Les premiers, les Derniers – film de Bouli Lanners – Belgique 2016
Vous imaginez ce genre de véhicule circulant ? Le TGV lui a été préféré.....Ca sert de décor maintenant...t
Deux chasseurs de prime, Cochise (Albert Dupontel) et Gilou (Bouli Lanners) doivent récupérer un téléphone portable qui contient visiblement des choses un peu personnelles. Cette quête va les emmener dans la Beauce qui ne présente pas normalement un caractère cinématographique passionnant mais la caméra de Bouli Lanners va renverser ces préconçus et transformer cette région en décor de thriller magnifique.
Le téléphone a été dérobé par deux jeunes sdf en cavale et on les retrouve alors qu’ils marchent sur les vestiges de l’aérotrain de Jean Bertin. Le décor est planté : lieu insolite et presque mangé par la végétation, solitude, ciel sombre éclairé parfois par quelque timide soleil qui réussit à percer les nuages.
Tout d’abord très lent, le film va prendre de la vitesse quand ce fameux téléphone va tomber entre les mains d’une bande de ratés magouilleurs sans envergure. Cochise et Gilou vont répondre à la violence imposée par ces minables par un calme et des décisions opportunes.
A l’aide d’étincelles délicates, comme l’apparition magique de Michael Lonsdale et max Von Sidow, Bouli Lanners va tout à coup donner un caractère mystique au film et transformer notre rapport aux évènements et la vie de ses protagonistes. Film décalé, comme tous ceux de Bouli Lanners, celui ci prend toutefois un caractère moins déglingué et offre une vision plus sereine et propose un avenir presque prometteur. Ça fait du bien.


