Film de décembre - Rêves d'or de Diego Quemada-diez
Profondément bouleversé à la sortie de ce film. Oui on a vraiment le sentiment de découvrir une réalité pourtant si souvent dénoncée, des conditions de migrants si souvent racontées mais l'accumulation de souffrances que subissent ces trois jeunes n'a de pareil que dans les pires moments de l'histoire. Comment peut-on traiter des humains de cette sorte, les considérer tels du bétail et encore on doit en prendre plus soin. Les longs moments de silence sur les wagons, les échanges de paroles sont des fragiles instants de paix dans ce monde de barbares. je ne suis pas le seul à penser qu'il faudrait...
Lecture de décembre - Le dernier arbre de Tim Gautreaux
Après avoir hésité longuement parmi tous les titres qui se proposaient à moi sur les tables, tenter quelques lectures comme » Impurs » de Davis Vann ou « La nuit étoilée » de Tiliniac que j’ai vite refermés ne voulant pas me mettre moi même dans des situations aussi scabreuses ou carrément nauséabondes que les héros de ces livres, je suis tombé sur une petite pépite cachée au milieu de cette rivière de mots. Preuve en est que la rentrée littéraire, telle qu’elle nous est proposée, est une vaste opération commerciale et que le libraire se doit d’oublier les dictats des maisons d’éditions et se laisser...
Bientôt décembre, en fait c'est demain. Les prix littéraires ont été attribués enfin les plus importants aux yeux des professionnels de la profession. Je n'en dirai pas grand chose. Le Goncourt, à un livre facile à lire et c'est déjà ça; il devrait plaire à un grand nombre donc succès assuré. C'est encore la guerre. Après Alexandre Jenni, ça continue dans le carnage mais celui ci est plus distancié car après la guerre. Heureusement, la parenthèse Jérome Ferrari de l'année dernière avait permis une pause. Sorj Chalandon se voit récompensé pour la deuxième fois après son très beau "Retour à Killybegs"...
« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde (...) La malédiction la plus commune en cette matière est d'être la dupe de bonne foi d'une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte ». Aimé Césaire.
Mon esprit virevolte entre la Belgique et ici parfois je me promène dans les rues de Bruxelles Sablons, Bailly, Grand'place, rue du Midi ici coteaux, gorges, routes sinueuses ici des gens et toi là-bas attendre pour te retrouver parler continuer d'échanger hier soir un film Islandais un peintre suit des cours dans un atelier un modèle nu j'ai pensé à toi dans ton académie
Lecture de novembre - Jeanette Winterson - Powerbook
Jeannette Winterson : Powerbook - traduction Suzanne V. Mayoux – L’Olivier 2002 Après avoir découvert cette auteure avec son merveilleux livre « Comment être normal quand…. », je continue sa lecture avec le non moins étonnant « Powerbook » écrit en 2000. Elle y raconte sous forme de contes et de voyages imaginaires la rencontre et l’amour de deux femmes. Paris puis Capri et Londres sont ces lieux elles se retrouvent, se séparent ou se recherchent passionnément. Mais sommes-nous dans la réalité ou l’imagination débordante de la narratrice qui nous livre ce récit sous forme d’écriture automatique...
"J'ai écrit une lettre à JLG pour lui dire que j'avais aimé son film mais aussi que je l'aimais, lui". La phrase si simple d'Anne Wiazemsky pourrait résumer son livre : simplicité, émotion, sentiments vrais car tout au long du récit, nous sommes touchés par la pertinence, l'appétit de vivre, la tendresse en même temps que les moments de révolte face à une famille qui n'accepte guère ses incartades. Bresson, Rivette, Vilar, les compagnons de voyages sont grands et nous ressortons joyeux de cette lecture vivifiante.
Hier je suis passé leur rendre visite ils étaient silenceux et tranquilles sous leur drap de granit la plante envahit tout doucement le coeur à l'ouvrage je n'ai pas su leur dire grand chose sinon comment ils allaient que cela faisait déja 13 années pour Gé et bientôt deux pour maman dans quels états doivent-ils se trouver maintenant ??? je leur ai dit au revoir et des bizous
Lecture de novembre - Edward Abbey - Le feu sur la montagne
Edward Abbey – Le feu sur la montagne – Gallmeister – traduit de l’américain par Jacques Mailhos Cher Edward, cela faisait un moment déjà que je n’étais pas revenu vers toi et ne pouvant attendre le rituel de la nouvelle année, je me suis plongé avec passion dans ton roman. Texas, un rancher déjà vieux voit sa vie bouleversée par la décision de l’état américain de faire de son territoire une base d’essai de missiles. On abat un des ses chevaux, on démolit ses barrières, on vient lui intimider l’ordre de déguerpir. Mais cet homme ne l’entend pas de la même oreille. Il est né ici et il mourra ici...