Lillian – film de Andreas Horvath – Autriche 2019 – 2h08mn
Se retrouvant à N.Y. avec un visa périmé et sans ressources, Lillian décide de rentrer dans son pays natal, la Russie mais à pied et par le détroit de Béring. Elle suit la trace d’une autre femme qui a tenté elle aussi de faire le même trajet mais en 1927.
Elle quitte N.Y. avec un dernier regard sur Manhattan et elle commence à marcher et s’enfoncer à l’intérieur du pays. Dormir dans un mobil home abandonné, se laver dans les toilettes d’une station service, se servir dans des magasins d’occasion ou profiter du linge qui sèche dans un lav-o-matic, sa vie durant ce long voyage silencieux (on n’entendra jamais le son de sa voix durant tout le film) ne sera qu’une lutte permanente faite de rencontres et de fuite.
Ce long cheminement nous fait traverser un pays aux grands contrastes. Plus Lillian s’enfonce vers l’ouest, ce Far West si connu, plus les paysages et les villes ressemblent à des fantômes et des déserts. Villes abandonnées à la suite de catastrophes climatiques ou sociales, grandes plaines agricoles.
Au hasard du tournage, elle va aussi rencontrer des peuples en lutte comme les Indiens Lakotas et leur combat contre un gazoduc. Elle en profitera pour faire des provisions pour la suite.
Mais plus elle se dirige vers ce détroit, plus les conditions climatiques se font rudes comme les risques de marcher le long des routes désertes.
Alors que nous côtoyons les esquimaux et leur pêche à la baleine, nous ne savons pas si Lillian à réussi à traverser. Un objet nous fait penser à elle.
Des images magnifiques, une actrice sublime (Patrycja Planik), un voyage hallucinant qui nous prend aux tripes. Une grande réussite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Du coup, le gars de 'Into the wild' parait bien sage même s'il ne s'en sort pas très bien.
