Paris encore une fois
Un long séjour à Paris pour retrouver des amis car ceux qui y vivent, emportés par le tourbillon incessant de la ville, ont beaucoup de mal à s'en échapper.
La foule compacte et noire qui se rue dans les couloirs du métro, pas uniquement aux heures de pointe mais autant qu'il fonctionne. Les gens que l'on pousse pour les y faire rentrer; ceux qui vous bousculent pour s'accaparer les dernières places assises et que j'aimai traiter de "Parisiens"; ceux qui s'obstinent à rester assis sur les strapontins alors que la place manque et que je n'hésitai pas à interpeller. Parfois, il se rendaient compte de leur arrogance.
Mais aussi le jeunesse décomplexée qui l'utilise aux heures tardives et qui se l'approprie tel un espace ludique : on pose, on fait des photos, on rigole et il prend des airs de liberté, de déplacement heureux. Les filles y sont toujours aussi belles et coquettes, les touristes aussi nombreux et soucieux de ne pas s'y perdre.
Il y a celui qui continue de hurler entre St Lazare et Miromesnil, la fameuse ligne 13 qui ne désemplit pas et d'autres où la modernité a effacer les bruits souterrains.
Longue déambulation dans le ville immobile
qui se laisse parcourir par la frénésie
elle offre au regard de celui que rien ne presse
la délicate dentelle de ses fresques
Lewis Hine en témoin de la détresse
Georg Baselitz sculpte le bois comme une prière
José Medeiros calme les tribus hostiles du Xingu
photographie Rio au temps de Gétulio
Rome illuminée par Klein
Les Albanais sont bien des brigands
Munch apaisé se regarde dans l'objectif
Zaha Hadid dresse aussi des phallus
L'Art Brut creuse son inconscience
L'homme inutile fait de la résistance
Réné est bien trop énervé pour séduire
et Berlin se produit sur la scène... ou ailleurs en même temps.
Déjeuners, dîners s'enchaînent avec les amis
ceux que l'on retrouve après des années
les sourires, les souvenirs, les éclats de rire
parfois des nouvelles un peu moins drôles
est-ce que c'est ça la vie ????
Merci Paris, ses paysages urbanisés
ses parcs civilisés mais élégamment restitués
aux gens, aux enfants, au soleil qui réchauffe
aux fanfares qui ébauchent
des airs qui entraînent
c'est la valse qui bat le pavé