Donc de retour chez moi dans la maison vide après ce mois d'insolitude tout le temps des gens tout le temps du mouvement sans arrêt des images nouvelles des rencontres, des sourires des découvertes infinies j'ai composé un paysage flamand digne d'un peintre du 18° siècle j'ai admiré un lac qu'aucun obstacle ne perturbe l'horizon j'ai foulé des sols tapissés de lichens blanc j'ai attendu un train qui n'est jamais venu sur une voie plus droite que la ligne imprévue j'ai fait le tour d'un monde totalement inconnu aussi proche de mon cœur que peut être le rêve de l'avoir vécu
Me voilà de retour chez moi, dans ce village de Provence traversé par un fleuve impétueux mais qui pourrait paraître innocent aux yeux de celui qui a vu la Néva ou le Volkof pour ne citer que ces deux-là. Village aux yeux de celui qui a vu la démesure des villes Russes. Pourtant, nous n'allons pas si loin; St Petersburg est en Europe, à la frontière de cette vieille terre finlandaise en partie dérobée à ceux qui avaient fait mauvaise alliance; les noms en attestent : Lachdenpojia ou Sortavala, intraduisibles si quelqu'un ne vous le déchiffre pas car en plus c'est écrit en cyrillique. Autour du...
Sans le savoir nous reproduisons à l'infini des images déjà publiées des oeuvres déjà vues des émotions déjà ressenties c'est tout simplement la création artistique qui de répète sans se copier et c'est la vie qui continue
Le voyageur du passé qui aurait fait ce périple à force de calèches, de malle-poste ou de diligences, combien de son temps d'alors ? Sûrement quelques mois d'inconfort et peut-être même de rencontres incertaines. Pour nous, c'est l'avion qui nous transporte sans nous laisser le temps de partir et d'arriver. Mais le survol du Golfe de Finlande, de la mer Baltique, des côtes d'Estonie et de Lettonie est un enchantement. Puis c'est la Pologne, longue traversée de terre plate comme cette partie du globe. L'arrivée à Berlin se fait sans heurt et dans un temps record. Ces trois villes en trois jours...
Berlin ancienne partie Est, comme un intermède au voyage la transition douce entre l'orient-express et l'occident pressé. Il y a encore de la nonchalance dans cette ville frontière. Les immeubles aux décors désuets rappellent l'austérité, comme peuvent évoquer la sévérité les barres d'immeubles vétustes de la cité russe. Il y a bien sur l'histoire qui recouvre la plus récente l'aventure de la liberté retrouvée le mur qui s'effondre. Il me fallait aller au delà voir cet autre côté du monde les voiture brinquebalantes sur les routes défoncées. Les tramways en tôle ressemblent à des tanks à peine...
ce pays des grands fleuves ce pays des forêts infinies ce pays des lacs tels des mers qui se laissent boire ce pays aux villes immenses que je n'aurais pas assez de vies pour les connaître toutes ce pays qui a survécu à la tyrannie des tsars et à celle des bolcheviks et qui continue de croire en ceux qui les gouvernent ce peuple qui vit avec les souvenirs intenses de ses hommes illustres ils sont trop nombreux il me faudrait un livre pour les citer tous
Ce ne sont pas 250.000 yeux hagards mais bientôt 250 millions de visages inconnus qui vont déferler sur les côtes préservées encore de la catastrophe imminente. Alors que nous ne savions déjà que faire de ces fuyards de la misère sinon les renvoyer à renforts de charters notre intendance matérialiste ne saura pas gérer ce flot de désespérés. Ils viendront chez nous car il n'a aura plus d'autres lieux possibles comme nous avons fui l'europe exsangue il y a quelques siècles pas si longtemps encore. Allons nous les exécuter comme des envahisseurs tels des crabes, criquets ravageurs ou autres animaux...
ArlesArnac' la lutte de classe passera par la réduction drastique du prix d'entrée des expos photos. La culture doit être accessible à tous et non pas seulement à une élite intellectuelle française et étrangère qui continue de la sorte à faire pression sur le reste de la société. Sinon quand même, merci à Nan Goldin pour son témoignage courageux et à celui de ses amis qui sillonnent la planète pour dénoncer les injustices et les malaises. Merci à Caroline Cartier d'avoir mis ses paroles sur les photos de Martin Parr. On se demande, à la vision et à l'écoute de ce montage, comment l'un et l'autre...
le train tous les matins m'emmène le long tunnel d'acier en mouvement traverse le temps saccadé du soleil comme des successions de flashes et de trous noirs je remonte le temps je modifie mon espace environnement