Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de didier falleur pensées nomades

Nul homme n’est une île – film de Dominique Marchais – 1h36

didier falleur

 

Le film commence par la lente découverte de la fresque du 14° siècle qui orne le palais communal de Sienne et qui se nomme : « Du bon et du mauvais gouvernement ». D’un coté des hommes en armes qui détruisent la ville et ses alentours et de l’autre coté une société qui considère tous les citoyens de manière égale. L’historienne fait remarquer que c’est aussi la première fois que l’on représente des artisans, des paysans et non pas uniquement des nobles et des princes et une corde qui descend du haut vers le bas de la fresque, qui passe par toutes les mains et qui représente le bien commun, celui qui fait avancer la société.

Après ce merveilleux voyage dans le temps, le film nous emmène à Catane, en Sicile sous l’Etna où des d’agriculteurs bio se sont regroupés en coopérative (Le Galline Felici….Les Poules Heureuses…..) afin de lutter contre l’expansion et le bétonnage des terres agricoles, 170 hectares transformés en centre commercial vide de clients. La séquence où l’on voit du ciel cet espace avant et maintenant est d’une éloquence incroyable. Leurs modes de production rendent les exploitations plus rentables du fait de leur force et leur souci du bien commun (tiens…le revoilà).  Puis nous partons en Suisse où l’on va se soucier de la désertification des campagnes en impliquant les artisans locaux dans l’architecture locale pérennisant ainsi leurs activités et l’emploi. Enfin, nous sommes en Autriche où , loin des messages pessimistes envoyés par les médias sur le gouvernement rétrograde qui la dirige, des hommes pensent différemment (nous nous méfions des décisions des dirigeants) et créent « un bureau des questions du futur » afin de réfléchir à ce que l’on va laisser aux générations qui vont suivre malgré la réticence des élus habitués à décider de tout sans concertation.

Dominique Marchais nous propose un choix de sociétés locales qui montrent bien le désir de certains de sortir d’un mode de production à bout de souffle où les mots concurrence, croissance et rendement n’ont plus de sens. C’est une fenêtre qui s’ouvre sur un monde et des hommes préoccupés par l’humain et le bien être général plutôt que par l’enrichissement de certains au détriment de tous les autres. Peut-être à l’image de NDDL où des personnes tentent de sortir d’une société formatée mais qui dérange tellement que l’on envoie des pelleteuses détruire des cabanes et où on impose à ces nouveaux agriculteurs de se nommer individuellement car le collectif n’est pas encore rentré dans les normes d’une « société de droit ».

Nul homme n’est une île – film de Dominique Marchais – 1h36
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires