Le train comme une allégorie
Le train comme une allégorie de la vie
je vais d’un point à une autre : temps partiel
des gens y montent ou en descendent
passagers de ma vie pendant un moment plus ou moins long
le paysage défile, les villes se succèdent
passages protégés ou libres de passage
certains font le même trajet que moi
mais avant et après cette vie commune
qu’en ont-ils fait et que vont-ils en faire
la campagne, la ville, les champs, les montagnes
les rivières, les animaux, les bruits, les tunnels, les ponts
les parties lentes, les parties rapides
les moments éveillés, ceux de l’endormissement
le confort, l’inconfort
le bruit des autres, les silences, les regards, les sourires
les contrariétés, les contrôles, les laisser passer
tous ces instants peuvent faire une vie
et pourtant vécus le temps de ce chemin de faire
Il est évident que cette allégorie ne fonctionne pas si le passager de la vie passe son temps sur son portable ou les oreilles enfermées dans des écouteurs. Non, le passager doit être aux aguets, attentif aux moindres mouvements, changements de lumière, aux moindres bruissements.
Evidemment, naturellement, bien sur, cela va de soi, coule de source, tout à fait d’accord,……………….