Dans ce temps qui a donc choisi de ne se partager avec personne personne, je veux dire physiquement il m'est donc possible de laisser vagabonder mon esprit et de permettre à des images de me tenir compagnie c'est selon le moment l'état d'esprit la solennité ou la légèreté de la pensée un visage un lieu un instant une femme très souvent un paysage une courbe négociée élégamment si je tiens aussi compte des longs moments partagés avec la musique je pense que je suis rarement isolé du monde et comme je ne me laisse approcher que par des moments heureux ou souriants je peux dire alors que je suis presque...
j'ai rêvé de toi que je ne connais pas encore peu à peu la pièce se vidait les amis devaient comprendre qu'il fallait ce silence pour nous rencontrer allongé sur le sol j'accompagnais la musique au son de ma guitare puis je t'ai retrouvée sur le canapé et ta tête est venue se poser sur l'accoudoir plus tard je t'ai rejoins allongée dans le lit et j'ai senti ta main se poser sur mon corps je ne me souviens pas si on se regardait déjà
Des V8 en pagaille se tirent la bourre tels des chevaux indomptés en ordre de bataille les double corps allongés sur la ferraille des culasses chauffées à blanc gavent les cylindres de nitrométhane Sanglées dans l'habitacle les femmes se laissent enlacer dans la chaleur des sièges baquets où les ceintures sont loin d'être chastes
Hier j'étais seul encore une fois je me dis oui encore une fois alors pour ne pas rester seul j'ai pensé aux autres je me suis occupé du miel qui forcement crée un lien au goût sucré de la poésie qui peut refléter l'amertume mais pas cette fois et puis le voyage pour conclure la soirée et cette fois ci ce fut l'Ecosse car ce pays commence à me parler accompagné de musiciens autochtones* je me suis mis à explorer la carte étalée sur la table les effluves d'un Cragganmore et d'un Macallan sont venues exprimer les trésors enfouis dans la tourbe et les collines du Speyside Mais le territoire des grands...
Je suis là je me tiens droit parmi les gens assis autour de moi j'écoute les propos sont clairs énoncés intelligemment j'apprends les nouvelles données j'enregistre les nouvelles idées il faut du temps s'accaparer analyser et puis transmettre à ceux qui viendront écouter à nouveau
Entre les nuits d'orages le ciel nous a offert une plage bleue de lumière nous avons manifesté notre humeur dans les rues désertes de la ville et qu'il est bon de se faire entendre aux oreilles de ceux qui osaient entrouvrir les rideaux et parfois même rire de cette mêlée courroucée et l'orage a repris sitôt la nuit venue le ciel d'encre était parcouru d'éclairs comme dans le meilleur scénario d'un film de terreur mais elle est restée tapie dans le noir et n'a pas provoqué le déluge menaçant
Dans ces temps délicats où le tristesse peut m'envelopper sans que je puisse contrôler cette émotion je ne tiens pas à m'éparpiller en relations éphémères et superficielles mais plutôt à retrouver à me trouver avec celles et ceux qui partagent ma vie avec qui je peux parler et où le silence même aurait valeur d'échange
De retour chez moi avec le sentiment de plénitude de calme et d'apaisement pourtant ce n'est pas grand chose mais tout est là pour me retrouver le lieu est singulier l'espace illuminé des oeuvres amies acquises ou glanées le long des chemins la musique vient du monde entier choisies ou proposées par des gens de confiance c'est aussi l'endroit où j'aime écrire les idées se formulent plus facilement comme l'eau qui coule sur le visage et vient réveiller la peau asséchée par le soleil et les vents contraires
A chaque fois que l'été revient que la chaleur enveloppe mon corps ma mémoire ne met pas longtemps à retrouver son âme brésilienne le ventilateur rafraîchit la chambre qu'elle soit de Beaucaire ou d'Olinda mais, là-bas, il y a les corps qui transpirent se frolent et finissent pas se toucher et les caresses trolicalisées n'en finissent plus de s'éterniser
les femmes que je connais habitent le monde et je les rejoins tel un oiseau qui survole les ondes des océans et des mers tranquilles Elles se présentent à moi quand dans la solitude des moments d'innocence je les appelle pour qu'elles suivent mes voyages imaginaires et parfois les rêves se réalisent et frappant à ma porte elles m'accompagnent sur les chemins dessinées sur les cartes leur présence alors illumine les jours de grande traversée caussenarde m'aide à gravir les sommets alpins et rende joyeux la conquête des vallées pyrénéennes et même si dans le désert des journées ou des nuits de solitude...