Seules les bêtes - Colin Niel - Rouergue noir 2017 – 212 pages
Colin Niel délaisse la moiteur de la forêt Guyanaise pour nous transporter dans un endroit beaucoup plus sec pour ne pas dire aride, un de ces endroits les moins peuplé de France, moins d’un habitant au mètre carré je veux parler de la région des Causses et plus particulièrement le causse Méjean car c’est bien là que ce trame ce nouveau drame. Rien n’empêche, pour qui connait un tant soit peu, de voir la rivière couler au milieu de la ville de Florac, d’observer comme lui les vautours tournoyer sur la corniche qui surplombe la ville, de monter par la route raide qui serpente pour accéder à ce plateau désolé, abandonné de presque tous les humains.
Il y aura cinq personnages pour nous raconter l’histoire. Alice, l’assistance sociale qui tente de venir en aide à ceux qui vivent en haut ou ailleurs, qui font de l’élevage et qui s’en sortent plus ou moins bien parfois pas bien du tout. Joseph le berger, Maribé la paumée qui tente une autre vie dans cette région. Armand l’Africain qui brouille la piste et enfin Michel le mari d’Alice qui perd le nord. L’histoire ???? La mort d’une femme ou plutôt sa disparition car on ne la retrouve pas…..
Colin Niel manie le suspense comme un serpent qui rode dans la jungle, on ne sait pas d’où il vient, où il va, mais nous le guettons et nous ne savons jamais vraiment……ces cinq visions, ces cinq vies pour nous dire ce qui se passe là-haut et là bas mais un là-bas qui nous projette aussi là- haut sur ce causse magique et mystérieux. Dans l’intimité de ces êtres qui tentent d’échapper au quotidien qui assomme et qui finit par tuer. Se lit d’une traite avec les yeux rivés sur cette si belle région que j’aime.
