à lui donner un cours fissa. Interro demain.

Je laisse la moto, place au vélo.

J’ai fini le dernier Craig Johnson. Pas mal, mais des longueurs surtout sur la fin…ça n’en finit pas….le truc cool c’est qu’on annonce du beau temps pour toute la semaine.

Episode 3

Mercredi, marché, les potes au café. Phil avec une Velocette. Il s’est fait arrêter par des flics plus curieux qu’autre chose au bruit du mono arrivant. Il les a charriés en leur demandant de pousser pour redémarrer. Deux coups de kick ont suffi.

Journée tranquille mais tout de même en compagnie de Scorta, Minard, Cherfi, Dylan et compagnie. Le jeune a su me dire quelque chose sur Le Boss. Ça va il peut rester. J’avais oublié un autre accessoire : la montre à gousset.

Episode 4

C’est la fête à Flo, pas question d’oublier….comme de mettre une bonne laine. Ça gèle dans la vallée, ça va cailler. Je m’arrête à mon endroit préféré du trajet jusqu’à Uzès pour faire quelques photos. Lumière matinale magnifique et ambiance hivernale. La gelée recouvre les herbes de paillettes blanches.

Au café deux bécanes ; une Royal Enflée et une Viragogo. Le niveau baisse. Et puis de la journée il ne faut plutôt rien en dire car il ne s’est rien passé ou si peu. Que le temps est long lorsque les heures qui passent passent…..parlé avec le stagiaire sur le métier de libraire.

Episode 5

La vallée est toujours sous l’emprise de la gelée matinale. Ça ressemble à l’hiver. On vient d’apprendre que Hollande ne se représentera pas, il jette l’éponge, ouf, tant mieux on ne veut plus voir sa gueule non plus. Ce mec a détruit la gauche, l’a atomisée et comme on a affaire à une bande d’égoïstes incroyables, ça va être dur de les faire se rassembler sous un même nom où une même bannière et de toute façon, qui voudrait d’un de ceux qui ont déjà trempé dans la politique ? on ne croit plus en vous les gars …c’est pigé ????

Hier soir, vu le film ‘La fille de Brest’. Ouahou….ça c’est de l’engagement. Un moment ses enfants, qui la regardent à la télé, disent : » Future ministre de la santé ». Sous un vrai gouvernement de gauche ça aurait eu de la gueule. Mais c’est ça, exactement des gens comme ça qu’il faut à ces postes, pas des énarques ou des professionnels de la politique qui ne pensent qu’à leur carrière comme cette connasse de Touraine qui ne fait qu’appliquer les ordres et rendre la santé bénéficiaire….et les 60 milliards d’évasion fiscale dénoncé par Attac ??? Qui va s’en occuper ???? Faut aller voir ce film non seulement parce qu’il est super mais aussi pour défendre le travail de la réalisatrice Emmanuel Bercot et celui d’Irène Frachon qui s’est battue durant toute ces années pour dénoncer ce scandale du Médiator (mon beau père est mort aussi à cause de ce médoc mais c’était en 2000 et on ne savait rien).

Episode 6

Samedi, dernier jour de cette semaine et enfin une journée qui ressemble à quelque chose. Du passage, des échanges, du monde qui fait vibrer un peu l’espace. Ouf…..pas venu pour rien. Les pélardons dans la sacoche, je peux rentrer chez moi……la bise…..

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Published by didier falleur
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:35
A vol d’oiseau – Craig Johnson – Gallmeister 2016 – traduction Sophie Aslanides – 360 pages

Alors que le shérif Walt Longmire et son pote Standing Bear repèrent un endroit comme il faut pour célébrer le mariage de sa fille suivant les traditions indiennes, ils assistent au suicide d’une mère portant son enfant dans ses bras. Ils tentent de lui portent secours mais seul l’enfant a survécu à la chute mortelle. Il apparait vite que ce suicide est un meurtre déguisé et Walt devra s’arranger pour combiner les préparatifs du mariage (sinon gare aux courroux de sa fille) et l’enquête qu’il va mener plus pour venir en aide à la Chef de la police tribale, une certaine Lolo Long (il aurait pu trouver mieux) car il n’est pas  vraiment sur sa juridiction.

Ce qui est sur avec les romans de Craig Johnson, ce qu’ils ne nous laissent pas indifférents car il sait créer une atmosphère d’intimité passionnante et nous devenons les amis de ses héros grâce à des descriptions détaillées tant sur leur physique que leur façon de penser, de réagir devant les situations. Quant à son chien, il est bien sur de la partie mais dans un rôle encore particulier.

Alors nous allons le suivre dans cette nouvelle enquête et pénétrer dans les rouages de l’organisation et du fonctionnement d’une réserve indienne. Il y a les silences qui en disent long, les regards qui questionnent et les paroles qui agissent. On va se faire un peu (trop ?) trimballer avec une Chef qui, revenant juste d’une guerre (les US sont toujours en guerre) maltraite un peu les hommes et son 4x4, un peu réactive dans ses nouvelles fonctions (elle a l’air canon aussi) mais Walt avec son flegme connu va savoir s’adapter et lui venir en aide.

Dialogues secs et souvent drôles, personnages typés, la nouvelle enquête de Walt Longmire, même si trainant un peu trop en longueur à mon avis, nous offre une beau moment d’évasion dans une région et avec des personnages hautement fréquentables comme d’hab’.

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Published by didier falleur - dans lectures
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