Le Vieux Saltimbanque – Jim Harrison - Traduit par Brice Matthieussent – 144 pages – 2016
Quand ses filles ont appris que leur père allait écrire ses mémoires elles l’ont supplié : « Ne nous mets pas la dedans ! » Alors c’est d’accord, il ne parlera que de lui mais aussi de ses amours pour la vie, la nature et aussi de ses défauts car Jim Harrison nous parle franchement de ses erreurs, son addiction à la picole, ses écarts avec les femmes, ses doutes et aussi de son écriture car décider à 7 ans de devenir poète, c‘est pas banal, surtout dans le Montana. Alors que le doute s’installe, il quitte la fac pour devenir ouvrier mais va vite se rendre compte que soulever des parpaings toute la journée et risquer un accident c’est un peu con et c’est peut-être mieux de retourner à la fac surtout si on possède un QI de 173……
Dalva, De Marquette à Veracruz, Retour en Terre, la sortie d’un nouveau livre de ce Monsieur était attendue avec fébrilité et il avoue que c’est un peu les lecteurs français qui le faisaient vivre. C’est nous qui vous remercions cher Jim pour nous avoir offerts tant de merveilles.
C’est touchant et toujours aussi bien écrit car il ne se contente pas de citer des faits mais c’est enrichi de pensées et de réflexions fortes. Beau livre d’adieu.
