Rentrée littéraire 2014 - Alice Ferney - Le règne du vivant - Actes Sud 206 pages
Magnus Wallace, co-fondateur d’une puissante organisation écologique « Noé », fatigué de voir ses efforts bafoués par la société, décide de fonder sa propre structure « Gaia » qui ne se contentera pas de signaler les dégâts causés par de belles photos larmoyantes mais se battra pour qu’ils ne se produisent plus.
Catalogué comme terroriste vert, lui et son bateau vont sillonner les mers à la traque de baleiniers pirates, c'est-à-dire désarmés mais continuant à parcourir les mers pour chasser les baleines en enfreignant les lois fondamentales de protection des espèces.
Un jeune journaliste norvégien va réussir à intégrer l’équipe en partance pour une campagne. Armé de sa caméra, il va filmer les moments forts, enregistrer les témoignages de ce chef charismatique et de ces compagnons de luttes.
Il assistera aux combats, aux poursuites, aux retournements des gouvernements poussés par les lobbies et les demandes réitérées de leurs compatriotes pour détourner les lois. C’est tout le système de la surpêche, des soi-disant recherches scientifiques sur les cétacés qu’Alice Ferney dénonce par la voix de cet homme, des femmes et des hommes embarqués dans ce combat inégal. Elle dénonce ainsi le pillage systématique des océans par des pratiques de pêches qui se moquent absolument des conséquences sur l’avenir de cette ressource. C’est un cri, une alarme qui retentit enfin dans un livre fluide, passionnant de bout en bout, au style élégant.
Alice Ferney offre son écriture à tous les combattants qui se dressent pour tenter d’arrêter le massacre, elle défend le véganisme comme une des solutions au repeuplement des mers et l’arrêt de l’industrie carnée qui elle aussi détruit la planète pour satisfaire l’appétit des viandards.
Je signe.
Pour continuer sur ce sujet je vous conseille la lecture de la revue "Long Cours" qui dans son numéro 7 de l'été 2014 présente un article sur Paul Watson, le pirate vert qui ressemble trait pour trait au héros du livre. En 1971 il fonde Greenpeace pour la quitter en 1977 et fonder sa propre organisation, la Sea Shepherd Conservation Society.

Egalement l'excellent livre de Sépuvelda : "Le monde du bout du monde" qui relate la traque d'un bateau pirate japonais en Patagonie.
Bonnes lectures.