le matin tout va bien la jour se lève l'avenir est devant moi le rythme s'installe les projets se forment le soir tout s'écroule et comme je ne peux pas travailler la nuit aussi, la vide se fait sentir. l'absence, les absences. l'absence de celle qui pourrait être la compagne de ces moments l'absence de ceux qui pourraient être les amis de ces instants. Il n'y a personne et j'ai beau regarder par la fenêtre, rien, personne n'arrive pour sonner à la porte. Dans la rue, j'entends mon prénom et je suis tellement étonné que je pense qu'on appelle quelqu'un d'autre mais non, c'est une des filles des...
Meuble CD - caisses de vins chipées ou récupérées dans les supermarchés - tablettes en verre - rien n'est fixé pour s'adapter à la largeur du mur. Tout au long de ma petite vie d'homme j'ai rassemblé ce qui semblait comme apartenir à un monde de rêves et de désirs une esthétique personnelle évidemment la réalisation d'objets pour ne pas copier pour adapter, transformer recycler ce qui doit être jeté retrouver la beauté des gestes le plaisir de contempler ce qui est créé et puis acquérir des oeuvres de personnes parfois tout à fait inconnes mais plus souvent amies ou dans le devenir de l'être donc...
Dans le train, le paysage défile dans un travelling infini. La fenêtre comme l'écran du monde du moment, plan séquence ininterrompu sur les villes, les endroits que je connais, ceux que je ne connais pas encore mais que je rêve de connaître. Perpignan, la gare et Dali en fond d'écran qui déclame sa phrase célèbre.... Personne. J'ai rendez vous avec trois femmes belges et elles ne sont pas là. Je me fais du souci pendant que ces trois connes sont entrain de manger dans une brasserie. Excuse moi Jeanne mais c'est ce que j'ai pensé à ce moment. Passons, nous allons être ensemble durant une semaine...
-------------------------------------------------- toi dans ton train et moi dans celui de la vie qui coule comme l'eau qui se raréfie aurons nous tous assez à boire serons nous tous lassés de voir les enfants nous fixer du regard et nous demander ?
et tout à coup tout devient moche rues sombres devantures qui accrochent le regard de leurs slogans immondes enfilade de médiocrité mercantile ou sont les visages souriant ou sont les rires des enfants qui jouent par la fenêtre la vie des gens s'affiche sans gloire occupés qu'ils sont à boire à regarder leur peau qui s'effrite en lambeaux
un groupe de femmes noires rentre dans le wagon et le niveau sonore atteind le mur du son les enfants jouent comme à la maison elles sont six, sept les chaussures peintes en bleu sur leurs pieds nus dans les sandales je ne sais pas de quoi elles parlent mais les conversations vont bon train animées par quelques histoires qui les font rire et commentées toujours aussi fort alors les sourires naissent tour à tour sur les visages des spectateurs charmés par ce joyeux brouhaha elles doivent venir du mali ou du niger je demande à mon voisin et c'est bien ça
rivière paisible que vient troubler la risée rivière limpide qui sait garder ses secrets falaises abruptes refuge de rapaces aux aguets immense cathédrale de pierre qui au loin nous rappelle aux grottes des hommes effrayés
petit luberon combe sauvage chevreuil éffarouché par notre intrusion cirque de calcaire repos des oiseaux le souffle court nous grimpons et nous voyons ce que nous cherchons