J’ai pris mon sac et Roger m’a déposé dans le drôle d‘immeuble en coin : intérieur hôpital de carreaux bleus et blancs. Ils étaient là et on a diné ensemble : lasagnes à la mode vite fait puis des amis de Tony sont arrivés pour le chercher, des gens de théâtre. Je suis sorti avec eux. J’avais envie de me changer les idées, de voir d’autres têtes. Nous avons re-diné, des pâtes de nouveau et un peut de vin rosé que j’avais acheté. Puis le bar gay : « Chopp Escuro » et pas seulement le bar, c’est toute la rue qui vit comme ça. Une boite: « Homo-Sapiens ». Tiens, Marcio est là aussi ; il m’avait dragué...
« Me dé a rede quero sonhar o ar e puro nao vou sair balança com força mais um poquinho quero sonhar bem diferente talvez igual ao pasarinho » ( Hermeto Pascoal) Pagé a déjà pris un piranha . La pluie se met à tomber très fort, la grosse pluie tropicale. Chuva gostosa. Nous longeons la frontière bolivienne; montagnes recouvertes de végétation dense enveloppées de brume et de nuages. Le plafond est bas mais les montagnes sont plus hautes. Nous venons de doubler l'embouchure du rio Sao Lourenço, celui qui mène à Cuiaba et nous allons bientôt entrer dans le Mato Grosso. Cela ne fait pas longtemps...
J'ai décidé de remonter le Pantanal du Matogrosso en bateau bien sur car il n'y a pas d'autres moyens de voyager sur cette immense étendue d'eau et de terres immergées. Il y a plusieurs ports où des bateaux font escale: Porto Murtinho au sud, près des frontières Paraguay/Bolivie et Corumba, un peu plus au nord. Je tente d'abord ma chance à Porto Murtinho. Campo Grande, vendredi 8.15, le train s'en va. Totonho m'a accompagné à la gare. Y'a de la place. Le temps est superbe et déjà chaud. Je vais jusqu'à Aquidaouana. Le train roule vite pour un train, s'arrête peu et pas longtemps et le voyage est...
Des signes qui peuvent paraître encourageants l'arc en ciel au dessus du Morvan la pluie qui s'arrête à l'entrée de Paris trois jours durant plus de ciel gris le couleur de l'azur pour embellir le départ Avant de prendre l'avion je suis toujours tendu à la pensée d'être suspendu dans le vide; ce n'est pas pour moi un état naturel. Alors, dans l'aéroport, à la vue de tous ces gens qui ne sont là que pour prendre des avions et cela fait beaucoup de monde tout à coup, l'atmosphère se détend, devient rassurante et efface peu à peu les sentiments contrastés à l'aune de se nouveau départ. Aéroport de...
Au fond, les petites Dolomites; la Brenta coule vers Venise ? La place est calme et l'église est fermée; St François se refait une beauté. Je quitte le groupe et sur une autre place attenante je tombe sur une réunion d'anciennes voitures de course, comme si tous les modèles réduits de mon enfance se trouvaient rassemblés en un instant : pure magie, pure bonheur ! Ces formes voluptueuses, ces noms historiques, tout revient comme un flot de souvenirs oubliés. Le décor est somptueux, rehaussé par ces maisons Rennaissance. Je me promène sur ce parking caressant ces pur sang, humant l'air chargé de...