En montagne tout est élégance
En montagne tout est élégance
Le torrent qui dévale
La pierre qui brille au soleil
La rocher qui jalonne le sentier
Le bruit du vent
L’eau comme de la musique
Qui rythme la marche
Les animaux qui apparaissent
Et s’enfuient à notre approche
Parfois il suffit d’attendre un peu
Pour qu’ils réapparaissent
Les courbes des sommets
Parfois acérés comme des flèches
Les lacs aux eaux changeantes
Le turquoise, le vert, le brun
Suivant la lumière
Tellement élégante elle aussi
Parfois crue
Parfois tamisée par les nuages
Parfois absente dans la nuit noire
Aux étoiles innombrables
L’élégance aussi dans les cols
Qui dévoilent soudainement
Le prochain paysage
Les chalets encore debout
Ou abandonnés par l’homme
Mais dont les pierres
Continuent de raconter l’histoire
Et les surprises s’enchainent
Telles les pages des livres qui dévoilent
Peu à peu les mystères
Marcher dans ses lieux
Si loin de tout
Du bruit, de la fureur des hommes
De la confusion et de l’inutile
Là haut tout est réduit au minimum
Et tout à coup
Nous avons assez pour vivre
Mais quand je suis redescendu dans la vallée
Par celle de Rodolphe
Ou des Flamands Roses
Mais celle de l’urbanisation et de la foule
Désorientée et criarde
J’ai vu des gens qui avaient réduit le monde
À un écran de dix centimètres carré
Et qui ne savaient plus marcher
