le tanin du sapin
le tanin du sapin marque ma main de trainées sombres je suis ce chemin je suis moi-même je suis cette ombre qui parfois me précède qui parfois me cotoie qui parfois reste à la traîne mais toujours présente Cévennes 17/18 Mars
le tanin du sapin marque ma main de trainées sombres je suis ce chemin je suis moi-même je suis cette ombre qui parfois me précède qui parfois me cotoie qui parfois reste à la traîne mais toujours présente Cévennes 17/18 Mars
je dis il est 22 en fait il est 16 c'est à ce nouveau jeu que l'on joue avec captain Balèze on parie chacun son tour sur l'heure qu'il peut être et puis on vérifie si c'est tout proche on dit oufti ou alors très fort ...très très fort.... parfois c'est raté alors on rigole aussi....
le coton soyeux du ciste caresse ma joue tout le long de cette piste mes pas font attention à tout à l'araignée qui s'enfuit effrayée à la fourmi qui traverse sans regarder le lézard qui se faufile ne craint rien il est bien trop rapide pour le prendre dans la main l'arche de pierre bondit en travers du chemin Porte et Aiguilles de Valbelle emmerveillent mes yeux mutins printemps aux fleurs naissantes au loin, vallée verdoyante je traverse ces paradis loin de la foule et des bruits chemins qui serpentent qui montent descendent les pentes et dans cette nature qui m'enlace je me laisse emmener ennivré...
il me prend souvent cet étourdissement dans les premiers instants de la marche comme si je pénétrais doucement dans un autre état de conscience à l'entrée des fleurs et des arborescences du monde animal des insectes et des autres vivances est-ce le souffle qui change le coeur qui modifie son rythme le sang qui coule dans mes veines vient battre à me tempes et mes muscles se réveillent 09/04/07
On m'a vu dans l'Everest courir comme un loustic à la conquète de l'ouest perdu comme un moustique j'ai rebroussé chemin j'en pouvais plus c'était pas le jour ...............
J'passe près d'une caravane de yacks dans la vallée chargé léger il m'en faut plus pour me décourager je redescends les pied légers la tête encore dans les nuages
j'passe de pass en pass et l'oxygène s'espace les pas se font plus lents le rythme lancinant du chemin qui s'efface
j'suis un randonneur déglingué pour l'Everest, passez par Lobuché le pull marin élimé le t-shirt est tout troué la polaire quelques années l'appareil photo dépassé aves ses rouleaux décompressés knikers archi démodés sans bâtons télescopés ni amortisseurs intégrés les lunettes faut pas en parler les Wayfarers des Blues Brossés mais bon j'peux quand même pas faire comme ceux qui trimballent sur eux la dernière mode du vieux
Faut-il tout ce temps pour attérir pour digérer tous ces moments vécus tous ces instants tous ces panoramas vus au travers de la caméra oculaire car qu'il y a t-il de mieux que cet organe pour emmagasiner les couleurs, les paysages, les infinies subtilités les lumières qui changent les détails des pierres, des roches, des sables qui coulent dans la main Oui, on dirait bien qu'il faut tout ce temps pour comprendre les subtilités du chemin solitaire loin de la foule qui modifie cette terre il ne reste que le moment partagé avec l'univers rencontré le reste, le moment délétère disparaîtra dans le...
un homme un chasseur un bel homme, svelte, élégant au visage souriant le fusil sur l'épaule et qui descend le sentier du col de Bernadez rien à voir avec ceux du Gard ou de Paca comme on dit d'eux :"gros cons de chasseurs" à parcourir la campagne à bord de leurs 4x4 puants assis sur leurs chaises pliantes, enivrés ils attendent l'arme chargée le passage de la bête traquée. Non, vraiment deux mondes à part d'un côté des bourrins de l'autre, des chasseurs alpins. Puis des chamois par groupes de 5, de 8 ou solitaires 18 chamois croisés lors de cette journée. 2 aigles 1 écureuil 3 chiens dressés à...