Amanda – film de Mikhaël Hers – France 2018 – 1h47
David, 24 ans vit sa vie dans l’appart que lui prête le propriétaire de l’immeuble en échange des services rendus avec les locataires qui débarquent du monde entier. Proche de sa sœur, il l’aide quand il va récupérer sa fille à l’école même si parfois il arrive en retard, mais leur amitié est au dessus de ces anicroches. Pourtant, un jour sa vie va basculer quand elle va mourir dans un attentat qui a lieu dans la capitale. On pense bien sur à novembre 2015 mais le réalisateur le déplace dans le bois de Vincennes ce qui nous empêche instantanément d’en faire le rapprochement. C’est mieux ainsi.
Sa sœur élevant sa fille seule, l’administration va vite demander à David s’il compte devenir le tuteur de la petite Amanda. Un profond dilemme va se poser sur lui quant à sa manière d’y répondre.
Tout en abordant un sujet aussi grave, Mikhaël Hers va pourtant réussir à nous le présenter d’un manière extrêmement douce et subtile grâce à la complicité qui va naitre petit à petit entre David et Amanda complicité aussi directe que les reproches qu’elle lui fait pour avoir fait disparaitre la brosse à dents de sa mère où les crises d’angoisse qu’elle peut avoir le soir dans son lit.
De son coté David va parfois craquer dans le souvenir et l’abrupte réalité de la disparition mais nous vivons tous ces moments sans pathos ni exubérance. Tout est justesse et délicatesse dans ce film admirable où l’optimisme prend le dessus car la vie continue même après les douleurs les plus extrêmes et nous pouvons en sortir vainqueurs et plus grands encore.
