Amazonia – Patrick Deville – Seuil aout 2019 – 297 pages
Ce long fleuve, associé à cette immense région du monde qui ressemble plus à un continent et qui fait d’ailleurs la une des journaux pour les catastrophes engendrées par la bêtise incommensurable d’un président débile, sans parler des massacres de chefs de tribus osant s’opposer à la destruction de leur patrimoine, ce long fleuve donc me rappelle l’époque où je vivais dans ce pays des jours heureux pour ne pas dire merveilleux.
Je me suis plongé avec délice dans ce récit qui m’a rappelé les aventures d’un auteur magnifique tel Cendrars. J’ai suivi les pérégrinations de cet homme et de son fils dans la ville de Manaus, remontant le long du fleuve et s’arrêtant dans des lieux improbables mais nous rappelant à chaque fois les faits qui s’y sont produits.
Je me suis aussi un peu perdu dans cette jungle touffue des mots, des hommes, des histoires qui s’enchainent telles des objets qu’on rajoute à une trame déjà très ou trop riche. Je ne me souviens déjà plus de tous ces détails et l’histoire intime de ces deux hommes, mêlée à celles des aventuriers, perd un peu de sa substance. Dommage.
