Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de didier falleur pensées nomades

Deux films encore : Asphalte et Derrière le mur la Californie

zedid
Deux films encore : Asphalte et Derrière le mur la Californie
Deux films encore : Asphalte et Derrière le mur la Californie

Asphalte de Samuel Benchetrit

Dans une banlieue de quelque part, un immeuble à moitié effondré où des gens vivent quand même. Une réunion des copropriétaires qui décident de réparer eux-mêmes l’ascenseur en panne. Tout le monde est d’accord sauf une personne (Kerven) car il ne prend jamais l’ascenseur, il habite au premier. Il n’aura donc pas le droit de l’utiliser. Ça commence comme ça et on est déjà plié de rire devant les tableaux successifs.

Il a y donc ce personnage solitaire qui, a la suite d’une petite histoire, va se retrouver obligé de se déplacer la nuit et va rencontrer un autre personnage solitaire, une infirmière de nuit (Valéria Bruni-Tedeschi).

Il y a aussi cet astronaute américain qui, à la suite d’une erreur de la Nasa, va atterrir sur le toit de l’immeuble et se réfugier chez une femme algérienne (Hamida, Tassadit Mandi) qui va le gaver de couscous comme si c’était son fils (en prison) en attendant qu’il soit récupéré.

Et puis il y a cette actrice (Isabelle Huppert) qui débarque dans cet immeuble et on s’imagine bien que c’est faute de mieux et elle le dit (c’est provisoire) qui va rencontrer le jeune d’en face et qui vont devenir intimes.

Ces six personnages, aussi improbables que vrais nous emportent dans une fable poétique merveilleuse où les répliques rares mais ciselées, les regards remplis de tendresse et les amitiés qui se nouent donnent à ce film une dimension généreuse. Je me suis régalé

Derrière le mur la Californie de Marten Piersel

On m’avait fortement conseillé d’aller voir ce film/documentaire et j’ai du batailler pour y arriver car il ne passe vraiment pas partout, même pas à Utopia c’est vous dire. De quoi s’agit-il ? De retracer la vie un peu mouvementée d’un groupe d’ados qui a décidé de faire du skate dans les années 80 en RDA. On imagine bien la difficulté de réaliser un tel rêve, cet instrument de plaisir étant catalogué comme représentant le monde impérialiste et surtout un passe temps ne révélant pas les valeurs fondamentales d’un pays socialiste mais bien un individualisme néfaste. Pourtant ces jeunes vont s’accrocher mordicus à leur passion et nous allons la vivre à travers des documents magnifiques d’époque tournés en Super8 (même si le doute persiste quand à leur authenticité).

C’est un documentaire vraiment incroyable que nous propose Marten Piersel car les images qui défilent devant nos yeux ébahis ne montrent pas seulement des jeunes qui font des figures sur des planches et vous imaginez bien les genres de planches dont ils disposaient au début : trafiquées bricolées, mais bien un monde inconnu où les gens semblent vivre paisiblement et où des jeunes montrent un certain refus de se conforter à cette discipline étatique.

Le héros (car il s’agit bien d’un héros aux yeux de ses copains), promis à un avenir de champion de natation va un jour arrêter de nager pour assouvir sa passion. Leader de ce groupe, lui et ses amis vont nous faire vivre leurs vies (très) mouvementées jusqu’à la chute du mur et la fin de cette aventure.

Nous sommes secoués par tant d’énergie, de révolte, de défis à un état qui contrôle tout, tant eux-mêmes (la Stasi suit tous leurs mouvements sans pour autant les inquiéter) que la jeunesse qui s’informe de ce qui se passe de l’autre coté de ce mur. Je suis sorti exténué de la séance mais abasourdi par ce que j’ai pu y voir. Admirable !!!!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires