Beaucaire, Genève et ailleurs
Le Rhône, fleuve qui court à mes pieds
Je remonte son cours en courant
Jusqu’au lac Léman
Où je vais la rejoindre
Entre Lyon et Bellegarde, la vallée se resserre
Devient presque oppressante avec le ciel qui se referme au dessus de nous
Le train se faufile lentement dans ses méandres
Genève : je la vois qui avance de l’autre coté de la vitre
Vitre qui sépare encore nos deux mondes
Genève autre monde parallèle
Défilé de voitures noires aux chauffeurs silencieux
Avenue des montres clinquantes
Jet d’eau puissant sur le lac
S’enrichir c’est bien voler les autres
Ou les exploiter c’est pareil
Train pour Neuchâtel autre lac
Le centre ville est tranquille
Du balcon le spectacle est saisissant :Eiger, Jungfraü, Mönch et à droite le Mt blanc
Excusez du peu !!!!
A mes pieds, le lac où les suisses font joujou avec leurs bateaux à voiles
Quand ce n’est pas avec leurs voitures de sport ou leurs motos rutilantes
La suisse est un jardin ou les enfants grandissent lentement
certains deviennent adultes d’autre non
Alors pourquoi ce voyage
Car c’était bien un mirage
Qui se dessinait au loin
Un oasis de tendresse et de volupté
Les fruits murs qui s’offraient à la bouche
Le lac s’est-il tari tout à coup
Les fruits tant attendus auraient-ils disparu
Ca ne va pas du tout
Ai-je entendu dans la nuit
Il y a cet autre qui rode encore
Un fantôme qui n’a d’yeux que pour toi
Et c’est bien difficile de se battre contre un fantôme