L’état sauvage – film de David Perrault – 2020 – 1h58mn
Missouri, 1861, la guerre de Sécession fait rage et s’approche peu à peu des états du sud où la vie continue et où l’aristocratie blanche et bien élevée continue de festoyer sous des airs de valse. Des français y font commerce et bien qu’ayant libéré leurs esclaves, ce n’est pas sur que les ploucs du nord sachent faire la différence. Ça sent le roussi et la famille, un homme, sa femme, ses trois filles et la servante noire très belle, décide de décamper et de rejoindre la France en bateau mais avant, il faudra traverser le pays…. à pied.
Ce n’est pas du western, un peu mais sans indiens (ils ont déjà tous été massacrés ou presque), il n’y a pas de poursuite, si, mais au ralenti, il n’y a pas de saloon. Il y a des grands espaces, obligé. Il y a surtout un peu d’ennui et de beaucoup réflexions intérieures, d’introspections.
Les femmes s’en sortent mieux que les hommes qui portent des masques ou font semblant. Au bout du compte, on aura passé un moment à suivre des gens mais sans y attacher plus d’importance dans un grand mélange de genre et ce, malgré des images léchées mais parfois trompeuses. A vous de voir.
