El Club – Pablo Larrain – Chili 2015
Un village sur la cote chilienne, loin des grandes villes et des rumeurs. Une maison au bout de la rue déjà comme un endroit exclu de la vie. Dans cette maison vivent des prêtres en pénitence pour avoir enfreint les lois mais comme ils sont prêtres, c’est l’église qui gère. Une religieuse aussi qui mène tout ce monde à la baguette. Un nouveau vient intégrer la communauté mais à peine arrivé un mec hirsute vient crier des insanités à leurs fenêtres et le nouveau se suicide.
Un prêtre curateur vient enquêter et mettra le doigt puis la main puis le corps entier dans une histoire qui en est en fait l’histoire de l’église catholique, ses errements et son implication dans la dictature chilienne. Tous les personnages magnifiquement incarnés par des acteurs époustouflants représentent chacun le coté obscur de la religion et les travers de la société. Un lévrier vient donner un peu de lumière dans ce film âpre, où la caméra se colle aux visages, où l’image parfois sale, rarement lumineuse rend l’atmosphère encore plus pesante.
C’est un film qui choque profondément, qui renvoie au spectateur par des propos extrêmement crus et violents toute l’ignominie des relations humaines même si parfois les confessions montrent que l’amour peut exister dans le non respect des règles imposées.
