oui je sais j'ai été absent quelques jours ne m'en voulez pas car je ne suis pas fait pour l'obstination, le tout pour le tout, le toujours mais plutôt le parfois, le soudain, le détour je suis parti un mois ce n'est pas long je ne suis pas parti loin quelques montagnes au moins quelques sentiers pour se rappeler la terre les odeurs du thym de l'hiver les couleurs des ciels si clairs et puis les envies qui reviennent les images qui parviennent aux yeux de ceux qui ont su attendre Les Dentelles de Montmirail Travis dans la neige de la Montagnette Champignon de bois
le chemin est là il m'attend il n'a pas tellement changé depuis notre dernière rencontre les arbres toujours serrés les uns contre les autres à se raconter leurs histoires anciennes quelques uns tombent rongés par la vermine ou tout simplement usés par le temps ils retournent à la terre pour faire naître leurs confrères les animaux se cachent attentifs à mes mouvements parfois, mis en confiance, ils déboulent à l'improviste et surpris, détallent à toute vitesse pour retrouver l'abri du sous-bois Chaque retrouvaille qu'elle soit sur le sentier déjà connu ou celui à l'instant découvert scelle encore...
Autant la petite cheffe de train joue avec mes nerfs pour un vélo soit disant au mauvais endroit et tente de surtaxer mon voyage en parfaite méconnaissance des règles de son organisation, Autant le sourire du jeune maghrébin qui me tient la porte pour sortir de la gare me donne bon espoir pour la journée à venir. Et puis ce vélo que je chéris de plus en plus ce petit véhicule léger et si habile dans la ville si silencieux et économe qui ne rechigne pas à me ramener chez moi quand le train se fait rare Il suffit de pédaler et il s'occupe du reste les 25 km sont avalés en une heure
C'est le nom de ma librairie. J'avais pensé à "Libre et Lire" mais plus abstrait et peut-être aussi plus intello. Parmonzéparvo est plus chantant et illustre mieux le parcours des mots qui deviennent les livres que je propose. Parmozéparvon
J'habite en province et lors de mon dernier passage à Paris j'ai été voir la tombe de Bash. J'ai demandé où elle était et on m'a dit:" Par là, c'est toujours la plus fleurie" . Et je l'ai trouvée, ridicule espace pour cet immense artiste, coincée au bord de l'allée, vraiment trop petite pour le contenir. Mais c'est vrai, recouverte de fleurs splendides, des photos comme celle du village où il a grandi; il y a un monsieur qui me l'a dit. Et des gens qui passent, certains par hasard :"Qui c'est ???", d'autres qui viennent exprès et alors il y a ce silence qui s'installe, ce recueillement, cet hommage...
Soudainement des gens d'autres gens des gens que je ne côtoie pas habituellement des gens qui vont au théâtre ils sont bien habillés parfois même ils exhibent jusqu'à leurs richesses ils parlent, vont au bar commander un sandwich et un verre de vin puis quand ils s'assoient à coté de vous leur parfum vous envahit encore heureux que celui-ci soit agréable enfin, je veux dire pas trop agressif ils vont parfois s'aider de petites jumelles pour voir des détails je pensais que cela appartenait au passé je pourrais les haïr mais la pièce est tellement folle que je les trouve audacieux ainsi de contribuer...
la mâchoire d'acier mord le béton et ses armes comme s'il s'agissait de carton pâte je suis comme ceux qui sont fasciné par la force de l'inévitable morsure petit à petit la structure jadis hautaine se réduit à gravas aussitôt avalés par les camions benne
"Alors, passez une bonne soirée"...... Moi, je serai seul enfin pas tout à fait j'ai préparé une soupe que je vais partager avec ma maman qui va revenir du cinéma et ainsi ne pas rentrer dans une maison vide c'est d'ailleurs la première phrase qu'elle va dire en rentrant chez elle : " Je suis contente de ne pas rentrer dans une maison vide". Nous avons mangé dans un presque silence qui annonçait déjà mon départ proche Puis elle a voulu regarder Rigoletto à le télévision alors je lui ai branché sa chaine pour que le son soit plus approprié en pendant que je me préparai je l'entendais chanter les...
Le vide des forêts omniprésentes et infinies le vide des prairies abandonnées le lac partout est toujours et ses terrible tempêtes les villages et les bourgs oubliés qui vivent au ralenti et attendent un improbable sursaut de leur gouvernement les kolkhozes décrépis, les magasins d'état tombent en ruine, envahis par les ronces mais les tags y affichent des "Je t'aime" les routes sont défoncées des gels successifs. Pourtant, en Carélie du nord, près de la frontière Finlandaise des cultures résistent à l'indifférence des vaches paissent dans les prés cette province annexée par la Russie a gardé sa...
Je quitte la ville. Je pars à la découverte de la terre russe. Au nord de St Pet, le lac Ladoga est mythique dans l'histoire de la ville car il a permis, gelé, le ravitaillement de ses habitants durant le terrible blocus de 900 jours de l'armée allemande. Ce lac, continuellement bombardé par l'aviation, est devenu "La route de la vie" pour faire parvenir les denrées essentielles (pain, essence et électricité) à la population affamée (1 million de morts durant la première année de blocus). Le compositeur Dimitri Chostakovitch se porte volontaire; on l'affecte à un poste de surveillance. Il y composera...