Mon île c'est La Gomera
J’aime les îles
Ce sentiment d’avoir quitté la terre
Se retrouver au milieu de la mer
Elles sont plus ou moins lointaines
Et ce ne sont pas les plus lointaines qui offrent le plus
Et parfois les plus petites concentrent leurs beautés
A tel point qu’il suffit de marcher un peu pour tout rencontrer
Il y a les connues et les envahies
Les secrètes et foulées par ceux qui savent
Les discrètes qu’il faut trouver
Savoir dénicher sur les cartes des océans
Et quand la perle est dénichée
Il faut choisir à qui en parler
Pour ne pas y faire venir quelque intrus mal intentionné
Non c’est tout le respect qu’on leur doit
Préserver leur intimité
Leur tranquillité leurs chemins intimes
Où il fait bon se faufiler
Parmi les essences sauvages
Les arbres inconnus
Cueillir leurs fruits abondants
Mon île c’est La Gomera
Pas très loin voila par là
Devant l’Afrique sub-saharienne
Dans un archipel avec ses sœurs
Née d’un volcan depuis endormi
Elle se pare d’une forêt qu’elle seule possède
Et qui fait l’admiration de tous
Et la convoitise des fous qui veulent la bruler
Mas elle résiste est reprend vigueur après le désastre
Ses vallons encaissés dévoilent leurs mystères à ceux qui osent s’y aventurer
Gaffe aux cactus acérés mais les feuilles aussi savant caresser
Les maisons abandonnées par l’usure du temps
Et la pauvreté qui a fait fuir ses occupants
Elles distillent quelques souvenirs oubliés
Je me régale de ses produits inédits
Comme son miel de palme si inconcevable
Je me régale de la gentillesse de ses habitants
Je me régale de la douceur de son temps
Je me régale d’y venir et de tout oublier un moment