Voyage à vélo en Espagne automne 2026
Pour aller à Valencia, j’ai déjà essayé toutes les possibilités par la cote méditerranéenne puis par les Pyrénées alors cette fois ci, je décide de passer par le Pays Basque. C’est pas près et pour éviter un long trajet en train jusqu’à Irun, je fais un arrêt chez mes amis de Toulouse. C’est un très bonne adresse.
Irun, arrivé assez tard dans l’après midi, chaleur et la route proposée passe par un beau sommet et une belle cote. Je risque d’arriver tard à San Sebastian. Mais que vois-je ? Un métro qui y va directement et que pensez vous que je vais faire ??? Mais prendre ce métro bien sur… On verra bien demain pour les premiers efforts. Parfait !!!!
Le lieu choisi pour la nuit s’avère être une auberge d’accueil pour les Composteliens.e.s. 66 balles la nuit en dortoir de 6. C’est pas donné San Sebastian (Donostia en Basque) mais l’ambiance est sympa et je peux faire ma cuisine. Je fais une belle balade à pied le long de la plage et jusqu’à la fameuse sculpture del Peine del Viento et quelques courses pour ce soir.
Jour 2
Ça se réveille tôt pour les marcheurs, j’ai plus de temps et après un bon petit dèj, j’enfourche la bici. Une première cote, mais ce n’est pas la mienne, réservée aux sakados. Je salue une des filles de la chambre. A mon tour de grimper vers Igeldo… pas trop dur. Je dois m’habituer à cette langue bizarre. Orio, 17km et déjà 370m de déniv+, ça rigole pas le Pays Basque.
Zarautz et Getaria, jolie ville balnéaire. La cote offre déjà des beaux points de vue. Deba et ses premières plages , Mutriku et enfin Ondarroa mon étape de ce soir. Rajoutez 41km et 730m de déniv+ et vous aurez le topo de la journée. Ça suffit pour commencer. L’hôtel donne au dessus de la plage et je n »hésite pas un seconde : baignade…. Génial comme récompense.
Petite balade dans la ville et premières impressions avec ce pays et son peuple. Une chose : aucun drapeau espagnol mais des drapeaux basques quand ce n’est pas celui de la Palestine sur les frontons des mairies. Repas quelconque mais il faudra que je m’y habitue.
Jour 3
Magnifique lever de soleil. Parfait pour commencer la journée. La route côtière est vraiment belle et c’est un régal. Première pause à Lekeito. Son petit port et ses belles façades de maisons décorées de bois. En façade uniquement car la ville elle même est normale mais les touristes sont là. Ea, la ville au nom le plus court ?? Déjà 24km et 470m+………..Laga (32km et 700+) et sa plage où les surfeurs se donnent rendez vous. Grandiose. Je m’installe pour le spectacle et le picnic. La plage est immense et voilà qu’un couple vient s’installer devant moi, je rêve !!! Je leur demande pourquoi ils viennent s’installer juste devant moi et ils me répondent que la plage ne m’appartient pas. Dingue, des allemands… instinct grégaire...je me déplace de quelques mètres.
Je reste un long moment et je repars. Adieu les cons !!!
Je cherche le bac qui fait la traversée de la baie mais pas facile à trouver. Je demande à un jeune homme sur un parking. Il me dit que c’est un peu avant et que je dois faire demi-tour mais qu’il va regarder les horaires et comme le prochain semble être à 17h00, il se propose tout de suite de m’emmener pour m’éviter un grand détour par une route très fréquentée et pas sympa à faire à vélo. Trop sympa ce garçon, cycliste aussi bien entendu. Pendant le trajet il me parle de cet endroit où il vit, de cette lagune qui offre les plus belles vagues de surf au MONDE car elles rentrent sur plusieurs kilomètres lors de la marée montante. C’est un spot super connu. Il m’emmène jusqu’à Mundaka et je lui propose de lui offrir un verre. Vamos. Arrivés au petit port vraiment charmant, on s’installe à la terrasse d’un café bondé et il revient avec les boissons et des olives aux anchois, pas possible de refuser et un plus c’est lui qui paye. Vraiment une belle rencontre. Merci Marcos !
Il est temps de repartir car il reste encore quelques cotes et des km. La route est toujours aussi belle et le trafic modeste. Marcos m’avait dit de visiter la petite île de Gaztelugatxe (imprononçable) mais à la vue du parking blindé de bagnoles et de bus je passe mon tour. J’apprends plus tard que c’est l’endroit où a été tourné Games of Thrones. Dragonstone. Tout s’essplik !
C’est vrai que c’est vraiment joli.
Allez, encore un peu de route pour atteindre Bakio, mon étape de ce soir (15km et 400m+). Ville balnéaire moche, des tours et des immeubles. Tant pis mais l’hôtel est super, dans un vieille demeure avec un personnel vraiment sympa. Je dine dans un resto de bravas et tortilla avec une française sympa qui voyage en van : chauffeure routière !!! C’est elle qui m’informe de l’histoire de Games of Thrones où elle ira demain. Elle me dit aussi se faire emmerder par des relous graves dont un argentin qui l’a vraiment harcelée. Pas cool.
Jour 4
Ahhhhh, une vraie petite côte pour quitter Bakio, 5km jusqu’à 13 %...parfait pour se mettre en jambes...une heure !!! Après c’est facile jusqu’à Gorliz, juste des petites bosse à 8 %. Passage près d’une vieille centrale nucléaire abandonnée où les herbes folles commencent à recouvrir le dôme.
Gorliz, excellente pâtisserie, belle plage et train pour Bilbao. Parfait, cela va m’éviter toute l’arrivée dans cette grande ville et le calvaire des autoroutes, des ronds points et autres délires bagnolesques.
Bilbao
Mon logement (Central Rooms) se trouve vraiment au centre et le responsable, Hassin m’a donné une grande chambre de 4 où je peux mettre le vélo et où je suis seul. Sympa !
J’ai presque toute la journée pour découvrir la ville et visiter le fameux Guggenheim. La ville est agréable à parcourir, assez calme malgré l’afflux de touristes qui se concentrent vraiment autour du monument. C’est vrai que c’est assez réussi, rien à voir avec l’étron pondu par le même architecte à Arles. Tout autour, l’espace intègre les éléments du bâtiment, pierres et métal. Je visite mais l’expo consacrée à Jaspers Johns me laisse froid. Mais des choses à voir tout de même et une architecture étonnante. Dehors, la sculpture de Louise Bourgeois fait l’attraction et les répliques miniatures des vendeurs ambulants sont très drôles et voir ces personnes les fabriquer à toute vitesse est réjouissant.
En fin de journée, le bar extérieur situé dans un jardin attire une foule joyeuse et bigarrée. Super ambiance, parfaite pour une bonne Estrella Galicia. Le Musée des Beaux Arts est en pleine réfection et je ne peux malheureusement pas le visiter. L’ouverture prévue en 2022 a été reportée en 2026 et peut-être en 2027 d’après ce que j’ai pu voir.
Le soir délicieux risotto aux champignons, gateau à la carotte dans un bon restaurant. Ouf, finies les tortillas de batatas et les bravas !!!!
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DU VOYAGE. DEMAIN TRAIN POUR REINOSA, SOURCE DU FLEUVE EBRE MAIS CELA NE VA PAS VRAIMENT SE PASSER COMME PRÉVU. A DEMAIN
Jour 5
Je pensai rallier Reinosa et les sources de l’Ebre directement depuis Bilbao mais le gars de la RENFE m’apprend que la ligne est interrompue à la suite d’éboulements. Je dois faire oune détour par Santander et le départ est ce matin à 8h45 au lieu des 14h30 prévues. Tanpitte...La particularité de ce voyage en train est qu’il s’effectue sur une voie métrique contrairement aux normes modernes à 1668mm (L' écartement ibérique est un écartement des rails de chemin de fer de 1 668 mm, soit 5 pieds et 5 pouces 2/3 en système impérial. Il est utilisé principalement en Espagne et au Portugal). En France par exemple l'écartement des rails de chemin de fer est très exactement de 1435 mm. Cette norme aurait pour origine la largeur des chars sous l'Empire romain. Dis moi pas que c’est pas vrai…………Donc voie métrique, moins chère à fabriquer, tout est plus petit, ponts, viaducs et tunnels. Me v’la parti pour Santander...3h10 de train pour 120km...je vous dis pas la vitesse...souvent pas plus de 25km/h tellement les courbes sont serrées. Vamos !!!
Arrivé à Santander, je dois acheter mon billet de train pour Reinosa. Les guichetières de la Renfe me baladent d’un poste à l’autre en me disant : » C’est pas moi, c’est l’autre » et quand j’obtiens enfin mon billet je lui demande si je peux voyager avec mon vélo qui est juste derrière moi et la connasse de me dire qu’elle ne l’avait pas vu. Je craque et elle me rembourse le billet car le vélo n’est pas admis dans ce train. L’autre employée de l’autre guichet me dit que je dois revenir une heure avant le départ de l’autre train, qui accepte lui les vélos. Je deteste Santander mais comme j’ai du temps, mon train ne part qu’à 16h30, je vais avec vélo jusqu’au bout de la ville au Cap Mayor et son parc, ça me fait de l’air et en plus c’est très beau. Je m’installe pour le picnic. Une sculpture me rappelle étrangement celle qui occupe un des ronds points de Valence : La Dama del Elche. Bingo, c’est le même sculpteur.
Un bateau de croisière rentre dans la baie. D’après son nom, j’apprends que cette compagnie peut vous emmener depuis l’Antarctique jusqu’aux îles Lofoten si vous voulez mais ça peut chiffrer jusqu’à 9000€ aussi.
Le temps passe à contempler la mer et de revenir en ville doucement et le train quitte cette ville que je ne regrette pas.
Une heure trente pour Reinosa, c’est pas trop long pour une fois et le paysage est magnifique. Nous sommes en Castilla et Leon, fini le basque. Le train gravit la pente par des courbes en huit pour atteindre les 850m de Reinosa. Pas mal !!
Mon hôtel est dans la zone industrielle mais ça a l’avantage d’être tranquille et c’est tant mieux car c’est la fête dans la ville : courses de voitures à pédales, flonflons et foule en délire. C’est marrant comme spectacle mais à 850m d’altitude, ça caille un peu. Je reviens à l’hôtel trop bizarre enfin dans la déco. Y’a même une BMW R1200C peinte sur un tableau. Je ne sais pas ce que le mec avait pris avant ce délire mais peindre une moto aussi bizarre c’est vraiment bizarre. Y’a des panneaux Route 66 aussi. Pour la bouffe ça recommence, frites et œuf au plat. Faudra s’en contenter. A demain
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