Dernier ciné d'octobre : Workers
Workers du Mexicain Jose Luis Valle
Primé à Los Angeles et à Jérusalem sans oublier le fameux festival Grolandais, le film mexicain du Salvadorien José Luis Valle, superbement servi par une caméra lente et pointilleuse, des acteurs qui ne semblent jamais jouer tant ils sont incarnés par leurs rôles et un sujet qui pourrait sembler misérabiliste mais qui s’avère au contraire très subversif est impressionnant de maitrise. Un homme et une femme, autrefois mariés, vivent leurs vies de travailleurs depuis plus de 30 ans.
Elle, employée d’une riche et très malade américaine au milieu d’une cohorte de 6 autres, est occupée à nettoyer une maison qui semble déjà assez propre à nos yeux mais surtout à prendre soin de «Princessa », la chienne lévrier que sa maitresse vénère.
Lui est agent de nettoyage d’une entreprise qui fabrique des ampoules qu’il met en évidence quand il visite les magasins de bricolage. Mais au moment de prendre sa retraite, son patron refuse de la lui payer au prétexte qu’il est toujours en situation irrégulière car il vient du Salvador.
Dans la grande maison, à la mort de la patronne, c’est la chienne qui hérite de la fortune mais les employés ne sont pas licenciés à condition qu’ils continuent de prendre soin de « Princessa ».
Je ne vous raconte pas la suite de ces deux vies mais elle vaut son pesant de cacahuètes et pour une fois, « ce n’est pas l’Allemagne qui gagne »…….