j'essaye..........
j'essaye d'oublier le bonheur qu'allait me procurer la réalisation de mes rêves projetés pour le remplacer par celui de l'autre réalité
j'essaye d'oublier le bonheur qu'allait me procurer la réalisation de mes rêves projetés pour le remplacer par celui de l'autre réalité
les grands oiseaux blancs abandonnent leurs ailes au gré des vents de la vallée ils tournent sans se lasser tels des derviches géants ********************************** arqueboutés sur leur guidon les cyclistes affrontent le vent sur le pont de Tarascon longue traversée hasardeuse qui mérite toute l'attention requise à cet exercice perilleux certains préfèrent marcher à côté de leur monture et font un signe de félicitation aux courageux téméraires leur sourire témoigne de l'encouragement les bourrasques vous bousculent et tentent de vous désarçonner jusque là tout va bien mais il reste encore du...
deuxième incursion dans l'univers alpillien sans toi mais pas sans rien plus loin plus à l'est pas si froid pas si vent comme avant le thym a pris son essort et se récolte sans effort romarin sauge genêts et autres espèces encore rivalisent de beauté dans ce décor immense et sauvage *********************************
les pivoines illuminent le visage de boudah d'un cercle de feu
la pluie arrose la terre et me repose de mes inventaires paysagers ************************** Uzès 10/01/08
la masse noire du luberon dessine un horizon où nos yeux se fixent par se chemin si long notre corps tranquille se fond comme deux astres en éclipse les drapés de calcaire les lignes dans les pierres témoignent des mers anciennes les yeux reviennent sur terre perdus dans la vision éphémère des couleurs aériennes ***************************************************** Fontaine de Vaucluse 06/01/08
j'ai trois cactus il ne m'en faut pas plus hors nature pour m'entourer de nature je pars à sa rencontre je la foule je la traverse je la pénètre elle me parle me montre le chemin mais laisse parfois sur mon corps des traces longues à cicatriser quand je me suis égaré sans avoir su la lire elle m'offre sa flore ses arbres, ses lychens ses animaux en liberté ses rivières qui coulent ses autres asséchées ses cailloux qui roulent sous mes pieds ses falaises, ses rochers à escalader où les aigles aimaient à guetter ses garrigues ouvertes et fermées ses dolmens, ses menhirs comme des célébrités dressées....
les gares sont muettes portes closes et lestées de blindages personne à qui parler les champs sont vides jachères sans l'ombre d'un paturage tant de bouches à nourrir dans le ciel les satelittes espionnent
certains dorment à l'autre bout de la nuit d'autres paressent dans leur lit certains offrent leur cerveau disponible d'autres cherchent à comprendre certains taillent leurs rosiers d'autres marchent dans la campagne d'autres jouent avec leurs enfants certains embrassent leur mère pour la dernière fois d'autres ont des fusils en bandouillière et pensent aux trophés qu'ils vont brandir d'autres ont des fusils à la main et pensent aux hommes qu'ils vont tuer certains caressent leur chien d'autres emprisonnent tuent et violent d'autres portent des ceintures d'explosifs et traversent des foules anonymes...
d'un bond gracieux la biche disparait de nos yeux d'enfants retrouvés forte pluie le jour du départ la bretagne me fait son au revoir alors je revois alors je repense alors je revis les pierres, les landes, les roches le sable, de milliers de pas foulé les vagues qui veulent vous emporter et qui de guerre lasse vous laissent vous échapper les visions lointaines les caps écartelés les pierres dressées de nos ancètres la sérénité les penn-ty, les ty-coz, les breizh atao les enfants, les amis, les frères de la côte.