La première étape passe par la mort, après il ne faudra plus passer que par une résurrection pour accéder au nirvana et c’est bien ce qui est prévu. On oublie Achille pour un temps et on se concentre sur le bonheur d’être dans cette ville. J’ai rendez vous dans le 20° avec la femme qui m’héberge ce weekend. C’est une des pratiques de notre Asso que de proposer aux militants qui se déplacent de dormir chez ceux qui sont là. Ça rend un grand service et on se connait un peu même si on ne s’est jamais vu, on partage les mêmes idées. Donc en attendant de rencontrer Sophie je fais un tour au cimetière...
On ne s’y attendait pas du tout mais commence le cinquième mois de repos forcé et il va vraiment falloir prendre des mesures un peu plus sérieuses. Je m’y attelle donc. Prise de rendez vous pour une IRM. Prise de rendez vous chez un (une) chirurgien (ne) orthopédique spécialiste de la cheville. Ça tombe bien, c’est là que j’ai mal. Elle est associée au toubib qui m’avait opéré du ménisque il y a une douzaine d’années et ça a plutôt bien marché alors faisons lui confiance aussi à la nana. Ça avance, ça avance. J’espère simplement que tout sera réglé, si intervention il y a, pour la reprise des activités...
Durant le quatrième mois de convalescence forcée, je prends mon mal en patience.
Après la sévère réprimande que n’a pas oublié de me dire en direct le toubib de l’échographie, j’ai du donc réduire la voilure, trois ris dans la grand voile et trinquette à l’avant. Ça n’avance pas beaucoup mais c’est plus raisonnable dans une mer houleuse. Un voyage à Lisbonne, prévu de longue date, où les transports en commun ont permis de se promener tranquillement même si la ville et ses sept collines n’est pas toujours de tout repos et à part des retards d’avions à l’aller comme au retour (« des problèmes de trafic aérien » me dit-on à l’embarquement. Ça risque pas de s’arranger dans le futur),...
Lisbonne 2018 - la ville, ses habitants, ses azulejos, ses pastèis, Fernado Pessoa, ses musées et tout le reste
Lisbonne, le premier jour Déjà la veille, on avait gouté à l’ambiance décontractée de la ville même si pas facile de trouver un truc à manger à 23h00 because l’arrivée tardive de mon vol (+1h30. Quand c’est pas les trains, c’est les avions qui traînent. Chui maudit). Alors une bière quand même et des tapas nocturnes et pas terribles mais on s’en fiche on est en vacances. Comme on est au centre du centre, dans la Baixa, y’a tout autour à voir. Grace aux guides emportés, nous avons pléthore de renseignements et donc de quoi faire. Un peu d’histoire ? La ville a été rasée en 1755 par un tremblement...
Retour à Vichy pour les obsèques du père de mon amie Catherine, les enterrements se suivent et ne se ressemblent pas. Ceci est un message codé : « Tous les trains sont à l’heure, je répète, tous les trains sont à l’heure ». Après la section Nîmes-Lyon que je commence à connaître (les Trois becs !!!!), le voyage entre Lyon et Vichy m’est inconnu. Il faut un bon moment pour quitter la capitale des Gaules (cette fois c’est la bonne) en passant par la maison colorée de feu Bocuse. Pas d’électricité sur la ligne ce qui donne l’impression de respirer des gaz d’échappement lors de la traversé d’un tunnel...
Fin du troisième mois de repos forcé Faut que je me calme m’a dit le doc de l’échographie C’est pire qu’il y a deux mois C’est normal, je sortais de trois semaines sans bouger de mon canapé Faut tout de même pas que je remette ça, c’est au dessus de mes forces Regardez moi ça, c’est le bazar, ça ne va pas du tout Aucun effort Fuck de chiotte et moi qui pensais y aller mollo C’est vrai aussi que les trois jours passés à arpenter les expos photos à Arles n’ont pas du arranger les choses Il me faut donc encore ralentir le rythme Patience, patience, patience. Facile à dire plutôt qu’à appliquer Flo...
Trois jours à Arles pour les rencontres photographiques - Sept 2018
D'abord les gens, ceux que l'on rencontre dans le train, visiblement épuisés par une nuit animée et visiblement trop courte mais oubliant le monde ils se reposent dans une béatitude magnifique. Claude, rencontré au bar de la place Voltaire, juste à coté du siège du PCF local (1763, l'immeuble par le parti) lui aussi dans un état d'assoupissement permanent mais gentiment materné par les serveurs qui le redressent au moment de tomber. Il est venu nous parler pour nous raconter sa vie et des blagues et de belles paroles : Le verbe ‘boire’ au futur ; « je boirai ??? » Non ; « je vais être soûl » «...
Le rendez vous est fixé à 16h30 à Pont de Crau mais avant je passe par les stands de mes ami.e.s de La Roue (Sophie et Isabelle), de Zero Waste (Stéphanie), d’Attac (Sylvie et Jérôme), des Scouts (Les Deprez), Alternatiba (encore Jérôme). Première Vélorution pour rejoindre le point de rendez vous. Surtout des scouts. Super de voir des enfants pédaler sur leurs petits vélos. Ça mouline, ça mouline pour suivre le rythme. Pont de Crau, la caravane Alternatiba est là et déjà pas mal de vélos. Les 2 Triplettes et la Quadruplette. D’autres cyclistes nous rejoignent peu à peu, tandems et vélo couché moderne...
3° mois – 3° moi ? En tout cas, ça continue et pas toujours comme on croit
Lundi, cinéma pour changer et je me suis laissé convaincre d’aller voir un film russe : Arythmie. J’ai bien fait car c’est très bien tout d’abord de retrouver l’ambiance si particulière de ce pays où, en suivant les journées chaotiques d’Oleg, ce médecin urgentiste un peu largué, on pénètre dans l’intimité des gens, les entrées des immeubles qui ressemblent à des coffres forts avec les portes pas blindées mais presque, le fouillis inextricable des appartements ou l’on perçoit la fragilité des existences. Les rues, les avenues, la Russie plongée elle aussi dans les rouages implacables de l’ultra...
Si on m’avait dit que cela durerait si longtemps…je ne l’aurais pas cru. Mais pourtant c’est vrai….patience…patience…. Alors pour occuper cette semaine, qu’avons-nous au programme ? Lundi, ciné : Une valse dans les allées, film allemand de Thomas Stuber avec Sandra Hüller, l’actrice découverte dans le non moins excellent film allemand encore Toni Erdmann et Franz Rogowski, vu dans Transit que je n’ai pas vu. J’ai retrouvé mon pote Cap pour cette séance. Excellent film que je vous conseille. Le soir Arte propose La vie et rien d’autre de Tavernier avec Noiret et Azéma. Déjà vu mais je le revois...