Aiku
Je dors je me réveille une sauterelle boit l'eau de mes lèvres elle s'envole déploie ses ailes
Je dors je me réveille une sauterelle boit l'eau de mes lèvres elle s'envole déploie ses ailes
Mon esprit virevolte entre la Belgique et ici parfois je me promène dans les rues de Bruxelles Sablons, Bailly, Grand'place, rue du Midi ici coteaux, gorges, routes sinueuses ici des gens et toi là-bas attendre pour te retrouver parler continuer d'échanger hier soir un film Islandais un peintre suit des cours dans un atelier un modèle nu j'ai pensé à toi dans ton académie
Après deux mois passés sous une chaleur écrasante entrecoupés heureusement d’intermèdes de fraicheurs offerts par la montagne et des eaux limpides le temps se souvient que le moment est venu de faire souffler quelques brises La nuit redevient cet instant de récupération et le mistral encore modéré caresse le corps avec bonheur comme si le premier septembre marquait la fin de l’été alors que ni le vent ni le ciel n’ont appris cette date
Et je dis bonjour à M. Aout celui qui va m'accompagner pendant les prochains jours jours de travail de voyages de rencontres d'océan peu à peu ils raccourcissent mais nous offrent toujours rires et émerveillement
Finie la parenthèse enchantée adieu sentiment amoureux envolée les parties de baise qui n’ont jamais eu lieu mon insuffisance crasse ayant eu raison des désirs inassouvis « restons amis » m’a-t-elle dit aurais-je le choix des amies je n’ai que ça des amies d’avant de maintenant mais une femme à aimer je ne peux pas, je ne sais pas fantasme inatteignable extrait de douceur une bouche qui ne sait dire que des phrases mais qui ne parle pas d’amour corps lassés de s’enlacer sans vraiment s’exténuer
Le Rhône, fleuve qui court à mes pieds Je remonte son cours en courant Jusqu’au lac Léman Où je vais la rejoindre Entre Lyon et Bellegarde, la vallée se resserre Devient presque oppressante avec le ciel qui se referme au dessus de nous Le train se faufile lentement dans ses méandres Genève : je la vois qui avance de l’autre coté de la vitre Vitre qui sépare encore nos deux mondes Genève autre monde parallèle Défilé de voitures noires aux chauffeurs silencieux Avenue des montres clinquantes Jet d’eau puissant sur le lac S’enrichir c’est bien voler les autres Ou les exploiter c’est pareil Train pour...
Apparition spontanée du bonheur tendre rencontre inattendue doux regard posé sur moi voix qui me berce divinement corps voluptueux que je ne me lasse pas de chérir et pourtant j'ai déjà l'appréhension de te perdre doucement Je me protège je ne veux plus de souffrances l'espace géographique qui nous sépare est important vais-je pouvoir me contenter de dates aléatoires ? décidées par l'une ou l'autre vais-je pouvoir me contenter de te voir tous les mois ou moins encore ? Déjà tu me dis :"Juillet..........????" et ça me parait si loin Tous les jours et toutes les nuits sans toi vont me paraître comme...
je deviens raisonnable j'efface ta présence permanente des écrans de contrôle lumineux pour retrouver le calme Pour te voir je dois te chercher te faire apparaître comme ces images que nous avons préféré occulter images électroniques qui ne provoquaient que frustration et désir impossible à assouvir seulement les voix et les esprits qui se laissent aller ainsi je peux te deviner nue parcourant mon corps avec ta bouche et nu moi même alors que personne ne le sait je te donne ou revêtue des habits colorés de la vie nous entendons nos sourires nous voyons nos rires éclater
Mon abri mon gîte mon bivouac sous les étoiles mon refuge au camp de base le rocher où je repose mon corps assoiffé de paysages le tête enivrée d'air pur mes jambes qui me portent sans fléchir elle qui me parle me raconte des histoires qui égayent la marche autrefois solitaire maintenant tout devient clair la compagne de vie la compagne des jours et des nuits
Qu'avons nous à craindre l'avenir nous le dira et dans l'attente de l'incertitude je voudrais devenir celui qui te connaîtra celui qui apprendra à déchiffrer les messages à décoder les pages de notre histoire elle ne manquera pas de nous faire exister de nous rendre acteurs de notre propre destin et nous verrons bien alors ce qu'il adviendra de nous en attendant nous aurons été