Jour 12 après le retour du Népal
Faut-il tout ce temps pour attérir
pour digérer tous ces moments vécus
tous ces instants
tous ces panoramas vus
au travers de la caméra oculaire
car qu'il y a t-il de mieux
que cet organe pour emmagasiner
les couleurs, les paysages, les infinies subtilités
les lumières qui changent
les détails des pierres, des roches, des sables
qui coulent dans la main
Oui, on dirait bien qu'il faut tout ce temps
pour comprendre les subtilités du chemin solitaire
loin de la foule qui modifie cette terre
il ne reste que le moment partagé avec l'univers rencontré
le reste, le moment délétère
disparaîtra dans le puits infini de l'oubli
Alors, comme il faut tout ce temps
et plus de temps encore
je savoure, je repasse le film
retour play retour play retour play
et chaque mot comme un arrêt sur image