Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de didier falleur pensées nomades

Lettres pour le monde sauvage – Wallace Stegner – Gallmeister – Mai 2015

zedid
C'est pour cela que j'aime tant le causse Méjean. Ca ressemble etonnement à cette image. Saskatchewan
C'est pour cela que j'aime tant le causse Méjean. Ca ressemble etonnement à cette image. Saskatchewan

C'est pour cela que j'aime tant le causse Méjean. Ca ressemble etonnement à cette image. Saskatchewan

Apprendre dans la biographie de cet écrivain qu’il a été le professeur de romanciers aussi magnifiques qu’Edward Abbey ou Raymond Carver ne peut qu’accroitre le respect qu’il mérite. J’avais lu ‘Angle d’équilibre’ et j’avais déjà été séduit par la description amoureuse de l’immense pays traversé par cette femme à la suite de ce mari ingénieur des mines. Alors, la sortie de ce livre est un évènement qu’il ne faut absolument pas rater.

Ecrites entre les années 50 et 90, il rassemble des chroniques sur sa propre vie et des analyses sur sa vision d’un pays façonné par la vie sauvage qui reste, à son avis, ancrée dans l’inconscient américain et donc de son peuple même s’il pense que la modernité le fait grandir.

De sa vie de petit garçon dans la province canadienne du Saskatchewan qu’il compare à un éden où, trimballé d’état en état par un père joueur, il fréquentait quotidiennement des animaux qu’il chassait comme on peut jouer. Un fusil accroché à l’épaule dès l’âge de 9 ans comme d’autres font de la bicyclette, le monde sauvage faisait déjà partie de son univers et bon nombre des ces espèces ont aujourd’hui disparu.

Dans ce livre, Stegner ne cesse de défendre ce monde qui disparait peu à peu sous les coups de butoir des bulldozers et pour le bien-être de la société moderne : les touristes, les randonneurs, les grimpeurs, les photographes sont tous plus ou moins montrés du doigt quand la société leur permet d’accéder à des lieux sauvages dans le plus grand confort. Non, il faut que ces lieux restent à l’abri des foules et c’est bien ce que disait Edward Abbey dans ses livres et c’est bien aussi ce que dénoncent les analyses actuelles sur les dégâts causés par le tourisme de masse.

« Gardez intact un morceau de cette terre et il n’importe pas le moins du monde que seul un petit nombre de gens s’y rendent chaque année ».

Chaque chapitre est un émerveillement et même dans la dénonciation, Wallace Stegner reste d’une douceur et d’une bonté pour le monde sauvage qu’il défend. Un livre vraiment admirable.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires