La forêt comme un main qui se tend vers le sommet déploie sa palette de couleurs automnales ses doigts semblent se hisser jusqu'à l'impossible verticalité mais le règne minéral impose sa loi et seules quelques herbes volontaires résistent à cet univers millénaire les eaux ont laissé des traces que nos yeux déchiffrent les failles ouvertes nous laissent le pénétrer et même si parfois cette verticalité nous effraie aussi son ascension nous donne l'éphémère sensation de la maîtriser Tout est dans la retenue dans la vision accaparée de l'instant dan s le pas franchi vers l'éternité la sensation de...
Hier j'étais seul encore une fois je me dis oui encore une fois alors pour ne pas rester seul j'ai pensé aux autres je me suis occupé du miel qui forcement crée un lien au goût sucré de la poésie qui peut refléter l'amertume mais pas cette fois et puis le voyage pour conclure la soirée et cette fois ci ce fut l'Ecosse car ce pays commence à me parler accompagné de musiciens autochtones* je me suis mis à explorer la carte étalée sur la table les effluves d'un Cragganmore et d'un Macallan sont venues exprimer les trésors enfouis dans la tourbe et les collines du Speyside Mais le territoire des grands...
Je suis là je me tiens droit parmi les gens assis autour de moi j'écoute les propos sont clairs énoncés intelligemment j'apprends les nouvelles données j'enregistre les nouvelles idées il faut du temps s'accaparer analyser et puis transmettre à ceux qui viendront écouter à nouveau
Entre les nuits d'orages le ciel nous a offert une plage bleue de lumière nous avons manifesté notre humeur dans les rues désertes de la ville et qu'il est bon de se faire entendre aux oreilles de ceux qui osaient entrouvrir les rideaux et parfois même rire de cette mêlée courroucée et l'orage a repris sitôt la nuit venue le ciel d'encre était parcouru d'éclairs comme dans le meilleur scénario d'un film de terreur mais elle est restée tapie dans le noir et n'a pas provoqué le déluge menaçant
Dans ces temps délicats où le tristesse peut m'envelopper sans que je puisse contrôler cette émotion je ne tiens pas à m'éparpiller en relations éphémères et superficielles mais plutôt à retrouver à me trouver avec celles et ceux qui partagent ma vie avec qui je peux parler et où le silence même aurait valeur d'échange
Je n'étais pas retourné à Avignon depuis le festival. La ville a retrouvé son calme relatif - quelques stupidités y règnent encore, trop visibles - Les touristes toujours mais qui ne déambulent plus à travers le kaléidoscope coloré des affiches et caliquots. Non plus les troupes qui vantaient à grands renforts de bruits et de déclamations la valeur de leurs jeux. Non plus les gens affairés à consulter fébrilement le programme, le stylo à la main, les pages cornées, tentant de faire coïncider les horaires pour s'assurer de ne rater aucun de leur auteurs préférés. Ils étaient assis là, sur les murs,...
5 jours de discussions intenses, de rencontres, de débats, de films militants comme tout ce qui se passe ici; une co-présidente enceinte et souriante. Des repas animés au Gourgonnier et à la sauce Aïoliwood...... C'est l'unviversite d'été d'Attac en 2010 à Arles. Le mémorial "A l'honneur du dernier retraité inconnu parti à taux plein"
Les buses disparaissent paresseusement du paysage les chats se prélassent au doux soleil des rivages quelque peu gênés d'être surp ris d'être dérangés dans leur intimité le groupe à peine passé ils retournent à leur rêve le soleil est si rare le chiot timide n'ose pas s'approcher les chevaux attendent et se font caresser ils auraient préféré quelque chose à goûter le soleil est si rare mais nous savons l'apprécier alors qu'il vient par bribes illuminer les tableaux des campagnes
à peine 22°ce matin au réveil c'est ma dernière journée de travail à la librairie il fait gris comme si le temps se sentait triste Si je le suis ? pas comme ça pas gris juste blanc comme la toile prête à peindre comme la porte qui s'ouvrirait sur un paysage trop lumineux que va-t-il se passer après l'avoir franchie ????