Jean Echenoz : 14 En refermant le livre, on se demande si on n'est pas resté en apnée durant toute sa lecture. La guerre de 14 en 120 pages, cela peut paraitre une gageure au regard des milliers d'autres déjà écrites. Echenoz le fait et le dit :"Mais vous savez déjà tout ça....". Concentré sur quelques personnages le récit va vite, tels des éclairs fulgurants balayant le ciel. Patrick Modiano : L'herbe des nuits Paris 1965, il écrit tout le temps sur son petit carnet, rencontre une femme qui change sans cesse d'identité, de faux étudiants marocains dans un hôtel louche fréquenté par de gens tout...
Dès l'arrivée dans le parking situé tout proche du tribunal, au moment où Jacques se gare, j'aperçois un groupe de gens qui sortent aux aussi de leurs voitures et je ressens tout à coup comme une oppression mais tout de suite je me calme et je me dis que ce doit être des touristes qui visitent la ville car ils ont tous le même t-shirt blanc (je les vois de dos). Mais aussitôt; Jacques me susurre à l'oreille : "C'est eux!" "Qui eux ?" je réponds "La famille du garçon" C'était donc ça ce sentiment que j'éprouvais sans même les connaître, les avoir rencontrer précédemment, j'avais donc ressenti ce...
Tout commence bien; le premier train est à l'heure et m'emmène dans la nuit à Nîmes. En voie pour Alès, le jour se lève dans des couleurs flamboyantes et je distingue au loin le Ventoux et les Dentelles qui se découpent sur l'horizon orangé. Un dernier bus pour Langogne. Jusqu'à Génolhac, le route est connue puis la vallée de l'Allier dévoile ses charmes tout en courbes et douceurs. Il faudra revenir. 10h30 déjà quatre heures de voyage. 10°, ciel bleu. Au centre de la ville, une église entourée de maisons qui font remparts. Étonnement, pas de boutiques. Austérité lozérienne. Je quitte la ville...
la longue plaine qui défile entre mer et océan bordée par quelques montagnes noires et pyrénéennes semble se languir paisiblement au fil des saisons et pourtant la nature a depuis longtemps commencé son combat contre l'ignominie de l'homme qui tente de la pervertir sous les assauts répétés de ses poisons ardents Jusqu'où la maladie ? Jusqu'où la souffrance ? Jusqu'où la mort ? pour que naisse la révolte et que telles les grâces de ce soir qui viennent inonder la terre de leurs lumières le bon sens reprenne possession de ces lieux exploités par de mauvais desseins
le sel de la mer recouvre ma peau tels des diamants sauvages je voudrais les garder sur moi le plus longtemps possible pour me remémorer et me nourrir de leur goût à chaque coup de langue
Je ne retiendrai pas grand chose de l'édition 2012 des Recontres d'Arles. Olivier Metzger et son beau travail de reconstitution d'une vie. Pentti Sammallahti Ce photographe nous raconte des histoires dans ses beaux panoramiques en noir et blanc. Il fait le tour du monde et nous rapporte des instantanés merveilleux sur la vie et ses anecdotes. Christian Milovanoff nous propose des montages photos, des juxtapositions qui replacent des lieux ou de évènements dans des histoires reconstruites, des actualités retravaillées. "Mésopotamie" dans la série "Attraction" CHU HA CHUNG La série A Pleasant Day*,...
Cette année, les fêtes de la Madeleine étaient placées sous le thème du "Cheval au travail" ce qui a donné lieu à un splendide défilé de non moins splendides bêtes type percheron et autres chevaux de trait. Tous les corps de métiers étaient bien représentés, du simple laboureur à la fameuse "diligence de Beaucaire" ou celle de "Tarascon-Fontvieille". Le boulanger, le négociant en vins, le déménageur, les pompiers ont présenté leur attelage et sans nostalgie, nous avons pu nous rappeler le temps où les évènements se passaient à la vitesse du cheval et donc de l'homme qui l'accompagnait. Ni les rives...
Oui, je viens de me rendre compte que la journée d'hier a été exceptionnelle non seulement par la qualité des visions culturelles qu'elle a pu m'apporter en me déplaçant d'un point A à un point B que par celles non moins irradiantes des visions naturelles rencontrées dans cette translation Beaucaire/Sète toute la différence le quasi néant et 2 musées à portée de mains la vide place vieille de son propre nom où les gens s'y enivrent d'ennui jusqu'au regard iconoclaste des artistes dans le détournement et la déclassification des évènements MIAM et CRAC le premier offrant une rétrospective des 20...
Le temps se repose après le tourbillon culturel qui a alimenté la pensée ouvert la porte à la perception de l'univers théâtral immersion prolongée nécessaire pour comprendre le monde de cet envers du décor Non pas que la vie d'après soit devenue vide de sens mais l'acuité du regard aidé de l'oreille attentive se doivent d'être encore plus exigeant pour ne pas perdre les bienfaits des espaces entrouverts pour ne pas se laisser retomber dans la médiocrité collective Alors se battre se révolter incessamment ne pas baisser les bras devant l'insouciance trop facilement adoptée relancer la parole même...
Les lumière s'éteignent le rideau se ferme lentement sur le spectacle qui s'achève pour moi. J'envierai presque ceux qui continuent à déambuler dans les rues parées des calicots bigarrés. Les gens rencontrés le dernier jour avec qui j'ai pu échanger des paroles et des ressentis. La dernière journée n'a pas été totalement fructueuse 2/4 je m'attends toujours au meilleur Quand je sorts déçu, je sais que j'ai raté quelque chose ailleurs au même moment. Mais il reste les deux autres. Tout d'abord un concert de musique contemporaine Kagel/Aperghis/Cage et Berio exécuté par un couple suisse-allemand...