Lecture de juillet - Radio Ethiopie – Steve Erikson – Actes sud
Radio Ethiopie – Steve Erikson – Actes sud – traduction Clément Baude
La famille Nordhoc n’est pas dans une situation très confortable. Le père, Zan, écrivain en mal d’inspiration, attend du jour au lendemain que la maison soit saisie pour faute de remboursement de crédit. C’est la crise américaine de l’immobilier qui commence et même si le pays vient d’élire un nouveau président noir, les doutes restent bien présents sur l’avenir.
Invité pour une conférence sur la littérature à Londres, il emmène toute la famille pour fuir ses tracas et offrir une respiration bienfaisante. Sa femme en profite pour continuer vers L’Ethiopie et tenter de retrouver la mère légitime de leur fille adoptée qui donne des signes de communication mystérieux.
Les faits vont se succéder de plus en plus vite et de plus en plus étranges autour de cette famille.
Mais M. Erikson n’en fait-il pas un peu trop dans ces allers et venues dans le passé en mélangeant les époques et faisant intervenir des personnages qui parfois, me semblent incongrus.
Autant le début m’a passionné sur le caractère insolite de cette petite fille venue d’un pays aussi magique, de sa mère adoptive tentant désespérément de comprendre son histoire, mais au fur et à mesure de l’apparition des personnages parallèles, le livre perd de sa force et devient confus. Je me suis perdu dans les villes sans comprendre le pourquoi de telles digressions.
Dommage car le propos est vif et les analyses pertinentes mais en voulant mélanger trop de genres, Steve Erikson rate l’essentiel. A vous de voir………….
Ce qu’en dit Actes Sud
À travers le parcours d’une famille blanche qui, confrontée à la crise économique et à l’ailleurs radical que représente une fillette meurtrie et toute vibrante de la musique de son pays, tente sa refondation au fil d’un étrange et perturbant voyage entre Londres, Berlin et l’Afrique, Steve Erickson, sur une bande-son où les rythmes de Van Morrison ou de David Bowie rencontrent ceux des ballades éthiopiennes, dresse le portrait d’un Occident que la “démocrazy” a transformé en illisible labyrinthe.
C’est pas moi kildi. En revanche, le titre phare du livre : Tezeta est une pure merveille chantée par Mahmoud Ahmed, un grand classique de la musique ethiopienne des années 1970.
A bientôt